Bac L : une voie de garage ?

La filière littéraire

41 réponses · Page 1 / 3

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour

Je suis la maman d une jeune fille de 15 ans qui est en seconde.
Elle passe en 1 L.
Elle est bonne en Français, hist-géo, Anglais Espagnole.

Autour de moi les gens disent que le Bac L est une voie de garage.
Que l éducation Nationale envisage de SUPRIMER La filière littéraire ?

Elle ne sait pas quoi faire plus tard (droit, psychologie) c est du vague Encore.


MERCI de me rassuré sur le BAC L.
Bonjour!
Je me dirige moi aussi vers une première L malgré tout ce qu'on a pu me dire sur cette filière. Le français et l'histoire sont mes grandes passions tout comme les langues et je prends un véritable plaisir à étudier ces matières. Je vais donc naturellement en L, par vocation et je m'impatiente déjà à l'idée d'embrasser des études de lettres.
Je pense donc que si votre fille aime vraiment les lettres et s'épanouie dans les matières littéraires qu'elle n'hésite pas à faire L, c'est la voie idéale qui lui permettra d'acquérir une très bon culture, de renforcer sa formation linguistique et d'aiguiser en même temps son esprit critique.
Ces qualités primordiales débouchent sur des métiers divers: journalisme, droit, psychologie, enseignement, traduction, interprète, métiers culturels (dans le milieu du théâtre par exemple), commerce pour les plus matheux, sciences sociales/humaines…
Les débouchés sont donc assez vastes. Et pourquoi aller en S alors qu'on aime pas vraiment les maths et qu'on trouve cela rébarbatif?
Sur ce je vous laisse et vous souhaite bon courage pour la suite, pour vous et votre fille.
VIVE LES LITTERAIRES! 🙂
Rassurez-vous, les gens disent beaucoup de bêtises… Et le plus souvent ceux qui critiquent les filières littéraires sont ceux qui n'y ont jamais mis les pieds!
Les nombreux messages de ce forum devraient vous rassurer : je ne connais personne qui regrette d'avoir fait L! Alors que ceux qui regrettent d'avoir fait un bac S sont beaucoup plus nombreux!
Le principal est que votre fille fasse ce qu'elle aime, c'est comme ça qu'elle réussira, et pas en faisant une filière qui lui déplait, juste pour plaire aux gens.

Quant à la suppression du bac L, en effet le ministère en parle… Mais ce n'est encore pas fait, et ça m'étonnerais que ça se fasse d'ici les deux prochaines années. A ce moment là votre fille aura son bac…
Ceci dit je trouve cette possible suppression très stupide!

Et pour ce qui est de son orientation, psychologie et droit ne sont pas les orientations les plus courantes après un bac L, mais ceux que je connais qui s'y sont essayés y arrivent très bien!
nadja21 a écrit :Quant à la suppression du bac L, en effet le ministère en parle…
Ah bon!
il me semble que c'est surtout en dehors du ministère que l'on en parle! Rumeurs et actes de déstabilisation dans les médias (y inclus les sites et blogs) n'est malheureusement pas inconnu.
Que dit Xavier Darcos actuellement?
ou plus récemment mais plus vaguement Réforme Lycée XD.
La filière L une voie de garage?
Ceux qui vont en L en considérant cette section comme une voix de garage sont justement ceux qui se ramasse totalement. Je ne pense pas qu'il y est un bac meilleur qu'un autre et chacun d'entre eux est exigeant. Et croyez nous, le programme en L est très intéressant…
En tout cas moi je n'ai aucun regret, on a acquis une culture que les autres n'ont pas et 8 heures de philo en terminale ça ouvre l'esprit…
A voir le nombre de S ou de ES qui vont en Hypokhâgne après on se rend compte a quel point la littérature est enrichissante..
Si votre fille aime les langues, le français ,l'histoire… elle va être passionnée par ce qu'elle fera….

