EAF 2008 séries S et ES - Sujet

Entraide scolaire

188 réponses · Page 3 / 10

Non, sûrement pas. C'est juste une indication, mais vous pouvez faire plus, ils ne vous pénaliseront pas pour ça 😉
Je repose ma question



je me suis trompé en mettant la bio d'hugo à la place de balzac


combien je vais perdre?
Attends, je sors mes boules de cristal…
Mh je vois




que le prof rigolera mais qu'à mon avis il ne te pénalisera pas.
(sauf si le reste de ton devoir est mauvais)
Mais quand tu dis que tu as donné la bio d'hugo au lieu de Balzac, c'est toute sa vie que tu as récitée ?
Non , deux trois phrases avant ma problématique et le plan.


Nan sérieusement si le commentaire est bon il va pas juste mettre 5 pour bacler son travail?
TEXTE A - Honoré de Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu

L'action de ce roman se déroule en 1612. Fraîchement débarqué à Paris, un jeune peintre ambitieux, Nicolas Poussin, se rend au domicile de Maître Porbus, un célèbre peintre de cour, dans l'espoir de devenir son élève. Arrivé sur le palier, il fait une étrange rencontre.
Un vieillard vint à monter l'escalier. A la bizarrerie de son costume, à la magnificence de son rabat1 de dentelle, à la prépondérante sécurité de la démarche, le jeune homme devina dans ce personnage ou le protecteur ou l'ami du peintre ; il se recula sur le palier pour lui faire place, et l'examina curieusement, espérant trouver en lui la bonne nature d'un artiste ou le caractère serviable des gens qui aiment les arts ; mais il aperçut quelque chose de diabolique dans cette figure, et surtout ce je ne sais quoi qui affriande3 les artistes. Imaginez un front chauve, bombé, proéminent, retombant en saillie sur un petit nez écrasé, retroussé du bout comme celui de Rabelais ou de Socrate ; une bouche rieuse et ridée, un menton court, fièrement relevé, garni d'une barbe grise taillée en pointe, des yeux vert de mer ternis en apparence par l'âge, mais qui par le contraste du blanc nacré dans lequel flottait la prunelle devaient parfois jeter des regards magnétiques au fort de la colère ou de l'enthousiasme. Le visage était d'ailleurs singulièrement flétri par les fatigues de l'âge, et plus encore par ces pensées qui creusent également l'âme et le corps. Les yeux n'avaient plus de cils, et à peine voyait-on quelques traces de sourcils au-dessus de leurs arcades saillantes. Mettez cette tête sur un corps fluet et débile4, entourez-la d'une dentelle étincelante de blancheur et travaillée comme une truelle à poisson5, jetez sur le pourpoint6 noir du vieillard une lourde chaîne d'or, et vous aurez une image imparfaite de ce personnage auquel le jour faible de l'escalier prêtait encore une couleur fantastique. Vous eussiez dit d'une toile de Rembrandt7 marchant silencieusement et sans cadre dans la noire atmosphère que s'est appropriée ce grand peintre.
rabat : grand col rabattu porté autrefois par les hommes. 2 Ce vieillard s'appelle Frenhofer.
TEXTE B - Victor Hugo, L'Homme qui rit

