Diderot, Les Deux Amis de Bourbonne - Il y avait ici deux hommes…

Entraide scolaire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour 🙂, j'ai un petit problème, je doit faire le commentaire de cet extrait, et je n'y arrive pas , en suivant le parcours de lecture suivant:

- vous étudierez ce qui donne à ce récit son rythme alerte, un ton léger en déalage avec l'histoire racontée

- puis vous vous demanderez quelles critiques l'auteur exprime t'il a travers le personnage caricatural d'Olivier et son aventure.
Merci a l'avance pour vos réponses! 🙂
Il y avait ici deux hommes, qu’on pourrait appeler les Oreste et Pylade de Bourbonne. L’un se nommait Olivier, et l’autre Félix ; ils étaient nés le même jour, dans la même maison, et des deux sœurs. Ils avaient été nourris du même lait ; car l’une des mères étant morte en couche, l’autre se chargea des deux enfants. Ils avaient été élevés ensemble ; ils étaient toujours séparés des autres : ils s’aimaient comme on existe, comme on vit, sans s’en douter ; ils le sentaient à tout moment, et ils ne se l’étaient peut-être jamais dit. Olivier avait une fois sauvé la vie à Félix, qui se piquait d’être grand nageur, et qui avait failli de se noyer : ils ne s’en souvenaient ni l’un ni l’autre. Cent fois Félix avait tiré Olivier des aventures fâcheuses où son caractère impétueux l’avait engagé ; et jamais celui-ci n’avait songé à l’en remercier : ils s’en retournaient ensemble à la maison, sans se parler, ou en parlant d’autre chose.
Lorsqu’on tira pour la milice, le premier billet fatal étant tombé sur Félix, Olivier dit : « L’autre est pour moi. » Ils firent leur temps de service ; ils revinrent au pays : plus chers l’un à l’autre qu’ils ne l’étaient encore auparavant, c’est ce que je ne saurais vous assurer : car, petit frère, si les bienfaits réciproques cimentent les amitiés réfléchies, peut-être ne font-ils rien à celles que j’appellerais volontiers des amitiés animales et domestiques. À l’armée, dans une rencontre, Olivier étant menacé d’avoir la tête fendue d’un coup de sabre, Félix se mit machinalement au-devant du coup, et en resta balafré : on prétend qu’il était fier de cette blessure ; pour moi, je n’en crois rien. À Hastembeck, Olivier avait retiré Félix d’entre la foule des morts, où il était demeuré. Quand on les interrogeait, ils parlaient quelquefois des secours qu’ils avaient reçus l’un de l’autre, jamais de ceux qu’ils avaient rendus l’un à l’autre. Olivier disait de Félix, Félix disait d’Olivier ; mais ils ne se louaient pas. Au bout de quelque temps de séjour au pays, ils aimèrent ; et le hasard voulut que ce fût la même fille. Il n’y eut entre eux aucune rivalité ; le premier qui s’aperçut de la passion de son ami se retira : ce fut Félix. Olivier épousa ; et Félix dégoûté de la vie sans savoir pourquoi, se précipita dans toutes sortes de métiers dangereux ; le dernier fut de se faire contrebandier.
Vous n’ignorez pas, petit frère, qu’il y a quatre tribunaux en France, Caen, Reims, Valence et Toulouse, où les contrebandiers sont jugés ; et que le plus sévère des quatre, c’est celui de Reims, où préside un nommé Coleau, l’âme la plus féroce que la nature ait encore formée. Félix fut pris les armes à la main, conduit devant le terrible Coleau, et condamné à mort, comme cinq cents autres qui l’avaient précédé. Olivier apprit le sort de Félix. Une nuit, il se lève d’à côté de sa femme, et, sans lui rien dire, il s’en va à Reims. Il s’adresse au juge Coleau ; il se jette à ses pieds, et lui demande la grâce de voir et d’embrasser Félix. Coleau le regarde, se tait un moment, et lui fait signe de s’asseoir. Olivier s’assied. Au bout d’une demi-heure, Coleau tire sa montre et dit à Olivier : « Si tu veux voir et embrasser ton ami vivant, dépêche-toi, il est en chemin ; et si ma montre va bien, avant qu’il soit dix minutes il sera pendu. » Olivier, transporté de fureur, se lève, décharge sur la nuque du cou au juge Coleau un énorme coup de bâton, dont il l’étend presque mort ; court vers la place, arrive, crie, frappe le bourreau, frappe les gens de la justice, soulève la populace indignée de ces exécutions. Les pierres volent ; Félix délivré s’enfuit ; Olivier songe à son salut : mais un soldat de maréchaussée lui avait percé les flancs d’un coup de baïonnette, sans qu’il s’en fût aperçu. Il gagna la porte de la ville, mais il ne put aller plus loin ; des voituriers charitables le jetèrent sur leur charrette, et le déposèrent à la porte de sa maison un moment avant qu’il expirât ; il n’eut que le temps de dire à sa femme : « Femme, approche, que je t’embrasse ; je me meurs, mais le balafré est sauvé. »
MERCI !
Salut, j'ai le même problème pour ce sujet, j'arrive vraiment pas à cerner ce que signifie " rythme alerte " et " ton léger en décalage ". Je vois que ça fait un bout de temps que tu as poster l'article et je voudrais savoir si tu pourrais m'aider ?
Merci d'avance.