Pour la suppression du Bac L … on parle plutôt de suppression des trois filières mais pour l'instant ce n'est dit qu'en Sarkozysme… mais je lisais hier son entretien et y'a deux trois phrases qui tendent a nous rappeler la proposition de Darcos d'un Bac unique…
De toute façon cela n'est pas avant 2012…votre fille aura donc l'honneur d'être une des dernières bachelière Littéraire!
le ministère envisage de supprimer toutes les filières ! La L n'est pas la seule concernée…
ça me fait bouillir de lire de telles imbécilités sur la filière littéraire,mais comme tout a déjà été dit avant moi, je ne vais pas y revenir.
Comateen a écrit :le ministère envisage de supprimer toutes les filières ! La L n'est pas la seule concernée…
J'en ai vraiment marre de ces déclarations alarmistes sans que vous ne citiez vos sources. 😮
Il s'agit de la malhonnêteté intellectuelle et une politisation du forum.
bonjour à tous
après 7 ans d'études littéraires, voici ma réponse: ce n'est pas le bac L qui est une voie de garage, c'est ce qu'on fait après car les études littéraires ont tendance à être très savantes mais pas professionnelles. Donc, au moins d'intégrer une formation, bien se renseigner sur les cours PRATIQUES et, malheureusement, préférer peut-être une école à la fac…. (en tout cas le gouvernement est d'accord sur le fait que nos facs n'arrivent pas à la cheville des facs internationales des autres pays, puisqu'une ENORME réforme est en cours)
Comateen a écrit :le ministère envisage de supprimer toutes les filières ! La L n'est pas la seule concernée…
J'en ai vraiment marre de ces déclarations alarmistes sans que vous ne citiez vos sources. 😮
Il s'agit de la malhonnêteté intellectuelle et une politisation du forum.
Du calme, ça a été annoncé partout depuis quelques jours, je n'invente rien ! Si vous voulez des sources, écoutez ou regardez les infos…
Comateen a écrit :ça a été annoncé partout depuis quelques jours,
Je persiste, étant donné que j'ai affiché mes sources!
Il s'agit de la malhonnêteté intellectuelle et une politisation du forum.
D'accord, si vous voulez 🙂
Mais je persiste aussi : vos messages sont grotesques.
Voilà mon avis sur la question :
1. Les études sont très intéressantes. Elles donnent souvent ( Hypo, Khagne, grandes écoles littéraires, Sciences Po ) une bonne culture générale.
2. Il y a de nombreuses études possibles et l'embarras du choix.
3. Après la question des débouchés… Disons que j'aimerais bien qu'ils soient plus étendus, ça m'aurait facilité l'existence.

Le conseil que je donne, c'est de cibler votre choix de carrière, de ne pas vous disperser, et de savoir vous arrêter au bon moment pour entrer au bon moment sur le marché du travail ou dans la voie des concours.
Le professorat, il ne faut pas se voyer la face, recrute de plus en plus majoritairement. Beaucoup d'emplois sous-qualifiés aussi, c'est malheureusement le risque.
La traduction, mais il y a de la concurrence. Les archives ou les bibliothèques, même remarque en catégorie A : sinon c'est plus facile.
Plus intéressant, les collectivités territoriales recrutent de plus en plus.
Bref, la situation est grave mais pas désespérée. Bon courage.
Merci de toutes les reponses.
Bonjour,

A votre question,je vais répondre oui. La L est une voie de garage. Et je ne critique pas pour le plaisir, puisque j'ai un bac L et que je suis en khâgne à l'heure actuelle. J'adore les lettres, c'est passionnant. Mais on ne peut pas en faire grand chose, alors il faut être sûr de soi avant d'entamer de telles études. Les débouchés sont minces : du droit, la fac de sciences humaines, la psycho (et encore !), deux trois écoles, un ou deux BTS. Je n'ai rien contre ces formations, je suis sûre qu'être prof (c'est quand même le débouché principal) doit être extrêmement intéressant si on est motivé, mais soyons sérieux : comment demander à une enfant de 15 ans d'être sûre qu'elle ne changera pas d'avis sur ses projets quant à son futur métier ?

Bref, je pense qu'ES ou S est un meilleur choix. Au pire, elle s'ennuiera pendant deux ans, mais elle pourra reprendre des études littéraires après si elle le souhaite !
Aurélie 7,

ta vision du bac littéraire me semble étonnamment réductrice, surtout pour une étudiante en khâgne!
En effet, les débouchés sont bien plus nombreux que tu ne le suggères. Par exemple, un étudiant en classe préparatoire littéraire ou en licence d'humanités peut tout à fait passer les concours des écoles de commerces (passerelle ESC par exemple), des écoles de communication (type Celsa), ou encore les IEP et les écoles de journalisme… On peut citer également les concours administratifs (attaché territorial, concours des Bibliothèques), les métiers de l'édition, ou encore les écoles d'orthophonie…
Le choix reste vaste! Et pourquoi s'ennuyer deux ans dans une filière qui ne nous plaît pas, si de toute évidence notre intérêt nous porte vers les disciplines littéraires?
Car un mauvais étudiant de filière S ne verra pas s'ouvrir un avenir plus prestigieux qu'un étudiant de filière L: la section marque une orientation, mais les qualités intellectuelles et personnelles de l'élève seront bien plus déterminantes dans son parcours…

