L’un des meilleurs cuisiniers qui soit / qui soient ?

Langue française

40 réponses · Page 2 / 2

Pour le pluriel du verbe, la proximité de "meilleurs" peut certes jouer un rôle. Mais l'articulation des idées aussi.

Il n'est pas illogique de considérer que le fait d'être, d'exister, concerne "les meilleurs cuisiniers quisoient", parmi lesquels on en distingue un, l'un des meilleurs cuisiniers existants, l'un des meilleurs cuisiniers qui soient.

Cela dit, même minoritaire, le singulier n'est pas formellement prohibé…
Dans ce cas précis, chacun écrit comme il le sent !
"L'un des meilleurs cuisiniers."
En en ajoutant, améliorerait-on le sens?
Bonsoir JSC,

En ajoutant quoi ? vous avez omis de le préciser…

Muriel
qui soi(en)t…..
C'est-à-dire que c'est "un peu" l'objet de l'accord de la question… 🆒
Je prétends qu'il n'est pas nécessaire d'aller plus loin que "l'un des meilleurs cuisiniers". 🙂
Je crois comprendre ton point de vue, JSC. Tu estimes que le "qui soient" n'apportant au sens strict aucune information nouvelle, on pourrait le supprimer, et ainsi éviter d'avoir à se tracasser de l'accord du verbe. C'est très malin…

Il faut cependant remarquer que cette tournure française a une valeur d'insistance et de soulignement, et qu'elle donne un meilleur rythme à la phrase, qui sans elle finirait un peu "en queue de poisson". Sans complément ni complétive d'aucune sorte, on resterait un peu sur sa faim, si je puis dire.

Cela dit, si tu n'aimes pas le verbe "être"…

"Cet homme est l'un des meilleurs cuisiniers qui m'ai(en)t servi."
"Cet homme est l'un des meilleurs cuisiniers qui puisse(nt) se rencontrer."
L'opinion reçue est que tout le monde s'accordent à dire qu'il serait bête de ne pas croire que cet homme, universellement reconnu, ne soit l'un des meilleurs cuisiners qu'il soient sans aucun doute, en France, en Navarre et dans tous les pays qui se prétendent gourmets.

Il est l'un des meilleurs, quoi. 🙄
Il est l'un des meilleurs, quoi. 🙄
C'est vrai qu'il serait plus simple de dire juste cela ! On s'embêterait moins avec ces accords ! Et le sens n'est pas changé !
Merci pour l'encouragement, Titigoth. 🙂

Quand on traduit de l'anglais en français, j'ai l'impression toujours d'utiliser pus de mots, plus de lignes d'écriture.
(Mais du latin en anglais, c'est la même remarque!)
Moi aussi, je suis ami de la concision. Je n'ai que peu de goût pour les phrases tarabiscotées. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de le dire sur ce forum.

C'est un des meilleurs cuisiniers qui soient.
C'est un des meilleurs cuisiniers.


D'accord. Deux monosyllabes en moins. Mais même en français, on peut faire mieux.

Je propose:

C'est un cuisinier d'élite.

Qu'en dit le si concis JSC ? 😜
Jehan a écrit :C'est un cuisinier d'élite.
Plus court, simple, le sens reste inchangé… Adopté ! 🙂
Ce qu'il y a de meilleur dans un ensemble composé d'êtres ou de choses; produit d'une élection qui, d'un ensemble d'êtres ou de choses, ne retient que les meilleurs sujets. Source TLFi
Élu par qui?

{Un tireur d'élite, pourquoi tirerait-il sur l'élite?}
ELITE : "Ce qu'il y a demeilleurdans unensemble composé d'êtres ou de choses."

On n'évoque une élection qu'après le point-virgule, qui sépare les deux acceptions du mot.

Mais qu'est-ce que JSC ne ferait pas pour mettre son grain de sel… fût-il à la limite du hors sujet.
JSC a écrit
L'opinion reçue est que tout le monde s'accordent à dire qu'il serait bête de ne pas croire que cet homme, universellement reconnu, ne soit l'un des meilleurs cuisiners qu'il soient sans aucun doute, en France, en Navarre et dans tous les pays qui se prétendent gourmets.

Il est l'un des meilleurs, quoi.
Tout le monde d'accord, quoi : "Turba ruit ou ruunt."
JSC n'était pas très en forme…

turba ruunt : avec turba à l'ablatif, je suppose. Ou avez-vous des exemples avec le verbe au pluriel ?
S'il est vrai que je ne suis pas toujours un parcours sans faute, il me semble que de les indiquer ne peut s'agir qu'une démonstration pédagogique….

Ne jete pas la première pierre, Putakli. 😐

Anne; chez Ovide* (par exemple) ?
Turba ruunt.

* Il a dû ne pas être en forme, lui aussi? 😜
Merci JSC. L'exemple n'est même pas dans le Gaffiot.
Un poète ne fait pas d'erreurs, il s'adapte aux contraintes de la métrique, quitte à faire une syllepse.
Dulichii Samiique et quos tulit alta Zacynthos,
turba ruunt in me luxuriosa proci,
inque tua regnant nullis prohibentibus aula;
Mais qu'est-ce qui prouve que le thésard qui travaillait sous la houlette de M. Nisard, n'a pas fait une erreur qui se transmet de génération en génération en considérant que turba est le sujet. Pourquoi ne serait-ce pas proci ?
Bonjour Anne 345
Turba est au nominatif. C'est la seule chose que je puisse en dire, car il y a environ 70 ans, un petit garçon qui porte mon nom avait été affublé d'une "grammaire latine", qui ne m'évoque aujourd'hui que deux souvenirs (et encore je n'en jurerais pas), le premièr est que l'auteur s'appelait Ragon, la deuxième est que lorsque le livre s'ouvrait tout seul, on voyait écrit en gras "Turba ruit ou ruunt". Je m'étais informé de ce que çà voulait dire et on m'avait répondu que les deux formes étaient possibles en latin et j'avais compris qu'on le signalait parce que l'usage latin différait de l'usage français. J'ai rapprohé cela d'une règle que j'avais lue sur une autre grammaire: "ta dzoa trekei". Mais je me souviens encore moins de ce livre.
Désolé, mais je ne peux pas en dire plus sur ce sujet. Il illo tempore on traduisait traduisait "ta dzoa trekei" par "Les oies tricotent", mais c'était une erreur. C'est tout le souvenir que j'en ai gardé, et il se peut que Ragon soit plutôt l'auteur de la grammaire grecque.
Putakli, c'était pour plaisanter, mais j'ai eu peu de succès… D'ailleurs il existe des exemples sans ambiguïté.
Ragon, c'est bien la grammaire grecque et "ta dzoa trekei" est le cas inverse : quand le sujet est au neutre pluriel, le verbe est au singulier.