L'action se déroule en Angleterre, à la fin du XVIIe siècle. Enfant, Gwynplaine a été enlevé par des voleurs qui l'ont atrocement défiguré pour en faire un monstre de foire : ses joues ont été incisées de la bouche aux oreilles, de façon à donner l'illusion d'un sourire permanent. Devenu adulte, il se produit dans une troupe de comédiens.
Quoi qu'il en fut, Gwynplaine était admirablement réussi.
Gwynplaine était un don fait par la providence à la tristesse des hommes. Par quelle providence ? Y a-t-il une providence Démon comme il y a une providence Dieu ? Nous posons la question sans la résoudre.
Gwynplaine était un saltimbanque. Il se faisait voir en public. Pas d'effet comparable au sien. Il guérissait les hypocondries1 rien qu'en se montrant. […]
C'est en riant que Gwynplaine faisait rire. Et pourtant il ne riait pas. Sa face riait, sa pensée non. L'espèce de visage inouï que le hasard ou une industrie bizarrement spéciale lui avait façonné, riait tout seul. Gwynplaine ne s'en mêlait pas. Le dehors ne dépendait pas du dedans. Ce rire qu'il n'avait point mis sur son front, sur ses joues, sur ses sourcils, sur sa bouche, il ne pouvait l'en ôter. On lui avait à jamais appliqué le rire sur le visage. C'était un rire automatique, et d'autant plus irrésistible qu'il était pétrifié. Personne ne se dérobait à ce rictus. Deux convulsions de la bouche sont communicatives, le rire et le bâillement. Par la vertu de la mystérieuse opération probablement subie par Gwynplaine enfant, toutes les parties de son visage contribuaient à ce rictus, toute sa physionomie y aboutissait, comme une roue se concentre sur le moyeu2 ; toutes ses émotions, quelles qu'elles fussent, augmentaient cette étrange figure de joie, disons mieux, l'aggravaient. Un étonnement qu'il aurait eu, une souffrance qu'il aurait ressentie, une colère qui lui serait survenue, une pitié qu'il aurait éprouvée, n'eussent fait qu'accroître cette hilarité des muscles ; s'il eût pleuré, il eût ri ; et, quoi que fit Gwynplaine, quoi qu'il voulût, quoi qu'il pensât, dès qu'il levait la tête, la foule, si la foule était là, avait devant les yeux cette apparition, l'éclat de rire foudroyant. Qu'on se figure une tête de Méduse gaie.
TEXTE C - Emile Zola, L'Assommoir

Dans L'Assommoir, Zola décrit le milieu des ouvriers parisiens. Le roman retrace l "itinéraire de Gervaise, une modeste blanchisseuse. Dans l'extrait suivant, elle rend visite à Goujet, surnommé Gueule-d'Or.
C'était le tour de la Gueule-d'Or. Avant de commencer, il jeta à la blanchisseuse un regard plein d'une tendresse confiante. Puis, il ne se pressa pas, il prit sa distance, lança le marteau de haut, à grandes volées régulières. Il avait le jeu classique, correct, balancé et souple. Fifine, dans ses deux mains, ne dansait pas un chahut de bastringue , les guibolles emportées par-dessus les jupes; elle s'enlevait, retombait en cadence, comme une dame noble, l'air sérieux, conduisant quelque menuet3 ancien. Les talons de Fifine tapaient la mesure, gravement, et ils s'enfonçaient dans le fer rouge, sur la tête du boulon, avec une science réfléchie, d'abord écrasant le métal au milieu, puis le modérant par une série de coups d'une précision rythmée. Bien sûr, ce n'était pas de l’eau-de-vie que la Gueule-d'Or avait dans les veines, c'était du sang, du sang pur, qui battait puissamment jusque dans son marteau, et qui réglait la besogne. Un homme magnifique au travail, ce gaillard-là ! Il recevait en plein la grande flamme de la forge. Ses cheveux courts, frisant sur son front bas, sa belle barbe jaune, aux anneaux tombants, s'allumaient, lui éclairaient toute la figure de leurs fils d'or, une vraie figure d'or, sans mentir. Avec ça, un cou pareil à une colonne, blanc comme un cou d'enfant ; une poitrine vaste, large à y coucher une femme en travers ; des épaules et des bras sculptés qui paraissaient copiés sur ceux d'un géant, dans un musée. Quand il prenait son élan, on voyait ses muscles se gonfler, des montagnes de chair roulant et durcissant sous la peau ; ses épaules, sa poitrine, son cou enflaient ; il faisait de la clarté autour de lui, il devenait beau, tout-puissant, comme un Bon Dieu.
TEXTE D - Marcel Proust, Le Temps retrouvé

