Anthologie poétique sur le thème du rêve

Entraide scolaire

126 réponses · Page 6 / 7

UN ENFANT A DIT

Un enfant a dit
je sais des poèmes
un enfant a dit
chsais des poésies


Un enfant a dit
mon cœur est plein d'elles
un enfant a dit
par cœur ça suffit

Un enfant a dit
ils en savent des choses
un enfant a dit
et tout par écrit


Si l'poète pouvait
s'enfuir à tir-d'aile
les enfants voudraient
partir avec lui



Raymond Queneau
Je vis l'oiseau qui le soleil contemple (Du Bellay)

Je vis l'oiseau qui le soleil contemple
D'un faible vol au ciel s'aventurer,
Et peu à peu ses ailes assurer,
Suivant encor le maternel exemple.

Je le vis croître, et d'un voler plus ample
Des plus hauts monts la hauteur mesurer,
Percer la nue, et ses ailes tirer
Jusqu'au lieu où des dieux est le temple.

Là se perdit : puis soudain je l'ai vu
Rouant par l'air en tourbillon de feu,
Tout enflammé sur la plaine descendre.

Je vis son corps en poudre tout réduit,
Et vis l'oiseau, qui la lumière fuit,
Comme un vermet renaître de sa cendre.


LES PLAINTES D'UN ICARE (Baudelaire, 1868)
Les amants des prostituées
Sont heureux, dispos et repus;
Quant à moi, mes bras sont rompus
Pour avoir étreint des nuées.
C'est grâce aux astres nonpareils,
Qui tout au fond du ciel flamboient,
Que mes yeux consumés ne voient
Que des souvenirs de soleils.
En vain j'ai voulu de l'espace
Trouver la fin et le milieu;
Sous je ne sais quel oeil de feu
Je sens mon aile qui se casse;
Et brûlé par l'amour du beau,
Je n'aurai pas l'honneur sublime
De donner mon nom à l'abîme
Qui me servira de tombeau.
Un passage plus significatif :
Pupille Christ de l'œil
Vingtième pupille des siècles il sait y faire
Et changé en oiseau ce siècle comme Jésus monte dans l'air
Les diables dans les abîmes lèvent la tête pour le regarder
Ils disent qu'il imite Simon Mage en Judée
Ils crient qu'il sait voler qu'on l'appelle voleur
Les anges voltigent autour du joli voltigeur
Icare Énoch Élie Apollonius de Thyane
Flottent autour du premier aéroplane
Ils s'écartent parfois pour laisser passer ceux que transporte La Sainte-Eucharistie
Ces prêtres qui montent éternellement élevant l'hostie
L'avion se pose enfin sans refermer les ailes
Le ciel s'emplit alors de millions d'hirondelles
A tire-d'aile viennent les corbeaux les faucons les hiboux
D'Afrique arrivent les ibis les flamants les marabouts…
[…]

Apollinaire, Zone (Alcools) éd. NRF Gallimard (Pléiade)
Elévation de Baudelaire
Bonjour ,

J'ai une anthologie poétique à réaliser sur le thème du rêve.
Et je suis coincé à un endroit….
Je ne trouve vraiment pas de poèmes du 18eme Siècle sur le rêve, pourriez vous m'aider ?
Merci de votre réponse

Bien à vous.
Autre de Choderlos de laclos
Merci beaucoup mais n'en auriez vous pas d'autres ?
Car il m'en faut plusieurs du 18eme ..

Bien à vous.
Si tu oses l'humour …

Il a un corps de garde de Claude Cherrier
Bonjour, je fais notamment une anthologie sur la poésie du rêve. Le problème est que pour le 18 eme siecle je ne trouve pas grand chose sur ce thème, il m'en faudrait un ou deux. J'ai regardé ceux proposés mais ne conviennent pas au siècle malheureusement, merci de votre réponse. 🙂
Le XVIII° siècle n'est pas vraiment le siècle des poètes …

A tout hasard, ces suggestions …
Chanson :

L’amour lui-même a créé ma bergère,
Mais un enfant à tout ne peut songer ;
Trop occupé de la former pour plaire
Il ne la fit point pour aimer.

