Méthode de la dissertation en philosophie
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Bonjour, je suis actuellement en Terminale S et si en générale je me débrouille sur le corps de la dissertation, j'ai beaucoup de mal à rédiger une bonne introduction. Sur chacune de mes copies on me dis que mon introduction n'est pas une introduction.
Je dois pour la rentrée du 19 avril, faire une dissertation sur le sujet :
"L'abus de pouvoir est-il inévitable ?"
Voici mon introduction pour ce sujet :
Si il y a ici un professeur de Philosophie qui pourrait me dire si cette introduction est une bonne introduction , j'en serais ravie !
"Le pouvoir est nécessairement l'un des points déterminant de l'Etat. En effet l'Etat est "créateur" de la justice, des lois, des droits, des différentes institutions … Tous cela soumet alors, chaque individu à des règles qui régissent les rapports humains en société. Ainsi on peut dire qu'il n'y a de pouvoir que lorsqu'il y a autorité. De ce fait on peut concevoir que l'abus de pouvoir réside dans l'usage du pouvoir. Si, il y a des usages de pouvoir qui sont des abus de pouvoir, c'est qu'il y en a d'autres qui n'en sont pas. Ainsi lorsqu'il y a un abus de pouvoir, c'est un usage illégitimite de pouvoir que l'on dénonce face à un usage légitime du pouvoir qui devrait résider en tout lieu. Cependant, dans la mesure où nous usons du pouvoir pour arriver à quelque chose, il semblerait qu'il y ait tout de meme une part d'illégitimité.
Peut-on alors éviter l'abus de pouvoir ou celui-ci est-il inévitable ?"
après relecture je me rend compte d'un premier problème, les nombreuses répétitions de "pouvoir", néanmoins je ne sais comment remplacer ce mot !!
Merci d'avance
Bonsoir Ladyy,
Ton introduction n'est pas techniquement correcte.
Regarde les fiches de méthode du site sur la dissertation. C'est
ici.
Sur le fond, je ne comprends pas pourquoi tu as voulu limiter l'abus de pouvoir à l'État. Un professeur, un père de famille peuvent se livrer à des abus de pouvoir.
Il faudrait réfléchir à un ensemble de notions :
Qu'est-ce qui fonde l'autorité ?
L'exercice du pouvoir est-il un service ?
Quels sont les dangers de tout pouvoir ?
Existe-t-il un encadrement du pouvoir ?
Le pouvoir peut-il s'exercer sans rapport de force ?
Doit-on rendre des comptes de son pouvoir ?…
Je vois, il faudrais que je voit dans l'ensemble !
Mais comment débuter une bonne introduction ? Par quoi commencer ?
J'ai beau lire les méthodes, une fois devant ma feuille je ne sais par où commencer :n
Bonsoir à tous,
bon courage ladyy, je trouve aussi que la première phrase est problématique…
Je souhaiterai avoir un éclaircissement concernant l'énoncé du sujet et sa reformulation sous forme de question : que devons nous faire lorsque le sujet est déjà une phrase interrogative?
Par exemple :
La justice a-t-elle pour but de venger la société et de la protéger du criminel ?
j'avoue être embarrassée car je perds des informations en essayant de reformuler cette question:
- Quel est le but de la justice? est plus large et j'ai peur de tomber dans du hors sujet.
Est-ce pénalisant d'utiliser mot à mot l'énoncé dans une introduction?
Au niveau de la conclusion, une ouverture est elle appréciée? Il me semble qu'en français c'est le cas mais je n'ai rien trouvé concernant la philosophie.
Merci d'avance.
Effectivement, dans une conclusion une ouverture est attendue !
En ce qui conserne la reformulation au niveau de la problématique, tout dépend du corps de ton introduction, la reformulation est lié au quelques lignes qui la précede…
bonjour tout le monde
svp j'ai besoin d'aide
qu'es ce qu'on peut mettre dans l'introduction de philosophie de l'art dissertation?
hier on a passé un examen de théâtre dissertation et j'ai vu que plein de gens on déjà prépare une introduction générale bien corrigé et bien dit bien sur puisque on l'a préparer en dehors de la classe et en dehors de 3 heurs et le trac et et et
Bonsoir,
Tout au long de l'année, j'ai réalisé mes dissertations à la 1ère personne du pluriel, mais je me demandais s'il n'est pas préférable de parler à la 1ère personne du singulier.
merci d'avance pour votre réponse.
A mon avis, le "nous" est préférable.
Mais d'une manière générale, en philo il faut éviter de se mettre trop en avant, avec des phrases du type "moi je je pense que", sans quoi la copie est trop "subjective".
