Du Bellay, Les Regrets, J’aime la liberté

Entraide scolaire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je suis en 1iere STG (gestion) et il se trouve que j'ai la motié d'un de mes commentaires de texte que je dois réviser pour le bac de francais. donc j'aurai voulu savoir si quelqu'un pouvait m'aider, si vous avez un commentaire sur cet extrait ci … voilà sachant que c'est assez urgent sans vouloir vous brusquer. Merci infiniement !

PS: voici la problematique : En quoi le poeme est il le récit d'une épreuve personnelle ?
j'ai uniquement besoins d'un commentaire concernant LA CRITIQUE DE LA COURS que fait Du bellay… (juste pour pas trop vous embêter)
Bonjour, je révise actuellement mes textes pour l'oral de français et je note les figures de style, j'ai du mal avec le poème de Joachim du Bellay "J'aime la liberté"
Les nombreuses antithèses et anaphores sont notées ainsi que l'apostrophe du dernier vers mais peut-on dire que La Cour est une métonymie ? La Muse une allégorie ? Sers à l'avarice une personnification ?


Le poème :
« J’aime la liberté… » de Joachim du Bellay

J’aime la liberté, et languis en service,
Je n’aime point la Cour, et me faut courtiser,
Je n’aime la feintise, et me faut déguiser,
J’aime simplicité, et n’apprends que malice.

Je n’adore les biens, et sers à l’avarice,
Je n’aime les honneurs, et me les faut priser,
Je veux garder ma foi, et me la faut briser,
Je cherche la vertu, et ne trouve que vice.

Je cherche le repos, et trouver ne le puis,
J’embrasse le plaisir, et n’éprouve qu’ennuis,
Je n’aime à discourir, en raison je me fonde,

J’ai le corps maladif, et me faut voyager,
Je suis né pour la Muse, on me fait ménager,
Ne suis-je pas (Morel) le plus chétif du monde ?
Merci d'avance
Bonjour bonjour 🙂

je ne suis pas un experte, bien sûr, mais il me semble qu'effectivement tu peux considérer la Cour comme une métonymie (au sens où ce qu'il inclut ce sont "les usages de la Cour"). En revanche la Muse n'est pas une allégorie puisqu'elle est nommée. Une allégorie, c'est quand subitement l'auteur te fait sortir un squelette de nulle part, avec un sablier à une main et une faux. On sait ce qu'elle représente, mais elle n'est pas nommée, justement.
En ce cas tu peux dire que c'est :

soit une métonymie, puisque là aussi c'est le contenu, la poésie, qui est désigné par le contenant, l'inspiratrice. C'est ma solution préférée, et la plus élégante mais il faut être capable de la justifier. Etant donné que la muse souffle dans l'oreille du poète ses vers, elle est un véhicule poétique.

soit une personnification, encore que là la solution est un peu facile. Mais au moins personne ne te le contestera.

Et ne te prends pas trop la tête avec les figures de style : avant la fac les profs ne sont pas trop à cheval dessus… Tant que tu reconnais les principales… Mais surtout évite de vouloir les nommer absolument pour montrer que tu les connais ! Ce ne sera pas toujours pertinent _ mieux vaut une bonne analyse pas très savante qu'une bonne récitation systématique. Mon conseil.
Merci pour ta réponse qui m'a bien éclairé, mais je ne compte pas non plus réciter les figures de style, c'est juste qu'à l'oral blanc l'examinatrice m'a fait remarquer que j'avais très bien compris le texte ("L'Albatros" de Baudelaire), tout ce qu'il impliquait et que j'avais des connaissances mais que je ne l'avais pas assez analysé de façon plus "triviale", en parlant justement des figures de style (je n'en voit d'ailleurs toujours pas énormément dans ce poèle hormis la métaphore de l'albatros avec le poète).

Pour en revenir à la métonymie de la Cour je la voyais plutôt comme désignant l'ensemble des courtisans, qu'en penses-tu ?
Je n’aime point la Cour, et me faut courtiser,
Bonjour,
je dois réaliser un commentaire linéaire sur le sonnet 39 des Regrets de Du Bellay, je n'arrive pas à trouver les parties de mon commentaire.
J'ai bien compris que c'est un sonnet lyrique où le poète confie sa plainte au lecteur.

J'ai identifié les procédés propre au lyrisme tels que l'antithèse, l'anaphore, l'apostrophe en fin de sonnet, les répétitions, le vocabulaire affectif. Le poète insiste sur son malheur.

v.1 à 6 Du Bellay expose la rupture entre son idéal et la réalité à Rome
v.7 à 11 Echec du poète et déception
v.12 à 14 déchéance physique et morale du poète
je ne sais pas si ce plan tient la route, j'ai des doutes

Mon souci c'est que je ne trouve pas de problématique qui me semble assez fondée.
Merci de votre aide





Pouvez-vous me donner des pistes?
merci d'avance

Sonnet 39
J’aime la liberté, et languis en service,
Je n’aime point la cour, et me faut courtiser,
Je n’aime la feintise, et me faut déguiser,
J’aime simplicité, et n’apprends que malice :

Je n’adore les biens, et sers à l’avarice,
Je n’aime les honneurs, et me les faut priser,
Je veux garder ma foi, et me faut briser,
Je cherche la vertu, et ne trouve que vice :

Je cherche le repos, et trouver ne le puis,
J’embrasse le plaisir, et n’éprouve qu’ennuis,
Je n’aime à discourir, en raison je me fonde :

J’ai le corps maladif, et me faut voyager,
Je suis né par la Muse, on me fait ménager :
Ne suis-je pas, Morel, le plus chétif du monde ?
Bonjour,

Ce sonnet est construit sur une antithèse.
Du Bellay note le divorce entre ses désirs et la vie qu'il mène.
Il te faut organiser par thèmes ses insatisfactions, ses "regrets".
Ces variations sur l'être et le paraître créent une souffrance qui culmine dans la chute.
Mais le poète ne trouve-t-il pas une consolation ou une revanche dans son art ?

Ce que je t'ai indiqué correspond à un commentaire composé et non à un commentaire linéaire.
Merci pour votre réponse, effectivement je dois réaliser un commentaire linéaire.
Que pensez-vous de mes parties?
Jean-Luc a écrit :Bonjour,

Ce sonnet est construit sur une antithèse.
Du Bellay note le divorce entre ses désirs et la vie qu'il mène.
Il te faut organiser par thèmes ses insatisfactions, ses "regrets".
Ces variations sur l'être et le paraître créent une souffrance qui culmine dans la chute.
Mais le poète ne trouve-t-il pas une consolation ou une revanche dans son art ?

Ce que je t'ai indiqué correspond à un commentaire composé et non à un commentaire linéaire.
Il faudrait les reprendre, le sonnet t'invite par sa composition formelle à suivre le découpage suivant :
Le 1er quatrain : dissimulation et naturel
2e quatrain : vice et vertu
les 2 tercets : conséquences sur la personne