Apollinaire, À la Santé

Entraide scolaire

21 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous

Pensez vous que ces axes soient appropriés pour "A la Santé" de Guillaume Apollinaire?

I. La Chute
1) L'incarcération
2) La perte d'identité
3) L'animalisation

II. La Renaissance
1) grâce à la prière
2) le raisonnement
3) la solitude apprivoisée

Merci d'avance pour tous vos conseils

texte: https://fr.wikisource.org/wiki/Alcools
À la Santé

Une remarque s'impose sur le rythme sautillant et gai de cette strophe

Non je ne me sens plus là
Moi-même
Je suis le quinze de la
Onzième

Le soleil filtre à travers
Les vitres
Ses rayons font sur mes vers
Les pitres

Et dansent sur le papier
J’écoute
Quelqu’un qui frappe du pied
La voûte

(et l'analyse stylistique ? elle sera où ? Il y a beaucoup à dire sur les effets produits par les mètres différents)
À la Santé*


Avant d’entrer dans ma cellule
Il a fallu me mettre nu
Et quelle voix sinistre ulule
Guillaume qu’es-tu devenu

Le Lazare entrant dans la tombe
Au lieu d’en sortir comme il fit
Adieu adieu chantante ronde
Ô mes années ô jeunes filles


II

Non je ne me sens plus là
Moi-même
Je suis le quinze de la
Onzième

Le soleil filtre à travers
Les vitres
Ses rayons font sur mes vers
Les pitres

Et dansent sur le papier
J’écoute
Quelqu’un qui frappe du pied
La voûte


III

Dans une fosse comme un ours
Chaque matin je me promène
Tournons tournons tournons tou jours
Le ciel est bleu comme une chaîne
Dans une fosse comme un ours
Chaque matin je me promène

Dans la cellule d’à côté
On y fait couler la fontaine
Avec les clefs qu’il fait tinter
Que le geôlier aille et revienne
Dans la cellule d’à côté
On y fait couler la fontaine


IV

Que je m’ennuie entre ces murs tout nus
Et peints de couleurs pâles
Une mouche sur le papier à pas menus
Parcourt mes lignes inégales

Que deviendrai-je ô Dieu qui connais ma douleur
Toi qui me l’as donnée
Prends en pitié mes yeux sans larmes ma pâleur
Le bruit de ma chaise enchaînée

Et tous ces pauvres cœurs battant dans la prison
L’Amour qui m’accompagne
Prends en pitié surtout ma débile raison
Et ce désespoir qui la gagne


V

Que lentement passent les heures
Comme passe un enterrement

Tu pleureras l’heure où tu pleures
Qui passera trop vitement
Comme passent toutes les heures
VI

J’écoute les bruits de la ville
Et prisonnier sans horizon
Je ne vois rien qu’un ciel hostile
Et les murs nus de ma prison

Le jour s’en va voici que brûle
Une lampe dans la prison
Nous sommes seuls dans ma cellule
Belle clarté Chère raison


Septembre 1911.
* Ironie du mot; jeu de mots "à ta santé".
I quelle voyelle prédomine dans la première strophe? Rime -ombe/ -onde.
II des vers de 2 syllabes. Des vers courts évoquent quoi?
III Structure.
IV Strophes de 4 vers. Quelques Alexandrins.
V 5 vers.
VI Octosyllabes.

Comme tout prisonnier, il voit sa situation en lui-même et ses souvenirs + ce qui se passe à l'extérieur.
Cf "Le ciel est par-dessus les toits, Si bleu, si calme" (Verlaine)
Bonjour,

En 1911, Le 7 septembre, inculpé pour complicité de vol, Apollinaire est incarcéré à la Santé. Le 12, il est relâché et l'affaire se termine par un non-lieu. Ce court séjour en prison a cependant traumatisé le poète qui rend compte de cette expérience dans ce poème d'Alcools, "A la Santé".

Pour t'aider dans l'analyse de IV

1. l'ennui, la douleur (ou l'abattement à la suite de l'enfermement)
2. La prière, La compassion (ou une tentative d'évasion par l'élévation spirituelle)
3. Le désespoir (ou la rechute)

Note l'irrégularité des vers et surtout cette alternance régulière de vers longs et courts qui traduisent cette succession de montées pour échapper à l'enfermement et de chutes brutales lors du retour à la sinistre réalité.
Ici Apollinaire ne traite pas le thème de la prison selon les poncifs en vigueur : saleté, barreaux, mauvais traitements… mais relève l'horreur toute simple du monde carcéral où règnent solitude, anonymat, absence au point que l'esprit vacille au bord de la folie. La privation de liberté reste implicite. Cette dure expérience a fait mûrir le poète.
bonjour je suis en première S et j'ai un commentaire littéraire à faire sur le texte A la santé d'Apollinaire
Voici le sujet :
Vous proposerez un commentaire littéraire du texte a la santé d'Apollinaire a partir du parcours suivant:
Comment l'univers de la prison est-il décrit dans ce poème?
Quels sont les sentiments personnels exprimés par le poète?

j'ai fait un parcours linéaire comme me la conseillé ma prof de français et suite a sa mes idées sont : que l'endroit est sombre sinistre ennuyeux, un endroit sans issue , il parle du monde extérieur il y a des figure de style , il évoque dieu , il est désespéré , trouve le temps long.

mais je n'arrive pas a rejoindre tous ces idées dans le plan !!

merci de m'aider!!
J'aimerais savoir quel sont les deux espaces qui s'opposent dans ce poème?! Et dans quel but?

