Racine, Bérénice, acte IV, scène 5

Entraide scolaire

26 réponses · Page 2 / 2

Bonsoir,

Souligne effectivement la ponctuation expressive avec l'abondance de formes interrogatives dans le texte, et l'exclamation "Pour jamais !" mise en valeur en début de vers, et "Ah ! Seigneur" mise en valeur à l'hémistiche (= milieu de l'alexandrin). Celà montre l'agitation de Bérénice.
Il y a biensur des hyperboles qui soulignent la perte définitive de cet amour, avec les adverbes de temps "jamais", et puis la gradation "dans un mois, dans un an", et l'éloignement spatial/ physique avec "séparent" et la répétition de l'expression "puisse voir" qui insiste sur la perte visuelle…
Et puis, on remarque l'importance du registre pathétique, comme tu l'as très bien souligné 😉

Voilà ton paragraphe était super, mais n'oublie pas de t'appuyer sur le texte (notamment à la fin de ta sous-partie…)

Bonne chance !
Cordialement.
Merci beaucoup de votre conseil ! Cela m'a beaucoup aidé. Je pense que grâce à vous mon commentaire sera complet.

Cordialement,
bonjour j'ai besoin d'un peu d'aide sur une partie de cette tirade est-ce que quelqu'un peut m'expliquer quelle est la figure de style de "cette bouche" svp 🙂


"Cette bouche, à mes yeux s’avouant infidèle,"


merci d'avance
bon dimanche
Tu ne soignes pas vraiment ta demande …
Hé bien ! Régnez, cruel ; contentez votre gloire :
Je ne dispute plus. J'attendais, pour vous croire,
Que cette même bouche, après mille serments
D'un amour qui devait unir tous nos moments,
Cette bouche, à mes yeux s'avouant infidèle,
Récurrence bien sûr et puis la figure qui correspond à la partie pour le tout …
Bonjour à tous,
J'ai un commentaire littéraire à faire sur la scène 5 acte IV de Bérénice; mes axes (déjà donnés par la prof) sont:

1) Le conflit tragique,
2)La tristesse majestueuse qui grandit les personnages.

j'ai choisi comme problématique: "En quoi ce conflit tragique entraine une tristesse majestueuse qui grandit les personnages.".

je vous montre ci-dessous mon intro:

" Au XIIe siècle, le classicisme remet au gôut du jour les oeuvres Antiques. La tragédie prend ses racines dans l'Antiquité lors de grandes fêtes en l'honneur de Dionysos. Le théoricien Aristote à, d'ailleurs, défini ce genre pas sa finalité, c'est à dire purger l'homme de ses passions par la catharsis. Ces pièces étaient jouées par trois hommes qui excellaient en l'art d'illustrer l'hybris d'un homme en proie à ses désirs contradictoires. De nombreux auteurs Antiques s'opposent aux Modernes, tels que Perrault, qui prônent une littérature neuve. Racine, célèbre dramaturge classique s'inscrit dans cette ligné à travers Phèdre ou Britannicus. Il cherche à défendre l'ésthétique classique qu'a théorisé Boileau dans Arts Poétiques, notamment en mettant en scène Bérénice, l'empereur Romain Titus est en proie à un conflit tragique: il doit choisir entre l'amour de la reine de Palestine, Bérénice, ou le pouvoir sur la Rome. Dans la scène 5 de l'acte IV, Titus doit se séparer de la reine Bérénice car les Romains refusent une reine étrangère.
Dès lors, on peut se demander en quoi ce conflit tragique entraine une tristesse majestueuse qui grandit les personnages.
On verra, dans un premier temps, le conflit tragique de la pièce, puis, la tristesse majestueuse qui grandit les personnages."

et voici l'extrait précis j'étudie
Bérénice
Eh bien ! régnez, cruel, contentez votre gloire :
Je ne dispute plus. J'attendais, pour vous croire,
Que cette même bouche, après mille serments
D'un amour qui devait unir tous nos moments,
Cette bouche, à mes yeux s'avouant infidèle,
M'ordonnât elle-même une absence éternelle.
Moi-même j'ai voulu vous entendre en ce lieu.
Je n'écoute plus rien, et pour jamais : adieu…
Pour jamais ! Ah, Seigneur ! songez-vous en vous-même
Combien ce mot cruel est affreux quand on aime ?

Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?
Que le jour recommence et que le jour finisse,
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus ?
Mais quelle est mon erreur, et que de soins perdus !
L'ingrat, de mon départ consolé par avance,
Daignera-t-il compter les jours de mon absence ?
Ces jours si longs pour moi lui sembleront trop courts.

Titus
Je n'aurai pas, Madame, à compter tant de jours.
J'espère que bientôt la triste Renommée
Vous fera confesser que vous étiez aimée.
Vous verrez que Titus n'a pu, sans expirer…

Bérénice
Ah Seigneur ! s'il est vrai, pourquoi nous séparer ?

Bérénice, Racine acte IV, scène 5, 1670
le fait est que je ne sait pas vraiment comment procéder, ne serais-ce que pour analyser l'extrait, je ne vois pas de procédés particuliers (mis à par l'enallage "Sans que jamais Titus ne puisse voir Bérénice" ligne 17 dont je ne vois même pas le but), pouvez-vous m'aider ?

P.S.: soyez indulgent, je suis en 2nd et c'est la première fois que je fais un commentaire composé entier tout seul 😀, merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour,
je dois faire une étude de l’acte 4 scène 5 de Bérénice.
On me demande de trouver les parallélismes qui réunissent les amants. Quand je fais des recherches sur le net, il y a souvent confusion entre chiasme et parallélisme dans cette scène…
« Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que, de tout le jour, je puisse voir Titus? »
Ces deux vers sont tantôt qualifiés de chiasme et tantôt de parallélisme! Pour moi, c’est un chiasme…
Pouvez-vous m’aider?
Y a-t-il d’autres vers dans cette scène qui montreraient un parallélisme?
Merci pour votre réponse.