EAF 2008 séries S et ES - Sujet d’invention
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nar15cilrce a écrit :Sinon autre question bête, à l'epoque els femmes utilissaient le fond de teint ? xD
Bien sur les femmes utilisaient le fond de teint depuis l'antiquité, même à l'époque de Louis XIV, je crois, la mode c'était d'avoir la peau la plus blanche, donc oui ça existait =)
mwa666 a écrit :Marie B: Le narrateur pouvait être encore amoureux d'elle, rien ne le précisait 🙂 Voir le corrigé sur Web pedagogique…
Pourtant dans le sujet il est dit que le narrateur conserve une vive affection pour la femme, or l'affection n'est pas de l'amour. Mais bon c'est un tout petit peu HS sans grande conséquence je pense.
Mighana, ton texte est bien, en plus, tu es l'un(e) des rares à ne pas avoir utilisé le contexte de la promenade pour retrouver celle que le narateur aimait.
0 Marie B, d'accord les femmes (et aussi les hommes) se balancaient des coucjes de poudre blanche, mais je ne suis pas sure qu'on puisse vraiment appeler ca du fond de teint, vu la couche qu'ils mettaient!
Au premier siècle, Néron s'éclaississait la peau avec de la craie, alors oui, le fond de tein est assez ancien(qu'est ce qu'on en apprend en latin…)!
Désolée, je remet le mien aussi, parce que je trouve qu'yen a qui font des commentaires très pertinents (alors qu'ils se gênent pas pour commenter le mien aussi tant qu'à faire 😜) (ah aussi, petite vérification, c'est bien Proust qui parle de ses madeleines qui lui rapellent son enfance hein ? Parce que sinon le jeu de mot à la fin, il marche plus )
Quelle ne fut pas mon émotion lorsque mon regard se posa sur elle, là-bas, dans un coin de la salle. Nul besoin de me la désigner, mon esprit fit instantanément le raprochement. Ses yeux, tout d'abord, m'interpellèrent. Ils étaient restés les mêmes, deux joyaux d'un bleu pâle, si envoûtants, qui reflètaient la pureté de son âme. Tout autour d'eux, le temps avait apporté de petites rides qui formaient de fins sillons, sculptant son visage autrefois si parfait. Le grain de beauté sur son front était toujours présent, comme un vestige de sa jeunesse, désormais passée. Son sourire n'avait pas changé, bien que ses lèvres fussent un peu plus flétries que dans mon souvenir, et sa petite faussette s'était creusée à jmaias, gravant ainsi sa joie inoubliable. Ses courts cheveux, jadis d'un brun éclatant, étaient désormais d'une couleur monochrome, tels les pétales d'une fleur fanée qui ont perdus leurs couleurs éclatantes. Son cou était encore si fin et si charmant, reflet de ses grâces d'antan. Elle gardait ce maintien fier et altier que je lui ai toujours connu, la tête haute et le buste droit, comparable à une figure de proue sur un bâteau.
Cependant, je décelais en elle une lueur de mélancolie et de nostalgie, un indicile relâchement. Elle était moins vive, plus rêveuse, sans doute affaiblie par la vie et ses difficultés. On eut dit un de ces vieux navires, tentant de supporter la tourmente, mais sachant que la fin est proche et inéluctable. le rose de ses joues et la couleur ambrée de sa peau soyeuse avaient laissé place à une nuance plus terne et moins éblouissante. La couleur qui la caractérisait atrefois semblait avoir été gommée par ses soucis et ses malheurs. Mais elle gardait pour moi cette beauté qui fut toujours la sienne, comme une fleur d'après-saison, plus simple et moins sophistiquée qu'une jeune et jolie rose. un halo de lumière douce et pâle semblait l'entourer, mettant en valeur ses atouts restants, et elle me fit penser à une petite poupée de chiffon, usée, mais dont on ne peut se séparer, tant l'affection est grande.
Tout en elle me rappellait sa beauté des temps anciens, mon amour impossible. Je ne voyais pas une vieille image en deliquescence mais plutôt un doux souvenir agréable, une ineffable tendresse. ce fut en moi comme une vague d'émotions intenses. Le temps n'efface pas tout, certaines vérités restent. Madeleine me rappelait ce temps désormais révolu de la beauté et de l'amour.