Avant d’entrer dans ma cellule
Il a fallu me mettre nu
Et quelle voix sinistre ulule
Guillaume qu’es-tu devenu

Le Lazare entrant dans la tombe
Au lieu d’en sortir comme il fit
Adieu adieu chantante ronde
Ô mes années ô jeunes filles


II

Non je ne me sens plus là
Moi-même
Je suis le quinze de la
Onzième

Le soleil filtre à travers
Les vitres
Ses rayons font sur mes vers
Les pitres

Et dansent sur le papier
J’écoute
Quelqu’un qui frappe du pied
La voûte


III

Dans une fosse comme un ours
Chaque matin je me promène
Tournons tournons tournons toujours
Le ciel est bleu comme une chaîne
Dans une fosse comme un ours
Chaque matin je me promène

Dans la cellule d’à côté
On y fait couler la fontaine
Avec les clefs qu’il fait tinter
Que le geôlier aille et revienne
Dans la cellule d’à côté
On y fait couler la fontaine


IV

Que je m’ennuie entre ces murs tout nus
Et peints de couleurs pâles
Une mouche sur le papier à pas menus
Parcourt mes lignes inégales

Que deviendrai-je ô Dieu qui connais ma douleur
Toi qui me l’as donnée
Prends en pitié mes yeux sans larmes ma pâleur
Le bruit de ma chaise enchaînée

Et tous ces pauvres cœurs battant dans la prison
L’Amour qui m’accompagne
Prends en pitié surtout ma débile raison
Et ce désespoir qui la gagne


V

Que lentement passent les heures
Comme passe un enterrement

Tu pleureras l’heure où tu pleures
Qui passera trop vitement
Comme passent toutes les heures


VI

J’écoute les bruits de la ville
Et prisonnier sans horizon
Je ne vois rien qu’un ciel hostile
Et les murs nus de ma prison

Le jour s’en va voici que brûle
Une lampe dans la prison
Nous sommes seuls dans ma cellule
Belle clarté Chère raison

Septembre 1911.

Merci Beaucoup Aidez moi PLEASE, je ne sais pas quoi répondre….!!!! 😞
La prison et… le monde extérieur, évoqué par le soleil, le ciel et la ville! cf "le Ciel est par-dessus le toit…" (Verlaine)
Bonjour tout le monde,
Alors que je m'entrainais pour le bac de français j'ai fait le commentaire d'à la santé d'Apollinaire. En comparant avec l'annabac j'ai trouvé un plan très différent (plan très spécial de l'annabac) et je voudrais donc vous proposer mon plan et avoir votre avis sur sa validité…
Voilà mes axes:
I) Un lieu hostile qui transforme le poète
II) Le règne de l'ennui, des regrets et du désespoir
III) Une envie d'ailleurs

Voici le poème:
I

Avant d’entrer dans ma cellule
Il a fallu me mettre nu
Et quelle voix sinistre ulule
Guillaume qu’es-tu devenu

Le Lazare entrant dans la tombe
Au lieu d’en sortir comme il fit
Adieu adieu chantante ronde
Ô mes années ô jeunes filles


II

Non je ne me sens plus là
Moi-même
Je suis le quinze de la
Onzième

Le soleil filtre à travers
Les vitres
Ses rayons font sur mes vers
Les pitres

Et dansent sur le papier
J’écoute
Quelqu’un qui frappe du pied
La voûte


III

Dans une fosse comme un ours
Chaque matin je me promène
Tournons tournons tournons toujours
Le ciel est bleu comme une chaîne
Dans une fosse comme un ours
Chaque matin je me promène

Dans la cellule d’à côté
On y fait couler la fontaine
Avec les clefs qu’il fait tinter
Que le geôlier aille et revienne
Dans la cellule d’à côté
On y fait couler la fontaine


IV

Que je m’ennuie entre ces murs tout nus
Et peints de couleurs pâles
Une mouche sur le papier à pas menus
Parcourt mes lignes inégales

Que deviendrai-je ô Dieu qui connais ma douleur
Toi qui me l’as donnée
Prends en pitié mes yeux sans larmes ma pâleur
Le bruit de ma chaise enchaînée

