EAF 2008 séries S et ES - Sujet d’invention
346 réponses · Page 13 / 18
Voilà mon écriture d'invention, j'ai recopié mon brouillon mais quelques modifications ont été réalisées au propre. J'étais plutôt content de moi en sortant mais aprés avoir lu les votres et en recopiant le mien, je commence vraiment à stresser!!!
Lorsque je l'aperçus, je la reconnus immédiatement. Elle se trouvait là, au coin du feu, confortablement installée dans un des nombreux fauteuils rouges molletonnés, son visage éclairé par les flammes qui brûlaient dans l'âtre; à moins que ça n'était elle qui illuminait la cheminée. Elle se tenait droite et digne, les jambes entrecroisées, une main sur un genou, l'autre tenant un verre. Elle observait son interlocuteur avec un sourire poli, attentive, hochant la tête à un rythme lent mais régulier, comme lorsqu'elle écoutait de la musique. Elle avait résisté à toutes les intempéries. Bien sûr, sa peau avait quelque peu fané et ne semblait plus aussi douce qu'autrefois mais ses yeux et sa bouche ainsi cerclés de ces petites rigoles avaient maintenant en permanence cet air rieur qui lui allait si bien. Ses lèvres entrouvertes me parurent plus fines que dans mon souvenir et quelques gerçures les traversaient mais elle esquissaient encore ce sourire délicieux que je lui connaissais. Sa chevelure qui avait été d'un noir de jais était aujourd'hui parsemée de serpents argentés mais elle ne les cachait pas, les laissant au contraire s'écouler comme des cours d'eau contre ses tempes et le long de sa nuque alors que les plus colorés étaient relevés. C'était comme un défi qu'elle lançait au temps, le bravant lui et toute sa colère, tempêtes de souffrance, sécheresse du coeur, ouragans de malheur; ne laissant agir qu'un vent délicat qui soufflait quelques flocons neigeux qui se collaient dans ses cheveux afin de mieux encadrer sa figure encore magnifique. Elle avait gagné de l'assurance, ayant perdu cette douce candeur et cette fragilité qui lui étaient propres, elle semblait maintenant fière et forte, c'était un roc, immense, que rien ne semblait pouvoir ébranler. Malgré cela, ses yeux étaient toujours d'un vert aussi perçant et je percevais cette lueur de bonté, cet éclat de joie, ce pétillement de vie qui vous transperce au plus profond de votre âme et ne s'éteint jamais. Sa taille et sa gorge, jadis fines, avaient retenu ce que le vent leur avait apporté, formant des amas de chair qui étalaient sa jupe et faisaient éclater son corset. Ses lignes étaient devenues courbes mais cela ne faisait que la sublimer. Sa beauté n'était pas morte et le temps, bien que s'accrochant à elle de milliers de griffes, ne parvenait à laisser sur son visage que quelques égratignures lui donnant un air de sagesse et de sérénité et, chaque seconde qui passait ne l'atteignait pas, coulant entre ses doigts et glissant sur ses rondeurs, ne l'amenant que vers l'immortalité.
Je n'ai pas fait de métaphore filée (j'ai appris ce que c'était aujourd'hui…), mon texte me paraît vraiment court et ma vieille pas assez moche… Vous en pensez quoi?
Bloups j'aime bien t'as pas trop parler du sentiment amoureux comme moi je suis pas le seul.
Une métaphore filée c'est une métaphore énumérée ?
Je sais plus trop
c'est une métaphore qui se reproduit plusieurs fois (le même thème, la même image) dans le texte enfin si je me rappelle bien
Une métaphore filée est une métaphore qui se développe sur plusieurs phrases.
Ah d'accord merci
Je pense en avoir fait une sans le faire exprès.