Le Temps Retrouvé est le dernier tome d'À la recherche du temps perdu, vaste fresque dans laquelle l'auteur transpose l'expérience de sa vie. Retiré du monde depuis plusieurs années, le narrateur se rend à une soirée mondaine lors de laquelle il croise d'anciennes connaissances « métamorphosées » par la vieillesse.
Le vieux duc de Guermantes ne sortait plus, car il passait ses journées et ses soirées avec elle1. Mais aujourd'hui, il vint un instant pour la voir, malgré l'ennui de rencontrer sa femme. Je ne l'avais pas aperçu et je ne l'eusse sans doute pas reconnu, si on ne me l'avait clairement désigné. Il n'était plus qu'une ruine, mais superbe, et moins encore qu'une ruine, cette belle chose romantique que peut être un rocher dans la tempête. Fouettée de toutes parts par les vagues de souffrance, de colère de souffrir, d'avancée montante de la mort qui la circonvenaient , sa figure, effritée comme un bloc, gardait le style, la cambrure que j'avais toujours admirés ; elle était rongée comme une de ces belles têtes antiques3 trop abîmées mais dont nous sommes trop heureux d'orner un cabinet de travail. Elle paraissait seulement appartenir à une époque plus ancienne qu'autrefois, non seulement à cause de ce qu'elle avait pris de rude et de rompu dans sa matière jadis plus brillante, mais parce qu'à l'expression de finesse et d'enjouement avait succédé une involontaire, une inconsciente expression, bâtie par la maladie, de lutte contre la mort, de résistance, de difficulté à vivre. Les artères ayant perdu toute souplesse avaient donné au visage jadis épanoui une dureté sculpturale. Et sans que le duc s'en doutât, il découvrait des aspects de nuque, déjoue, de front, où l'être, comme obligé de se raccrocher avec acharnement à chaque minute, semblait bousculé dans une tragique rafale, pendant que les mèches blanches de sa magnifique chevelure moins épaisse venaient souffleter de leur écume le promontoire envahi du visage. Et comme ces reflets étranges, uniques, que seule l'approche de la tempête où tout va sombrer donne aux roches qui avaient été jusque-là d'une autre couleur, je compris que le gris plombé des joues raides et usées, le gris presque blanc et moutonnant des mèches soulevées, la faible lumière encore départie aux yeux qui voyaient à peine, étaient des teintes non pas irréelles, trop réelles au contraire, mais fantastiques, et empruntées à la palette, à l'éclairage, inimitable dans ses noirceurs effrayantes et prophétiques, de la vieillesse, de la proximité de la mort.
Mais t'as donné des titres d'oeuvres de V.Hugo, par exemple?
Il ne te mettra pas 5, ou alors c'est un connard. L'essentiel, c'est que tu aies commenté le bon texte (😜); des erreurs d'inattention, on en fait tous/toutes, et tant que ça ne met pas en péril tes axes et ta problématique, c'est pas grave…
Oui j'ai donné des titres


Contemplations Les misérables


J'ai dit qu'il voulait guider le peuple vers la lumière 😞


ça ne met pas en péril mes axes


d'ailleurs après je dis tout le temps l écrivain l auteur
Tu en penses quoi comateen? 😞
titan1024 a écrit :Oui j'ai donné des titres


Contemplations Les misérables


J'ai dit qu'il voulait guider le peuple vers la lumière 😞


ça ne met pas en péril mes axes


d'ailleurs après je dis tout le temps l écrivain l auteur
ouais, il dira juste que c'est hors sujet mais je pense pas que ça ira plus loin…mais bon ça reste une erreur d'inattention, ça peut arriver…
en + il saura très bien que toi-même tu savais que c'était balzac et pas hugo, mais bon avec le stress et tout, c'est pas facile.
Tu nous tiens au courant!
bonjour,

excusez moi j'ai une question et si on a mis les axes dans le désordre est ce que c'est considéré comme un hors-sujet ?

par exemple:

I)Non
II)Oui mais
III)Oui
Comateen, tu dis qu'on peut faire des erreurs d'inatention mais avoir confondu Frenhofer avec le célèbre peintre de la Cour, c'est grave 😀 ?
cel a écrit :6 pages
J'ai fais 7 pages avec les questions mais je crois que mon plan est trop foireux, dites ce que vous en pensez :

I) Thése — Certes, le roman consiste à peindre le réel …

a) Un cadre réaliste.
- Lieu, ex. le Père Goriot pension bourgeoise à Paris
- Epoque, ex. Le Chef d'oeuvre inconnu, en 1612 (texte B)
b) Des personnages réalistes.
- Milieu sociaux, ex. Eugène Grandet = bourgeoisie et Gérminal = modèstes (texte C)
-Caractères, ex. Père Goriot, Rastignac jeune ambitieux de province.
c) Un registre réaliste.
- Descriptions avec soucis d'objectivité, ex. Le Chef d'oeuvre inconnu

Là où j'ai merdé maintenant …

II) Antithèse — mais le roman y attache d'autres vocations.

a) Dépayser le lecteur.
-Des intrigues saisissantes, ex. roman policier
-Des lieu extravagants
b) Exprimer et délivrer un message.
- critique de la société ex. Une Vie et 1984
c) … des conneries xD


Qu'en pensez vous ? J'ai pas mal argumenté mes idées.
euh non je pense pas…enfin je m'appelle pas madame irma non plus, lol!

chichou7, ça parait pas très logique comme plan…
Ecrit sur le roman ce matin xD, le sujet n'était pas simple, c'est peut-être mon impression mais bon … On aurait pu avoir pire : la poésie :-S

J'étais tellement stressé que je n'arrivais plus à respirer …
La question m'a semblé assez dure xD, j'ai répondu comme ceci :

Texte A : contexte réel : 1612, Paris

Transposition du réel : description de la vieillesse du personnage sans l'embellir

Texte B : contexte réel : Angleterre, XVII° siècle, saltimbanque : histoire vraisemblable

Transposition du réel : critique de la " tare " sans l'atténuer

Texte C : Contexte réel : ouvrier, paris, classes sociales

Transposition du réel : dimension naturaliste : précision scientifique dans les descriptions

Texte D : Contexte réel : fresque dans laquelle l'auteur transpose l'expérience de sa vie, soirée mondaine

Transposition du réel : description réalise de la vieillesse du personnage, ses diffucultés face à la vie ( conditio humaine ).
Auteur précise lui-même → " étaient des teintes non pas irréelles, trop réelles au contraire ".

Ensuite, j'ai pris le commentaire. Ma problématique :

Comment Balzac nous fait-il une description organisée et réaliste du personnage ? Comment la vision de l'artiste usé comme son art nous apparaît-elle ?

I ) Une description réaliste et organisée

1°) La découverte du vieillard par Nicolas Poussin

2°) La description détaillé du visage et du reste du corps

II ) L'image de l'artiste usé comme son art

1°) La thème de la vieillesse

2°) Quand art et artiste se correspondent …

( On a l'impression qu'il s'agit lui-même d'un tableau, + verbes à l'impératif : mode d'emploi pour créer une oeuvre d'art )

J'ai aussi souligné la grandeur de la description bien entendu …

EST-CE BIEN ? :S
Avec ça, tu peux largement prétendre à une bonne note, sois en sûr 🙂


Edit: Je parlais de Chupa-Chups 😉
chupa chup, j'aime bien ton plan, il n'est pas du tout foireux😉
ca peut être pas mal…
mais je ne sais pas trop
non en fait j'ai écrit n'importe quoi dans le message en fait si vous voulez j'ai mis les arguments qu'il fallait mettre dans la dissertation (en tout cas d'après le corrigé) mais j'ai pas mis dans le bon ordre.
Comateen a écrit :chupa chup, j'aime bien ton plan, il n'est pas du tout foireux😉
Oui mais j'ai peur d'avoir fait un peu un "pot pourri" dans la deuxième partie, j'ai mal compris le sujet et j'ai parlé des fonctions du roman (autre que peindre la réalité).