Ô mon passé, ma petite enfance, ô chambrette, coussins brodés de petits chats rassurants, vertueuses chromos1, conforts et confitures, tisanes, pâtes pectorales2, arnica, papillon du gaz3 dans la cuisine, sirop d’orgeat, antiques dentelles, odeurs, naphtalines4, veilleuses de porcelaine, petits baisers du soir, baisers de Maman qui me disait, après avoir bordé mon lit, que maintenant j’allais faire mon petit voyage dans la lune avec mon ami un écureuil. Ô mon enfance, gelées de coings, bougies roses, journaux illustrés du jeudi, ours en peluche, convalescences chéries, anniversaires, lettres du Nouvel An sur du papier à dentelures, dindes de Noël, fables de La Fontaine idiotement récitées debout sur la table, bonbons à fleurettes, attentes des vacances, cerceaux, diabolos, petites mains sales, genoux écorchés et j’arrachais la croûte toujours trop tôt, balançoires des foires, cirque Alexandre où elle me menait une fois par an et auquel je pensais des mois à l’avance, cahiers neufs de la rentrée, sac d’école en faux léopard, plumiers japonais, plumiers à plusieurs étages, plumes Sergent-Major5, plumes baïonnette de Blanzy-Poure5, goûters de pain et de chocolat, noyaux d’abricots thésaurisés6, boîte à herboriser, billes d’agate7, chansons de Maman, leçons qu’elle me faisait repasser le matin, heures passées à la regarder cuisiner avec importance, enfance, petites paix, petits bonheurs, gâteaux de Maman, sourires de Maman, ô tout ce que je n’aurai plus, ô charmes, ô sons morts du passé, fumées enfouies et dissoutes saisons. Les rives s’éloignent. Ma mort approche.intro
Notes
1 Chromo : dessin de qualité médiocre.
2 Pâte pectorale : pâte pour soigner la toux.
3 Papillon du gaz : robinet d’arrêt du gaz.
4 Naphtalines : produits antimites.
5 Sergent-Major, Blanzy-Poure : marques de plume.
6 Thésaurisés : amassés, accumulés.
7 Agate : pierre précieuse.
lorsque albert cohen , romancier entousiaste et pessimiste de l'amour mais aussi écrivain sceptique et faussement naif connu pour ses oeuvre sur les vertus du peuple juif, écrit le livre de ma mère, autobiographie publiée en 1954, il fait revivre sa mère décédé et il nous raconte son enfance. cet extrait met en valeur des objets et différents souvenirs que cohen a de sa petite enfance. ce passage est un chant d'amour par un fils pour une mère. en effet cohen évoque ses souvenirs et nous décrit sa mère.la premièrre partie traitera des moyens que cohen utilise pour évoquer des aspects de son enfance tandis que la seconde montrera l'image que cohen donne de sa mère dans son oeuvre autobiographique
Cohen se rapelle de son enfance, en se remémorant des saveurs, des odeurs, des sons, des objets, des souvenirs qu'il l'ont marqués
Il utilise des moyens divers comme le rythme des phrases: les phrases sont longues puis très courtes. 4 phrases constituent ce passage. les 2 premières sont longues ce sont des énumérations, les souvenirs de l'auteur sont posés sur le papier quand ils reviennent à l'esprit de celui ci il n'y a pas vraiment de lien entre tous ces mots. les 2 dernières, très brèves forment à la fin de l'extrait une sorte de fatalité "ma mort approche".
Il essaye aussi de mettre tous ses sens en éveil : le goût "confitures" "tisanes" "sirop d'orgeat" "gelées de coing" "bonbons à fleurettes" "dindes de Noël" "gouters de pain et de chocolat" "gâteaux de maman" ce sont des douceurs qu'il n'a pas oublié ; l'odorat "pâtes pectorales" "arnica" "odeurs" "naphtalines" ce sont des odeurs très fortes et elles sont restés marquées dans son esprit ; l'ouïe "qui me disait" "chansons de maman" ce sont les paroles de sa mère ; le toucher "petits baisers du soir" "baisers de maman" encore une fois ce que sa mère lui donnait reste en lui; la vue "vertueuses chromos" "veilleuses de porcelaine" "bougies roses" "journaux illustrés du jeudi" "lettres du nouvel an sur du papiers à dentelures" "cirque Alexandre" "billes d'agate" "heures passées à la regarder cuisiner avec importance" "sourires de maman" la vue est le sens qui est le plus souvent exploité, les couleurs les dessins tout ça est encore dans la memoire de cohen.
Le register lyrique domine dans cet extrait. le lyrisme a pour bu de célèbrer un être c'est pourquoi cohen utilise ce registre. il emploi pour cela la première personne du singulier ''je'', le vocabuliare du souvenir 'mon passé'' ""ma petite enfance" mon enfance" dans ce texte il ya aussi des références au bonheur à l'affection ''baisers de maman'' il adopte le rhytme des textes poétique de l'antiquité. Ce qui fait le plus référence à ce registre c'est l'apostrophe "Ô" qui a une connotation religieuse, solenelles il s'adresse à son passé comme a un dieux o mon passé o mon enfance. Il utilise aussi cette apostrophe pour montrer sa tristesse o tout ce que…. saisons . ce Ô constitue une anaphore puisqu'il apparait au début de la 1ère et de la 2nde phrases. cohen a choisi le lyrisme pour renforcer la notion de chant d'amour pour sa mère.
transition
malgré le fait que cohen retrace une partie de son enfance,le livre de ma mère est plutot bases sur sa "maman" dans cet extrait il nous donne l'image élogieuse d'une mère aimante attentionnée; le décès de celle ci a boulversé l'auteur et l'a poussé a écrire cette oeuvre
la mère de cohen, qu'il a décidé de n'apeller que ''maman'' comme si il s'adresser à celle ci, est au centre du livre de ma mère. cohen par les énumérations de ses souvenirs nous a montré que sa mère était une femme pleine d'amour pour son fils, tous les soirs elle l'embrassait '' baiser du soirs'' et lui disait une petite phrase réconfortante après l'avoir bordé ''bordé mon lit'' '' faire mon peitit voyage dans la lune avec mon ami un écureuil''. de plus tous les ans elle l'amenait au ''cirque Alexandre'' pour cohen ce moment était si important "[qu'il y] pensai[t] des mois à l'avance''. il a d'elle ses meilleurs souvenirs d'enfance, sa cuisine '' la regarder cuisiner'' "gateau de maman'',des mometns de tendresse ses baisers "baisers de maman" ses sourires "sourires de maman''. les deux dernières phrases qui sont très différentes des deux précédentes forment une antithèses car elle s'opposent totalement a l'idée que cohe donne depui le début a ca texte. il a commencé par nous rapeller tous ses merveilleux moments qui a bercés son enfance puis tout a coup il revient à la réalité ''o tout ce que je n'aurai plus'' et ce rend compte que tous cela est tarminé que c'est fine sa mère est morte qu'il n'aura plus le droit à ''ses baisers'' a tout ce qui le rendait heureux. lorsqu sa mère est morte il a vu sa
propre mort arrivéé "ma mort approche .