Je retournais chez celle qui fut ma charmante marchande. Il était évident qu'elle avait aussi été portée par l'âge. A travers les croûtes et les taches parsemées sur son visage, je retrouvais la beauté d'une peau jadis ferme et vigoureuse, le teint pâle et rougeoyant des fruits juteux et sucrés qu'elle eût vendus. Son visage était couronné d'une chevelure blanche, légèrement blondissante, par endroits, le manque de cheveux laissait apparaître son crâne. Ils avaient put être orange il y a longtemps de cela, ils ruisselaient sur ses épaules tels l'eau nourricière de ses denrées. Leur couleur éclatante eût été assortie à l'harmonie des couleurs abondantes les beaux jours de marché. Son front tranché de rides laissait apparaître sa peau à nu, bosselée comme un fruit trop vieilli qui se morcelle quand on le prend d'une main ferme, son nez était pendant, ramolli, il avait trop longtemps cherché les meilleurs fruits pour ses heureux clients, il en est las. Cependant ses doigts ont gardé la finesse et l'expérimentation qu'ils eurent à tâter légumes et fruits avec volupté. Ses lèvres pulpeuses ne sont plus qu'à peine apparentes et s'ouvre entre elles une large entaille jaunie par les dents, comme un fruit qui aurait été ouvert pour tester son jus. Et ses joues autrefois colorées, fermes, s'étaient relâchées et avaient noircies, elles semblaient s'être asséchées. Son cou fut doux, blanc et eût enfermé l'odeur sucrée de son quotidien. Cette odeur était restée son quotidien, mais s'est métamorphosée en odeur âcre, une odeur d'humidité et de pourriture. Ses prunelles, seules, à travers quelques boursouflures, avaient gardé le bleu ciel qui m'illuminait comme il eût illuminé ses clients ainsi que ses joyaux des terres et des arbres. Elle était la nature vieillissante, elle était descendue de son arbre seule, elle qui a été autrefois un fruit vif et ferme, elle a trop mûri avant d'être cueillie et finit son cycle dans la décomposition naturelle.
Et oui, on m'a fait remarqué que ma conclusion est lourde et qu'elle contient des erreurs de syntaxe (passé composé)… je sais pas si je les ai corrigées.
Vous pouvez juger.
je trouve ca drole la marchande de fruit… cependant une belle description. peut etre un peu trop lourd mais poétique
Salut à tous,
Alors voilà moi aussi j'ai choisi l'invention, j'espère avoir quelque chose de pas trop mauvais… Si vous pouvez me donner vos avis ça serait sympa 🙂
Je continuai mon avancée, reconnaissant par moments des visages qui m’étaient familiers, mais qui avaient perdus de leur beauté, rongée par la vieillesse. Un instant, je m’arrêtai, comme ébloui, il y avait une femme, assise seule non loin de moi. A cet instant, le temps était comme suspendu, je l’avais reconnue. Ce n’était pas une femme, c’était la femme, Suzanne, celle que j’ai aimée et admirée tout au long de la jeunesse.
Elle n’avait pas perdu de son charme, au contraire, la maturité l’avait embellie. Les souvenirs que j’avais d’elle étaient restés intacts, tout comme l’affection que je lui portais. Comment ne pas la reconnaitre ? Avec ses yeux verts envoutants qui n’avaient aucunement perdus de leur éclat. Et sa magnifique chevelure légèrement ondulée, certes ayant blanchie avec la vieillesse, la rendait toujours aussi séduisante. Son visage était marqué de légères rides sur son front et ses joues, comme une dune usée par la mer frappant sur ses flancs. Malgré ces quelques détails, son visage avait réussi à garder les jolis traits de sa jeunesse. Même si elle était âgée de plusieurs décennies de plus par rapport à notre jeunesse, je la retrouvais, sur beaucoup de points, identique au bon vieux temps. Certainement que ma maturité aussi m’avait appris à mieux voir et apprécier la beauté féminine.
Je m’attardais ensuite sur son nez. Il n’était pas très grand, pas trop petit non plus, les narines légèrement écartées, il trônait à merveille au milieu de ce visage d’exception. Tout comme sa bouche. Ou plutôt devrais-je dire son sourire. Lui donnant un petit air malicieux, mais triste à la fois, ce sourire en disait beaucoup. Peut être même trop. Elle venait justement de sourire, de me sourire. Mon absence du monde réel dans le monde de la pensée venait de s’arrêter. C’était comme un bond en arrière, un bond de plusieurs dizaines d’années. Ce sourire qu’elle m’adressait me rappela de nombreux souvenirs, de bons comme de mauvais. C’est certainement lui qui est à l’origine de mon attirance pour cette femme, c’est lui qui m’a ensorcelé et m’a appris à voir sa beauté. Pas seulement sa beauté physique, mais sa beauté intérieure. Son visage, ses traits, ses yeux, son sourire, en disaient beaucoup sur ses sentiments, ses humeurs, sa personnalité. C’est tout cela qui fait qu’avec l’âge elle n’a quasiment rien perdu de son charme.
C’était une femme de qualité. Ce n’était pas ma femme.
Bon ben finalement en le relisant c'est pas si extraordinaire que ça… J'espère avoir au moins 10, mais je rêve.
ca reste dans la normalité, pas de HS
Merci c'est rassurant 🙂
est- ce que c'est grave si on décrit la femme moche le jour de la rencontre ?
Moi, j'ai fait une description sur tous les corps, seulement la moitié sur la tête. Est-ce que c'est correct? De plus, ma description commence des pieds pour arriver aux cheveux et je pense que ce n'était pas une bonne idée. Qu'en pensez vous?