Alma
Certainement. En fait ce n'est pas tellement qu'il n'y a pas de débouchés, c'est que les plus intéressants sont offerts au compte-goutte et sans trop s'inquiéter de la valeur réelle de l'étudiant. Ca s'appelle la fac, et même en partie les Grandes Ecoles.
Bref en gros prenons le type énormément bucheur qui sacrifie sa jeunesse sur l'autel des lettres : s'il travaille comme un fou / folle et s'il est un peu doué à la base, il a quand même de bonne chances de sortir dans un bon rang de Normale et de l'agrégation externe. Et ensuite ?
Pour un type qui sort dans les premiers de centrale, de Polytechnique ou d'HEC etc, il y a des garanties quand même, les grosses boites vont se l'arracher… Pour un type qui sort de Normale rien n'est garanti, à part le professorat - dans le secondaire. La même chose peut s'obtenir avec une licence et un CAPES, sans vouloir dénigrer ces deux cursus…
Je sais qu'on peut passer les IEP et compagnie : j'ai passé Science Po l'an dernier, cette année j'ai tenté les ESC, et je connais des gens admissibles au CELSA. Seulement quitte à aller en ESC, autant faire ES, vous ne croyez pas ? Parce que les débouchés que vous proposez sont surtout possibles après une prépa, et tout le monde n'a pas envie d'y aller. Et au CELSA, le nombre d'admis est ridicule… Enfin, on ne peut pas faire pire que les écoles d'orthophonie sur ce point.

Donc oui, vous avez raison, il y a des écoles qu'on peut intégrer après un bac L, mais le nombre de place est limité, ça s'adresse surtout aux très bons étudiants, et tout le monde en L ne l'est pas. Disons qu'en L vous avez des débouchés pour les très bons et des filières qui ne mènent pas à grand chose. Rien pour les élèves moyens. Par contre pour les concours administratifs je ne suis pas au courant, je n'ai aucune idée de en quoi ça consiste, mea culpa.

C'est vrai que c'est terrible de s'ennuyer 2 ans, et sur le fond je ne suis pas foncièrement en désaccord avec vous (d'ailleurs j'ai choisi L au lieu de S !), mais que va-t-il se passer pour un élève qui se rend compte en terminale qu'il veut s'orienter vers les sciences ou autre ? C'est impossible. A l'inverse, avec un bac S, eh bien… 🙂 Enfin, après c'est une décision personnelle, et je ne dis pas non plus qu'il faut supprimer la L ! lol Mais je pense que c'est bien de pouvoir choisir en connaissance de cause, et j'ai beaucoup regretté mon choix de bac L à une époque, même si j'aime beaucoup la littérature, donc je voudrais éviter à d'autres de faire la même erreur (à supposer que c'en soit une). Bref, à mon avis, il faut vraiment être sûr de soi avant de faire L.
Bonjour à tous.
Alma, "mauvais étudiant" = celui qui a du mal à étudier? il serait donc aussi "mauvais" en L.
il faut arrêter de croire que tout le monde à la même capacité, le même destin et les mêmes objectifs.
Dans une classe type, (pourquoi appeler les élèves au lycée des "étudiants"?) il y aurait statistiquement 5 à 15 % qui brillent, 70 à 90% qui progressent normalement et 5 à 15 % qui n'arrivent pas à satisfaire les critères du "niveau".
Il se peut que les "mauvais étudiants" ne sont pas à leur place dans un lycée. Mais il y a des notions insidieuses "prépa est mieux que la fac, lycée général est mieux que lycée technique, les CAP ne servent à rien……" Ce snobisme révèle un élitisme sous-jacent à "égalité d'accès, égalité d'opportunité". Il est intéressant à voir que personne ne garantit "égalité d'embauche".
charlemont a écrit :c'est que les plus intéressants sont offerts au compte-goutte et sans trop s'inquiéter de la valeur réelle de l'étudiant. Ca s'appelle la fac, et même en partie les Grandes Écoles.
Les débouchés ne sont pas "offerts" à compte-gouttes. On forme le nombre de Professeurs, Médecins (bien que), Ingénieurs, Informaticiens etc. dont on estime la société a besoin. Si le nombre de places est limité, c'est pour ne pas donner de faux espoirs d'un futur emploi. L'entrée en toutes les facs sauf médecine est ouverte à tout Bachelier (y inclus de la filière L). Ce ne sont pas les disciplines et matières qui manquent! Cependant, il ne faut pas imaginer que tout le monde peut aller à la Sorbonne! Il ne faut pas imaginer non plus que tout Bachelier a les capacités et l'autonomie nécessaires à poursuivre des études supérieures avec succès.

