Subjonctif ou indicatif ?
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Bonjour.
Effectivement, le verbe "admettre", selon les cas, peut être suivi de l'indicatif ou du subjonctif selon le sens que l'on veut lui donner.
S'il signifie "supposer", et qu'il n'exprime qu'une hypothèse, qu'une possibilité, c'est bien sûr le subjonctif qui convient :
Admettons ( posons comme hypothèse) que j'aie eu de la chance et que j'aie gagné au loto… Admettons que je sois riche… Mais je ne pense pas que ce soit réellement le cas.
S'il signifie plutôt "reconnaître", s'il exprime un simple constat, c'est l'indicatif qui sera utilisé :
J'aurais vraiment pu être victime d'un accident, j'ai failli y passer, mais je suis sauf.
Admettons (reconnaissons, constatons) que j'ai eu de la chance !
Une phrase à l'impératif ne se termine pas forcément par un point d'exclamation.
Le point d'exclamation n'est utilisé que si l'on veut souligner le sentiment, l'humeur de celui qui donne l'ordre (ton autoritaire, colère, crainte, entrain, etc.)
Un simple point peut suffire dans les autres cas.
Merci !
Bonsoir,
Dans certains cas j'ai du mal à savoir s'il faut employer l'indicatif ou le subjonctif :
"Il faut qu'on ait (ou aie) vidé les lieux avant minuit."
" Ca m'étonnerait qu'elle aie (ou ait) réussi du premier coup."
Dans ce cas si on utiliserait le subjonctif si on est déjà pas sur de sa réussite et l'indicatif si il est acquis qu'elle a réussi mais qu'on a juste un doute sur le nombre de tentative nécessaire.
Merci d'avance ! 🙂
aie est la 1ère personne, ait la 3ème du subjonctif présent de avoir, donc du sunbonctif passé de vider ou réussir. Ce n'est donc pas une question de mode, mais d'accord.
ait bien sûr dans les deux cas.
Que tu choisisses d'écrire aie ou ait, ce serait toujours le subjonctif…
L'indicatif, ce serait on a, elle a…
Conjugaison de l'auxiliaire avoir au subjonctif présent :
que j'aie, que tu aies, qu'il (elle, on) ait.…
Après "il faut", subordonnée au subjonctif : c'est une nécessité, une volonté.
"Il faut qu'on ait vidé les lieux avant minuit."
"Ça m'étonnerait"… On exprime un sentiment personnel, un point de vue sur une éventuelle réussite.
On doute de la réalité de cette réussite. La subordonnée qui suit est donc au subjonctif.
" Ça m'étonnerait qu'elle ait réussi du premier coup."
Et donc ceci à la première personne :
"Ca m'étonnerais que j'aie réussi du premier coup."
Oui pour "aie" (sujet J' )
Mais écris bien :"Ça m'étonnerait que j'aie réussi du premier coup."
Le sujet de "étonnerait" est "Ça" (3e personne du singulier).
Simon UA a écrit :Et donc ceci à la première personne :
"Ca m'étonnerait que j'aie réussi du premier coup."
Si tu veux raisonner des principes, de la logique du subjonctif, il parle d'une idée, irréelle, hypothétique, ou aléatoire, tandis que l'indicatif présente la réalité.
Il faut qu'on ait vidé les lieux avant minuit.
Si je parle de la réalité :
Vous les avez vidés hier soir.
Vous les videz tous les jours.
C'est vous qui les viderez ce soir.
Mais dans la tienne,
il faut qu'on ait vidé …, on parle d'une idée, une exigeance, et de la volonté que la réalite s'y conforme.
Ça m'étonnerait qu'elle ait réussi du premier coup.
Après le conditionnel,
étonnerait, c'est évident qu'on parle d'un événement hypothétique, peut-être dans le futur, qui n'a pas encore eu lieu. On ne parle pas d'une réalité.
Peut-être qu'au présent, l'indicatif serait concevable :
Ça m'étonne qu'elle a réussi du premier coup, si je voudrais insister sur un fait déjà accompli. Cela se disait à l'époque classique. De nos jours, c'est le sens du verbe qui prévaut. En parlant de mes émotions, de l'effet que cette idée a eu sur moi, le fait lui-même devient moins réel, il n'y a plus l'idée que j'en constate la réalité. Surtout avec
étonner : pour moi, cela implique un peu que, même après en être informé, je ne le crois pas. On utilise donc le subjonctif,
Ça m'étonne qu'elle ait réussi du premier coup.Si tu veux raisonner des principes, de la logique du subjonctif, il parle d'une idée, irréelle, hypothéthique, ou aléatoire, tandis que l'indicatif présente la réalité.
Cette "logique" s'applique certes aux deux phrases de Simon UA, et je l'ai moi-même évoquée plus haut dans mon message.
