Érasme, Éloge de la folie, chapitre XL

Entraide scolaire

14 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

J'étudie le chapitre XL de ce livre et on me demande qu'appelait-on "trafic d'indulgences" à l'époque D'Erasme. Je n'ai rien trouvé mais je pense qu'il s'agit du fait que l'Eglise réclame trop d'argent pour se faire pardonner. La question dit aussi "A quel contexte renvoie cette expression?".

Je pense que ma réponse est un peu trop rapide et je ne vois pas bien quoi ajouter ou préciser. Pourriez-vous m'aider ?

Merci d'avance 🙂
Pourrais-tu nous donner les phrases qui entourent l'emploi de ces termes car en fonction des traduction diverses, l'expression peut changer…

Dans ma traduction cela serait je crois : " des pardons imaginaires" , une note renvoie aux Indulgences traitées par Eramse dans son Manuel.

et sinon, il te suffit de taper indulgences sur google et tu trouveras tout ce qu'il te faut.

par contre, je te conseil de "lourdement" le commenter car toute la fin du chapitre en découle : paiement comme absolution, superstition, décompte de plus précis du temps passé au purgatoire, etc…
En fait j'ai relu le texte et l'expression n'apparaît pas dans celui-ci. Je pense que le livre nous pose la question juste pour que nous fassions le rapport avec toutes les choses que vous avez dites à la fin et qui sont dans le passage à étudier.
Bonjour,

Pourriez-vous m'aider pour une question d'oral à faire et j'ai un peu de mal a la comprendre ? Merci d'avance.

Voici le texte :
Eloge de la folieErasme

Par contre, voici un genre d'hommes qui, sans aucun doute, est tout à fait de notre farine, ce sont ceux qui aiment bien entendre ou raconter eux-mêmes des miracles ou des prodiges inventés. Ils n'ont jamais assez de telles fables, quand on rapporte des histoires monstrueuses de spectres, de lémures, de larves, d'enfers, et mille autres merveilles de ce genre : plus elles s'éloignent de la verité, plus elles sont agréables les démangeaisaons dont elles chatouillent les oreilles. D'ailleurs cela sert à merveille non seulement à soulager l'ennui des heures, mais aussi à procurer quelque profit, surtout pour les prêtres et les prédicateurs.
Or, ceux-ci ont pour proches les gens qui nourrissent la folle conviction, cependant bien agréable, que s'ils aperçoivent un Polyphème, saint Christophe en bois ou peint, ils ne mourront pas de la journée ; si on salue avec les paroles prescrites un statue de sainte Barbe, on reviendra sain et sauf du combat ; ou si on rend visite à saint Erasme, certains jours, avec certains petits cierges, certaines petites prières, on deviendra bientôt riche. De même qu'il y a un saint Hippolyte ils ont trouvé en saint Georges un nouvel Hercule. C'est tout juste s'ils n'adorent pas son cheval très pieusement paré de phalères et de bulles ; souvent, ils lui offrent un nouveau petit pésent pour gagner ses faveurs et jurer par son casque d'airain est pour eux un serment de roi. Que dire de ceux qui se bercent agréablement de pardons imaginaires accordés a leur crimes, qui mesurent comme avec des clepsydres les durées du Purgatoire, calculant sans la moindre erreur siècles, années, mois, heures, comme d'après une table mathématique. Et de ceux qui s'appuient sur certaines petites formules ou prières magiques qu'un pieux imposteur a inventées pour son plaisir ou son profit, et s'en promettent tout : richesses, honneurs, plaisirs abondance, santé toujours florissante, très longue vie, verte vieillesse, et pour finir une place au Paradis, auprès du Christ, mais le plus tard possible, quand les voluptés de cette vie les abandonneront, malgrè leur efforts opiniâtres pour les retenir, et céderont place aux délices celestes. Ici, disons un commerçant ou un soldat, ou un juge, s'imagine, avec une petite pièce de monnaie prélevée sur tant de rapines, avoir purifié d'un seul coup ce marais de Lerne qu'est sa vie, et estime que tant de parjures, tant de débauches, tant d'ivrogneries, tant de rixes, tant de meurtres, tant d'impostures, tant de perfidies, tant de trahisons sont rachetés comme par un contrat, et si bien rachetés qu'il peut maintenant repartir à neuf pour un nouveau cycle de crimes. Et quoi de plus fou, que dis-je ? quoi de plus heureux que ceux qui, pour avoir récité chaque jour sept petits versets des Psaumes sacrés se promettent la félicité suprême, et au-delà ? Et ces petits versets magiques, c'est un démon, facétieux certes, mais plus étourdi que malin qui croit-on, les a indiqués à saint Bernard, mais fut pris à son propre piège, le pauvre ! Et de pareilles folies, si folles quelles me font presque honte, sont approuvées non seulement du vulgaire mais de ceux qui enseignent la religion.
Et maintenant, est-ce que ce n'est pas à peu près la même chose quand chaque pays revendiquepour lui-même un saint particulier, lui confère des attributions particulières, lui rend un culte avec des rites particuliers : celui-ci guérit la rage de dents, celui-là assiste les femmes en couches, un autre restitue les objets volés, celui-ci apparaît en sauveur au milieu du naufrage, celui-là protège le troupeau, et ainsi de suite, car il serait trop long de faire un recensement complet. Il y en a qui à eux seuls valent pour plusieurs choses, surtout la Vierge mère de Dieu, à qui le commun des hommes attribue presque plus de pouvoirs qu'à son fils.
La question est : En quoi le texte est-il fondé sur le registre polémique ?
Je n'arrive pas très bien à etablir mon plan ni à cerner la question. Merci.


