Dissertation sur la tragédie, la fatalité et la passion amoureuse

Entraide scolaire

20 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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J'ai une dissertation à faire pour dans deux semaines. Le sujet c'est: "Les tragédies associent souvent la fatalité et la passion amoureuse. Vous étudierez ce qui justifie ce choix en vous appuyant sur des exemples précis."

Je ne sais pas très bien comment expliquer l'association de la tragédie à la passion donc si l'on pourrait m'aider ce serait sympa (surtout en ce qui concerne les exemples).

Merci d'avance…
Bonjour, merci d'avance de votre aide!

En faite je dois faire une dissertation, et la professeur nous a donné comme sujet:
Les tragédies associent souvent la fatalité et la passion amoureuse. Vous étudierez ce qui justifie ce choix en vous appuyant sur des exemples précis. Maximum Copie double

Tout d'abord comment doit etre mon plan et que dois je dire ?
Quelles sont les tragédies que tu connais?
Quelles sont tes idées?
Merci de votre aide!
Alors, les oeuvres qu'on a un étudié en cours depuis qu'on a commencé la séquence sur la tragédie sont:
La cantatrice Chauve et la lecon d'Eugène Ionesco
Euripide, Médée Extrait du cinquième épisode
Cinna, Corneille Acte 1 scène 1
Le Cid, Corneille Acte 1 scène 6

Mes idées sont:
La fatalité associé à la passion amoureuse sont deux facteurs auxquels nous pouvons créer une abondante styles d'histoires accompagné de trahison, de combats, de violence.

Est - ce qu'il faut faire une introduction et une conclusion?
Regarde les fiches de méthode du site : il faut TOUJOURS faire une introduction et une conclusion (ici)

Regarde les tragédies que tu as étudiées en cours et les autres que tu as pu lire : associent-elles fatalité et passion amoureuse ? A ton avis, pourquoi ?
Je n'ai aucune idée justement du pourquoi les tragédies associent la fatalité à la passion amoureuse… Je comprend juste que ce soit normal qu'il y ait de la fatalité dans la tragédie, car sans cela elle n'en serait pas une. Mais pourquoi elle est associée à la passion amoureuse je ne sais pas comment expliquer… 😞
Le Cid, par exemple, on peut voir très facilement qu'elle associe la fatalité et la passion amoureuse.
(Je vais pas très bien rédiger parce que c'est dur à expliquer je trouve..)
Je trouve qu'elles associent souvent la fatalité et la passion amoureuse parce que avec ces 2 facteurs réunis, il est facile de créer des histoires de tensions, de combats.
Bon je suis tjrs bloqué sur cette dissertation… J'ai fais un plan mais je ne suis pas sur qu'il soit correcte ou alors il est incomplet… Si quelqu'un pouvait m'aider ce serait sympa…

Voici mon plan:

Intro

I : 1.définition d’une tragédie
2.définition de la passion amoureuse dans une tragédie
3.définition de la fatalité dans une tragédie

II : Fatalité associée à la passion:
Comment
Pourquoi (causes)
Dans quel but (ou conséquences)

Conclusion

J'ai encore une question je doit faire une problématique à partir de mon sujet ou je n'en ai pas besoin ?

merci d'avance
Bonjour tout le monde, je viens juste de m'inscrire sur le forum..
Et oui, malheureusement pour la rentrée donc Mercredi prochain je dois rendre une dissertation de Francais.
La prof nous lache comme ca , sans grande explication :S
Avec comme problématique :
Quels éléments définissent la tragédie ? En quoi passion amoureuse et fatalité sont nécessaire à cette définition ?


