Bonjour à tous,
J'ai un commentaire littéraire à faire sur la scène 5 acte IV de
Bérénice; mes axes (déjà donnés par la prof) sont:
1) Le conflit tragique,
2)La tristesse majestueuse qui grandit les personnages.
j'ai choisi comme problématique: "En quoi ce conflit tragique entraine une tristesse majestueuse qui grandit les personnages.".
je vous montre ci-dessous mon intro:
" Au XIIe siècle, le classicisme remet au gôut du jour les oeuvres Antiques. La tragédie prend ses racines dans l'Antiquité lors de grandes fêtes en l'honneur de Dionysos. Le théoricien Aristote à, d'ailleurs, défini ce genre pas sa finalité, c'est à dire purger l'homme de ses passions par la catharsis. Ces pièces étaient jouées par trois hommes qui excellaient en l'art d'illustrer l'hybris d'un homme en proie à ses désirs contradictoires. De nombreux auteurs Antiques s'opposent aux Modernes, tels que Perrault, qui prônent une littérature neuve. Racine, célèbre dramaturge classique s'inscrit dans cette ligné à travers Phèdre ou
Britannicus. Il cherche à défendre l'ésthétique classique qu'a théorisé Boileau dans
Arts Poétiques, notamment en mettant en scène
Bérénice, l'empereur Romain Titus est en proie à un conflit tragique: il doit choisir entre l'amour de la reine de Palestine, Bérénice, ou le pouvoir sur la Rome. Dans la scène 5 de l'acte IV, Titus doit se séparer de la reine Bérénice car les Romains refusent une reine étrangère.
Dès lors, on peut se demander en quoi ce conflit tragique entraine une tristesse majestueuse qui grandit les personnages.
On verra, dans un premier temps, le conflit tragique de la pièce, puis, la tristesse majestueuse qui grandit les personnages."
et voici l'extrait précis j'étudie
Bérénice
Eh bien ! régnez, cruel, contentez votre gloire :
Je ne dispute plus. J'attendais, pour vous croire,
Que cette même bouche, après mille serments
D'un amour qui devait unir tous nos moments,
Cette bouche, à mes yeux s'avouant infidèle,
M'ordonnât elle-même une absence éternelle.
Moi-même j'ai voulu vous entendre en ce lieu.
Je n'écoute plus rien, et pour jamais : adieu…
Pour jamais ! Ah, Seigneur ! songez-vous en vous-même
Combien ce mot cruel est affreux quand on aime ?
Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?
Que le jour recommence et que le jour finisse,
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus ?
Mais quelle est mon erreur, et que de soins perdus !
L'ingrat, de mon départ consolé par avance,
Daignera-t-il compter les jours de mon absence ?
Ces jours si longs pour moi lui sembleront trop courts.
Titus
Je n'aurai pas, Madame, à compter tant de jours.
J'espère que bientôt la triste Renommée
Vous fera confesser que vous étiez aimée.
Vous verrez que Titus n'a pu, sans expirer…
Bérénice
Ah Seigneur ! s'il est vrai, pourquoi nous séparer ?
Bérénice, Racine acte IV, scène 5, 1670
le fait est que je ne sait pas vraiment comment procéder, ne serais-ce que pour analyser l'extrait, je ne vois pas de procédés particuliers (mis à par l'enallage "Sans que jamais Titus ne puisse voir Bérénice" ligne 17 dont je ne vois même pas le but), pouvez-vous m'aider ?
P.S.: soyez indulgent, je suis en 2nd et c'est la première fois que je fais un commentaire composé entier tout seul 😀, merci d'avance pour vos réponses.