Distinguer une proposition subordonnée d’une proposition coordonnée

Langue française

31 réponses · Page 2 / 2

[Ah!] indépendante, averbale exclamative
[si Lydie avait pu voir : conditionnelle
(son implacable belle-mère s'approcher de la personne) infinitive, complétive de "voir"
et (lui demander tout doucement) infinitive, coordonnée à la précédente
: [" Vous n'êtes pas du pays ? "] subordination implicite, marquée par ":"
[quelle stupéfaction pour elle et quelle espérance.] principale, averbale
Merci aux interventions précédentes, elles fournissent de très bonnes idées.

ladyes a écrit :Bonsoir,
Prière de répondre à ma question
merci
et un café aussi? que d'exigence!
Balaise à 2h27 du matin, moi je vais au lit, sinon je vais sombrer, et perdre toute coordination - Bonne nuit et courage 😉
Donc ne fait pas partie des conjonctions de coordination…

MAIS OU EST OR NI CAR

donc, c'est dans les propositions subordonnées…
Sténo a écrit :
Donc ne fait pas partie des conjonctions de coordination…
MAIS OU EST OR NI CAR
donc, c'est dans les propositions subordonnées…
On peut d'abord lui faire remarquer que la conjonction de coordination ne s'écrit pas EST, mais ET.
On peut ensuite lui faire remarquer que l'on énonce la liste ainsi :
MAIS OU ET DONC OR NI CAR…

DONC est bien une conjonction de coordination.
"Je pense, DONC je suis."
On ne pourrait pas écrire : "Donc je suis, je pense…"
Donc est tantôt une CC tantôt un adverbe.
CC s'il sert à relier deux éléments d'égale importance et adverbe s'il peut être adjoint à la cc "et"
j'ai faim donc je mange : cc
j'ai faim et donc je mange : adv
Bonjour,
Pourquoi s'obstiner ?
Donc est bien une conjonction de coordination.
Enfin, sauf changement, je l'ai toujours entendu ainsi.
Tu n'acceptes donc pas la réforme.
Oui, il y a changement, au moins pour certaine grammairiens.
Par son comportement syntaxique et notamment par sa grande mobilité, le coordonnant donc appartient de plein droit à la classe des adverbes de relation et non à celle des conjonctions de coordination, où on le range traditionnellement
(Riegel, p.880)
Ce n'est pas que je ne l'accepte pas. J'avoue à ma grande honte que j'ignorais que donc pouvait être considéré comme un adverbe.
Voici ce qu'en dit le Tlf :
Conjonction, adverbe et particule de coordination, dont la place est assez mobile dans la phrase, et qui sert tantôt à relier logiquement une phrase ou une proposition à une autre, tantôt à renforcer une phrase, une proposition ou un mot.

I.− Conjonction de coordination exprimant la conséquence ou la conclusion d'énoncés immédiatement antécédents (valeur logique; introduit une phrase, un membre de phrase ou une proposition)

II.− Adverbe de rappel ou de reprise d'énoncés antécédents (valeur déictique, anaphorique; dans un exposé, un discours oral ou écrit, pour reprendre le fil du sujet, pour ramener l'interlocuteur ou le lecteur à ce dont il est question; mobile, l'adverbe peut se placer en tête de phrase, après le verbe ou après le sujet

III.− Particule servant à noter une réaction affective ou expressive devant une situation donnée, exprimée ou suggérée par le contexte (valeurs stylistiques en situation). https://www.cnrtl.fr/definition/donc
La nature de conjonction de coordination de donc a fait l'objet d'une remise en cause par de nombreux grammairiens.

Actuellement, coexistent la position traditionnelle, qui inclut encore donc dans (entres autres) les conjonctions de coordination (cf. le moyen mnémotechnique Mais où est donc Ornicar ?), et celle d'éminents grammairiens (Grevisse, Goosse, Riegel, Pellat, Rioul…), qui l'en exclut.


A cet égard, cf. Le Bon usage et la Grammaire méthodique du français.

Le Bon usage électronique, 2017
- § 1082 :
Conjonctions de coordination proprement dites : et, ni, ou, mais, car, or.

