Suggestions pour la tournure d’une phrase

Langue française

30 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

Voici une autre phrase que j'aimerais reformuler, avec votre aide.

"Nous avions fini par engager un débat houleux à propos de quelque détail ésotérique lorsque, dans un moment d’excitation, l’un de nous a saisi le livre de géologie providentiel, qui trainait sur un bureau."

Je trouve que la partie finale "qui trainait sur un bureau" allourdit la phrase, qu'elle est accollée un peu maladroitement. Qu'en pensez-vous ?

J'aurais voulu trouver une tournure du style "l'un de nous a saisi d'un bureau le livre de géologie providentiel", mais peut-on saisir "de quelque chose" ?

J'attends vos suggestions avec impatience !
De tout ce que tu as écrit, je saisis ta question. 🙂
Bonjour, Alexousou. 🙂

"Nous avions fini par engager un débat houleux à propos de quelque détail ésotérique lorsque, dans un moment d’excitation, l’un de nous a saisi le livre de géologie providentiel, qui traînait sur un bureau."

C'est vrai que cette phrase est un peu trop longue… Cela nuit à la vivacité du récit. En faisant deux phrases et mettant "a saisi" au passé simple, il me semble que cela irait déjà mieux. Et la virgule après "providentiel" n'est pas indispensable:

"Nous avions fini par engager un débat houleux à propos de quelque détail ésotérique. Soudain, dans un moment d’excitation, l’un de nous saisit le livre de géologie providentiel qui traînait sur un bureau."

Qu'en penses-tu ?
Bonjour Alexsousou,
"Nous avions fini par engager un débat houleux à propos de quelque détail ésotérique lorsque, dans un moment d’excitation, l’un de nous a saisi le livre de géologie providentiel, qui trainait sur un bureau."
Je ne trouve pas cette phrase particulièrement longue ou lourde. Je suis d'accord avec Jehan pour conjuguer saisir au passé simple plutôt qu'au passé composé (saisir = action soudaine et rapide).

J'isolerais providentiel à l'aide de la ponctuation (tirets, virgules ou parenthèses), afin qu'il se rapporte bien à livre et non à géologie (et qu'il soit mis en valeur).

J'écrirais donc :
- Nous avions fini par engager un débat houleux à propos de quelque détail ésotérique lorsque, dans un moment d’excitation, l’un de nous saisit le livre de géologie — providentiel ! — qui traînait sur un bureau.

Muriel
Bonjour Jehan,

En effet, couper la phrase en deux est une bonne idée. Je convertirais alors "nous avions fini" par "nous avons fini", cela me semble plus approprié.

Je ne suis pas certain qu'il faille supprimer la virgule, le sens n'est plus exactement le même.

Merci, en tout cas ! 🙂
Je me demande si jamais quelqu'un a suggéré à Marcel Proust de couper ses longues phrases en segments. 🙂
Bonjour Muriel,

Merci pour cette proposition, mais je ne suis pas totallement convaincu par le mise en exergue de mot "providentiel". Je vais y réfléchir.

Juste une bête question, vous pourrez sans doute m'éclairer : dans un récit, faut-il utiliser toujours soit le passé composé soit le passé simple, ou peut-on associer les deux ?
J'aime bien "Nous finîmes par…."
Il vaut mieux laisser "nous avions fini". Le plus-que-parfait exprime une action antérieure à une autre action passée. Et l'autre action ("saisit") est au passé simple…
"Je me demande si jamais quelqu'un a suggéré à Marcel Proust de couper ses longues phrases en segments."
Mais voyons, cher JSC… Les phrases de Proust sont déjà segmentées par des tas de points-virgules, non ? Cela dit, je ne pense pas qu' Alexousou ait souhaité écrire un pastiche de Proust. 😉
Cela dit, je ne pense pas qu' Alexousou ait souhaité écrire un pastiche de Proust.
Bien-sûr que non. Je fais du Châteaubriand, et c'est déjà pas si mal.
Bonjour,

Pourquoi ne pas rapprocher providentiel de livre ?

Tel que :

Nous avions fini par engager un débat houleux à propos de quelque détail ésotérique lorsque, dans un moment d’excitation, l’un de nous saisit le livre providentiel de géologie qui traînait sur un bureau.

ou

Nous avions fini par engager un débat houleux à propos de quelque détail ésotérique lorsque, dans un moment d’excitation, l’un de nous saisit le providentiel livre de géologie qui traînait sur un bureau.

