Subjonctif ou indicatif ?

Langue française

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Eh bien on est loin de ce que j’ai appris jusqu’en troisième.

Dans le doute faisons simple. 😉

Tu étais déçu de mon absence

Il est absolument sûr de tes capacités

Cela dit, le sujet du post n’est pas "Comment éviter le subjonctif"… 😉

Bonjour,

À la recherche d’information sur il semble que + subjonctif, je viens de lire cela sur le site : On trouve un indicatif ou un subjonctif derrière « il semble que », mais, usuellement, un indicatif quand « sembler » est pourvu d’un complément d’attribution. Qu’est qu’on complément d’attribution ? Puis-je avoir un exemple ?

C’est ça https://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-86457.phpPour plus de précision, définitions trouvées sur la toile.Le complément d’attribution est une forme du complément d’objet indirect. On le trouve derrière les verbes dont le sens attribue ou retire quelque chose. Il est le plus souvent employé en même temps qu’un CODLe complément d’attribution (en français, sous-catégorie du Complément d’Objet Second), désigne l’être ou la chose à l’avantage ou au détriment duquel se fait l’action.Verbes ajouter, arracher, attribuer, céder, couper, dire, distribuer, donner, enlever, offrir, ôter, souhaiter, voler etc.

On trouve un indicatif ou un subjonctif derrière « il semble que », mais, usuellement, un indicatif quand « sembler » est pourvu d’un complément d’attribution. Qu’est qu’on complément d’attribution ? Puis-je avoir un exemple ?

Il semble qu’il fasse beau : subjonctif, pas de complément d’attribution.

Il ME semble qu’il fait beau : indicatif, complément d’attribution ME.

Bonsoir,J’ai des difficultés d’utilisation avec „ de sorte que „. J’ai compris qu’on pouvait utiliser le subjonctif ou l’indicatif, mais la construction avec le subjonctif est-elle possible lorsque les deux sujets sont identiques ? Il a travaillé de sorte qu’il puisse avoir de l’argent.

Bonsoir.

J’ai compris qu’on pouvait utiliser le subjonctif ou l’indicatif,

Oui, subjonctif pour la conséquence souhaitée :

Il a travaillé de sorte qu’il puisse disposer d’argent.

Mais on préfèrera écrire : Il a travaillé de façon à disposer d’argent.

Et indicatif pour la conséquence constatée :

Il a travaillé, de sorte qu’il peut disposer d’argent.

Madame, monsieur,Mon poème plaît à une personne à laquelle je réponds :Je suis ravi que cet écrit vous a séduite (ou vous séduisit) Cette expression sonne faux et pourtant il n’y a pas d’ambiguïté ou de subjectivité Qu’en pensez-vous ?Merci

Bonjour,

Le subjonctif se rencontre souvent après un verbe de volonté ou de sentiment (ce qui est le cas ici).

Il faut donc écrire : Je suis ravi que cet écrit vous ait séduite (ou vous séduisît)

L’emploi du subjectif imparfait serait cependant vieilli ou pédant.

L’indicatif est possible mais je préfère le subjonctif : je suis ravi que cet écrit vous ait séduite ou plutôt je suis ravi que cet écrit vous ait plu.

Je doute que l’indicatif soit possible ici… Riegel précise que le subjonctif est obligatoire dans les complétives compléments d’un adjectif attribut exprimant un sentiment :Pierre est heureux / triste / content que Marie revienne.Donc :Je suis ravi °que tu es là ! que tu sois là !Je suis ravi °que cet écrit vous a plu que cet écrit vous ait plu.

J’ai un doute. Dans l’expression « Il a fallu attendre 1971 pour qu"une nouvelle traduction voie le jour », le verbe voir doit-il être au subjonctif (voie) ou à l’indicatif (voit) dans la mesure où l’action est passée ?

Je suppose que s’il s’agissait d’une action future (et même présente), on dirait sans doute « Il faut/faudra attendre jusqu’à l’an prochain pour que la traduction voie le jour », mais ici, ce qui me fait douter, c’est le classique « après que + indicatif » lorsque l’action est accomplie.

C’est curieux de voir que l’on doute parfois de choses qui paraissaient évidentes jusque là… Merci par avance de votre aide et bon dimanche.

Bonjour,

Avec "pour que", subjonctif (présent ici), sans aucun doute.

Pour "après que", l’indicatif se justifie, à mon sens, moins par le caractère accompli de l’action que par la certitude de sa réalisation (passée ou à venir).

Merci dudule. Je conserve donc mon subjonctif.

Cependant, dans ma phrase « Il a fallu attendre 1971 pour qu"une nouvelle traduction voie le jour », il y a bien certitude sa réalisation, non ? (la traduction a bien vu le jour)

Oui, mais la locution introductive est "pour que", pas "après que" ;-)

Celà relève ici formellement d’une proposition de but, famille qui requiert le subjonctif (que le but soit atteint ou pas).

Merci dudule, c’est clair, j’ai appris quelque chose et je vais essayer de le retenir.

Au pire, sans entrer dans l’analyse grammaticale, on s’en sort usuellement "à l’oreille" en remplaçant un verbe qui présente des formes homophones (homophoniques ??? là, c’est moi qui ai un doute) à l’indicatif et au subjonctif par un verbe qui n’en présente pas.

Ici : "voir le jour" = naître

Il a fallu… pour que naît… ??? ❌ (indicatif), donc : "voit" ❌

Il a fallu .. pour que naisse… ✅ (subjonctif), donc : "voie" ✅

https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/afin-que-quoique-indicatif-ou-subjonctif/

Et, complément pour le verbe utilisé dans l’exemple relaté par Paulang ("je sourie" vs. "je souris") : "sourire" ---> "faire un sourire" ;-)