Et quelle est la "valeur réelle" d'un élève? Comment la déterminer/évaluer?
Bref en gros prenons le type énormément bucheur qui sacrifie sa jeunesse sur l'autel des lettres :
Pourquoi cette hyperbole?
Pour un type qui sort dans les premiers de centrale, de Polytechnique ou d'HEC etc, il y a des garanties quand même, les grosses boites vont se l'arracher… Pour un type qui sort de Normale rien n'est garanti, à part le professorat - dans le secondaire. La même chose peut s'obtenir avec une licence et un CAPES, sans vouloir dénigrer ces deux cursus…
Libre à chacun de choisir son chemin. Libre aux Grandes Écoles de déterminer leurs conditions d'accès.

Conclusion: on pourrait souhaiter une meilleure orientation dès l'âge de 14 ans. Presqu'aucun(e) d'entre vous semble au courant des possibilités (vastes, en effet) ou d'avoir un projet personnel. C'est assez navrant. 😞
Il faut s'occuper de l'avenir des étudiants moyens, tout le monde n'étant pas obligé de faire des études , mêmes littéraires, l'unique but de son existence pendant une dizaine d'années. C'est clair. Et il est navrant de voir des étudiants de BTS ou des licenciés en lettres au chômage. Quelque part, en dehors de toutes les satisfactions qu'ils auront plus avoir, c'est du temps et des efforts perdus.
Après, il est également navrant ( plus, moins, je ne sais pas… ) de voir des gens tout sacrifier, pendant des années, pour faire des études littéraires, malgré des mises en garde de plus en plus radicales, réussir à obtenir des diplômes de grande écoles, faire une thèse et se retrouvant finalement, sans l'avoir choisi, devant des élèves de collèges… par ailleurs des gens merveilleux. Mais c'est simplement, là encore, une question de temps perdu et de promesses non tenues, si vous comprenez ce que je veux dire. Il me semble qu'elles sont mieux tenues dans d'autres cursus. J'aimerais bien changer ça, mais je ne suis malheureusement pas ministre… Par ailleurs, ce n'est pas une hyperbole : je suis chartiste, j'enseigne à des élèves de collège. J'ai une amie normalienne, elle l'a fait aussi. Il se trouve que j'aime bien ça finalement - ce n'est pas son cas à elle : mais au départ, je voulais faire de la recherche, j'ai tout mis en oeuvre pour ce projet, et on m'a clairement fait savoir que le but était finalement atteint lors de ma soutenance de thèse. Je ne suis pas sur d'être un cas isolé…
JSC, l'expression "mauvais étudiant" est effectivement maladroite, j'aurais du dire "élève en difficulté", quelle qu'en soit la raison d'ailleurs…
Et oui bien sûr, je ne voulais pas dire qu'un élève en difficulté en terminale S serait plus à sa place en L! Un élève qui réussit dans sa filière, quelle qu'elle soit, et qui s'y sent bien, peut tout à fait trouver un débouché intéressant…
Je pense simplement que continuer à propager l'idée que la filière L est une voie de garage est dommageable, d'une part parce que cela ne correspond pas à la réalité, et d'autre part parce que cela contribue à discréditer cette filière déjà fragilisée.
Aurélie 7, oui tu as raison sur ce point, les possibilités offertes en sortant d'un bac L sont moins larges qu'avec un bac ES, notamment grâce aux filières commerciales.
Mais je pense qu'il est possible d'avoir une vision plus optimiste des débouchés possibles! Dans mon entourage, j'ai rencontré des anciens élèves de terminale L qui se sont tournés avec succès vers le stylisme, la communication (par le celsa, ou des écoles du type de l'EFAP), l'orthophonie (après une licence d'anglais), l'édition (plus difficile j'en conviens, mais possible, bonne formation à Villetaneuse Paris 13, à Paris 4), les écoles de commerce (concours passerelle des ESC destiné aux étudiants de l'université, mais aussi concours post-bac qui recrute dans toutes les filières: Sup Europe à Caen), les concours de la fonction publique (par exemple en passant par un master "administration territoriale", organisé par l'UFR de Lettres et d'histoire (Lille), qui permet de devenir attaché culturel et de passer les IRA), la traduction (master édition littéraire réputé à Avignon), le journalisme (après une licence d'anglais et l'ESJ…)
Bien sûr toutes ces filières n'offrent pas des débouchés assurés, et il convient de bien se renseigner avant… Mais tous les exemples que je viens de citer proviennent de personnes de mon entourage.
Le bac littéraire n'est pas une voie de garage, à condition de bien savoir s'orienter par la suite… Car effectivement, les débouchés sont restreints si l'on possède un master de lettres ou d'anglais. Et je suis tout à fait d'accord sur ce point: préparer un doctorat pour finalement enseigner en collège n'a pas de sens… donc il faut être conscient des difficulté de la voie dans laquelle on s'engage.