Pourquoi ne pas remplacer également "qui traînait sur un bureau" par "traînant sur un bureau" ?


D'autre part, j'apprécie les phrases longues qui me rappellent Jules Verne, Victor Hugo et les imbrications des versions latines de ma jeunesse. La mode serait-elle aux phrases courtes … et aux pensées étriquées ?
En enseignant l'art de disserter pour un Certificat d'Aptitude, l'intervenant voulait à tout prix que l'on écrive en style journalistique. Pas plus de dix mots par phrase!

Il est vrai que la concision et la clarté sont souvent appréciées par ceux qui n'ont pas le temps à lire un document….

Mais ici, c'est un site d'études littéraires.


Pourquoi le livre, est-il providentiel?
Ésotérique=obscur (je suppose).
Comment un petit rien obscur, peut-il devenir la cause d'un débat houleux? Entre combien de personnes?

Vers la fin du débat houleux qui ensuivit, l'un d'entre nous saisit un livre (*providentiellement reposant sur une table dans les environs).

*Facultatif.
Il me semble que la suppression de la virgule de "le livre de géologie providentiel, qui trainait sur un bureau" change un peu le sens. La partie qui suit la virgule est en fait anecdotique, elle pourrait être entre parenthèses. Ce n'est plus tout à fait le cas sans la virgule.

Je n'ai rien contre les phrases longues, a priori, pour autant qu'elles soient claires et bien équilibrées. Or ma phrase manquait d'équilibre, justement, et j'estime en effet plus judicieux de la partager en deux.

JSC : deux personnes sont en désaccord sur un point ésotérique, l'une d'elles saisit un livre pour trancher le différend, livre qui se révèle providentiel, puiqu'il fournit la réponse à un problème beaucoup plus vaste que la broutille ésotérique qu'il était censé régler.
Qui a dit que je n'aimais pas les phrases longues ?
Bonjour. 🙂
JSC a écrit :

Il est vrai que la concision et la clarté sont souvent appréciées par ceux qui n'ont pas le temps à lire un document…. Mais ici, c'est un site d'études littéraires.
Littéréraire… Donc forcément prolixe, confus, et réservé aux privilégiés qui ont le temps ? Ah bon…
Saute-gouillets a écrit:

D'autre part, j'apprécie les phrases longues qui me rappellent Jules Verne, Victor Hugo et les imbrications des versions latines de ma jeunesse. La mode serait-elle aux phrases courtes … et aux pensées étriquées ?
Chacun son tempérament, ses préférences et ses nostalgies. Les styles d'écrivains sont variés, il y en a heureusement pour tous les goûts. Hugo (Chansons des rues et des bois) savait aussi faire court et concis. Ce qui n'est pas forcément la marque d'une pensée indigente, et pas forcément plus facile à faire que de délayer à tout va. Je ne pense pas que les nouvelles de Marcel Aymé soient de la sous-littérature, ni que les poèmes de Guillevic ou les haïkus japonais soient de la sous-poésie. Une phrase longue, quant à elle, n'est pas forcément garante d'un esprit ouvert et d'une pensée déliée. Combien sont-ils à tenter de planquer leurs insuffisances sous des monceaux d'ornements filandreux?

Cela dit, si ça peut faire plaisir à Saute-gouillets et à JSC, puisque ma version à deux phrases défrise trop leurs nostalgies prousto-hugoliennes, je veux bien recoller les deux morceaux. Mais sans chercher de nouveaux poils sur les oeufs à propos de la place de "providentiel".

"Nous avions fini par engager un débat houleux à propos de quelque détail ésotérique lorsque, dans un moment d’excitation, l’un de nous saisit le livre de géologie providentiel qui trainaît sur un bureau."

