La religion dans le Guépard
17 réponses
Je voulais savoir si quelques uns d'entre vous avaient eu cette question et si vous pouviez m'aider car j'ai quelques pistes mais rien de très sérieux.
Evidemment je parlerai du père Pirrone, personnage religieux par excellence
Mais aussi du triomphe de la religion face au déclin de la famille Salina.
Aussi de la présence des Couvents
Et des différents personnages possibles de rapprocher à la religion.
Merci 😉
La religion ne triomphe pas par rapport au déclin des Salina et des aristos ; ces deux classes (clergé et noblesse) étant liées depuis pas mal de siècles, le déclin de l'une entraînera celui de l'autre .
Je parlais du triomphe pour la fin … Les prêtres signent la fin des Salina avec les reliques .
La fin des Salina, ce sont surtout les trois sœurs jamais mariées, et le fils mort jeune. Enlever les reliques est la fin d'un privilège, pas la fin d'une famille. La religion décline en même temps, car les familles nobles n'auront plus de chapelain particulier.
p'tite remarque sur la premiére partie :
elle commence et se finit avec un rosaire
le debut de la partie commence avec la fin du rosaire
la fin de la partie termine avec le début du rosaire
p'tites remarques sur le pere Pirone :
il est humilié deux fois par le prince
la 1ere lorsqu'il accompagne le prince à palerme le soir pour "une aventure galante de bas etage" ( p22 trad. de jp manganaro):
"prendre ensuite comme compagnon l'ecclesiastique de la maison etait d'une arrogance offensante."( marque l'humiliation par une offense)
la deuxieme lors de l'arrivée à donnafugata; le prince prend un bain et le jésuite ( à noter) entre lorsqu'il en sort " juste à l'instant où, n'étant plus voilé par l'eau savonneuse, non encore revetu de son ephemere suaire, il se dressait entiérement nu" (p72) : il lui admoneste une leçon d'higiene et lui demande de l'aider à s'essuyer:
"mon pere ne soyez pas sot, donnez-moi plutôt le peignoir et ,si cela ne vous deranges pas, aidez-moi à m'essuyez. […] avec le pan inferieur le pere pirone, humilié, lui frottait les pieds." ( tjrs p72)
voilà ce que je mettrai au premier abord. bonne chance 😉
Léah : A la fin, nous remarquons une chose : il ne reste que les trois soeurs de la famille Salina, dans le sens aristocrate ; Angelica ne fait pas parti du lot vu qu'elle est bourgeoise.
Que reste-t-il à ces trois filles ? Leurs souvenirs momifiés, qui se caractérisent pour la plus part au reliques, même tous : en effet dans l'aristocratie, la religion est capitale surtout pour les filles qui ont été élevées au couvent. On voit tout au long du livre qu'elles ne jurent que par ça.
Et à la fin, la religion leur ait retirée - que leur reste-t-il de cette religion ? Des reliques qu'on leur prend, qui sont fausses pour la plupart. Elles n'ont même plus le droit de garder ces souvenirs "concrets".
Car oui, la famille Salina est aristocrate par excellence et même si Concetta, la dernière Guépard comme le comprend le Prince à sa mort, n'est pas dupe quant à ces reliques, elle est aussi "momifiée" que ses soeurs. Elles n'ont plus rien.
Donc pour moi, il y a vraiment une victoire de la religion sur la famille. Cette religion si précieuse dans la partie 1, si présente qui leur est retirée par elle-même à la fin.
(J'ajouterai que cette victoire est renforcée par les vêtements : noir et vieux pour les filles, couloirs chatoyantes et tissus précieux pour le Diocèse et autre.)
Pour en revenir au sujet plus largement, j'ai traité la question et j'étais tombé sur un plan qui montrait que la religion était présente mais critiquée à plusieurs niveaux, avec différentes définitions selon plusieurs plans.
Enfin, depuis déjà deux mois, j'attends toujours la note…
On leur retire les fausses reliques, pas du tout leur religion ni leur foi. Il ne faut pas confondre l'apparence et l'essence.
Leur foi se manifeste dans ces reliques et représentent leur vie passée.
Il n'y a aucun personnage vraiment religieux dans le roman (religieux comme le pauvre que l'on trouve dans Dom Juan de Molière j'entends). La religion ne sont que pour les filles qu'une éducation, des convenances. Elles n'ont la foi que parce qu'il faut qu'elles l'aient, et que ça représente leur héritage.
Pas du tout d'accord pour les filles. Et le père Pironne est un personnage très religieux. L'épouse du Prince également.
