Bonsoir, JSC. Quelques remarques…
Alors, les écrivains académiciens seraient les seuls à constituer une autorité ? En vertu de quoi seraient-ils plus infaillibles que d'autres, sinon par auto-proclamation ?
Depuis longtemps, le peuple ne prononçait plus "wa", ni même "wè" les terminaisons de l'imparfait… Ce n'est pas l'Académie qui a décidé du changement de prononciation. Elle a été très lente à l'entériner dans son dictionnaire, tu seras bien d'accord. Alors, de quel droit exigerait-elle de son côté que l'on observe sur-le-champ ses propositions de réforme orthographique ?
Le langage n'évolue pas que par le vouloir des écrivains. Ce serait leur prêter un bien grand pouvoir ! Il évolue aussi par les millions d'usagers, qui l'utilisent tout aussi quotidiennement. Et la langue populaire sait aussi se montrer inventive, pleine de charme et de drôlerie. Ne prenons pas toujours l'adjectif "vulgaire" dans son sens le plus péjoratif.
C'est vrai que "Merdre" n'est pas dans le Robert. Mais tous les effets de style d'écrivains n'ont pas forcément vocation à entrer en tant que mots dans le lexique, puisqu'ils se définissent justement par une entorse (plus ou moins heureuse) à l'usage. Et c'est grâce à cela qu'on les remarque…
Alors, les écrivains académiciens seraient les seuls à constituer une autorité ? En vertu de quoi seraient-ils plus infaillibles que d'autres, sinon par auto-proclamation ?
Depuis longtemps, le peuple ne prononçait plus "wa", ni même "wè" les terminaisons de l'imparfait… Ce n'est pas l'Académie qui a décidé du changement de prononciation. Elle a été très lente à l'entériner dans son dictionnaire, tu seras bien d'accord. Alors, de quel droit exigerait-elle de son côté que l'on observe sur-le-champ ses propositions de réforme orthographique ?
Le langage n'évolue pas que par le vouloir des écrivains. Ce serait leur prêter un bien grand pouvoir ! Il évolue aussi par les millions d'usagers, qui l'utilisent tout aussi quotidiennement. Et la langue populaire sait aussi se montrer inventive, pleine de charme et de drôlerie. Ne prenons pas toujours l'adjectif "vulgaire" dans son sens le plus péjoratif.
C'est vrai que "Merdre" n'est pas dans le Robert. Mais tous les effets de style d'écrivains n'ont pas forcément vocation à entrer en tant que mots dans le lexique, puisqu'ils se définissent justement par une entorse (plus ou moins heureuse) à l'usage. Et c'est grâce à cela qu'on les remarque…