Méthode de la dissertation en philosophie

Entraide scolaire

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Tu peux oublier les trois sous-parties, en tout cas au concours des Ens (j'imagine à ton pseudo que c'est ce qui t'intéresse dans l'immédiat).

Le découpage de la dissertation est assez simple en fait. Chaque partie vise à démontrer une thèse. Cette thèse se démontre à partir d'un certain nombre d'idées. Chaque paragraphe consiste en une idée. Cette idée est énoncée en début de paragraphe. Elle peut, et même doit, être appuyée par une référence philosophique précise. Un exemple, ou plusieurs, l'étaye. A partir de là, une dernière phrase tire une conclusion de cette sous-thèses en vue de la thèse suivante. C'est là que le fil conducteur de ta démarche intellectuel doit être absolument limpide. Si il est valable, l'enchaînement se fait naturellement.

Le terme de sous-parties est assez trompeur, il porte à croire qu'une dissertation serait une sorte de mille-feuille, se tenant tant bien que mal. Ce qui compte est l'idée, l'argument qui fait progresser le cheminement pour arriver en fin de partie à la thèse que l'on souhaitait démontrer. Il me semble que, la plupart du temps, chaque argument est associé à une référence, mais on peut concevoir d'en avoir besoin de plusieurs. A l'inverse, si tu as une idée intéressante mais sans référence pour l'appuyer, tu peux imaginer t'en servir tout de même, à toi de trouver tes propres mots pour en montrer la validité.

En aucun cas il ne s'agit de mini-commentaires, cela impliquerait que le fil de la dissertation serait oublié pour se focaliser sur la référence. La référence est toujours secondaire par rapport à l'idée, parce que c'est l'idée qui fait l'argument, et non la référence.
Bonjour 🙂

J'espère que je poste dans la bonne rubrique. Ce serait en fait pour des conseils sur mon premier contrôle de philosophie demain. Il durera deux heures et portera sur le langage. Ce sera un essai de dissertation en fait.

Le problème, c'est que le prof n'a rien expliqué à propos de la méthodologie. De plus, ce n'est pas une dissertation complète donc je ne sais pas trop comment m'y prendre. Je sais simplement qu'il attend un plan en trois parties.

J'aimerais savoir si vous pouviez me donner quelques conseils sur la façon dont je pourrais m'y prendre à peu près. J'imagine que c'est comme une dissertation de française (en gros) mais je ne suis pas sûre. Est ce que je dois proposer une thèse dans la première partie et ensuite la contrer dans la seconde ?

Merci d'avance pour votre aide.
Bonsoir.

As-tu parcouru les précédents messages de cette discussion ?
Bonjour,

Oui et ça m'a un peu aidée, mais le fait que cette dissertation doive se faire en 2h au lieu de 4h me perturbe un peu.

En fait, c'est la même chose que pour une dissertation de 4h, simplement il faut que les parties soient plus condensées ?
Bonjour !

Bon je sais qu'il y a plein de conseils/sites qui ont été donné déjà, mais moi ma question est assez simple,
les transition entre les grandes parties peuvent elles faire office de troisième sous partie?

merci !
Bonjour, svp pouvez me donner quelques directives concernant la rédaction du developpement ? 😞
Bonsoir, je suis en terminale STMG et je compte passer le bac dans un mois. Mais durant mon année scolaire je n'ai presque pas eu de cours de philosophie. Par conséquent, j'ai travaillé seul sur mes notions de philo, mais j'ai du mal avec la structure de la dissertation.
Donc je me suis renseigné sur de nombreux sites; mais sans explication d'une personne les informations sont floues.

Je voudrais, s'il vous plait, avoir des précisions sur l'introduction et sur le développement.

Je ne comprends pas très bien ce qu'on entend par la définition des termes et par la troisième partie du développement "synthèse". Cette synthèse me perturbe un peu car je ne comprends plus l’intérêt de la conclusion qui suit juste après.

Merci beaucoup pour vos futures réponses.

PS : veuillez m'excuser pour les fautes que je ne vois pas /:
Bonjour,
Il est fort dommage de se préoccuper de la méthode de la dissertation philosophique si tard dans l'année scolaire.
Tu peux néanmoins trouver des conseils sur ce site même.
Et ailleurs, par exemple :
[lien invalide]
Tu dis ne pas savoir ce qu'est la synthèse.
La dissertation n'est jamais
I. Oui, II. non, III oui et non.
La première partie énonce une thèse, la deuxième partie montre les limites de cette thèse, et la synthèse est le dépassement de ces contradictions.
La conclusion est en quelque sorte le bilan de la démarche de l'ensemble du devoir et doit répondre pour tout ou partie à la question posée en introduction.

Bonsoir, Je suis en prépa AL et il me faudrait de l’aide concernant les sujet notion en philosophie car un ai du mal à traiter ce type d’en sujet qui est nous offre une très grande liberté.merci d’avance

Oui, ce n’est pas facile, voici des suggestions de méthode : Ce qui fait la difficulté de ce type de sujets, c’est la liberté en effet. Puisque le sujet ne se présente pas comme une question, mais que la philosophie consiste néanmoins à poser des questions, cela signifie que la question, on vous prie de l’inventer vous-même. Ce qui peut faire peur, c’est de traiter une question arbitraire ou hors-sujet, est-ce que ma question, c’est "la bonne" ? Et qu’est-ce qui fait qu’elle est bonne ou pas ? La condition indispensable, peut-être pas suffisante mais à coup sûr nécessaire, c’est l’analyse notionelle, cela consiste à déployer tout le contenu qu’on trouve dans cette notion. On part bien sûr du mot, mais les considérations purement langagières (d’où vient ce mot ?c’est un nom, un verbe, un adjectif,? cela a un sens, plusieurs, etc.) ne suffiront pas. On attend une analyse philosophique, ce qui veut dire questionnante et qui use pour cela de concepts. Or des questions de ce genre, il n’y en a pas une infinité. Vous devez savoir par exemple que la question "qu’est-ce que…" est une manière d’interroger qui jouit d’un prestige certain en philo (pour des raisons sur lesquelles on ne va pas revenir ici) et que si elle ne figure pas à un moment où un autre - et plutôt tôt que tard -, on va vous le reprocher et que ce sera sanctionné dans la note. Il y a aussi la question de l’origine, des causes, des conséquences, de ce qui est clair ou confus, de la contradiction et quelques autres, pas en nombre infini. Si vous soumettez votre notion à votre batterie de questions, vous apercevrez qu’il y en a de plus pertinentes que d’autres, qui posent vraiment problème, que certaines peuvent être liées ensemble d’autres non, liées comment, etc. Ca peut donner des premières idées pour le plan (dans quel ordre on va mettre cela, qu’est-ce qui doit être questionné avant ou après, etc.). Une fois que vous avez vos questions - il peut y en avoir trois, pour prendre un chiffre au hasard… - vous pouvez aller chercher dans votre culture philosophique s’il n’y aurait pas un texte de Platon ou de Spinoza qui y répond (bien ou non). Je présente les choses comme une chronologie pour la clarté, dans la réalité, ce n’est pas aussi mécanique, il arrive parfois qu’on soit amené à une question non par sa propre démarche questionnante, mais parce qu’on connaît un texte de Nietzsche où il la pose. En espérant que cela puisse vous aider…