Tu peux donc utiliser le nous pour reprendre les idées et les arguments ("de cela, nous pouvons conclure que"), pour poser peut-être la problématique ("nous pouvons dès lors nous demander"), mais toujours donner des idées ou des arguments un tant soit peu universalisables, et non pas des opinions. Ainsi, avec le "nous", tu engages le correcteur dans ta démarche logique, tandis qu'avec le "je", tu peux plus facilement partir dans des délires personnels!
Enfin, ceci n'est mon avis, mon humble avis… 🙂
bonjour voila je doit faire une dissertation en philosophie mais je ne sais pas comment faire pouvez-vous m'aider svp
Bonjour…
Eh bien, tu trouveras sûrement de l'aide en parcourant les messages avant le tien, dans cette discussion.
Et aussi en consultant cette fiche :
https://www.etudes-litteraires.com/philo/dissertation-philosophieBonjour, je suis en terminale S et je passe bientôt le bac et j'ai une question concernant la dissertation philosophique. J'ai lu de partout sur internet que pour réussir sa dissertation de philosophie il ne fallait pas "réciter le cours" mais avoir une réelle réflexion appuyée par des connaissances (qui peuvent être aussi bien personnelle que tirées du cours). J'approuve totalement cette méthode mais voilà, lors des DS de philo et aussi du bac blanc, les élèves qui récitent leur cours à la lettre ont de bonnes notes parfois très bonnes même, alors que ceux qui essaient d'appliquer la consigne précédente se retrouve quasiment toujours avec des notes qui tournent autour de 10. Donc ma question aux profs est la suivante : sanctionnez vous la récitation du cours au bac ? Si non, pourquoi toutes les méthodes de dissertations stipulent clairement qu'il ne s'agit pas de réciter son cours ?
Merci pour vos réponses (ma question s'adressent aux profs de philo mais l'avis de chacun est le bienvenu).
La question n'est pas très pertinente.
Tout d'abord, comment les correcteurs du bac pourraient sanctionner un élève qui aurait appris et récité par coeur son cours, alors que ces mêmes correcteurs ignorent tout du cours en question ? ( bien entendu, les correcteurs pourraient sentir qu'un candidat expose de longs raisonnements hors-sujet … )
Plus généralement, il faudrait renoncer à croire que la consigne, selon laquelle le cours ne doit pas être récité, équivaut à dire '' pensez par vous-même parce que vous êtes des génies ''. Cette consigne signifie plutôt qu'il faut maîtriser son cours : à savoir l'utiliser de manière pertinente, et ne pas virer dans le hors-sujet au cas où l'élève en question voudrait replacer ses connaissances sans même réfléchir.
La solution est simple : pour dépasser le 10, il faut commencer par apprendre et comprendre son cours, et ne pas croire que balancer les premières simplicités qui viennent à l'esprit sont une matière suffisante pour disserter. Et à bien y penser, entre une deux copies dont l'une réciterait un peu trop son cours par opposition à une autre copie qui tenterait de faire dans l'originalité, c'est bien la première copie que je valoriserais.
einstein a écrit :lors des DS de philo et aussi du bac blanc, les élèves qui récitent leur cours à la lettre ont de bonnes notes parfois très bonnes même, alors que ceux qui essaient d'appliquer la consigne précédente se retrouvent quasiment toujours avec des notes qui tournent autour de 10.
Remarque à part : le par-coeur paie en Histoire-Géographie, en SES, en ce qui concerne les pseudo-dissertations, et en SVT.
Pour la philo, j'apprenais seulement par cœur les notions clés, les définitions importantes (justice, liberté, désir, etc.), et pour le reste, ça se résumait en simples fiches avec des idées et des livres, des citations. Le reste c'est de la réflexion personnelle, il faut souvent savoir réfléchir pour les dissertations de philo tout en ayant des connaissances apprises en cours, et pas sorties de notre imagination 😂 Donc je dirais que le par-coeur est essentiel en histoire-géo, c'est sûr, mais seulement un outil en philo, qui ne fait pas tout. On ne peut pas apprendre par coeur un corrigé tout fait en philo, alors qu'en histoire-géo, c'est quasiment possible, au vu des sujets sur les chapitres qui sont souvent, à quelques mots près, les mêmes par chapitre.
Merci pour vos réponses.
Freeze vous dites "Plus généralement, il faudrait renoncer à croire que la consigne, selon laquelle le cours ne doit pas être récité, équivaut à dire '' pensez par vous-même parce que vous êtes des génies '' ". Déjà merci, pour votre franchise. Ensuite j'aimerais dire que selon moi, nous demander de penser par nous même (sans nous considérer comme des génies) serait une bien meilleure approche pour plusieurs raison :
Premièrement on pourrait dire (sans mentir) qu'on fait vraiment de la philosophie, du moins qu'on essaie de philosopher. Personnellement, je ne pense pas que l'on puisse apprendre la philosophie sans jamais la pratiquer (parce que je ne pense pas que ce qu'on nous demande de faire en terminale soit de philosopher).