Il lui donna beauté, grâce touchante,
Dons précieux faits pour être adorés,
Mais elle n’eut qu’une âme indifférente,
Par qui ces dons sont déparés.

De mille feux son regard étincelle
Et de l’amour c’est encore une erreur ;
Il les mit tous dans les yeux de la belle,
Il n’en garda point pour son cœur.

Laisse à ses yeux leur douceur naturelle,
Et dans son cœur, amour, place tes feux
Glicère ainsi ne sera pas moins belle
Et je serai moins malheureux.

Laclos (1741-1803)
Le Vieux arbre et le jardinier de Florian
Évariste de Parny (1753-1814)

Recueil : Poésies fugitives (1787).


Tableau III.


Le sommeil a touché ses yeux ;
Sous des pavots délicieux
Ils se ferment, et son cœur veille,
À l'erreur ses sens sont livrés.
Sur son visage, par degrés,
La rose devient plus vermeille ;
Sa main semble éloigner quelqu'un ;
Sur le duvet elle s'agite ;
Son sein impatient palpite,
Et repousse un voile importun.
Enfin, plus calme et plus paisible,
Elle retombe mollement ;
Et de sa bouche lentement
S'échappe un murmure insensible.
Ce murmure plein de douceur
Ressemble au souffle de Zéphyre,
Quand il passe de fleur en fleur ;
C'est la volupté qui soupire ;
Oui, ce sont les gémissements
D'une vierge de quatorze ans,
Qui, dans un songe involontaire,
Voit une bouche téméraire
Effleurer ses appas naissants,
Et qui dans ses bras caressants,
Presse un époux imaginaire.

Le sommeil doit être charmant,
Justine, avec un tel mensonge ;
Mais plus heureux encor l'amant
Qui peut causer un pareil songe !
Merci beaucoup, ça me convient 🆒
Bonsoir, je suis en 1Stmg et je dois faire une anthologie poétique qui doit contenir 10 poèmes. J'ai choisi le thème "rêve". J'ai pu trouvé mes poèmes mais par contre je ne sais pas où comment trouver des illustrations, des œuvres artistiques authentiques. Si quelqu'un peut m'aider ça serait vraiment cool, merci. 🙂
Pour t'aider un peu, il faudrait au moins ta sélection …
Bonjour, je dois faire une anthologie poétique sur le thème du reve et je cherche un poème du 18eme siècle, qnn pourrait m'aider s'il vous plait ?
Voir la réponse 111.
Bonjour, je dois faire un anthologie poétique sur le thème du rêve avec des poèmes de mouvements et de natures différents. Il m'en faut 8 minimum. Pour l'instant j'ai trouvé:
chanson: Alain Bashung "L'irréel", il n'a pas de mouvement
ballade: Paul Verlaine, "Ballade en rêve", Symbolisme
Sonnet: Charles Cros, "Phantasma", Parnasse ou Saint-Amant, "Le Paresseux", Baroque
Poème en prose: Robert Desnos, "Rêves", surréalisme

Il me manque 1 fable, 1 rondeau, 1 acrostiche, 1 calligramme, 1 ode, 1 boule de neige.
Es ce que vous pouvez m'aider svp?
Merci beaucoup.
Jean RICHEPIN (1849-1926)


Rondeau

Votre beau thé, moins rare que vos yeux,
Votre thé vert, fleuri, délicieux,
Qui vaut quasi dix mille francs la livre,
Moins que la fleur de vos yeux il enivre
Et fait rêver qu'on s'en va dans les cieux.

J'ai bu les deux aromes précieux ;
Et jusqu'au jour dans mon lit soucieux
Il m'a sonné des fanfares de cuivre,
Votre beau thé.

