La question est intéressante et la réponse ne me semble pas simple. Certes, il y a une règle prônant l'invariabilité des noms de marque, mais il y a les exceptions à cette règle dès lors que la marque franchit la frontière floue qui la fait entrer dans le monde des noms communs. Qui en décide ? Seulement les lexicographes patentés ou bien chaque utilisateur, selon qu'il "sent" qu'il utilise ou non un nom de marque ?
En laissant de côté la question des majuscules, la plupart des auteurs sont d'accord pour écrire des frigidaires, des caddies, des klaxons, des cotons-tiges, bien que tous ces noms aient été ou soient encore des marques déposées. De fait, ces noms sont entrés dans la plupart des dictionnaires.
Mais certains autres noms de marque, très banals aussi, ne sont pas dans les dictionnaires et pourtant pourraient se construire de la même manière. Puisque nous parlons bonbons, je vois qu'une majorité de scripteurs écrivent des carambars et des malabars, comme il écrivent des caramels.
Pour en revenir plus précisément au "mistral gagnant" ("Mistral gagnant"),
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j'observe sur le site de l'INPI qu'il n'y a pas ou plus de marque déposée à ce nom pour des bonbons ou sucreries.
C'est donc une appellation non protégée. Doit-elle suivre malgré tout la règle de l'invariabilité ?
Je crois que non et cette réponse me paraît encouragée par le fabricant originel de cette poudre rafraichissante, qui avait écrit sur le paquet, comme on le voit sur la photo : « Le mistral gagnant donne la véritable fraîcheur » (écrit tout en capitales), où il utilise son nom comme un nom commun.
Si j'en crois une transcription de la chanson de Renaud que je trouve sur la Toile, il fait une différence de traitement entre les Car-en-sac et les Minto d'un côté, et les mistrals gagnants de l'autre.
Les bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l' marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
Et les mistrals gagnants