La Fontaine, Les Deux Pigeons

Entraide scolaire

26 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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SAlut,
je suis en train d'écrire une explication de texte linéaire sur Les deux pigeons de La Fontaine. Je suis étudiant espagnol et j'ai des problèmes à trouver une "axe/plan" de lecutre. J'ai pensé à la problematique de "divertir et instruire" en même temps (=préface premier recueil)… comment en voit cela dans la fable. Mais vu qu'il s'agit d'une fable du 2. recueil, je devrais peut-être me référer plutôt à la préface du second recueil? Quelqu'un a d'autres idées? MERCI

Voici la fable
Deux Pigeons s'aimaient d'amour tendre.
L'un d'eux s'ennuyant au logis
Fut assez fou pour entreprendre
Un voyage en lointain pays.
L'autre lui dit : Qu'allez-vous faire ?
Voulez-vous quitter votre frère ?
L'absence est le plus grand des maux :
Non pas pour vous, cruel. Au moins, que les travaux,
Les dangers, les soins du voyage,
Changent un peu votre courage.
Encor si la saison s'avançait davantage !
Attendez les zéphyrs. Qui vous presse ? Un corbeau
Tout à l'heure annonçait malheur à quelque oiseau.
Je ne songerai plus que rencontre funeste,
Que Faucons, que réseaux. Hélas, dirai-je, il pleut :
Mon frère a-t-il tout ce qu'il veut,
Bon soupé, bon gîte, et le reste ?
Ce discours ébranla le coeur
De notre imprudent voyageur ;
Mais le désir de voir et l'humeur inquiète
L'emportèrent enfin. Il dit : Ne pleurez point :
Trois jours au plus rendront mon âme satisfaite ;
Je reviendrai dans peu conter de point en point
Mes aventures à mon frère.
Je le désennuierai : quiconque ne voit guère
N'a guère à dire aussi. Mon voyage dépeint
Vous sera d'un plaisir extrême.
Je dirai : J'étais là ; telle chose m'avint ;
Vous y croirez être vous-même.
A ces mots en pleurant ils se dirent adieu.
Le voyageur s'éloigne ; et voilà qu'un nuage
L'oblige de chercher retraite en quelque lieu.
Un seul arbre s'offrit, tel encor que l'orage
Maltraita le Pigeon en dépit du feuillage.
L'air devenu serein, il part tout morfondu,
Sèche du mieux qu'il peut son corps chargé de pluie,
Dans un champ à l'écart voit du blé répandu,
Voit un pigeon auprès ; cela lui donne envie :
Il y vole, il est pris : ce blé couvrait d'un las,
Les menteurs et traîtres appas.
Le las était usé ! si bien que de son aile,
De ses pieds, de son bec, l'oiseau le rompt enfin.
Quelque plume y périt ; et le pis du destin
Fut qu'un certain Vautour à la serre cruelle
Vit notre malheureux, qui, traînant la ficelle
Et les morceaux du las qui l'avait attrapé,
Semblait un forçat échappé.
Le vautour s'en allait le lier, quand des nues
Fond à son tour un Aigle aux ailes étendues.
Le Pigeon profita du conflit des voleurs,
S'envola, s'abattit auprès d'une masure,
Crut, pour ce coup, que ses malheurs
Finiraient par cette aventure ;
Mais un fripon d'enfant, cet âge est sans pitié,
Prit sa fronde et, du coup, tua plus d'à moitié
La volatile malheureuse,
Qui, maudissant sa curiosité,
Traînant l'aile et tirant le pié,
Demi-morte et demi-boiteuse,
Droit au logis s'en retourna.
Que bien, que mal, elle arriva
Sans autre aventure fâcheuse.
Voilà nos gens rejoints ; et je laisse à juger
De combien de plaisirs ils payèrent leurs peines.
Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ?
Que ce soit aux rives prochaines ;
Soyez-vous l'un à l'autre un monde toujours beau,
Toujours divers, toujours nouveau ;
Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste ;
J'ai quelquefois aimé ! je n'aurais pas alors
Contre le Louvre et ses trésors,
Contre le firmament et sa voûte céleste,
Changé les bois, changé les lieux
Honorés par les pas, éclairés par les yeux
De l'aimable et jeune Bergère
Pour qui, sous le fils de Cythère,
Je servis, engagé par mes premiers serments.
Hélas ! quand reviendront de semblables moments ?
Faut-il que tant d'objets si doux et si charmants
Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète ?
Ah ! si mon coeur osait encor se renflammer !
Ne sentirai-je plus de charme qui m'arrête ?
Ai-je passé le temps d'aimer ?
Pourriez vous me dire, si dans des octosyllabes il y a des césures et si cela est le cas ou elle se trouve au 3.vers? C'est après fou, n'est-ce pas? MErci
Deux pigeons s'aimoient d'amour tendre
l'un d'eux s'ennuyant au logis,
Fut assez fou pour entreprendre
Un voyage en lointain pays
Bonsoir Daniel,

La césure n'existe que pour les vers de plus de huit syllabes.

Par contre, tu peux y voir une coupe, vois le mot ici.

