Anthologie poétique sur le thème de la souffrance du poète

Entraide scolaire

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Alors, tu as finis ?
Bonjour à tous,
Je suis en première et pour l'oral du bac, notre prof nous a demandé de faire une anthologie poétique composée de 7 poèmes choisis autour d'un thème libre. Les poèmes doivent représenter 3 siècles différents et offrir 3 formes différentes au minimum. J'ai choisi le thème de la souffrance du poète, le poète incompris.
Pour l'instant, j'ai trouvé :
1. Baudelaire, L'albatros (19e siècle)
2. Théophile Gautier, Le pin des Landes (19e)
3. Alfred de Musset, La nuit de Mai (19e)
4. Roubaud, Le lombric (20e)
5. Tristan Corbière, Le Crapaud (19e)

Il me manque deux poèmes, dont un qui ne doit être ni du 19e ni du 20e siècle. Pour ce qui est des formes, je n'arrive pas à trouver sur internet à quelle forme ils appartiennent…
J'ai juste réussi à savoir que :
4. Sonnet classique (2 quatrains + 2 tercets)
5. Sonnet à l'envers

Si quelqu'un pourrait m'aider, ca serait super gentil, et me dire si le début est déjà bien, merci…
Un Corbeau devant moi croasse,
Une ombre offusque mes regards,
Deux belettes et deux renards
Traversent l'endroit où je passe :
Les pieds faillent à mon cheval,
Mon laquais tombe du haut mal,
J'entends craqueter le tonnerre,
Un esprit se présente à moi,
J'ois Charon qui m'appelle à soi,
Je vois le centre de la terre.

Ce ruisseau remonte en sa source,
Un bœuf gravit sur un clocher,
Le sang coule de ce rocher,
Un aspic s'accouple d'une ourse,
Sur le haut d'une vieille tour
Un serpent déchire un vautour,
Le feu brûle dedans la glace,
Le Soleil est devenu noir,
Je vois la Lune qui va choir,
Cet arbre est sorti de sa place.

Théophile de Viau (1590-1626)

Si tu t'enquiers pourquoi sur mon tombeau

Si tu t'enquiers pourquoi sur mon tombeau
On aura mis deux éléments contraires,
Comme tu vois être le feu et l'eau
Entre éléments les deux plus adversaires :
Je t'avertis qu'ils sont très nécessaires
Pour te montrer par signes évidents
Que si en moi ont été résidents
Larmes et feu, bataille âprement rude :
Qu'après ma mort encores ci dedans
Je pleure et ars pour ton ingratitude.

Maurice Scève (1501-1564)
Bonjour, merci pour votre réponse, je n'ai pas bien compris le rapport entre le premier texte et le thème du sujet, pouvez vous me l'expliquer je ne suis même pas sure d'avoir bien compris le sens. Pour ce qui est de la forme des poèmes, pouvez vous m'aidez de ce côté?
La vie du poète croise des mauvais signes du malheur et de la mort.
Bonsoir,
J'aimerais plutôt faire mon anthologie sur le thème de la souffrance du poète en tant qu'il est poète, ou meme de son rôle tout simplement. Y a-t-il un poème du 15e, 16e, 17ème, ou 18ème siècle qui parle de ce sujet? (À part ceux que j'ai mis plus haut)
Bonsoir,
Quel thème choisis-tu ?
Le rôle ou la souffrance ?
En fait, j'aimerais faire sur le thème de la souffrance du poète, mais pas une souffrance qu'il aborde comme la souffrance d'un amour perdu, ou autre, mais comme la souffrance que ressent le poete en tant que tel.
Le poète en tant qu'incompris ?
Oui exactement. Le seul problème c'est que la plupart des poèmes qui correspondent à ce theme ont été ecrit au cours du 19e ou 20e siècle mais il me faut absolument 3 siècles differents
(À la vicomtesse d'Auchy.)

1608.


Caliste, en cet exil j'ai l'âme si gênée,
Qu'au tourment que je souffre il n'est rien de pareil ;
Et ne saurais ouïr ni raison ni conseil,
Tant je suis dépité contre ma destinée.

J'ai beau voir commencer et finir la journée,
En quelque part des cieux que luise le soleil ;
Si le plaisir me fuit, aussi fait le sommeil,
Et la douleur que j'ai n'est jamais terminée.

Toute la cour fait cas du séjour où je suis,
Et, pour y prendre goût, je fais ce que je puis ;
Mais j'y deviens plus sec plus j'y vois de verdure.

En ce piteux état si j'ai du réconfort,
C'est, ô rare beauté, que vous êtes si dure,
Qu'autant près comme loin je n'attends que la mort.

François de Malherbe.
1558
Las, où est maintenant ce mépris de Fortune ?
Où est ce cœur vainqueur de toute adversité,
Cet honnête désir de l’immortalité,
Et cette honnête flamme au peuple non commune ?

Où sont ces doux plaisirs qu’au soir sous la nuit brune
Les Muses me donnaient, alors qu’en liberté
Dessus le vert tapis d’un rivage écarté
Je les menais danser aux rayons de la Lune ?

Maintenant la Fortune est maîtresse de moi,
Et mon cœur, qui soulait être maître de soi,
Est serf de mille maux et regrets qui m’ennuient.

De la postérité je n’ai plus de souci,
Cette divine ardeur, je ne l’ai plus aussi,
Et les Muses de moi, comme étranges, s’enfuient.

Joachim du Bellay, Les Regrets
Merci beaucoup, ca m'aide énormément !

Bonsoir,
J'ai du mal à trouver la forme littéraire de ces poèmes, j'ai même cherché sur internet, mais je dois dire que je n'ai pas trop confiance, étant donné que je retrouve des réponses différentes dans chaque site…
Baudelaire, L'albatros, Les Fleurs du Mal
Théophile Gautier, Le pin des Landes, España
Alfred de Musset, La nuit de Mai, Poésies nouvelles
Joachim du Bellay, « Las, où est maintenant ce mépris de Fortune ?… », Les Regrets
François de Malherbe, « Caliste en cet exil… », Les Délices
Merci d'avance.
Il y a les poèmes à forme fixe comme le sonnet … et les autres …

Las, où est maintenant ce mépris de Fortune Du Bellay (sonnet)

Caliste, en cet exil … François de MALHERBE (sonnet)