J'estime que c'est suffisamment clair et expressif comme ça.
"L'un de nous":
ne sait-il pas lequel des deux, lui ou moi?
Il est vrai que la concision et la clarté sont souvent appréciées par ceux qui n'ont pas le temps à lire un document
, par exemple un chef hiérarchique ou un élu.
Bonsoir,

[Version première]
Hum, il semblerait que ma pointe d'humour ironique, à l'encontre des phrases longues dont le mérite est d'être plus compréhensibles et moins lourdes, fût mal interprétée en raison d'un propos pris personnellement alors qu'il était général. Je désirais simplement m'élever contre l'actuelle stigmatisation systématique des phrases longues, dans le cadre professionnel, qui dès qu'elles comportent plus de trois virgules sont vues comme absconses et incompréhensibles par l'esprit supposé étriqué de leurs lecteurs. Aussi, bien que je supporte mal qu'on dénigre tant les phrases longues, je ne puis que déplorer que ma tournure de phrase produisît l'effet inverse à celui escompté alors que j'apprécie également les phrases courtes; mais pas uniquement celles-ci. Pour ce qui est des préférences de chacun : de coloribus et gustatibus non disputandum

[Version seconde]
Hum, il semblerait que ma pointe d'humour fût mal interprétée. Je n'ai rien contre les phrases courtes. Elles possèdent le mérite d'être plus facilement compréhensibles. De même qu'elles évitent une certaine lourdeur de style. Mon propos n'était pas personnel mais bien général. Je voulais juste lutter contre la stigmatisation systématique des phrases longues. Stigmatisation que je rencontre tous les jours au travail. L'idée générale étant qu'une phrase comportant plus de trois virgules soit difficilement compréhensible. Comme si la personne qui lisait avait l'esprit trop étriqué pour comprendre. Je ne puis que déplorer que ma tournure de phrase produisît l'effet inverse ! Alors oui, j'apprécie également les phrases courtes. Mais pas uniquement celles-ci. Aussi je supporte mal qu'on dénigre tant les phrases longues. Pour ce qui est des préférences de chacun : de coloribus et gustatibus non disputandum !

Soyons clairs, ce que je trouve déplorable c'est que l'on présuppose que le lecteur a forcément l'esprit étriqué et pas du tout qu'il faut un esprit étriqué pour écrire des phrases courtes !

Afin d'en revenir au sujet, si j'ai proposé de rapprocher providentiel de livre, c'est que de prime abord, je n'ai pas pu déterminer si c'était le livre ou la géologie qui était providentiel. Je suppose que le contexte de la phrase aurait pu y aider. (et la conjugaison, oui je sais !)

Au lu des précisions suivantes :
deux personnes sont en désaccord sur un point ésotérique, l'une d'elles saisit un livre pour trancher le différend, livre qui se révèle providentiel, puisqu'il fournit la réponse à un problème beaucoup plus vaste que la broutille ésotérique qu'il était censé régler
Je verrais bien:
"Nous avions fini par engager un débat houleux à propos de quelque détail ésotérique lorsque, dans un moment d’excitation, l’un de nous saisit sur un bureau, un livre de géologie qui se révéla* providentiel"

Sans rancune ? 😉

* Oui révéla et non réléva (dyslexie claviesque récurrente)
*révéla?
Bonjour, JSC.

Je vois que l'amateur de phrases longues s'essaie malgré tout de temps en temps au style télégraphique… :/

Clarté et concision, selon toi, seraient donc obligeamment réservés à l'information des chefs (pour qui le temps c'est de l'argent, c'est bien connu). Mais ces élites, quant à elles, ne nous retournent pourtant pas la politesse. Elles préfèrent user de l'amphigouri, c'est tellement plus commode pour impressionner et embobiner le vulgum pecus !
"L'un de nous":
ne sait-il pas lequel des deux, lui ou moi?
Tu as sûrement voulu écrire "lui ou l'autre ?"…
Certes, il sait qui a saisi le livre. C'est lui, ou c'est l'autre.
Mais est-il obligé de le préciser tout de suite pour que la phrase soit correcte ? Un peu de suspens, ce n'est pas interdit…
Nous = lui + moi.
L'un de nous = lui ou moi.
Analysons attentivement…

Tu écris:
"Ne sait-il pas lequel des deux, lui oumoi?"

En bon français, le pronom "moi" désigne ici le scripteur de la phrase entre guillemets, c'est-à-dire JSC !

"Ne sait-ilpas lequel des deux,luiou moi ?"
Le il , tout comme le lui désigne la personne dont tu parles, c'est-à-dire le narrateur de cette histoire de livre.

Donc, "luioumoi" dans ta phrase, signifie: "le narrateur, ou bienmoi, JSC" Ce qui n'est pas du tout ce que tu as voulu écrire.
Il te fallait donc l'écrire comme je te l'ai indiqué:

"luioul'autre ?" = le narrateur ou l'autre personnage