Anthologie poétique sur le thème du destin
17 réponses
Bonjour à tous.
Je suis nouveau sur le forum !!
Donc voilà mon problème. J'ai une anthologie à faire sur le thème du destin, (que j'ai choisi moi même) mais je n'arrive pas à trouver de poèmes en prose sur ce thème!!
En effet, notre anthologie doit être composé d'une partie Avant (poème en vers traditionnel) et Après (vers libre, ou en prose).
Et donc, j'ai ma partie sur la partie Avant, et maintenant je dois trouver, au minimum 4 poèmes en prose sur ce thème. Mais je n'ai rien trouvé !!!
Donc, est-ce-que quelqu'un connaît quelque poème en prose sur le destin?
Je vous remercie d'avance pour toutes les réponses, et au faite, je suis en première. Et je suis nul en orthographe
Chez Baudelaire, dans les Petits poèmes en prose,
il y aurait
Le Vieux saltimbanque
Les Dons des fées
Dans Gaspard de la nuit d'Aloysius Bertrand
Henriquez
À M. DAVID, STATUAIRE
Je te remercie beaucoup Jean-Luc
J'ai adoré Les Dons de fées de Baudelaire: il colle parfaitement à ma thématique choisit !
Tout comme Le Vieux saltimbanque
Par contre, Henriquez d'Aloysius Bertrand, concerne plus une malédiction que le destin, non? Ou c'est moi qui me trompe ><
Je te remercie encore de ta réponse =)
Et j'espère avoir d'autre réponses !!
Tel fut le sort de ces boucles d'oreilles dont s'était parée la duchesse de Médina-Coeli, et qu'Henriquez, un mois plus tard, donna en échange d'un baiser à la fille du geôlier de la prison!
Tel fut le sort de cette bague qu'un hidalgo avait achetée d'un émir au prix d'une blanche cavale, et dont Henriquez paya un verre d'eau-de-vie, quelques minutes avant d'être pendu!
Il me semble que l'utilisation de "tel fut le sort" insinue que c'est la destinée. Mais ensuite je t'avoue que l'idée de malédiction n'est pas exclue.
Sur ce courage.
Tu as peut-être raison.
Je demanderais à ma prof pour voir ce qu'elle en pense, et je le rajouterais s'il convient.
Je te remercie aussi elea
Bonjour,
La malédiction est une forme de la destinée, il s'agit de l'intervention d'un tiers dans le cours de l'existence d'autrui.
As-tu regardé le 2e poème de Bertrand ?
Je te joins deux autres propositions :
François René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe chapitre III
La maison qu’habitaient alors mes parents est située dans une rue sombre et étroite de Saint-Malo, appelée la rue des Juifs: cette maison est aujourd’hui transformée en auberge. La chambre où ma mère accoucha domine une partie déserte des murs de la ville, et à travers les fenêtres de cette chambre on aperçoit une mer qui s’étend à perte de vue, en se brisant sur des écueils. J’eus pour parrain, comme on le voit dans mon extrait de baptême, mon frère, et pour marraine la comtesse de Plouër, fille du maréchal de Contades. J’étais presque mort quand je vins au jour. Le mugissement des vagues soulevées par une bourrasque annonçant l’équinoxe d’automne, empêchait d’entendre mes cris : on m’a souvent conté ces détails; leur tristesse ne s’est jamais effacée de ma mémoire. Il n’y a pas de jour où, rêvant à ce que j’ai été, je ne revoie en pensée le rocher sur lequel je suis né, la chambre où ma mère m’infligea la vie, la tempête dont le bruit berça mon premier sommeil, le frère infortuné qui me donna un nom que j’ai presque toujours traîné dans le malheur. Le Ciel sembla réunir ces diverses circonstances pour placer dans mon berceau une image de mes destinées.
Saison en enfer prologue Rimbaud
"Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient.
Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. ? Et je l'ai trouvée amère. ? Et je l'ai injuriée.
Je me suis armé contre la justice.
Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c'est à vous que mon trésor a été confié!
Je parvins à faire s'évanouir dans mon esprit toute l'espérance humaine. Sur toute joie pour l'étrangler j'ai fait le bond sourd de la bête féroce.
J'ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J'ai appelé les fléaux, pour m'étouffer avec le sable, le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie.
Et le printemps m'a apporté l'affreux rire de l'idiot.
Or, tout dernièrement m'étant trouvé sur le point de faire le dernier couac ! j'ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit.
La charité est cette clef. ? Cette inspiration prouve que j'ai rêvé !
"Tu resteras hyène, etc…," se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. "Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux."
Ah ! j'en ai trop pris : ? Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l'écrivain l'absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache ces quelques hideux feuillets de mon carnet de damné.
Les Mémoires d'Outre-Tombe ne sont pas un poème en prose.
Bien sûr ! mais c'est une prose poétique en particulier dans l'usage de la période.
Re bonjour =)
Je vous remercie tous de vos réponses.
En effet, j'ai lu le 2e poème de Bertrand. J'ai oublié d'en parler dans mon second message, désolé !! Car en effet, je l'ai rajouté à mon anthologie =)
Tu as raison pour la malédiction, plus besoin de demander à ma prof.