Stella in Praha a écrit :Marie B, d'accord les femmes (et aussi les hommes) se balancaient des couches de poudre blanche, mais je ne suis pas sure qu'on puisse vraiment appeler ca du fond de teint, vu la couche qu'ils mettaient!
En même temps aujourd'hui y en a toujours qui s'en mettent une grosse couche et on appelle toujours ça du fond de teint ! 😂
Désolée c'est encore moi
Juste, bimbamboum, ton texe est vraiment génial, je la trouve très bien ta vieille dame =) Juse peut-être que tu ne t'inspire pas assez du texte de Proust ? En même temps tu fais des comparaisons et tout. Non c'est vraiment bien je trouve ! =)
Tyria a écrit :Quelle ne fut pas mon émotion lorsque mon regard se posa sur elle, là-bas, dans un coin de la salle. Nul besoin de me la désigner, mon esprit fit instantanément le rapprochement. Ses yeux, tout d'abord, m'interpellèrent. Ils étaient restés les mêmes, deux joyaux d'un bleu pâle, si envoûtants, qui reflétaient la pureté de son âme. Tout autour d'eux, le temps avait apporté de petites rides qui formaient de fins sillons, sculptant son visage autrefois si parfait. Le grain de beauté sur son front était toujours présent, comme un vestige de sa jeunesse, désormais passée. Son sourire n'avait pas changé, bien que ses lèvres fussent un peu plus flétries que dans mon souvenir, et sa petite fossette s'était creusée à jamais, gravant ainsi sa joie inoubliable. Ses courts cheveux, jadis d'un brun éclatant, étaient désormais d'une couleur monochrome, tels les pétales d'une fleur fanée qui ont perdus leurs couleurs éclatantes. Son cou était encore si fin et si charmant, reflet de ses grâces d'antan. Elle gardait ce maintien fier et altier que je lui ai toujours connu, la tête haute et le buste droit, comparable à une figure de proue sur un bateau.
Cependant, je décelais en elle une lueur de mélancolie et de nostalgie, un indicile relâchement. Elle était moins vive, plus rêveuse, sans doute affaiblie par la vie et ses difficultés. On eut dit un de ces vieux navires, tentant de supporter la tourmente, mais sachant que la fin est proche et inéluctable. le rose de ses joues et la couleur ambrée de sa peau soyeuse avaient laissé place à une nuance plus terne et moins éblouissante. La couleur qui la caractérisait autrefois semblait avoir été gommée par ses soucis et ses malheurs. Mais elle gardait pour moi cette beauté qui fut toujours la sienne, comme une fleur d'après-saison, plus simple et moins sophistiquée qu'une jeune et jolie rose. un halo de lumière douce et pâle semblait l'entourer, mettant en valeur ses atouts restants, et elle me fit penser à une petite poupée de chiffon, usée, mais dont on ne peut se séparer, tant l'affection est grande.
Tout en elle me rappelait sa beauté des temps anciens, mon amour impossible. Je ne voyais pas une vieille image en déliquescence mais plutôt un doux souvenir agréable, une ineffable tendresse. ce fut en moi comme une vague d'émotions intenses. Le temps n'efface pas tout, certaines vérités restent. Madeleine me rappelait ce temps désormais révolu de la beauté et de l'amour.
C'est très beau, on ressent bien l'affection que le narrateur garde pour elle, j'aime beaucoup l'idée du grain de beauté et la comparaison avec la poupée de chiffon.
Pour la madeleine je pourrais pas te dire parce que Proust, avant ce Bac beh j'le connaissais absolument pas !
Je trouve en gros que tu mérite largement la moyenne car tu a bien repris le style de Mr Proust ! 🙂
"Madeleine me rappelait ce temps désormais révolu de la beauté et de l'amour"
C'est bien Proust qui ressent une bouffée de joie devant une madeleine, mais par contre, je n'ai pas trop bien compris ta phrase finale : c'est un peu ambiguë, parce que j'ai l'impression que le narrateur voit une joile jeune fille et qui déprime devant sa propre vieillesse o_O Et le "monochrome" aussi fait un peu en avance sur son temps!
Sinon, le texte est pas mal et se lit bien!
