Avis tout personnel qui ne semble pas rejoindre les avis précédents.
Il est possible, sans doute, d'y voir un personnage de comédie, cependant je ne souscris pas à cette version de la scène. On n'y retrouve pas les ressorts comiques sauf la situation du jaloux, sans doute trompé. J'y vois ici surtout un personnage, pas fier de lui, torturé par la jalousie donc souffrant. Proust évite l'écueil de la simplification par le jeu des focalisations : interne, externe zéro. Il maîtrise parfaitement la scène à la fois visuelle, interne, rendue par un style oscillant, nuancé, interrogatif rendant les affres de l'incertitude. Il me semblait que, justement, tout était réuni pour transformer une scène qui aurait pu être comique en scène pathétique.
Il est possible, sans doute, d'y voir un personnage de comédie, cependant je ne souscris pas à cette version de la scène. On n'y retrouve pas les ressorts comiques sauf la situation du jaloux, sans doute trompé. J'y vois ici surtout un personnage, pas fier de lui, torturé par la jalousie donc souffrant. Proust évite l'écueil de la simplification par le jeu des focalisations : interne, externe zéro. Il maîtrise parfaitement la scène à la fois visuelle, interne, rendue par un style oscillant, nuancé, interrogatif rendant les affres de l'incertitude. Il me semblait que, justement, tout était réuni pour transformer une scène qui aurait pu être comique en scène pathétique.