Et tous ces pauvres cœurs battant dans la prison
L’Amour qui m’accompagne
Prends en pitié surtout ma débile raison
Et ce désespoir qui la gagne


V

Que lentement passent les heures
Comme passe un enterrement

Tu pleureras l’heure où tu pleures
Qui passera trop vitement
Comme passent toutes les heures


VI

J’écoute les bruits de la ville
Et prisonnier sans horizon
Je ne vois rien qu’un ciel hostile
Et les murs nus de ma prison

Le jour s’en va voici que brûle
Une lampe dans la prison
Nous sommes seuls dans ma cellule
Belle clarté Chère raison
Merci d'avance
Oui, ce n'est pas mal, mais dans quel sens parles-tu de transformation dans ta première partie ?
Dans ta conclusion, n'oublie pas de faire un parallèle avec le célèbre poème de Verlaine "le ciel est, par-dessus le toit…"; le souvenir de ce poème est ici manifeste.
Transforme dans le sens il devient different, plus vraiment lui-même.
Je ne vois pas très bien le lien avec le poème de Verlaine….
Verlaine a lui aussi écrit son poème en cellule…
Et sur un tempo qu'a repris Apollinaire :
Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?
8 + 4
Non je ne me sens plus là
Moi-même
Je suis le quinze de la
Onzième



Le soleil filtre à travers
Les vitres
Ses rayons font sur mes vers
Les pitres



Et dansent sur le papier
J'écoute
Quelqu'un qui frappe du pied
La voùte
7 + 3 : Hommage à l'Art poétique :
De la musique avant toute chose/ Et pour cela préfère l'impair.
J'écoute les bruits de la ville
Et prisonnier sans horizon
Je ne vois rien qu'un ciel hostile
Et les murs nus de ma prison



Le jour s'en va voici que brûle
Une lampe dans la prison
Nous sommes seuls dans ma cellule
Belle clarté Chère raison
Il serait intéressant de s'interroger sur la fonction de ces reprises…
Bonjour! Je dois faire un commentaire sur le célèbre poème "A la Santé" de Guillaume Apollinaire pour lundi.
J'ai déjà trouvé une intro et une première partie mais je bloque pour la suite! Pourriez-vous m'aider?
Voici mon plan pour le moment :

Partie I :
A) La réalité de la vie carcérale (évocation du décor, des usages, du bruit - pauvreté des ressentis - temps long …)
B) Lutte contre la monotonie (variété de l'énonciation - personnification de "ses années" passées en jeune filles - il se confie à sa raison personnifiée elle aussi - une "voix sinistre" s'adresse à lui, il s’invente des interlocuteurs …..)

Je ne vois pas mettre pour la suite et surtout je ne parviens pas à tirer une réelle conclusion de ce poème!
Merci d'avance!
Bonjour,

Je lis un livre qui raconte le vol de la Joconde où je tombe sur ces vers carcéraux qui me laissent perplexes.
Ils sont beaux, poétiques.
On peut réfléchir à leur sens comme on le fait d'habitude (pour ceux qui ont cette habitude, pas moi) pour un poème mais en l'occurrence on peut aussi s'y prendre comme un détective :

https://criminocorpus.org/fr/musee/les-prisons-dapollinaire/invention-poetique-et-realite-carcerale/
Bonjour à tous

J'aimerais savoir quel temps a été utilisé dans la phrase ci-dessous du poème, à la santé, d'Apollinaire:

Que lentement passent les heures
Comme passe un enterrement

Il me semble qu'Apollinaire a utilisé le verbe passer au subjonctif présent mais j'ai cherché la traduction anglaise du poème et j'ai rendu compte qu'il a été traduit comme cela:

How slowly pass the hours
like a burial passes

P.S. Je ne suis pas français donc je suis un peu confus de comprendre le poème.

Merci pour vos chère réponses.
A la santé
V
Que lentement passent les heures
Comme passe un enterrement

Tu pleureras l'heure où tu pleures
Qui passera trop vitement
Comme passent toutes les heures.
Plutôt un présent de l'indicatif :
Comme les heures passent lentement
Aussi lentement qu'un enterrement.
Bonjour,

L'interprétation est faussée par le que initial :
- est-ce un souhait ? auquel cas il serait suivi d'un subjonctif,
- est-ce une exclamation signifiant un écoulement du temps d'une lenteur désespérante ? auquel cas il demanderait un indicatif.
L'absence de ponctuation (il y aurait un point d'exclamation dans le deuxième cas) ne facilite pas le choix.
Cependant c'est le deuxième cas qui est le plus vraisemblable dans la psychologie du prisonnier.
Effectivement, l'option "indicatif" est la plus probable.
Un prisonnier trouve plutôt le temps long.
Il ne va donc pas souhaiter que les heures passent lentement !
D'accord disons que la première phrase est à l'indicatif mais pourquoi à la phrase suivante il dit que le temps passe vitement comme passent toutes les heures?