J'ai également pris l'écriture d'invention, n'ayant aucune connaissance sur les romans fantastiques pour la disserte 😜. Donc voilà ce que ça a donné :
Soudain, que vois-je ? C’était elle : elle était près du buffet , se demandant avec une gourmandise enfantine ce qu’elle allait bien pouvoir choisir dans cet assortiment d’amuse-bouches.
Elle gisait là, dans le clair de lune, étincelante dans une magnifique robe, supportée par un bustier blanc en dentelle, couleur océan assortie aux saphirs prépondérants qui pendaient lourdement à ses oreilles et ornée d’une rivière de diamants encerclant et emprisonnant tout son cou, qui ne demandait qu’à respirer et à se dévoiler au grand jour. Ses ballerines azur en matière noble, du velours me semble-t-il, fignolaient l’élégance parfaite de la dame, alliant sobriété et magnificence.
Timidement, je vins à sa rencontre, le cœur battant la chamade, comme jadis. « Isabelle ? », osai-je. Elle tourna délicatement la tête, faisant preuve d’une sérénité extrême. Elle me sourit tendrement, un sourire éclatant, accueillant et chaleureux, mettant en évidence ses lèvres d’une finesse incomparable. Ses yeux d’un bleu profond me souriaient également et pétillaient malicieusement comme le champagne réputé que contenait la flûte qu’elle avait en main. « Marcel ! », feignant la surprise, « Je suis si heureuse de te revoir. Le temps passe et je vois que tu conserve ton visage de beau jeune homme… », Assura-t-elle. Le sang me monta simultanément aux joues, comme un gosse qui se retrouve seul avec une jolie fille.
Je pus ainsi l’admirer plus encore. Ses cheveux grisonnants laissaient encore apparaître la splendide crinière blonde qui ne laissait pas les garçons indifférents autrefois, loin de là. Ses joues, auparavant si dodues et fermes, commençaient légèrement mais gentiment à se creuser, témoignant du temps qui s’écoule inexorablement. Quelques rides marquées avaient également fait leur apparition, n’enlaidissant en rien ce coquet visage ovale d’une douceur et d’une chaleur indescriptibles. Au contraire, ces pattes d’oie révélaient le sens de l’humour sans faille de la jeune fille de l’époque et de son immense besoin de rire, que la femme qu’elle était devenue n’avait pas l’air d’avoir perdus. Elle avait aussi conservé ce teint de pêche qui la caractérisait autrefois, accumulé par les étés à La Baule chez sa tante Mireille qu’elle appréciait tant.
« Que de bons moments passés ensemble. », déclara-t-elle, nostalgique. Alors, ce fut une infinité de souvenirs et de réminiscences qui ressurgirent en une fraction de seconde et plus particulièrement cette après-midi printanière où la jeune fille, excitée et spontanée, avait souhaité faire une balade à cheval aux alentours du lac de Montreuil. Nous partîmes ainsi tous deux pour cette belle épopée. Après une heure de trajet, nous trouvâmes un coin champêtre, dans un cadre idyllique, avec une herbe verte comme jamais mêlée à un tapis de boutons d’or, de pâquerettes et de pissenlits. Nous nous posâmes sur une nappe à carreaux rouges étendue afin de tranquillement contempler la beauté du paysage. Mais ce n’est pas celui-ci que je contemplai, mais elle : le frais cresson bleu illuminait ses yeux qui se perdaient au loin et le soleil resplendissant se reflétait sur sa poitrine, dissimulée partiellement sous un corset, de mille feux. Elle s’allongea complètement, laissant sa chevelure de feu tremper dans la rosée du matin encore présente. Je continuais de l’admirer lorsqu’elle tourna délicatement la tête, sereinement, et nos regards attendris, sans gêne, se croisèrent. Sans que j’eusse le temps de m’en rendre compte, nos lèvres ne faisaient plus qu’un.
Je retrouvai alors le visage de la jeune fille que j’avais autrefois aimée dans celui de cette noble dame, qui n’avait pas perdu de sa superbe, malgré les habituels ravages du temps, au contraire…
Les critiques sont les bienvenues et les compliments encore plus…. 🙄
Ton texte est bien, mais tu va être pénaliser sur le fait que tu as fait un gros hors-sujet…Le sujet était de décrire une vieille femme avec les ravages du temps, pas de décrire sa beauté actuelle!!!
non je crois que le but de l'écriture est de montrer qu'on peut tirer du beau à travers le laid et malgré les dégâts de la vieillesse. En plus j'ai décrit la vieille femme avec ses rides, ses cheveux….