Je vous voyais passer parmi les Dieux,
Dans un grand char aux flamboyants essieux ;
Et sous la roue en or, n'osant vous suivre,
J'ai mis mon front, et j'ai cessé de vivre
En bénissant, écrasé mais joyeux,
Votre beauté

Fable

LA LAITIÈRE ET LE POT AU LAIT

Perrette, sur sa tête ayant un Pot au lait
Bien posé sur un coussinet,
Prétendait arriver sans encombre à la ville.
Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;
Ayant mis ce jour-là pour être plus agile
Cotillon simple, et souliers plats.
Notre Laitière ainsi troussée
Comptait déjà dans sa pensée
Tout le prix de son lait, en employait l’argent,
Achetait un cent d’ œufs, faisait triple couvée ;
La chose allait à bien par son soin diligent.
Il m’est, disait-elle, facile
D’élever des poulets autour de ma maison :
Le Renard sera bien habile,
S’il ne m’en laisse assez pour avoir un cochon.
Le porc à s’engraisser coûtera peu de son ;
Il était quand je l’eus de grosseur raisonnable ;
J’aurai le revendant de l’argent bel et bon ;
Et qui m’empêchera de mettre en notre étable,
Vu le prix dont il est, une vache et son veau,
Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?
Perrette là-dessus saute aussi, transportée.
Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée ;
La Dame de ces biens, quittant d’un oeil marri
Sa fortune ainsi répandue,
Va s’excuser à son mari
En grand danger d’être battue.
Le récit en farce en fut fait ;
On l' appela le Pot au lait.

Quel esprit ne bat la campagne ?
Qui ne fait châteaux en Espagne ?
Picrochole, Pyrrhus , la Laitière, enfin tous,
Autant les sages que les fous ?
Chacun songe en veillant, il n’est rien de plus doux :
Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :
Tout le bien du monde est à nous,
Tous les honneurs, toutes les femmes.
Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;
Je m écarte , je vais détrôner le Sophi ;
On m’élit Roi, mon peuple m’aime ;
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;
Je suis gros Jean comme devant

La Fontaine
Calligramme : Cœur couronne et miroir de Guillaume Apollinaire
Acrostiche

Rêve de jardinier… (acrostiches)

Dans le verger, lentement, les fruits mûrissaient…
Sous son arbre, assoupi, un jardinier rêvait…

P omme
O ma tendre mignone,
M ordre tes rondeurs,
M 'enivrer de ta saveur,
E veille mon appétit…

P êche
E h, ma douce amie,
C roquer dans ta chair
H abille mes envies,
E t me met l'eau à la bouche…

P oire,
O ma belle chérie,
I maginer mes doigts artistes
R edessinant tes courbes sensuelles
E moustille mon esprit…

A bricot,
B enêt,
R egarde-toi !
I l n'est point de place
C hez moi, pour toi…
O te-toi de là,
T u n'es pas le bienvenu !

Pomme, pêche, poire, abricot,
Y'en a une, Y'en a une,
Pomme, pêche, poire, abricot,
Y'en a une de trop… c'est l'abricot !

Dans le verger, lentement, les fruits mûrissaient…
Sous son arbre, assoupi, le jardinier rêvait…

Véronique Audelon
Boule de neige
Boule
De neige
Un mot roule
Et puis s’agrègent
D’autres mots en foule
Un merveilleux cortège
Passe et chante dans mon rêve
C’est un poème qui s’élève
Mais déjà le chant s’achève
Entre mes doigts l’eau coule
Les vers se défont
Les mots s’écroulent
Ils s’en vont
La boule
Fond
merci beaucoup! Mais en quoi le rondeau de Jean Richepin est en rapport avec le thème du rêve?
Es ce que vous aurez une ode sur le rêve svp?
il enivre
Et fait rêver qu'on s'en va dans les cieux.
Extrait de Victor Hugo :

I.

J'ai des rêves de guerre en mon âme inquiète ;
J'aurais été soldat, si je n'étais poète.
Ne vous étonnez point que j'aime les guerriers !
Souvent, pleurant sur eux, dans ma douleur muette,
J'ai trouvé leur cyprès plus beau que nos lauriers.

Enfant, sur un tambour ma crèche fut posée.
Dans un casque pour moi l'eau sainte fut puisée.
Un soldat, m'ombrageant d'un belliqueux faisceau,
De quelque vieux lambeau d'une bannière usée
Fit les langes de mon berceau.
Merci

Avez-vous les références de l'extrait de victor hugo svp? c'est une ode?