Céline, Voyage au bout de la nuit - Ce colonel, c’était donc un monstre ! À présent…

Entraide scolaire

28 réponses · Page 2 / 2

Bonjour, je suis en première et je doit rédiger un commentaire sur ce texte de Céline
ma problématique est: Comment Céline inverse-t-il le système de valeur commun pour mettre en évidence l'absurdité du monde ? mon plan étant

I)L'humanité; une armée sanguinaire

II) Un narrateur horrifié

III) L'apocalypse fatale

Cependant je ne sais pas quoi mettre dans ces différentes parties pouvez m'aider svp
Ce colonel, c'était donc un monstre! A présent, j'en étais assuré, pire qu'un chien,il n'imaginait pas son trépas! Je conçus en même temps qu'il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée, des braves, et puis tout autant sans doute dans l'armée d'en face. Qui savait combien, Un, deux, plusieurs millions peut-être en tout? Dès lors ma frousse devint panique. Avec des êtres semblables, cette imbécillité infernale pouvait continuer indéfiniment… Pourquoi s'arrêtaient-ils? Jamais je n'avais senti plus implacable la sentence des hommes et des choses.
Serais-je donc le seul lâche sur la terre? pensais-je. Et avec quel effroi!… Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu'aux cheveux? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants,en autos, sifflant, tirailleurs, comploteurs, volant,à genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant, enfermés sur la terre comme dans un cabanon, pour y tout détruire, Allemagne, France et continents, tout ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas), cent, mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux! Nous étions jolis! Décidément, je le concevais, je m'étais embarqué dans une croisade apocalyptique.
Bonjour,

Regarde cette discussion
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/1199-celine-voyage-au-bout-de-la-nuit-ce-colonel-cetait-donc-un-monstre-a-present.html
ça ne m'aide pas car nous n'avons pas le même plan moi je ne sais pas du tout de quoi je pourrais parlé dans le
I) l'humanité: une armée sanguinaire
pourriez vous m'aider svp ?
Tu essaies d'analyser ce passage :
Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu'aux cheveux? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants,en autos, sifflant, tirailleurs, comploteurs, volant,à genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant, enfermés sur la terre comme dans un cabanon, pour y tout détruire, Allemagne, France et continents, tout ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas), cent, mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux!
- agitation
- généralisation, absence d'exception
- folie
- accumulations
- exagérations
- déshumanisation
qui se résumeront dans le final "croisade apocalyptique".
Bonjour amis du forum, je dois rédiger un commentaire, connaissant déjà les parties.
Une sous-partie est dédiée à l'importance du discours sous plusieurs formes, et je n'y arrive pas. Est-ce le discours narratif/descriptif/argumentatif/injonctif…?
Merci de votre aide.

Voici l'extrait :
Le colonel, c’était donc un monstre ! À présent, j’en
étais assuré, pire qu’un chien, il n’imaginait pas son trépas !
Je conçus en même temps qu’il devait y en avoir beaucoup
des comme lui dans notre armée, des braves, et puis tout
autant sans doute dans l’armée d’en face. Qui savait
combien ? Un, deux, plusieurs millions peut-être en tout ?
Dès lors ma frousse devint panique. Avec des êtres
semblables, cette imbécillité infernale pouvait continuer
indéfiniment… Pourquoi s’arrêteraient-ils ? Jamais je
n’avais senti plus implacable la sentence des hommes et des
choses.

Serais-je donc le seul lâche sur la terre ? pensais-je. Et
avec quel effroi !… Perdu parmi deux millions de fous
héroïques et déchaînés et armés jusqu’aux cheveux ? Avec
casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants, en
autos, sifflants, tirailleurs, comploteurs, volants, à genoux,
creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers,
pétaradant, enfermés sur la terre, comme dans un cabanon,
pour y tout détruire, Allemagne, France et Continents, tout
ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant
leur rage (ce que les chiens ne font pas), cent, mille fois plus
enragés que mille chiens et tellement plus vicieux ! Nous
étions jolis !


Décidément, je le concevais, je m’étais
embarqué dans une croisade apocalyptique.
On est puceau de l’Horreur comme on l’est de la
volupté. Comment aurais-je pu me douter moi de cette
horreur en quittant la place Clichy ? Qui aurait pu prévoir
avant d’entrer vraiment dans la guerre, tout ce que contenait
la sale âme héroïque et fainéante des hommes ?
À présent, j’étais pris dans cette fuite en masse, vers le
meurtre en commun, vers le feu… Ça venait des profondeurs
et c’était arrivé.
Le discours : c’est un ensemble d’énoncés dans lequel le locuteur exprime ses opinions, ses idées, ses sentiments.
Le narrateur : JE. Il participe à l'événement.

Ce qu'il voit
Ce qu'il pense
Comment il s'exprime.
Merci floreale! Si je comprends bien, on peut dénombrer ici :

-descriptif (ce qu'il voit)
-explicatif (comment il exprime)
-narratif (ce qu'il pense)

J'ai l'impression de me tromper en disant ça, même en citant le texte…
Pas tout à fait. Oui, il y a du descriptif, du narratif entrecoupés de réflexions du narrateur. C'est surtout la subjectivité qui frappe : la langue, les interrogations, les formules (fous héroïques, puceau de l'horreur,meurtre en commun), les figures de style : énumérations, hyperbole, antithèse, oxymore …(sale âme héroïque.