D'accord, mais le but est aussi de montrer le vieux, et pas que le beau; je crois que tu es passé un peu trop rapidement sur les conséquences de la vieillesse.
les joues creusées, les cheveux grisonnants et les rides sont des éléments incontournables pour décrire la vieillesse. Mais tu as raison j'ai préféré favoriser l'idée du souvenir et le charme qu'elle dégageait encore malgré son âge mais également le fait que les éléments qui font d'elle une personne âgée ne sont pas forcément péjorative et qu'ils ont une portée sensuelle au final. D'où par exemple le détournement des rides avec l'évocation d'un trait de caractère de la femme lorsqu'elle était enfant.
Si d'autres personnes veulent "s'attaquer" à nouveau à mon texte que je pense HS, ça ne me dérangerai pas, au contraire Je ne le reposte pas car cela surchargerai la page (il est un peu long), mais il est en page 4 🙂
Joss56330 : je n'aurai pas jusqu'à dire comme Stella in Praha que tu as fait un gros HS 😉 Tu es en tout cas en plein dans le sujet au 3ème paragraphe selon moi! Il est vrai que tu aurais un peu moins insisté sur sa beauté actuelle.
Plums → Je ne trouve pas ton texte Hors-Sujet, hormis le fait que tu t'attardes plus sur les changements que la vieillesse a provoqués sur elle, que sur sa beauté conservée. Mais tu mentionnes tout de même à plusieurs reprise que certains traits te rappellent sa jeunesse (les yeux, l'élégance).
Au niveau du style … personnellement, je n'aime pas du tout l'écriture de Proust, donc tous les écrits d'invention ne sont pas "agréable" à lire, je trouve. lol
Mais en tout cas tu as respecté en majorité les caractéristiques d'écriture de Proust (je pense).
Après, les avis des forumeurs pourront sans doute te rassurer, mais d'un examinateur à l'autre, même le texte le plus apprécié sur le forum, peut se voir administré la moins bonne note, donc …
Surtout que je pense qu'en S, on nous demande pas de reprendre véritablement le style de l'auteur, ce qui serait un sujet de L…. l'expression " en s'inspirant" le prouve… Donc je ne pense pas que ceux qui se sont un peu égarés du style de Proust ( moche d'ailleurs 😜 ) seront pénalisés..
Hot chocolate, merci beaucoup d' avoir pris le temps de donner ton avis ; et oui, je suis tout à fait d'accord, la note dépend aussi beaucoup de la subjectivité du correcteur !
Mwa666, je suis également d’accord, c'est sûr qu'en 1ère S, on ne peut pas nous demander d'avoir la plume de Proust (oui, bien que certain la trouve moche, il faut un certain… talent pour écrire comme lui )
Plums a écrit :Hot chocolate, merci beaucoup d' avoir pris le temps de donner ton avis ; et oui, je suis tout à fait d'accord, la note dépend aussi beaucoup de la subjectivité du correcteur !
Je vais rebondir la dessus; c'est bien ça le probleme de l'écriture d'invention il n'existe pas de "vrai" correction! Notre note dépendra en partie si le professeur a apprécie ou non l'ecrit qu'on a rendus.
J'espère que, tant que l'on respecte les consignes et que l'orthographe/grammaire est bonne, les correcteurs notent correctement. Si ces règles sont respectés, je pense que les correcteurs attribue la moyenne (en tout cas j'espère)
zebouh a écrit :J'espère que, tant que l'on respecte les consignes et que l'orthographe/grammaire est bonne, les correcteurs notent correctement. Si ces règles sont respectés, je pense que les correcteurs attribue la moyenne (en tout cas j'espère)
Moi aussi, j'espère, mais dans le cas d'un HS, je pense qu'ils ne pardonnent pas :/
Plums a écrit :J'espère que, tant que l'on respecte les consignes et que l'orthographe/grammaire est bonne, les correcteurs notent correctement.
Bien sûr! 🙂
moi j'ai respecté toutes les consignes je suis presque sur mais bon j'ai pas une description riche enfin une bonne grammaire quoi