Est-ce en faisant rire que les écrivains amènent le mieux leurs lecteurs à réfléchir ?

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour:
j'ai un problème pour rédiger la deuxième partie d'une dissertation!
le sujet : Pensez-vous que c'est en faisant rire ou sourire que les écrivains amènent le mieux leurs lecteurs à réfléchir?


J'ai adopté comme nous l'a conseillé la prof un plan de type certes, mais.
dans la première partie :
1) certes le rire est un moyen détourné pour les écrivains de faire réfléchir les lecteurs pour les faire adhérer à leurs idées.

a) Tout d'abord c'est une façon plaisante pour les lecteurs de réfléchir, ce qui instaure une complicité entre eux et les auteurs.

b) De plus, c'est une manière de dénoncer sans forcément nommer, de vulnérabiliser et de relativiser.

c) Enfin il établit une sensibilisation des lecteurs en écartant toute réaction morale ou émotionnelle. (pour celle la je l'ai illustrée avec un dessin de Plantu, dans le corpus,où deux soldats essayent de tirer avec une arme sur des enfants dehors et l'un des deux hommes s'exclament " le problème avec les gosses, c'est qu'ils bougent tout le temps")

voilà après c'est pour la deuxième partie supposée débuter par un mais, cependant ou encore toutefois…..et je ne vois pas trop quoi en faire….j'aurais besoin de votre avis sur la question et aussi sur ma première partie si elle se prête bien au sujet.

Merci d'avance.
Bonjour, j'ai à faire la même dissertation est je suis dans le meme cas que toi..
Pourrais tu m'aider à trouver la deuxième partie?
Merci
Ben c'est quand même assez évident : n'y a-t-il qu'en faisant rire qu'on fait réfléchir les gens ? C'est la seule et unique façon d'amener à la réflexion selon vous ?
"que les écrivains amènent le mieux leurs lecteurs à réfléchir"

Tous les textes qui amènent une réflexion sont-ils forcément comiques ? Dans la deuxième partie il s'agit de voir l'efficacité des autres procédés, tels que la polémique, la critique ouverte, l'argumentation logique, la parabole, le pathétique…
Il y a dans l'énoncé même du sujet une distinction d'autant plus importante que, contrairement à l'usage, l'idée à commenter n'est pas tirée d'un auteur. Le prof a choisi de se mettre en face à face avec l'élève à qui il s'adresse directement.
La distinction du direct et de l'indirect articule le sujet.

Il y a une action directe et une action réfléchie: vous regardez le miroir et le miroir réfléchit votre image; Molière cherche à faire rire, et le prof cherche à faire réfléchir. Et si on se met à réfléchir après avoir ri, on ne demande: Pourquoi ai-je ri ?

Est-ce bien nécessaire ? Vous répondez très bien en 1c

Ensuite vous voulez introduire un "mais" ou un "toutefois". Les gens qui font rire des choses prétendues sérieuses sont attaqués. C'est déjà le cas pour Molière, c'est encore plus net pour Voltaire.
Votre "mais" coule de source: mais on ne fait pas rire impunément.
Bonjour,
Je n'ai pas bien compris ton c) : le rire ne sensibiliserait pas le lecteur avec le dessin de Plantu ? La réaction morale rejetée par les personnages du dessin renvoie d'autant plus violemment l'horreur au lecteur (ce qui amène effectivement à faire réfléchir, mais pas véritablement à relativiser). A moins que tu veuilles dire qu'en écartant les sentiments (de tristesse et de pitié…), le lecteur est alors amené à réfléchir rationnellement ?
Pour le b), il faut que tu saches expliquer pourquoi "dénoncer sans forcément nommer" amène le lecteur à mieux réfléchir.
Pour le "mais", tous les sujets prêtent-ils à rire ? N'y a-t-il pas de meilleurs procédés dans certains cas ? Le rire aide-t-il vraiment à la réflexion ? Plusieurs question qu'il faut se poser avant de traiter le sujet.
Avant de traiter ton sujet, je te conseille de te demander dans quels cas, peut-on rire ? (rire grinçant, jaune, fou, de contenance, forcé, déplacé, nerveux…) Tous ne conviennent pas forcément au sujet (je lance au hasard !)

J'espère t'avoir été utile.