Théâtre - Trouver une phrase d’ouverture de conclusion

Entraide scolaire

17 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour tout le monde. voila je me prépare pour le bac écrit que je passe dans quelques jours. je voudrais avoir en tête quelques idées d'introductions ou de conclusions sur chaque séquence, cela pourrait toujours servir … seulement, pour la séquence du théâtre, je ne trouve pas de phrase d'ouverture pour achever une conclusion. pourriez vous m'aider?

la problématique serait : Le théâtre ne serait-il destiné qu'à nous éloigner de notre réalité quotidienne et à nous anesthésier dans des plaisirs futiles ?

merci d'avance
Tu peux essayer d'ouvrir avec la citation de Ionesco · "La vérité est dans l'imaginaire", mais je sais pas si ca colle vraiment avec a problématique…ou alors "Raconter tout serait impossible". (Guy de Maupassant, Pierre et Jean, préface)
je te remercie, ces citations sont pas mal du tout mais tu penses qu'elles vont ave la problématiques? je voudrais pas finir en hors sujet, même si c'est une ouverture …
Justement, c'est ca le problème, je suis pas du tout sure que ca va ensemble… qu'est ce que tu as mis dans ta partie?
mon plan est le suivant :

1) le divertissement est bel et bien l'une des fonctions principales du théâtre

2) mais l'autre fonction principale du théâtre est de représenter la réalité

3) le théâtre joint l'utile à l'agréable, lorsque la représentation nous enseigne tout en nous distrayant
Tu peux peut être relier au poème de victor Hugo "fonction du poète"

Peuples ! écoutez le poëte !
Ecoutez le rêveur sacré !
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
Des temps futurs perçant les ombres,
Lui seul distingue en leurs flancs sombres
Le germe qui n'est pas éclos.
Homme, il est doux comme une femme.
Dieu parle à voix basse à son âme
Comme aux forêts et comme aux flots.

C'est lui qui, malgré les épines,
L'envie et la dérision,
Marche, courbé dans vos ruines,
Ramassant la tradition.
De la tradition féconde
Sort tout ce qui couvre le monde,
Tout ce que le ciel peut bénir.
Tout idée, humaine ou divine,
Qui prend le passé pour racine
A pour feuillage l'avenir.

Il rayonne ! il jette sa flamme
Sur l'éternelle vérité !
Il la fait resplendir pour l'âme
D'une merveilleuse clarté.
Il inonde de sa lumière
Ville et désert, Louvre et chaumière,
Et les plaines et les hauteurs ;
A tous d'en haut il la dévoile ;
Car la poésie est l'étoile
Qui mène à Dieu rois et pasteurs !
Il y dit que le poète est indispensable à tous pour dire l'histoire aux hommes : tu peux élargir en disant que comme au théâtre, la poésie distrait et enseigne au lecteur.
je peux donc dire comme conclusion:

Le théâtre ne sert donc pas seulement à nous distraire, puisqu'il permet de nous faire comprendre et réfléchir sur certains problèmes de la société.
Toutefois, ce n'est pas la seule forme incitant à la réflexion. D'après "fonctions du poète" de Victor Hugo, le poète et donc les poèmes sont indispensables à tous pour raconter l'histoire à l'homme. Comme au théâtre, la poésie distrait et enseigne le lecteur.
Ca me parait pas mal, mais je crois qu'il faut que tu récapitule ton plan.
d'accord! je te remercie vraiment pour ton aide, cela m'a bien éclairé!
bonne journée …
Bah y'a pas de quoi Bonne révisions!
merci beaucoup !! 🙂 pourrais-tu m'aider à trouver une introduction pour la poésie? je veux dire une phrase d'amorce, sachant que la problématique porterait sur la tradition et la modernité d'un poème.
Tu peux dire que Baudelaire ets le précurseur de la poésie moderne sans en faire vraiment partie? Il y a aussi la poésie qui été déclamée à toutes les sauces pendant l'Antiquité, ca c'est pour la tradition, et pour le moderne, la poésie moderne, genre Prévert ou carrément actuelle comme le slam, les chansons…
Baudelaire est un précurseur de la modernité poétique. Effectivement, la poésie devient un instrument de connaissance, une explication du monde par une autre voie que celle de la pensée scientifique et positive. Ce nouveau regard s'accompagne également d'un renouvellement de la forme avec le passage au vers libre et même à la prose poétique tentée dès le XIXe siècle par Baudelaire. Quelle évolution connait vraiment la poésie? c'est ce que nous allons étudier … (annonce du plan)


qu'en penses-tu?
Ca me parait bien mais je n'ai pas non plus un super niveau en francais.
ok mais tu m'as quand même vraiment bien aidé alors merci beaucoup !! bonne soirée
Svp vous pouvez me dire c'est quoi les différences entre les vers réguliers,les vers libre et la prose poétique ?

Et est-ce qu'on peut mettre Céline dans la prose poétique ? Je parle de ses romans après Mort à crédit. Puisqu'il utilise les fameux trois points et beaucoup de répétitions…
Je te donne des exemples :
vers régulier : L’Albatros, Baudelaire
Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.
(les rimes sont réguliersn, on a une forme, tout ca tout ca)

vers libres : PAul Eluard
Mes mains brûlantes glissent sur les murs glacés
J’ai peu d’espoir de mémoire
Déjà j’ai tout perdu
Je n’ai plus ces maisons de roses pénétrées
Ni les rues ces rameaux de l’arbre le plus vert
Mais les derniers échos de l’aube maternelle
Ont adouci mes jours.
Le livre ouvert (1938-1940).
(Il n'y a pas de forme fixe, pas de rime)

prose poétique :
L'huître
L'huître, de la grosseur d'un galet moyen, est d'une apparence plus rugueuse, d'une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C'est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l'ouvrir : il faut alors la tenir au creux d'un torchon, se servir d'un couteau ébréché et peu franc, s'y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux s'y coupent, s'y cassent les ongles : c'est un travail grossier. Les coups qu'on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs, d'une sorte de halos.
A l'intérieur l'on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un firmament (à proprement parler) de nacre, les cieux d'en dessus s'affaissent sur les cieux d'en dessous, pour ne plus former qu'une mare, un sachet visqueux et verdâtre, qui flue et reflue à l'odeur et à la vue, frangé d'une dentelle noirâtre sur les bords.
Parfois très rare une formule perle à leur gosier de nacre, d'où l'on trouve aussitôt à s'orner.
F. Ponge, Le Parti pris des choses, 1942
(le texte est un "bloc")