Ma prof de français a changer la question :
Que critique Erasme dans ce texte ?
Je dois avouer que moi non plus je ne comprends pas vraiment la question mais le registre polémique implique qu'il y a des opinions divergentes(au moins deux) exprimées dans le texte; néanmoins après la lecture de ce texte, je reste un peu sceptique. Le registre polémique ne me semble pas être flagrant dans ce passage .
Parce que Paul et Mickey sont bien cachés 😂
c'est vrai que ce n'est vraiment pas evident !!! cela fait depuis hier soir que je bosse dessus et que je ne vois pas vraiment le sens de la question par rapport a ce texte !!!!
J'ai peut être une petite idée: le titre de l'ouvrage est déjà en lui même ironique; certes, Erasme fait bien l'éloge de la folie des hommes mais il la dénonce: tous les "que dire de ceux…" montrent qu'il dresse un tableau plutôt péjoratif de sa société: cette expression illustre déjà à elle seule toute son incompréhension, voire son indignation vis-à-vis de ses contemporains. Rappelons qu'Erasme est un humaniste du XVIème siècle, et donc qu'il prône des valeurs humaines qu'il a du mal visiblement à percevoir à son époque. Il faudrait peut être creuser de ce côté-là en relevant par exemple tous les termes(ainsi que toutes les expressions ironiques) connotés négativement qualifiant les hommes.
je n'y avait pas penser! 😀 merci
Je crois que nous n'avons pas besion ici de faire appel au contexte trés complexe du début du XVI siécle, ni non plus véritablement à l'Humanisme (qui ne se confond pas du tout avec l'adjectif humain, et Erasme perçoit tout trés bien !), il faut tout d'abord se poser la question suivante :

De quoi parle ce texte ?

et ensuite

Quels peuvent êtres les moyens littéraires employés par un texte pour être polémique ? dénonciation, ironie, satire, prise de position personnelle ?
Ma prof de français a changé la question !!! :mad: bref la nouvelle question est que critique erasme dans ce texte ?
Selon toi, que critique-t-il ? (c'est assez facile à trouver…)
euh la religion?mais je vois pas trop comment je peux faire un plan avec 2 axe minimum en parlant de la religion ….
J'ai aussi ce texte pour l'oral… et je crois que le registre polémique passe par de l'ironie, antiphrases, questions réthoriques ou vocabulaire péjoratif…

Par contre j'ai un plan très mauvais sur ce texte (en 5 parties…!) Est-ce que vous auriez une idée de plan plus réduit mêlant à la fois le polémique et la critique ?

Sachant que j'ai les idées :
- critique de la superstition
- critique de l'aspect financier de l'Eglise
- critique de la croyance en des Saints


Merci beaucoup d'avance pour votre aide !