La foi ne se manifeste pas dans les reliques, elles représentent la fin d'un privilège. (celui d'avoir une chapelle privée où faire dire les messes). Ne confonds pas la mentalité actuelle, et celle de l'époque.
Léah ne t'éloigne pas trop du livre, Amyas a cent fois raisons, et pourquoi?
Parce que la religion n'est en soi pas une classe, mais l'Église plus exactement, est un ordre séculaire bel et bien défini comme destiné à survivre aux déclins des classes. Il faut ici se rappeler de la discussion entre le Prince et Pironne dans l'observatoire après la nuit à Palerme, ou Don Fabrizio souligne lui même cela - et DF est très lucide dans le livre, et sa vision très proche de celle de Lampedusa. L'Église est destiné à survivre, et c'est bel et bien elle, du moins ses représentants, qui disent que les reliques sont à "jeter aux ordures"!! Elle porte ainsi un coup fatale aux Salina qui se trouve discrédité, avec des objets de vénérations profanes, dépassés!! Et si l'on regarde bien ce qui différencie l'image qu'on a de l'Église de celle des autres, c'est bien la pérennité. On assiste tout au long du livre au déclin de l'aristocratie, et à l'avènement de la bourgeoisie qui va s'affiner pour passer du stade de "rustre efficace" à celui d'"aristocrates inutiles". Autrement dit c'est un cycle constant, et la bourgeoisie déclinera elle aussi sous la pression d'une autre classe : l'Église elle ne bouge pas.
Je ne vois pas en quoi ça contredit ce que j'ai écrit.
J'aimerais demander à Léah, si elle a certaines qualifications en littérature ?
Parce que elle semble presque 'tout savoir' et contredit à peu près tout ce que les élèves ou anciens ou d'autres disent …
Et pourtant c'est ce que l'on nous apprend (en majeure partie je dis bien) en cours !
J'ai aussi à traiter la religion dans le guépard, j'ai aussi eu le déclin et la femme sicilienne.
Bonjour à tous !
voila j'ai besoin d'aide au plus vite!Je dois faire un exposé sur la religion dans le guepard pour demain.
Je pensais parler de l'ironie de la religion car il me semble que c'est un point important. Du pere pirrone et du chap qu'il lui est consacré …Mais je ne sai pas trop comment mis prendre
Il faut que je releve toutes les citations dessus et apres en fonction des citations que j'établisse un plan d'apres ma prof….et j'hesite a parler de la mythologie au début…
le probleme est qu'il y a beaucoup trop de citations dessus cela prendrait un temps fou …
Si vous avez des idées n'hésité pas !
Moi aussi je suis interrogé sur un sujet similaire et ma problématique serait : "En quoi dans le roman la religion fait partie importante de la vie quotidienne des siciliens ?"Et sur ce, je fait deux grandes parties :
1 - La religion impose un rythme dans le roman
2 - Elle fait partie intégrante de la vie ou de l'éducation des personnages
Dites moi ce que vous en pensez et si vous avez des conseils ils sont bienvenus.
Coucou labeille!
Tout dépend de ce que tu veux dire par "la religion donne un rythme". En ce qui concerne la deuxième partie, cela me semble pas mal. N'oublie pas de parler du fait que la religion et l'aristocratie sont vraiment liées, que cela constitue une constante dans la vie des aristocrates. Il s'agit plutôt d'une religion pour se faire bien voir (pharisaïsme). Et puis parfois, je ne sais pas si tu partages mon avis, mais il semblerait que la religion soit véritablement critiquée et que Lampedusa ne soit pas vraiment croyant…
Tout à fait d'accord, au tout début de la première partie il y a d'ailleurs une image très significative alors que le rosaire se termine : il est dit que la soutane du père Pirrone cache je crois une divinité nue ou autre indécence…. preuve que la religion ne sert "qu'à se donner bonne conscience. (à noter : les représentations mythologiques (=païennes) dans la salle du rosaire → déclin du prestige de la religion dès le début…)
Hello
Alors voilà, j'ai aussi une question sur la religion (normal c'est le sujet). Avant je n'avait pas la question mais j'avais commencé a y reflechir et faire ce plan:
I/ Une religion omnipresente
II/ La religion accompagne la fin des Salina
III/ Une satyre de la religion
Or la question qui m'est posé est "comment la religion et le pouvoir religieux est il traité dans le Guepard?" et mon plan ne me semble nullement collé à cette problematique… Donc voilà, j'ai relevé je pense beaucoup d'elements mais il me manque l'essentiel: Le plan, sur lequel je bloque vraiment.
Can you help me please? Juste à trouvé le grand I/II/II, le reste je m'en occupe.
Merci d'avance