Les grands points qu'elle nous a donné sont : Faut Chercher ce qu'il y a de commun entre tragédie,passion & fatalité.
Ensuite, tragédie=Piece de Theatre: qu'est ce qu'il y a de theatrale dans la fatalité et la passion pour que les dramaturges les utilisent si frequemment.
& en quoi la tragédie associée a la passion peuvent elles caractériser le tragique. En gros c'est ca :S

Est ce que quelqu'un si connait en dissertation ?
Merci
Bonjour. J'ai pratiquement fini ma dissertation

Voici mon intro : L'objectif de la tragédie, contrairement à d'autres genres théatraux est de faire en sorte qu'il n'y ait aucun suspense dans le déroulement de la pièce. C'est ainsi que dans Antigone, Jean Anouilh fait dire au choeur : « Et voilà. Maintenant, le ressort est bandé. Cela n'a plus qu'à se dérouler tout seul. C'est cela qui est commode dans la tragédie. (…) Après, on n'a plus qu'à laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul. » Il s'agit donc de se demander en quoi le mécanisme de la tragédie est de laisser se dérouler les évènements, sans intervenir, tels qu'ils doivent se dérouler. Pour répondre à cette question, nous allons dans un premier temps définir l'interêt principal de la tragédie puis, dans un second temps, prouver que la tragédie est liée à la fatalité.

Et voici mon plan :

I- L'interêt de la tragédie est d'observer la façon dont le destin s'abbat sur le héros

1)Révélation du dénouement indispensable pour la compréhension
2)Sentiments intenses du spectateur
3)Le spectateur prend conscience de sa condition humaine

II- La tragédie est liée à la fatalité

1)Il n'y a aucun espoir
2)La fatalité découle d'une divinité, d'une passion ou des valeurs imposées par un rang social
3)la fatalité est présente dans toute le tragédie

Qu'en pensez-vous ?
Par contre je suis a court d'exemple, j'ai utilisé Oedipe et Phèdre, je n'ai pas lu d'autres tragédie 😞
Je recherche des tragédie dont le destin du personnage est CLAIREMENT énoncé au début de la pièce, pouvez-vous m'aider ?
J'ai fait des recherches (Médée, Antigone…) mais je ne sais pas si le destin est annoncé en début de pièce…

Merci, j'attends votre réponse.

Ps: je pense que mon grand II n'est pas solide mais je ne vois pas quoi mettre d'autre… Pouvez-vous me proposer des idées qui peuvent remplacer les arguments faibles ou répétitifs ? Bon, je vois qu'une réponse rapide est trop demandé. Je vais me débrouiller toute seule. Je ne sais pas ce que j'espérais d'autre.
Il ne faut pas oublier que le tragédie se traduit le plus souvent par les morts des personnages .
ex : dénouement d' "Andromaque"
- Pour le rapport avec la passion , les personnages sont sujets à une passion qu'ils ne peuvent vivre pour telle ou telle raison .
ex : " Le Cid " conflit raison /passion dans le monologue de Rodrigue . S'il tue le père de Chimène elle ne l'aimera plus , si il ne le tue pas son honneur sera bafoué
ex 2 : Impossibilité d'amour entre Bérénice et Titus à cause de leur différence , " Bérénice"

d'ou le but de la tragédie : Cf définition de Aristote dans " La poétique " , la catharsis , purgation des passions .
Au XVIIé , tu retrouvera cette structure surtout chez Racine , très attaché aux règles . Du côté des dégats de la passion , il faut voir sa vision janséniste de l'homme → passion destructrice , forte conscience du péché
On aboutis a son oeuvre " Phèdre " considéré comme la synthèse de toutes ses oeuvres , il faudra faire attention au déchirement de phèdre quant à la passion qu'elle subit ; va t-elle faire cet aveu .
Cf " Sur Racine " de Roland Barthes .