Je te remercie pour tes deux nouvelles propositions !!
Vue de mon niveau en français (ou ce n'est peut être pas ça), je ne voit pas l'implication du Destin dans la prologue de Rimbaud: pourrais-tu me l'expliquer?
Sinon le premier texte fait déjà partie intégrante de mon anthologie ><
Je remonte ce topic car j'espère avoir une réponse très bientôt
En effet je doit rendre mon anthologie lundi
Et je vous remercie tous d'avance.
Bonsoir,
Ce poème de Rimbaud demande à être expliqué. Il n'est pas facile, mais tu as sans doute remarqué qu'il parlait de Satan et d'un avenir de damné. Ce texte fait aussi référence à des déterminismes intérieurs, à des tendances profondes qui expliquent le cours de l'existence du poète, à des forces qui l'ont poussé en des chemins de traverse vers sa révolte…
Rapproche-le de
Une saison en enfer Mauvais sang Rimbaud
J'ai de mes ancêtres gaulois l'oeil bleu blanc, la cervelle étroite, et la maladresse dans la lutte. Je trouve mon habillement aussi barbare que le leur. Mais je ne beurre pas ma chevelure.
Les Gaulois étaient les écorcheurs de bêtes, les brûleurs d'herbes les plus ineptes de leur temps.
D'eux, j'ai : l'idolâtrie et l'amour du sacrilège ; - Oh ! tous les vices, colère, luxure, - magnifique, la luxure ; - surtout mensonge et paresse.
J'ai horreur de tous les métiers. Maîtres et ouvriers, tous paysans, ignobles. La main à plume vaut la main à charrue. - Quel siècle à mains ! - Je n'aurai jamais ma main. Après, la domesticité mène trop loin. L'honnêteté de la mendicité me navre. Les criminels dégoûtent comme des châtrés : moi, je suis intact, et ça m'est égal.
Mais ! qui a fait ma langue perfide tellement qu'elle ait guidé et sauvegardé jusqu'ici ma paresse ? Sans me servir pour vivre même de mon corps, et plus oisif que le crapaud, j'ai vécu partout. Pas une famille d'Europe que je ne connaisse. - J'entends des familles comme la mienne, qui tiennent tout de la déclaration des Droits de l'Homme. - J'ai connu chaque fils de famille !
Merci beaucoup Jean-Luc. Grace à toi, j'ai bientot finit mon anthologie.
Je vous remercie à tous de votre aide
Merci encore et encore 🙂 Erfff.
J'ai une autre question à poser. Quand tu parle de la révolte d'Arthur Rimbaud, tu parles de quoi précisément?
Je ne connais presque rien sur lui, et après une recherche sur Wiki je tombe sur une révolte de famille. Est-ce cela?
Pourrais tu m'éclaircir un petit peu plus?
Je te remercie d'avance.
Bonsoir,
je recherche des poèmes français ou non, d'auteurs célèbres ou pas, sur le thème du destin/destinée ou de la fatalité, ceci dans le cadre d'une future anthologie poétique.
Si vous connaissez des textes abordant ce thème pourriez-vous m'en citer ou du moins m'orienter afin de trouver les poèmes que je convoite.
Merci.
Pour le destin, tu peux chercher dans Guillaume Apollinaire, je pense notamment au célèbre Pont Mirabeau, ça fait un peu penser à "on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve" du philosophe Héraclite, en gros ça veut dire, qu'on change perpetuellement et qu'on est jamais identique à nous même, le fleuve (comme la seine dans le pont mirabeau) symbolise le flux de toute chose, toute chose est temporelle et temporaire.
Mais ça m'embête un peu parce qu'il y a de grands fans de poésie sur ce forum qui pourrait t'aider et moi j'ai pas trop d'idée, enfin en terme d'altérité et d'altération, faut penser aux poêtes un peu torturés, cherche dans Rimbaud…
Je te remercie pour ton aide. Je suis vraiment face à un dilemme, je pensais réellement trouver grands nombres de poèmes sur ce thème qui réellement me passionne : le destin dit la destinée de l'homme, la fatalité des événements confrontés d'une autre part au hasard de la vie.
Ces deux thèmes auraient été en opposition tout au long de mon anthologie. Hélas je ne trouve pas assez d'éléments car il me faut bien deux poèmes par siècle du XVI au XX.
De plus il n'y a aucune contrainte vis à vis des auteurs, qu'ils sont connus ou pas, français ou étrangers… peu importe, le thème est ma principale préoccupation.
Bonjour,
Tu peux toujours regarder cette discussion
ici.
Edit
Tu peux regarder ces poèmes pour voir s'il te conviennent
Gilles Durant de la Bergerie – Chanson
Flaminio de Birague "C’était au jour piteux que la troupe sacrée"
La Fontaine – Les deux Pigeons
Tristan L'Hermite "C’est fait de mes Destins ; je commence à sentir"
"Le dons des fées" de Baudelaire et "les destinées" de A.de Vigny sont les deux poèmes dors et déjà sélectionnes. C'est absolument dans le contexte et dans l'idée que je veux donner à mon anthologie. Je recherche hardiment encore de nombreux poèmes, mais c'est un exercice qui me semble désormais plus difficile que ce que j'imaginais..