On serait beaucoup plus intéressé par la matière s'il s'agissait de penser par nous même (toujours avec une argumentation pertinente bien sur). Parce qu'en fin de compte si on pense par le biais d'autres personnes, il n'y a aucune innovation, aucune avancée, aucun progrès…
Mais ce n'est pas le sujet de mon topic, je voulais juste répondre sur ce point.
Evidemment je dis tout ça en toute humilité, je ne prétend pas avoir tout compris, mais j'expose simplement mon point de vue.
Toutefois votre réponse a parfaitement répondu à ma question, merci beaucoup.
Il faudrait se demander, à la base, d'où viennent les idées qui vont te servir d'arguments en dissertation.
Bien sûr, de ton expérience personnelle. De tes lectures, des médias ( dans toute leur extension ), de tes cours. Vouloir '' penser par soi-même '', ce ne serait ainsi pas faire autre chose que de réagencer ce matériau prééxistant, qui, on peut l'avouer, n'est pas très solide puisqu'il est essentiellement constitué d'idées reçues ou de simplifications. Tu auras beau prétendre avoir '' réfléchi '' par toi-même, en réalité, tu n'auras qu'opéré un assemblage d'idées que tu auras cru être les tiennes, alors qu'en fait elles t'ont été inculquées de manière plus ou moins inconsciente.
Il faudrait puiser dans une autre source de connaissance, qui est plus féconde pour dépasser les banalités : ton cours de philosophie, mais plus essentiellement les auteurs. L'idéal serait de pouvoir réagencer non pas des connaissances superficielles vaguement retenues par ta propre expérience, mais bien réagencer ces connaissances '' un peu '' plus profondes.
Dès lors, philosopher, avant de réfléchir par soi-même, nécessite de lire et de s'approprier dans l'idéal des auteurs, sinon ton cours. Ces deux vecteurs du savoir philosophique sont les cadres nécessaires sans lesquels une pensée ne peut germer pleinement.
Edit : par rapport à l'idée qu'il n'y aurait pas de progrès, si on ne pensait pas par soi-même …
Prenons une métaphore, celle d'un édifice à bâtir : pour pouvoir progresser dans la construction, il faudra se baser sur ce qui a déjà été construit. De même pour la philosophie ( et pour n'importe quelle autre science en fait ) : les innovations sont faites par des personnes qui se sont d'abord servies des bases fondées par d'autres chercheurs : c'est ainsi que les sciences progressent, et pas autrement.
Je suis d'accord sur l'origine de nos idées mais on ne peut pas présupposer que ces idées sont pour l'essentiel des idées reçues ou des simplifications et les considérer comme des banalités…
Vous dites que philosopher nécessite d'avoir des connaissances (provenant d'auteurs ou du cours), mais je pense qu'il serait intéressant d'essayer de retrouver par nous même (en quelque sorte) ce que d'anciens auteurs ont trouvé eux-mêmes en philosophant (sans forcement se baser sur d'autres auteurs d'ailleurs)
Il est clair qu'en faisant ce que vous venez de dire on aboutirait à une bonne dissertation philosophique, mais est-ce qu'au final on en arriverait à une réflexion personnelle et donc originale ?
Je te renvoie à mon '' édit '', mais c'est là où tu te trompes : tous les auteurs majeurs ont bâti leur système à partir de ce qui a été pensé auparavant.
Bonsoir,
Je me permets de re-poster une question que j'ai posée il y a maintenant un mois sur la construction des parties dans la dissertation de philosophie.
J'ai lu plusieurs méthodes sur la manière de rédiger une dissertation de philosophie mais il y a quelque chose que je ne parviens toujours pas à saisir notamment dans la manière de construire le développement de la dissertation. Plus précisément, je ne saisis pas l'architecture interne de chaque partie. Si chaque partie doit comporter trois sous-parties, est-ce que celles-ci doivent chacune correspondre à une référence philosophique précise? Bref, est-ce que chaque sous-partie correspond à un micro commentaire d'un extrait de texte philosophique ? ou est-ce uniquement un unique texte philosophique par partie que l'on développe dans les sous parties?
C'est ce que je ne parviens pas à comprendre.
Merci par avance de votre aide ! 🙂
Il n'y a pas de règle sur cette question.
Il faut que les parties soient articulées conceptuellement. Si tu as besoin pour construire cette articulation de faire appel à plusieurs auteurs, alors tu dois le faire ; dans le cas contraire, tu peux te contenter d'un auteur pour une partie. Ce que tu dois éviter, donc, c'est de citer artificiellement un auteur qui va te détourner du mouvement de ta pensée.