Salut à tous encore moi !!! Est ce que quelqu'un peut me donner un avis, je commence à me poser des question sur ce que j'ai dis sur le titre à la fin et aussi sur le fait d'avoir fini sur les conséquences de cette rencontre? S'il vous plait !!!! Merci d'avance
Radeon24 je trouve que tu parles pas assez des "traits de sa vieillesse" comme s'était indiqué dans le sujet. Tu décris de manière trop méliorative…sinon c'est pas mal et ton style est bien 🙂
Sinon, je n’ai pas sauté de lignes sur ma copie et je voulais savoir si cela avait une grande importance( car tout de même c’est pas demandé)
Voila mon texte, dites ce que vous en penser :
« Un Midi de printemps je m'apprêtais à entamer mon déjeuner dans une restaurant Parisien, non loin du Bois de Boulogne(lol).Le soleil, à son zenith, brillait de mille feux. Néamoins, un choc terrible s'éveilla en moi lorsque je retrouvais une vieille connaissance, une femme appellée Tessa. Tessa, seule, descendait les escaliers qui accédaient à l'étage. Le choc que j'ai éprouvé fut le même que le moment où je l'ai apreçus pour la première fois. Or, je ressentis un sentiment de mélancolie dû au changement d'apparence de Tessa. Nous nous étions rencontrés lors d'un mariage d'amis de mes parents. Attendant mes parents hors de l'église à la fin de la cérémonie, TEssa descendit les marches du bâtiment, d'une démarche si athlétique et si élegante, qui semblait se rompre sous le poids de sa beauté.
(Au passage je voulais faire le rapprochement entre les escaliers du resto é de l'église…c'est bien?) Ses yeux vert pomme desormais rougis et rongés par l'âge, semblaient porter un regard lumineux comme si deux étoiles les avaient remplacés. Ses yeux…la première chose que je découvris dans ce tourbillon de charme et de beauté. SOn corps tout entier, sa chevelure de sirène,son nez mignon, ses yeux lumineux et porteurs d'un regard si sensuel autrefois étaient alors métamorphosés en une silhouette cambrée ayant du mal à descendre les escaliers du restaurant, en une espèce de chevelure grisa^tre complétée par des mèches blanches, en un nez retroussé et des yeux dont les vaisseaux ressortaient comme de la lave descendant d'un volcan en fusion. La ride qu'elle portait autrefois, signe de reenfermement mais toutefois élégant, était alors accompagné d'une autre ride dûe à la vieillesse.
Tessa, cette éternelle beauté toujours admirée, sans doute l'oeuvre d'Apollon et d'Aphrodite, était inéluctablement et malheureusement destinée à la vieillesse et une mort prochaine.
Même si la vieillesse l'avait transformée, il persistait encore en elle son charme et son élégance d'autrefois car, tout de même le physique de chacun évolue au cours du temps mais les traces de la beauté restent ancrées à tout jamais…
Merci de donner votre avis 😉
Samasm a écrit :Moi, j'ai fait une description sur tous les corps, seulement la moitié sur la tête. Est-ce que c'est correct? De plus, ma description commence des pieds pour arriver aux cheveux et je pense que ce n'était pas une bonne idée. Qu'en pensez vous?
Je pense que ce n'est pas grave moi aussi je n'ai pas décris tout le visage seulement les yeux et la bouche ! Ca m'a troublé aussi. Pour le corps non je ne pense pas que c'est grave au contraire il est possible que marcel proust lorsque il regarde cette il commence par les pieds il lève le regard donc va de haut en bas pour sa description. Je pense que c'est plausible c'est ce qu'on fait nous quelque fois quand on regarde quelqu'un de haut en bas. Voila bonne chance pour l'oral.
STOP LE STRESS!
Tout est joué désormais,quoique vous disiez/fassiez, que vous stressiez ou non, la note sera la même!
Alors je croise les doigts pour vous, même si ca n'a pas d'intérêt, juste pour le symbole de solidarité, bonne chance à tous, et tout de même: ne vous gâchez pas vos vacances en pensant au bac!
Surtout si vous êtes en S/ES (et c'est le cas), l'importance de ces épreuves est assez minime…
* Oral passé, rassurantissime… *
Lili, pour ce sujet, le style compte énormément : ton compte-rendu ne permet pas de juger. Désolé, mais on ne peut rien en conclure ! N'y pense plus et passe à la suite : l'oral compte autant que l'écrit ! Courage donc !
Vivement le 30 que je passe cet oral de m*.
J'en ai marre d'attendre je voudrais me déclarer "en vacances" !
Idem 🙂
Est-ce que quelqu'un sait combien de points sont attribués au "style"?
est ce que c'est grave si on a décrit que le visage ?