Mattéo.
Pour le rythme, tu dois étudier la construction des phrases : regarde leur longueur et la ponctuation, le nombre de verbes par phrase, la façon dont les propositions (au sens grammatical) s'enchaînent : tu devrais remarquer que c'est assez particulier et que cela donne un rythme spécifique. Surtout dans la seconde partie
Pour le décalage : le narrateur fait un récit tragique. Pourtant, vois-tu dans sa façon de raconter le moindre signe d'émotion ? Semble-t-il touché ? Cherche-t-il à nous bouleverser ?

Pour les critiques je ne connais pas assez ce texte pour t'aider
Bonjour
alors voila j'ai un commentaire à faire sur les deux amis de bourbonne de diderot sans introduction et sans conclusion je bloque sur cette partie: Vous vous demanderez quelles critiques l'auteur exprime ici à travers le personnage caricatural d'olivier et son aventure.
Je n'ai qu'une phrase à mettre, Olivier sauve son amis Félix et meurt à sa place, Je ne sais pas comment développer.
Merci de votre aide.
Bonjour alors voilà j'ai un exercice à faire sur l'extrait suivant et j'aimerais juste savoir si c'est possible que quelqu'un me dire si ce que j'ai fais plus bas est convenable (le titre de la partie) et ce qui suit,c'est juste pour savoir si je fais pas fausse route,et si vous avez des suggestion!Merci d'avance

Commentaire

Vous ferez le commentaire de l’extrait du conte de Diderot, Les deux amis de Bourbonne (texte B).


1)Une amitié admirable.
-Le comportement héroique d'Olivier
Oliver et son ami Félix se sont déjà sauvé mutuellement la vie.Et dans ce récit nous assisstons à la façon admirable dont Olivier sauve Félix.Nous comprenons alors,tout de suite qu'Olivier détient le rôle d'héros dans ce récit.Dans un premier temps,Olivier<<demande la grâce de voir et d'embrasser Félix>> l.5-6,mais lorsqu'il se rend compte <<au bout d'une demi-heure>> l.6-7 d'attente,de l'injuste comportement du juge Coleau face à cette situation ,il est <<transporté de fureur>> l.8 et il va jusqu'à réagir violement en déchargeant <<sur la nuque du cou au juge Coleau un énorme coup de bâton dont il l'étend presque mort>> l.9 .Lorsque l'auteur dit:<<dont il l'étend presque mort>> nous pouvons vraiment ressentir la fureur par laquelle Olivier a été transporté.Mais Olivier ne s'arrête pas là,déterminé pour voir son ami Félix,il transgresse les lois une fois arrivé sur la place,il <<frappe le bourreau>> l.10,<<frappe les gens de la justice>> l.10 et <<soulève la populace indignée de ces exécutions>> l.10.Pour finalement délivré et sauvé Félix (<<Félix délivré s'enfuit>> l.11,<<le balafré est sauvé>> l.15.) et non pas seulement pouvoir le voir et l'embrasser comme il l'avait prévu.
Bonjour,j'aimerais juste avoir des avis et savoir si ce que j'ai fais c'est correct..merci d'avance.
Introduction :
Maître d’œuvre de l’Encyclopédie et l’un des principaux représentants de l’esprit des Lumières, Denis Diderot était un écrivain français aux talents multiples. Ainsi, l’extrait de son œuvre « Les Deux Amis de Bourbonne », qu’il est demandé de commenter a pour objet une dénonciation du pouvoir judiciaire du XVIIIè siècle en France, confronté aux valeurs humaines.
Nous verrons tout d’abord la forme et structure du passage, puis nous illustrerons la cruauté et l’injustice de ce qui est sensé être juste.