Les deux dernières ne servent qu’à unir des phrases ou des sous-phrases (pour car , voir pourtant § 268, c, 2°) . Les quatre autres peuvent en outre unir des éléments de phrases : propositions, syntagmes, mots, — et même des parties de mots (cf. § 264) .
Nous avons expliqué au § 958 pourquoi nous rangeons des mots comme donc, pourtant, partant, etc., parmi les adverbes plutôt que parmi les conjonctions de coordination.
- § 958 :
Les adverbes anaphoriques sont des adverbes qui établissent un lien avec ce qui précède dans le discours : cf. § 222.
Les uns sont des adverbes de temps : ensuite, alors, auparavant… ; — d’autres de lieu : ailleurs… ; la plupart concernent des relations logiques : donc,partant (§ 1033) , pourtant, en outre.
[…]
Il est malheureux, donc nous devons l’aider.

Ensuite et les adverbes concernant les relations logiques sont souvent rangés parmi les conjonctions de coordination.

a) Cela nous paraît tout à fait exclu pour ceux qui ne présentent aucun des caractères (cf. § 1081) de la catégorie dans laquelle on veut les introduire.

1° Alors que la conjonction de coordination a une place fixe, entre les termes qu’elle unit ou devant chacun d’eux, les adverbes dont nous parlons se mettent à des endroits variés (sans changer de sens ni de nature), même s’ils sont en rapport avec une coordination :

J’avais fini mon travail, vous ne me dérangez donc point (ib.).

2° Alors que les conjonctions de coordination ne peuvent se combiner, les adverbes dont nous parlons peuvent se joindre à des conjonctions de coordination :

[…]

Et donc n’est plus usité, déclarait Littré, art. donc , Rem. 1. Les auteurs ne confirment pas ce jugement :
Je sais que les demoiselles sont bien plus à craindre que les dames, étant nécessairement plus spontanées, et donc plus moqueuses (Valéry, Variété, Pl., p. 1419). — Elle devait avoir vingt-deux ans, et donc , elle était majeure (Duhamel, Cri des profondeurs, p. 140). — J’avais cru bon d’informer les rimbaldistes qu’il était question de déplacer le cimetière de Charleville et donc la tombe d’Arthur Rimbaud (Billy, dans le Figaro litt., 8 sept. 1962). — La France choisira un candidat résolu à la maintenir, ou un candidat décidé à l’édulcorer et donc à la détruire (Mauriac, ib. , 11 mars 1965). — Au total, une économie exagérément morcelée, et donc exagérément coûteuse (Pompidou, Nœud gordien, p. 124).

3° Les adverbes en question peuvent, sans changer de signification, jouer leur rôle en dehors de toute coordination :
Tout ce monde ayant perdu la raison, il faut donc que vous soyez juges (Camus, adaptation de : Larivey, Esprits, Prol.)
La grammaire "Riegel" (5e éd., 2014, p. 880, Remarque), à laquelle Anne renvoie à juste titre, indique (rappel) :
Par son comportement syntaxique et notamment par sa grand mobilité, le coordonnant donc appartient de plein droit à la classe des adverbes de relation et non à celle des conjonctions de coordination, où on le range traditionnellement.


Irène-Marie Kalinowska (La phrase, 2015, De Boeck supérieur, p. 172) ne reprend pas donc au nombre des conjonctions de coordination.

L'encyclopédie Wikipédia fait état de l'exclusion, par les "grammairiens modernes", de donc des conjonctions de coordination. (Le TLF ferait bien de faire de même.)

Wikipédia, art. Conjonctions de coordination
Ces conjonctions possèdent trois caractéristiques, qui permettent de les distinguer des adverbes : elles ont une place fixe, généralement entre les éléments qu'elles sont chargées d'unir ; elles sont de purs liens, sans fonction à l'intérieur de la phrase ; enfin elles ne peuvent, en se juxtaposant, se combiner entre elles. Le non-respect de ces trois critères par donc a justifié son exclusion des conjonctions de coordination par les grammairiens modernes.
Cet article développe ensuite l'application de ces critères à donc.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Conjonction_de_coordination#Grevisse