Muriel
Je suis en train d'écrire une explicastion de texte, particulièrement de ces vers:

"Je ne songerai plus que rencontre funeste,
que faucons, que résaux…"

Je dis queson le ton pathétique est renforcé par le caractère absolu de laa déclaration ( « Je ne songerais plus que » (v.14)) et par la répétition de « que » (v.15).

Mais comment peux-je définir le "QUE" est-ce un "particle absolu" ou un "restrictif"…. ces mots ne me plaisent pas. Quelqu'un a d'autres idées? MErci J'ai un problème de compréhension.. . peut-être parce que le francai s n'est pas ma langue maternelle. . quelqu'un pourrait m'aider s'il vous plaît?

Vers 30; "A ces mots, en pleurant, ils se dirent adieu"

est-ce que cela signifie APRÈS ce discours ou PENDANT le discours? merci ESt-ce que quelqu'un pourrait me dire si "OBLIGE" et "MALTRAITA" sont en position de rejet? Comment peux-je distinguer un enjambement avec/sans rejet?

MERCI
Le voyageur s'éloigne; et voilà qu'un nuage
L'oblige de chercher retraite en quelque lieu.
Un seul arbre s'offrit, tel encor que l'orage
Maltraita le Pigeon en dépit du feuillage.
Un rejet, c'est un seul mot (ou deux) au vers suivant. Un enjambement, c'est la phrase qui continue Donc tes citations sont des enjambements.
Quelqu'un pourrait me dire de quelle figure il s'agit s'il vous plaît?

Trainant l'aile et tirant le pié
demi-morte et demi boiteuse
droit au logis s´en retourna

MErci beaaaaaaaucoup ce son 2 parallelismes peut-être? Bonjour,
Pour les questions se rapportant à ce texte, merci de continuer dans cette discussion.
La moindre des politesses eût été de me remercier pour la réponse que je t'ai fournie. Ne compte pas sur moi pour t'en donner d'autres.
Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider?
Vous savez de quelle figure de style il s'agit? "AMANTS HEUREUX AMANTS"?
ESt-ce une anaphore? Une tautologie? Je n'en suis pas sûr.
MErci beaucoup!
Sois plus patient DAniel, personne n'est rivé à ce forum 24/24 !
As-tu regardé la Fiche des figures de style, sur ce site ?
Bonjour Daniel,

Va lire la remarque de modération qui t'a été faite au bas du message 8. Ensuite, considérant que tu l'auras lue et comprise, les prochains messages concernant l'étude de cette fable — et qui ne seraient pas déposés ici — ne seront plus déplacés, mais supprimés !

Muriel
Quelqu'un pourrait m'aider À comprendre le vers 69 ("Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste"? J'ai des difficultés… est-ce qu'il s'Agit d'un chiasme? Je suis espagnol et je ne connais pas l'expression "tenez-vous lieu" … je ne la trouve non plus dans le dictionnaire. Qn pourrait m'aideR? MERCI BEAUCOUP Etymologie du mot "QUELQUEFOIS"; est-ce que quelqu'un possède un dictionnare d'etymologie et pourrait me dire, si le mot quelquefois était employé dans le 17. siÈcle pour dire "une seule fois"? #
ce serait gentil! MErci
"Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste"
Veut dire “soyez tout l'un pour l'autre”

Sinon, pour l'étymologie je te conseille le TLF (lien ci-dessus, fonction Rechercher)
danielrodriguez a écrit :est-ce que quelqu'un possède un dictionnare d'etymologie et pourrait me dire, si le mot quelquefois était employé dans le 17. siÈcle pour dire "une seule fois"?
Bonjour Daniel,

Oui, quelquefois est dans le Dictionnaire du français classique de Gaston Cayrou :
Une fois, une certaine fois. […] Une fois, par hasard.
merci!

J'ai ENCORE une question; ( Ce serait gentil si quelqu'un pouvait m'aider. J'ai l'impression, que dans ce passage CHAQUE vers (sauf 2-3) est un enjambement. ESt-ce que cela est juste? Ou est-ce que je me trompe? MERCI BCP


1 J'ai quelquefois aimé ! je n'aurais pas alors
2 Contre le Louvre et ses trésors,
3 Contre le firmament et sa voûte céleste,
4 Changé les bois, changé les lieux
5 Honorés par les pas, éclairés par les yeux
6 De l'aimable et jeune Bergère
7 Pour qui, sous le fils de Cythère,
8 Je servis, engagé par mes premiers serments. J'ai encore une question,,, j'espÈre vraiment que quelqu'un peut m'aider!! Vous savez, si dans cette derniÈre partie de la fable La Fontaine emploie les vers de l'élégie, c'Est à dire des HEXAMÈTRES ET PENTAMÈTRES EN DISTIQUES? J'ai lu ce que c'est mais je n'arrive pas très bien à comprendre si c'Est le cas ici, ce serait gentil si qn pouvait m'aider, merci bcp!