1) La nature et la structure du texte.

- La nature
Notons dans un premier temps que l'auteur,à savoir Diderot, est un philosophe du XVIIIè siècle et qu'à la manière d'autre philosophe des Lumières du XVIIIe siecle,tel que Voltaire, il dénonce des faits historiques à travers un conte (dans le texte,il s'agit de l'injustice des personnes exercent le pouvoir judiciaire),il s'attaque donc à travers ce conte à des precèpte tout à fait établies et que l'ont ne remet pas en cause.Il faut aussi savoir qu'à cette époque les philosophes des Lumières évrivaient en recourant au conte (ou encore à la fiction ou au récit) pour échapper à la censure,du fait de leur critiques "dérangeantes".
Dans un second temps,ce texte est un conte historique dans lequel nous retrouvons des éléments du conte.A savoir,pour commencer les personnages qui ont des caractères démesuré,le bon "Olivier" et le méchant "le juge Coleau",nous retrouvons toujours ce contraste qu'il y a entre les personnages dans les contes.L'un est fictif "Olivier",cela se remarque à son caractère héroique,à savoir au moment où il sauve son ami Félix et qu'il affronte d'une manière assez "fantastique" tout les obstacles.Nous le constatons lorsqu'il "décharge sur la nuque du cou au juge Coleau un énorme coup de bâton,dont il l'étend presque mort;[…]frappe les gens de la justice"l.11-12.Le juge Coleau, lui est réel (Ce coleau a véritablement présidé le tribunal de Reims et a souvent provoqué l'hostilité populaire.)et malgré son existence,son personnage est aussi exagérer "l'âme la plus féroce"l.2 et "le terrible Coleau"l.3 mais lui est considérer comme la personne mauvaise du conte à la différence d'Olivier.L'existence de ce juge Coleau montre en quoi ce conte est historique,de plus l'existence des quatres tribunaux en France à savoir Caen,ReimsValence et Toulouse donne au conte ce côté "historique".

…et la structure du texte.

Ensuite nous avons,le rythme du récit.Les ellipses et sommaires qui donne au récit un certain rythme qui condense en peu de lignes des actions qui prennent du temps tel qu'aux l.3-5,plus loin aux lignes 7-11 une pause ce fait c'est-à-dire que le temps du récit est supérieur au temps vécu car le narrateur fait une pause descriptive avec des détails précis et des explications.
Nous retrouvons aussi l'emploi des temps qui respecte les règles d'écriture du récit court(ou conte).L'installation se fait à l'imparfait "ait"l.3,"l'avaient"l.4 avant que le passé simple ne vienne éclairer un fait particulier.Ensuite nous avons le passé simple "fut"l.3,"apprit"l.4 qui correspond dans la majorité des cas,à un gros plan.Quant aux présents "il se lève"l.4,"il se jette"l.5,… ils gardent ici une valeur atemporelle,ils sont utilisés dans le but de rendre le récit plus vivant.De plus dans le texte narratif les repères temporels et spatiaux sont omniprésents et permettent au lecteur d'inscrire l'histoire qu'il lit dans un décor précis, construit et cohérent(…).Notons que dans ce récit l'énonciateur s'efface au profit de la troisième personne.
Enfin, prenons en compte,le ton utilisé par l'auteur et les effets recherché.Dans ce texte l'auteur utilise un ton tragique,ce ton se fait ressentir lorsqu'un <<soldat de maréchausée>>l.11 avait percé les flancs d'Olivier d'un coup de baionnette.Cette scène pourrait éveiller chez chaque lecteur un sentiment de peine vis-à-vis du héros.(bon ici j'aimerais bien être un peu plus précise par exemple en parlant du champs lexical de la mort ou de la souffrance,des passions destructruces,des sentiments héroiques..mais bon y faut que j'trouve des exemple pertinent dans le texte,et pour moi y sont pas mis en évidence donc cher pas si t'es d'accord qu'on voit ça).

