Question pour ceux qui ont fait hypokhâgne : faut-il être un grand lecteur ?

La filière littéraire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour à tous. Je suis en term L et je postule pr faire une prépa littéraire l'année prochaine. Et je me demandai si pour pouvoir convenablement y réussir, il fallait être un grand lecteur, càd avoir un gros bagage littéraire ? En effet, je me sens bien modeste de ce côté-là, privilégiant des lectures qualitatives et non quantitatives. Merci de vos réponses
Il faut lire bien, retenir ce qu'on lit, l'intégrer assez vite à une culture mobilisable en dissert. Ensuite, pour la quantité, chacun fait comme il peut, et selon ce qu'il lit. (En nombre de pages, on lit moins vite et moins facilement du Hegel que du Maupassant …)
A mon avis, il faut aimer lire et tout de meme connaitre ses classiques.
Après, ma petite expérience me fait dire que quoi qu'on ai pu lire avant l'hypokhagne (et encore plus la khagne), ça ne sera toujours pas assez. C'est important de faire des lectures efficaces, avec fiches de lecture par exemple, pour pouvoir t'en resservir après. Je ne pense pas que ce soit un handicap extreme si tu as relativement peu lu avant ta prépa mais cela représente tout de meme un certain retard si tu manque du bagage culturel "de base" disons.
Par contre, tu dis privilégier la qualité, et ça peut etre un atout si les livres que tu as lus sont originaux (mais d'auteurs "conventionnels" quand même) car tu te différencieras des autres dans tes dissertations. Comme tu dois bien le savoir, les dissertations sont en partie fondées sur tes exemples (donc tes lectures), et plus ils sont variés, mieux c'est.
Bref, dis-nous peut-être ce que tu as lu, et pas lu, pour qu'on te conseille une bibliographie de vacances si cela t'inquiètes !
A mon avis, il faut aimer lire et tout de même connaître ses classiques.
Après, ma petite expérience me fait dire que quoi qu'on ait pu lire avant l'hypokhâgne (et encore plus la khâgne), ça ne sera toujours pas assez. C'est important de faire des lectures efficaces, avec fiches de lecture par exemple, pour pouvoir t'en resservir après. Je ne pense pas que ce soit un handicap extrême si tu as relativement peu lu avant ta prépa mais cela représente tout de même un certain retard si tu manques du bagage culturel "de base" disons.
Par contre, tu dis privilégier la qualité, et ça peut être un atout si les livres que tu as lus sont originaux (mais d'auteurs "conventionnels" quand même) car tu te différencieras des autres dans tes dissertations. Comme tu dois bien le savoir, les dissertations sont en partie fondées sur tes exemples (donc tes lectures), et plus ils sont variés, mieux c'est.
Bref, dis-nous peut-être ce que tu as lu, et pas lu, pour qu'on te conseille une bibliographie de vacances si cela t'inquiète !

Orthographe et grammaire sont deux choses qui peuvent aussi peser dans la balance … … et puis à mon avis il est plus judicieux d'être innovant dans la perception des textes, plutôt que dans le choix des oeuvres. Il est plus remarquable d'avoir à dire quelque chose de nouveau et de juste sur une oeuvre que tout le monde croit connaître. Pour montrer que la critique a oublié une oeuvre secondaire d'un auteur marginal, il faut une puissance de feu digne d'un génie. Les génies existent. Mais ils sont rares. C'est un vrai plaisir de faire du nouveau avec de l'ancien. En tout cas, l'originalité n'est pas toujours où l'on croit. Les classiques, dans tous les domaines, sont classiques avant tout parce qu'ils sont singuliers. On ne pardonnera pas à un étudiant son ignorance des textes du patrimoine littéraire. Son goût pour des oeuvres choisies avec originalité ne doit pas cacher la misère, mais au contraire se constituer comme un supplément, l'essentiel étant de partager une culture commune.
C'est d'abord en lisant qu'on est original, qu'on est unique. Pas en choisissant de lire ce que peu de gens connaissent. Quand on vit dans une époque réactionnaire, il s'agit de flatter ceux qui nous jugent, pour leur montrer qu'en définitive on a le nez plus fin qu'eux. Et là, enfin, on a le droit de faire des pieds de nez à l'establishment, et de courir nu dans les champs de fleurs, de hurler son goût pour la différence et la liberté intrinsèque de notre esprit, et tout et tout
Désolée des fautes d'ortographe, pas dignes d'une élève de prépa… En même temps mon clavier est récalcitrant avec les accents circonflexes. Enfin ce qui comptait le plus dans mon message n'était pas la manière dont il était écrit mais ce qu'il disait…
Bref. Je suis bien d'accord qu'avant de pouvoir développer ses propres idées sur un texte à la marge il faut connaître les oeuvres classiques. Mais je trouve personnellement qu'il est plus difficile de "dire quelque chose de nouveau et de juste sur une oeuvre que tout le monde croit connaître", même si c'est "plus remarquable", surtout si on pense avoir quelques lacunes… Mais c'est seulement mon avis et je n'aurais pas la prétention de l'ériger en vérité absolue.

Le but pour toi avant d'entrer en hypokhâgne et même après en être sorti n'est pas d'être un génie. En fait le seul conseil valable, je crois, c'est le suivant : pour entrer en hypokhâgne il faut aimer lire et ne pas avoir peur de la quantité (de travail, de lectures).