Littérature latino-américaine

Littérature

25 réponses · Page 2 / 2

J'aime beaucoup:

Octavio Paz (Mexique)
Jorge Luis Borges (Argentine)
Julio Cortázar (Argentine)
Pablo Neruda (Chili)
Gabriel García Marques (Colombie)
Mario Vargas Llosa (Pérou)
José Donoso (Chili)

Et en Brésil:
José de Alencar
Machado de Assis
Monteiro Lobato
Guimarães Rosa
Manuel Bandeira
Guida a écrit:
Si tu as aimé Vargas Llosa, je te conseille "conversation à la cathédrale". c'est un de ses livres les plus salués, il joue totalement avec la construction temporaire dans une perspective synchronique et au delà de l'aspect technique, c'est, à mon sens, une excellente peinture de la société péruvienne des années 50
1 - L'aspect technique dans le dialogue me parait du plus haut intérêt. Est-ce que quelqu'un l'a relevé, analysé, utilisé ? Je cherche vainement depuis que j'ai lu ce roman quelqu'un avec il soit possible d'en parler.

2 - Quant à la description de la société péruvienne, il y a aussi un aspect technique qu'il serait intéressant de rapprocher du Rivage des Syrtes. Vargas Llosa joue d'Arequipa et du centre comme en France quand on parle de la Corse (à partir du centre) et comme seuls les bretons osent parler du centre (Gracq aussi bien que Le Pen).
Mais Gracq évolue en glissant, à partir du Chateau d'Argol (illisible) pour en arriver au Rivage des Syrtes, tandis que Vargas Llosa acolle des histoires de micro sociétés, préparées dans d'autres romans pour que l'assemblage forme un pays, un peu comme Anatole France acolle des histoires de plus petites sociétés quand il écrit l'Histoire Contemporaine.

3 - Mais, si on considère ces compositions comme des conversations reliées par un excipent, on arrive dans la Conversation à la cathédrale à des problèmes de jointures particulièrement aigus tant dans les dialogues à cause de la discordance des temps que dans la réunion des interlocuteurs en raison de l'incorporation de tortionnaires et de policiers particulièrement asociaux sans qu'ils forment entre eux des sociétés à part.
Je conseille particulièrement L'amour aux Temps du Choléra de Garcia Marquez, pour moi incontournable et plutôt compréhensible et accessible =) En fait, tous les Garcia Marquez sont merveilleux…
Bonjour à tous,

Je recommande Fuentes, La muerte de Artemio Cruz est un très beau livre. à lire deux fois, pour le plaisir de la plénitude la deuxième lecture.

Chau !
J'ai découvert ce semestre Fuentes en L3 de lettres modernes car j'ai le roman La Mort d'Artemio Cruz au programme de littérature comparée avec pour thématique "l'écriture de la mort". J'ai à la fois ce roman dans l'édition française en poche chez Folio et en langue espagnole chez Catedra. Dans l'édition espagnole, il y a une introduction d'une centaine de pages très utile car ce roman est complexe par sa construction narrative en particulier. Le roman est constitué de 3 narrations : une à la 1ere personne du singulier au présent, une à la 2e personne du singulier au futur essentiellement et une à la 3e personne du singulier aux temps du passé. Cette construction est très travaillée puisque le lecteur a accès aux sentiments, sensations, à l'intériorité du personnage principal, à ses pensées. Ce sont, en tout cas indubitablement pour le récit en "je" et en "tu" des monologues intérieurs. Pour le récit en "il", ce sont toujours les pensées du personnage qui dominent, ses souvenirs mais celui-ci n'a pas eu accès à tous les évènements, ce qui veut dire que un autre narrateur plus traditionnel prend en charge le récit. Le roman est construit en séquences qui imbriquent les 3 récits, seul le récit en "il" est marqué chronoliquement par une date. Les séquences sont au nombre de 12 ou 13 si on tient compte des monologues en "je" et "tu" du moment présent des dernières heures de la vie du personnage même si ces narrations ponctuent chaque séquence et précèdent la 1ere séquence marquée par une date. C'est au lecteur de reconstruire la chronologie, certaines allusions ou propos s'expliquent au fur et à mesure de la lecture, parfois les dialogues brouillent l'identité des locuteurs. La dernière séquence lie la naissance et la mort du personnage alors que le début du roman commence par son réveil sur son lit de malade. Fuentes fait dans cette oeuvre un tableau de la société mexicaine, creuse la psychologie des personnages principaux, la Révolution mexicaine sur le plan historique a une importance. L'écriture est baroque par des associations particulières de termes en particulier, la construction des phrases est un peu proustienne, la ponctuation mime le chaos de pensées du personnage, il y a pas mal d'aposiopèses, des : à la suite les uns des autres, ce ne sont que deux exemples. C'est un roman très riche et très intéressant tant pour son contenu du point de vue de l'histoire ou des morceaux de vie du personnage principal que du point de vue littéraire et stylistique. Le personnage principal a de multiples facettes et il peut être à la fois détestable et en même temps touchant par moments. Ce roman est une méditation sur la condition humaine, le destin d'un homme. La question de l'identité est fondamentale dans ce roman. J'ai comparé certains passages étudiés en cours dans les deux langues et il y a quelques modifications dans la traduction française et même quelques ajouts ou oublis. Ce roman m'a passionné. Il est dur évidemment, pas seulement par ce qu'il relate par moments mais surtout à cause de la construction chronologique bouleversée, ses spécificités sur le plan de la narration, son style et je vais le relire dans le cadre de mes cours. J'en relis déjà des passages quand j'ai des commentaires composés à préparer. Je suis preneur d'autres conseils de lecture d'autres romans de cet écrivain. Je suis tenté par Terra nostra notamment. Est-ce que quelqu'un l'a lu? Qu'en avez vous pensé?

J'ai également lu Chronique d'une mort annoncée de Garcia Marquez en français puisque cela fait partie du même programme. Je l'ai acheté également en espagnol pour le relire dans la langue originale. L'écriture de Garcia Marquez m'a séduit même si je l'ai lu en français pour le moment et j'ai trouvé qu'il y a des personnages haut en couleur, notamment les frères Vicario. La fin est très réaliste et en même temps très belle. La mécanique du meurtre est superbement racontée. Je lirai Cent ans de solitude à l'occasion mais j'ai tellement de choses à lire, directement en espagnol tout en me procurant la traduction française. Du même auteur, il faudrait que je lise également L'Amour au temps du choléra.

En prépa, j'ai lu et étudié des extraits de Alejo Carpentier, de Miguel Ángel Asturias, de Pablo Neruda, de Julio Cortazar, de Gabriel Garcia Marquez, de Augusto Roa Bastos, des poèmes de Rubén Darío. J'ai lu pour le plaisir le très beau recueil de poésie Cantos de vida y esperanza du même poète originaire du Nicaragua. C'est grâce à la prépa que j'ai commencé à m'intéresser à cette littérature.

Je lirai aussi du Vargas Llosa à l'occasion. Je ne sais pas encore par quel roman je commencerai.