- Critique des personnes exerçant le pouvoir judicaire.

Nous pouvons constater dès la première ligne que l'auteur ne vise pas une personne précisément mais plutôt toute les personnes de la justice en France à savoir celle de <<Caen,Reims,Valence et Toulouse>>l.1,sa critique envers la justice est donc générale.Etant donné que le juge Coleau est <<le plus sévère des quatres>>l.2 on pense radicalement que les juges des trois autre tribunaux ont eux aussi cette part de sévérité,de plus lorsque l'auteur dit:<<le plus sévère des quatres>>,il nous montre qu'il y a une inégalité au sein-même de la justice.
Il montre à l'aide du superlatif "plus" l.2 cette démarquation de "sévérité" qu'il y a entre le juge Coleau et les trois autres juges.Et par la suite il exagère ce défaut qu'a le juge Coleau en utilisant les hyperboles "l'âme la plus féroce"l.2 et le "terrible Coleau"l.3,et tend donc à nous faire penser que Coleau est tellement sévère qu'il en vient à avoir une âme animalière qui est celle de la férocité.Ce caractère "ténébreux" qui est en réalité un caractère d'injustice s'affirme aux l.7-8 lorsqu'Olivier ce retrouve face à Coleau.Dans un premier temps,l'auteur compare en quelque sorte le comportement d'Oliver à celui du juge Coleau pour mieux dévalorisé celui du juge Coleau.Olivier<< s'adresse au juge Coleau>> tandis que le juge Coleau présente un caractère hautain en se contentant de regarder Olivier et en se taisant l.6.Et dans un second temps,il montre le caractère vicieux du juge Coleau à savoir de faire attendre Olivier et de lui faire comprendre <<au bout d'une demi-heure>>l.7 qu'il n'a pas beaucoup de chance de voir son ami Félix vivant <<Si tu veux vir et embrasser ton ami vivant,dépêche-toi>>l.7 et <<si ma montre va bien,avant qu'il soit dix minutes il sera pendu>>.On peut donc penser que le juge Coleau éprouve un malin plaisir à faire souffrir Olivier étant donné que le juge Coleau sait qu'il est important pour Olivier de voir Félix <<et lui demande la grâce de voir et d'embrasser Félix>>l.5-6.A travers la description de cette scène l'auteur dénonce le comportement injuste du juge Coleau à savoir son plaisir à punir plutôt qu’à rendre vraiment la justice par son cynisme et son silence face à Olivier,pour en montrer l'ampleur.

Conclusion.

C’est donc un texte qui œuvre pour la contestation des institutions de la société du XVIIIe siècle en s’indignant contre le système judiciaire français dont la cruauté

s’oppose à a grandeur héroïque issue de l’épopée chevaleresque qui résiderait, selon Diderot, dans le peuple.
Il ne prône pourtant pas la révolution, mais met en garde contre elle, avec l’exemple humoristique, pathétique et pastiche du personnage qui se soulève, qui s’insurge, du héros qui meurt à la fin du texte, et n’est donc pas proposé comme un modèle.