Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves - Incipit

Entraide scolaire

9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,


Je voudrais savoir est ce que cette problématique est bonne ? svp
Comment la galanterie est-elle présentée dans cet incipit ?

Et également si les idées dans le petit a et petit b sont bonnes et si vous avez des idées en plus je suis prenante.
Merci d'avance


I. Incipit original
A. Répond à la question du lieu et temps. Présentation des personnages secondaires


? L1 : Cadre historique « en France ….dans les dernières années du régime de Henri II »
? L’action se déroulera à la cour « jamais cour n’eu tant de belle personnes »
? Esthétique classique – artiste vraisemblance
? Narrateur omniscient, connaît tout de tout « …quoique sa passion pour Diane de Poitiers eût commencé il y a avait plus de 20ans… »
? Originalité protagoniste de l’œuvre qui entre en scène
? Personnage de fond ou de second plan « Henri II / Diane de Poitiers / reine / Madame Elisabeth de France / Marie Stuart »
? 1er et 2éme paragraphe : description du roi Henri II et sa maîtresse Diane de Poitiers
? 3eme et 4eme paragraphe : description de la reine
? Fin : présentation des enfants d’Henri II et de Catherine de Médicis : « Madame Elisabeth de France qui fut depuis reine d’Espagne » et « Marie Stuart, reine d’écosse »

B. Roman de Cour ou roman historique
? Personnages réels qui permettent d’inscrire le texte dans un genre nouveau et à la mode ; Les mémoires ou le genre du roman historique qui s’oppose aux longs romans fleuves, héroïques. La toile de fond ce de nouveau genre est la réalité de la Cour qui permet d’atteindre la vraisemblance.


zabu
Tu nous aiderais beaucoup en nous donnant le texte. Quels sont les limites de ton extrait?
Madame de La Fayette

Incipit - La Princesse de Clèves ( 1678)


La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri second. Ce prince était galant, bien fait et amoureux ;
Quoique sa passion pour Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, eût commencé il y avait plus de vingt ans, elle n’en était pas moins violente, et il n’en donnait pas des témoignages moins éclatants.
Comme il réussissait admirablement dans tous les exercices du corps, il en faisait une de ses plus grandes occupations. C’étaient tous les jours des parties de chasse et de paume, des ballets, des courses de bagues, ou de semblables divertissements ; les couleurs et les chiffres de madame de Valentinois paraissaient partout, et elle paraissait elle-même avec tous les ajustements que pouvait avoir mademoiselle de La Marck, sa petite-fille, qui était alors à marier.
La présence de la reine autorisait la sienne. Cette princesse était belle, quoiqu’elle eût passé la première jeunesse ; elle aimait la grandeur, la magnificence et les plaisirs. Le roi mourut à Tournon, prince que sa naissance et ses grandes qualités destinaient à remplir dignement la place du roi François premier, son père.
L’humour ambitieuse de la reine lui faisait trouver une grande douceur à régner ; il semblait qu’elle souffrît sans peine l’attachement du roi pour la duchesse de Valentinois, et elle n’en témoignait aucune jalousie ; mais elle avait une si profonde dissimulation, qu’il était difficile de juger de ses sentiments, et la politique l’obligeait d’approcher cette duchesse de sa personne, afin d’en approcher aussi le roi. Ce prince aimait le commerce des femmes, même de celles dont il n’était pas amoureux : il demeurait tous les jours chez la reine à l’heure du cercle, où tout ce qu’il y avait de plus beau et de mieux fait, de l’un et de l’autre sexe, ne manquait pas de se trouver.
Jamais cour n’a eu tant de belles personnes et d’hommes admirablement bien faits ; et il semblait que la nature eût pris plaisir à placer ce qu’elle donne de plus beau, dans les plus grandes princesses et dans les plus grands princes. Madame Elisabeth de France, qui fut depuis reine d’Espagne, commençait à faire paraître un esprit surprenant et cette incomparable beauté qui lui a été si funeste. Marie Stuart, reine d’Ecosse, qui venait d’épouser monsieur le dauphin, et qu’on appelait la reine Dauphine, était une personne parfaite pour l’esprit et pour le corps : elle avait été élevée à la cour de France, elle en avait pris toute la politesse, et elle était née avec tant de dispositions pour toutes les belles choses, que, malgré se grande jeunesse, elle les aimait et s’y connaissait mieux que personne. La reine, sa belle-mère, et Madame, sœur du roi, aimaient aussi les vers, la comédie et la musique. Le goût que le roi François premier avait eu pour la poésie et pour les lettres régnait encire en France ; et le roi son fils aimant les exercices du corps, tous les plaisir étaient à la cour. Mais ce qui rendait cette cour belle et majestueuse était le nombre infini de princes et de grands seigneurs d’un mérite extraordinaire. Ceux que je vais nommer étaient, en des manières différentes, l’ornement et l’admiration de leur siècle.
J'ai eu un commentaire comme dernier contrôle de français, sur l'incipit du roman de Mme de La Fayette : La Princesse de Clèves (1678). J'ai obtenu la note de 16/20, mais j'aimerais toutefois vous faire part de mon devoir, afin d'en connaître vos avis et critiques. Je suis en filière technologique (STMG), les axes d'études nous sont donc fournis dans le sujet.