Voila j'ai essayé de t'aider surtout avec des exemples , enfin je fais de mon mieux =)
Merci beaucoup mais c'est trop tard j'ai rendu ma copie 😜
Merci quand même =)
Si ça peut aider une prochaine personne j'ai un très bon exemple d'oeuvre a donner: Phèdre écrit par Jean Racine.
En effet cette pièce de théâtre ne parle QUE de ça !!!
C'est une tragédie où Phèdre est victime de la fatalité et de la passion amoureuse.
Désolé, mais Phèdre est avant tout une tragédie du langage. Alors ça passe pour la fatalité au lycée, mais arrivé à la fac, ça fait mal. Racine est avant tout un penseur de la responsabilité, et donc de la liberté. La fatalité n'est présente quasiment que par tradition ou élément dramaturgique.
Eh oui. Je me suis toujours demandé d'où sortait cette obsession à lier tragique et fatalité. Le lien est tout sauf systématique. Paresse de certains profs du secondaire?
C'est en tout cas ce que nous a dit notre prof de XVIIe s. Il est tellement plus facile de dire aux élèves, pour placer des repères, que le tragique et la fatalité sont liés, que c'est devenu un leitmotiv des cours sur la tragédie et le tragique.
Paresse, je n'en suis pas sûr. Aristote fait de la péripétie (en tant qu'inversion d'une situation) et de la révélation les deux axes structurants d'une bonne tragédie. Il n'y a qu'un pas entre cette dialectique du renversement, de l'inversion "mécanique", et le destin ; à plus forte raison si l'issue de la pièce ne fait l'objet d'aucun suspense: Barthes la définit comme le spectacle du déficit de l'humanité. Maintenant, il faut savoir ce que l'on entend par "destin": les dieux ne tirent pas toujours les ficelles, c'est particulièrement vrai chez Racine, qui élude l'instance supérieure, sans pour autant abolir son emprise. Cocteau achève le processus de "laicisation" du destin: D'où viennent ces ordres ? tant de sentinelles se les transmettent que c'est le tam-tam de vos tribus d'Afrique, l'écho de vos montagnes, le vent des feuilles de vos forêts. Anouilh fait du destin un procédé méta-dramaturgique: le metteur en scène décide de tout, de celui qui tue, de celui qui est tué, c'est une question de distribution, conclut le Choeur. Giraudoux dans son Ondine propose une mise en abyme du théâtre dans lequel le personnage du prestidigitateur se fait metteur en scène, et par là-même, ordonnateur du sort des autres personnages. Le destin est une idée ancienne, qui continue cependant d'inspirer l'écriture tragique.

Une tragédie du langage, c'est une très belle expression.
Goldmund a écrit :…Aristote fait de la péripétie (en tant qu'inversion d'une situation) et de la révélation les deux axes structurants d'une bonne tragédie. Il n'y a qu'un pas entre cette dialectique du renversement, de l'inversion "mécanique", et le destin…
Très vrai. Mais justement, c'est le propre surtout de la tragédie grecque (et encore, pas toujours; c'est vrai surtout de certaines pièces de Sophocle).
La tragédie classique française est beaucoup moins fataliste. Chez Corneille, cette dimension est tout bonnement absente.
Chez Racine, elle fluctue; dans Phèdre, on peut dire que le personnage éponyme sent peser sur elle la malédiction familiale et pressent "Vénus à sa proie attachée"… Mais où est la fatalité dans Bérénice, dans Bajazet, dans Britannicus…?
Non, vraiment, quand certains lieux communs subsistent en dépit de l'évidence du contraire, cela ne peut s'expliquer que parce que certains professeurs oublient de lire les oeuvres dont ils parlent et font leurs cours à partir de fiches héritées de maîtres aussi bornés qu'eux-mêmes ou sur la foi de manuels scolaires bâclés par des tâcherons.
(désolé, je me lâche un peu, là… 😜 Mais c'est aussi un effet vicieux de ce - par ailleurs excellent - forum: on y voit défiler les poncifs avec une inquiétante régularité).
Tout à fait absente chez Corneille, je n'en suis pas sûr: je pense immédiatement à son Horace, ou à Polyeucte. Souvenons-nous chemin faisant qu'au regard des critères aristotéliciens, Corneille est un mauvais poète ! En ce qui concerne les pièces de Racine que tu as cité, je suis assez d'accord. J'insiste sur l'importance du thème du destin tant dans la dramaturgie classique, que dans la dramaturgie moderne, mais ce n'est pas non plus une constante absolue.
bonjour, je viens de finir Cinna de Corneille . J'ai lu tous les commentaires sur la tragédie . Mes professeurs, comme vous le dites, ont toujours associé tragédie avec fatalité .
Ca ne colle pas trop avec Cinna qui pourtant est une pièce classée dans les tragédies . N'est ce pas plutot une tragi comédie ?

Par ailleurs, un averti de théatre classique pourrait-il me donner une définition précise de ce qu'est une TRAGEDIE ? (je prépare mon entrée en Hypokhagne )

Merci à tous