Mais il est des cas où le subjonctif évoque un fait réel :
Bien qu'il soit malade, il travaille.
Le fait d'être malade est bien réel…
Cependant, c'est bien un peu comme si ce fait n'existait pas.
Plus exactement, dans les subordonnées concessives comme celle-ci, on parle de "cause inopérante", sans effet. Le fait d'être malade n'a pas provoqué l'arrêt de l'activité.
Oui, et c'est par là qu'on mesure la différence entre l'opposition et la concession :
Le porc est un animal domestique alors que le sanglier est un animal sauvage (opposition; bien que serait absurde ici).
Les sangliers ne dédaignent pas les plages bien que ce soient des animaux sauvages (concession; notons cependant que alors que serait aussi possible).
Le subjonctif derrière bien que me semble s'expliquer à l'origine par l'introduction d'une certaine subjectivité dans l'appréciation des faits alors que l'opposition s'en tient à leur exposition "brute".
Notons tout de même qu'une subordonnée d'opposition introduite par sans que a beau exposer un "fait" brut, le subjonctif est de mise :
La chatte est sortie, mais je ne l'ai pas aperçue.→
La chatte est sortie sans que je l'aperçoive.
Sans doute parce que l'action d'apercevoir, qui était possible, n'a pas eu lieu…
Elle est demeurée virtuelle.
Tu as raison, Jehan. Ma formulation aurait été plus exacte si j'avais inclus les faits qui ont beau être réels, leur effet est comme s'ils ne l'étaient pas.
Simon UA a écrit :Ça m'étonnerait qu'elle ait réussi du premier coup.
… et l'indicatif si il est acquis qu'elle a réussi mais qu'on a juste un doute sur le nombre de tentative nécessaire.
Pour exprimer cette nuance-là, j'utiliserais le subjonctif avec la mise en relief :
Ça m'étonnerait que ce soit du premier coup qu'elle a réussi.Bonsoir à la communauté !
Je voudrais m'assurer du mode à utiliser dans la phrase suivante :
Les ordures ménagères sont la seule taxe dont le locataire est/soit redevable.
A l'usage, les deux modes me semblent convenables.
Les deux sont-ils ici corrects ? Existe-t-il une tolérance ? Un mode est-il recommandé par les puristes ?
Merci pour votre éclairage.
Bonne soirée.
Loïc
Les ordures ménagères sont la seule taxe dont le locataire est/soit redevable.
C'est un fait, donc, logiquement, on utilise l'indicatif. Mais le subjonctif est fréquent dans une relative quand la principale contient des termes tels que : le seul, l'unique, le premier, le dernier.
On a vraiment le choix.
Merci Anne.
L'un des emplois courants du subjonctif n'a pas été, sauf erreur de ma part, énoncé : le subjonctif a également pour rôle de marquer la subordination d'un énoncé par rapport à un autre, il se fait alors le tracé d'une sujétion, d'un ordre dans les idées, davantage qu'un marqueur de sentiment ou de virtualité. Si je reprends l'exemple à la page 1 de ce fil : "Je suis content que tu sois venu", l'action "d'être venu" est avérée, elle n'a rien de virtuelle, on pourrait donc en effet attendre l'indicatif, mais le subjonctif vient ici rétablir une hiérarchie dans les propositions. L'élément important de cette phrase ce n'est pas la venue du personnage, qui passe au second plan, mais le ressenti de celui prend la parole ; on décentre ainsi l'intérêt de l'énoncé, et ce faisant, on "virtualise" en quelque sorte la venue, pourtant bien réelle, de l'invité, puisque ce n'est pas à proprement parler cet acte qui retient l'attention du locuteur.
Ce qui me gêne un tout petit peu avec cette "rage" des étiquettes - on distingue soigneusement les différentes valeurs des modes en traçant de petites colonnes - c'est qu'il oblige à apprendre de longues listes par cœur et tend bien souvent à multiplier les exceptions, quand un peu de réflexion suffirait souvent à résoudre le problème. C'est le vieux combat de la grammaire contre la linguistique…
On dit:
1- Parlons des choses qu'on CONNAISSE.
2- Parlons des choses qu'on CONNAIT.
laquelle de ces phrases est correcte.
Bonjour.
Comme on connaît effectivement les choses dont on parle, mode indicatif :
Parlons des choses que nous connaissons. (C'est mieux ici que "on connaît")
merci jehan
J'ai vu dans un livre de grammaire la phrase suivante:
Achetez une voiture dont SOYEZ sûr.
A titre d'explication, ils ont dit: une voiture telle que ……..
En se référant à ça, je me suis dit qu'on pourra dire :
parlons des choses tel que ……
Qu'en pensez-vous?