Je servis, engagé par mes premiers serments.
Hélas ! quand reviendront de semblables moments ?
Faut-il que tant d'objets si doux et si charmants
Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète ?
Ah ! si mon coeur osait encor se renflammer !
Ne sentirai-je plus de charme qui m'arrête ?
Ai-je passé le temps d'aimer ?
Non, car en distiques signifierait que ces vers rimeraient par deux (rimes à la suite) Or certaines rimes sont croisées.
Et il n'y a aucun hexa ou pentamètre dans ce passage, mais des alex et en final un octo
La plupart des élégies sont écrites en alex parfois entremêlés d'octo ; le rythme impair/pair et court des hexa et penta est beaucoup trop sautillant et léger pour le genre élégiaque.
MErci! Trouvez-vous, que dans les vers 79-80 ("Faut-il que tant d'objets si doux et si charmants/ Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète?") il exprime une sorte de regret? Je n'en suis pas sûr,,, mais sinon je ne comprends pas le sens de la question "faut-il", vous avez d'autres idées? merci bcp
Faut-il est la forme interrogative de Il faut ; je ne vois pas où est la difficulté de compréhension ?
C'est plutôt le deuxième vers que je ne comprends pas ("au gré de mon âme inquiète"). Regrette-il simplement de devoir souffrir, être inquiet, à cause du souvenir douloureux de cet amour? Quelqu'un sait, si le FAIRE et FRÈRE est aussi une figure de style À cause de la "f" répété?

Qu'allez-vous faire?
Voulez-vous quitter votre frère?

(Il y a les allitération et en plus les deux mots en "F" et je voudrais savoir s'il y a un nom pour cela. Vous pouvez m'Aider? MERci bcp aucune idée… personne?
Vous savez, si ici il s'agit d'un polysyndète? Même si c'est l'article et pas la conjugaison qui est repété?

Au mois que LES travaux, LES dangers, LES soins du voyage" MERCI PErsonne ne sait répondre?-(
Alors voici une question plus facile, mais dont je ne suis pas sûr non plus;
est-ce qu'il s'agit d'un enjambement?

Prit sa fronte et, du coup, tua plus d'à moitié
La volatile amoureuse
bonjour, je me permets de relancer ce sujet bien qu'il date de 2007 ! o_O

voila, je vais passer mon bac de français à la fin de l'année, et "les deux pigeons" est un texte qui fait partie de ma liste.

Le problème, c'est que les plans que j'ai (faits en classe je précise) … ne sont pas des plans valables.

Par exemple pour les deux pigeons, mon professeur a découpé le texte en trois parties :
I-Intro
II - L'histoire
III - la morale

c'est un "plan chronologique". Parait il que si l'on présente ça au bac, ça vaut un 5 à tout casser … >< après je ne critique pas, je constate juste …

Donc quelqu'un pourrait me donner un plan "normal" ?

Je pensais faire ainsi :

I - une fable traditionnelle
II - critique des relations amoureuse de l'époque

mais je ne suis vraiment sure de rien !

Merci d'avance pour votre aide ! 😉
Bonjour a tous ,

Je doit rendre mon travail dans 2 semaines sachant que je l'ai eu il y a 2 semaines donc sa me laisse le temps .
Mais je bloque sur toutes les questions j'ai demandé de l'aide a des amis mais eux non plus n'y arrivent pas .

Voilà la fable :
Deux Pigeons s'aimaient d'amour tendre.
L'un d'eux s'ennuyant au logis
Fut assez fou pour entreprendre
Un voyage en lointain pays.
L'autre lui dit : Qu'allez-vous faire ?
Voulez-vous quitter votre frère ?
L'absence est le plus grand des maux :
Non pas pour vous, cruel.
Au moins, que les travaux,
Les dangers, les soins du voyage,
Changent un peu votre courage.
Encor si la saison s'avançait davantage !
Attendez les zéphyrs. Qui vous presse ? Un corbeau
Tout à l'heure annonçait malheur à quelque oiseau.
Je ne songerai plus que rencontre funeste,
Que Faucons, que réseaux. Hélas, dirai-je, il pleut :
Mon frère a-t-il tout ce qu'il veut,
Bon soupé, bon gîte, et le reste ?
Ce discours ébranla le coeur
De notre imprudent voyageur ;
Mais le désir de voir et l'humeur inquiète.
1) Distinguez les temps employés dans cette fable et ceux utilisés dans le discours du pigeon. Montrez que les temps s'organisent autour du présent de l’énonciation dans ce discours.

2) Indiquez la valeur du présent dans le vers :
"L’absence est le plus grand des maux ".

3) Étudiez les différentes valeurs de l'imparfait dans le discours du pigeon.

4) Quels autres indices temporels sont présents dans cette fable ? Quelle est leur valeur ?

5) Justifiez l'emploi des modes .


Aidez-moi s'ils vous plaît
merci
Bonjour.

Je veux bien commencer à t'aider un peu.
Pour la question 2, "L'absence est le plus grand des maux." il s'agit d'un présent de vérité générale. Tu en as sûrement entendu parler. Ce qui est dit dans la phrase est toujours valable, à n'importe quelle époque.

Au fait, le texte de la fable n'est entier, il manque toute la fin…
C'est exprès ?

J'ai modifié ta mise en page pour que ce soit plus lisible, tu avais mélangé le texte de la fable et celui des questions.