Sujet : Vous rédigerez un commentaire sur l'incipit de La Princesse de Clèves (1678), de Mme de La Fayette en vous appuyant sur les axes d'études suivant : - Un portrait physique esquissé
- L'importance du portrait moral

Le XVIIe siècle, représente l'excellence du classicisme auquel figure l'incontournable Mme de La Fayette, célèbre romancière de son temps. A travers ses multiples écritures, La Princesse de Clèves (1678) s'identifie comme une de ses œuvres majeures.
L'incipit porté à l'étude nous rapporte l'arrivée de la future princesse de Clèves, découverte en même lieu par la cour et le lecteur.
Comment l'auteur intègre-t-il l'héroïne au sein de la cour
Nous répondrons à cet problématique, en portant l'étude sur deux axes. Un portrait physique esquissé, et l'importance du portrait moral nous mèneront à notre réponse.

Le narrateur adopte un point de vue omniscient, permettant la découverte simultanée de la future princesse de Clèves pour la cour et le lecteur. Percevant à pareil moment la nouvelle venue, le lecteur bénéficie du privilège d'être véritablement plongé dans l'histoire. Désignée par une série d'appellations peu précises : " une beauté " (l.1) ; " beauté parfaite " (l.2) ; " une des plus grandes héritières de France " (l.4) ; " Cette héritière " (l.22) on devine tout de même qu'elle est issue d'une lignée de prestige avant même de connaître son identité dévoilée à la fin du texte : " Mlle de Chartes " (l.27). Pour insister davantage sur la beauté de la personne dont il est question, l'auteur a fait usage d'une subordonnée de cause : " puisqu'elle donna de l'admiration dans un lieu où l'on était si accoutumé à voir de belles personnes " (l.2/3). L'insistance que la cour soit un endroit sujet aux belles personnes, est renforcée par le superlatif " si " qui fait sortir définitivement l'arrivante du lot, sa beauté est au dessus de la norme en tout point. Finalement ce physique n'est que peu décrit à la fin de l'extrait (l.27-29), mais extrêmement révélateur de comment il était suggéré auparavant. Le sublime qu'elle porte est tel, que le narrateur intervient pour en témoigner : " il fut surpris de la grande beauté de Mlle de Chartes, et il en fut surpris avec raison ". Mais au delà de sa perfection physique, Mlle de Chartes est détentrice de nombreuses qualités morales.

Ces atouts moraux, sont un don de sa mère dont les dires sont pour le peu élogieux : " dont le bien, la vertu et le mérite étaient extraordinaires ", qui fait donc d'elle une enseignante qualifiée. En effet, elle lui apprend l'amour et ses méfaits d'une manière atypique pour les coutumes de l'époque, en lui transmettant son savoir sur celui-ci, notamment avec une énumération peu flatteuse des hommes : " le peu de sincérité des hommes, leurs tromperies, leur infidélité " (l.14). Par ces moyens elle fait donc de sa fille une femme vertueuse à l'image de ce qu'elle même est. Distinguée des autres par sa moralité forgée, elle est conduite à la cour pour une raison tout sauf anodine : le mariage. A ce sujet, l'auteur emploie une subordonnée de concession : " et quoi qu'elle fût dans une extrême jeunesse, l'on avait déjà proposé plusieurs mariages ", soulignant des nombreuses qualités dont elle est porteuse. Tout cela dans l'optique de suivre les traces de sa mère et de connaître : " le bonheur d'une femme, qui est d'aimer son mari et d'en être aimée ".

L'auteur intègre donc la future princesse de Clèves, l'héroïne du récit, non pas par des actions entreprises par celle-ci, mais uniquement en dressant le portrait complet de la jeune femme. Le portrait physique et moral entrelacés dans ce passage, laissent découler les nombreux atouts dont elle est propriétaire, inscrivant Mlle de Chartes comme unique au sein de la cour.



Pensez vous que le 16/20 est une note en concordance avec un tel commentaire, sachant que les axes sont fournis dans ma filière, donc le choix des axes n'est pas en compte dans le système de notation..
Sinon à la vue de ce devoir, pensez vous que j'ai certains qualités ou non pour entreprendre les études de lettres modernes que je convoite temps..
Pour information je suis en Première, vis-à-vis de mon niveau si ça peut vous situer.
Merci d'avance de vos avis et critiques.
Pour la notation je ne sais que te dire, cela dépend aussi en comparaison du travail de tes camarades.
Le fait que le plan et la problématique soient donnés facilite certes le travail. Ton commentaire a la mérite d'être clair et concis, rédigé en bon français ( attention cependant, quelques fautes dans ton post)
Pour ce qui est des études de lettres il me semble que tu as déjà publié un sujet sur la question 🙂, il y a du pour et du contre à peser comme en tout.

Juste un Nota Bene sur ton introduction, Mme de La Fayette a publié son roman de manière anonyme.
La problématique n'est pas donnée, seulement les axes d'études. Mais bien évidement avec les axes, les problématiques possibles se dessinent facilement. Au passage merci pour l'information du choix de l'anonymat pour la publication de son Roman de la part de Mme de La Fayette. Tu serais si c'est une raison de sexe, comme George Sans pour se faire publier ou une tout autre raison, car étant un texte possible à mon Bac oral de Français, si j'ai ce genre d'informations et que je te tombe dessus, sa pourrais m'avantager.
Elle a publié sous anonymat pour deux raisons :
une première féminine : La condition de la femme n'est pas aussi dure à l'époque de Mme de La Fayette qu'à celle de George Sand mais en général une femme ne publiait pas au XVIIème. (pas de publication directe mais beaucoup d'écrits féminins) Du coup la publication se faisait sous la responsabilité de l'imprimeur. La Princesse de Clèves a connu un grand succès dès sa sortie et l'anonymat est vite tombé
une deuxième aristocratique : une nécessité de distance avec la "profession" d'auteur car un noble ne peut déroger à la règle de l'interdit de travail (hormis les armes et les métiers du fer et du feu)
Remarque utile pour l'écrit :
Tu serais si c'est une raison de sexe
Au présent de l'indicatif, cela donne :
Tu es si c'est une raison de sexe…


C'est incohérent, il ne s'agit donc pas du verbe être, mais du verbe savoir :
Tu sais si c'est une raison de sexe…



Voilà, tu le sauras pour la prochaine fois, et tu seras bonne en orthographe !
J'ai écris rapidement d'où la faute.. Et je suis un homme donc je serais bon* en orthographe.
Sinon merci de ta réponse Tatiana91