Subjonctif ou indicatif ?

Langue française

573 réponses · Page 26 / 29

Bonjour.

Je pense que c'est moi qui ai grossi.
B. − [Le compl. est une prop.]
1. [Prop. complét. ou à valeur de complét.]
a) Penser que.[ Suivi de l'ind. si la princ. est positive, […] ]
https://www.cnrtl.fr/definition/penser
Mais
Je ne pense pas que ce soit moi qui aie grossi.
B. − [Le compl. est une prop.]
1. [Prop. complét. ou à valeur de complét.]
a) Penser que.[ Suivi de l'ind. […] ou du subj. si la princ. est nég., interr. […] ]
https://www.cnrtl.fr/definition/penser
Merci.
penser n'est donc pas considéré comme un doute sauf si la phrase a un aspect négatif.
Mais credo che sia ingrassato / "je pense que j'ai grossi".

Autre pays, autres mœurs…
Ricardo a écrit :penser n'est donc pas considéré comme un doute sauf si la phrase a un aspect négatif.
Je pense que tu as raison ! 😉
En français tout au moins…
Mais credo che sia ingrassato / "je pense que j'ai grossi".

Autre pays, autres mœurs…
sia serait le subjonctif du verbe être en italien ?
On ne peut rien te cacher… 😉
Oui ricardo, derrière les verbes d'opinion, le subjonctif est de rigueur en italien, et au passé, on met obligatoirement l'imparfait du subjonctif, cela ne choque personne.

Par contre, on oppose credoche Dio esista, au subjonctif, et credo che Dio esiste, à l'indicatif ; dans le premier cas, c'est une simple opinion, dans l'autre un acte de foi. Le verbe principal n'a pas tout à fait le même sens.

En français, on a aussi ce cas :
- Je comprends que tu veux partir = je réalise que tu veux partir.
- Je comprends que tu veuilles partir = j'admets bienveillamment que tu veuilles partir.
Très instructif ! Surtout pour moi qui ai des origines italiennes par un de mes grands-pères. Malheureusement, je ne l'ai que très peu connu, et mon père ne parlait pas suffisamment l'italien pour me l'enseigner. Il s'est rattrapé en me communiquant son amour de la langue française.
Bonsoir à tous,

Question un peu bête : quel mode utilise-t-on après le verbe "soupçonner" ? Indicatif ou subjonctif, la question n'est visiblement pas tranchée. De mon côté, je mettrais du subjonctif quand la conjonctive est au présent, et de l'indicatif quand la conjonctive est au passé. Mais cette démarche variant selon le temps ne me paraît pas très rigoureuse, ni même justifiable sur le plan grammatical…

Je soupçonne qu'il soit parti très tôt.
Je soupçonnais qu'il était parti très tôt.


Bref, j'hésite, et votre avis m'intéresse beaucoup.
En fait, c'est le mode indicatif qui convient, peu importe le temps de la principale :
Qqn soupçonne que.Soupçonner qu'un rival est aimé est déjà bien cruel, mais se voir avouer en détail l'amour qu'il inspire par la femme qu'on adore est sans doute le comble des douleurs (Stendhal, Rouge et Noir, 1830, p. 350).Encore soupçonnais-je que, sur certaines questions: Syrie, Liban, Indochine, intéressant directement la France, les « trois » avaient conclu entre eux quelque arrangement incompatible avec nos intérêts (De Gaulle, Mém. guerre, 1959, p. 88).
(Au sens de "supposer, conjecturer, deviner" 🙂
Qqn soupçonne que.Nous soupçonnions depuis long-temps que ce poisson venait de cette partie de la côte, mais nous n'en étions pas certains, et cette découverte satisfit notre curiosité (Voy. La Pérouse, t. 2, 1797, p. 181). Je soupçonne seulement que le feu électrique, et que tout feu en général, renferme en lui plusieurs propriétés qui nous sont inconnues (Bern. de St-P., Harm. nat., 1814, p. 157).
https://www.cnrtl.fr/definition/soup%C3%A7onner
Ok, merci !

Il y a visiblement un flottement dans l'usage, car les exemples avec le subjonctif ne manquent pas !
Bonjour,

Je tergiverse sur la bonne façon d'écrire une phrase. Pourriez-vous m'aider ?

Qu'est-ce que je dois écrire ?

1 - Je ne pensais pas qu'il était si grand.
2 - Je ne pensais pas qu'il soit si grand.
3 - Je ne pensais pas qu'il fût si grand.

La troisième proposition semble correcte. Il y a la concordance des temps, un imparfait dans la principale, et un subjonctif imparfait dans la subordonnée. Pas d'erreur ? Cependant, je vis au 21ème siècle, alors j'utilise assez peu le subjonctif imparfait.

Du coup, je serais tenté d'utiliser la seconde phrase. Il semble bien qu'aujourd'hui on utilise uniquement du subjonctif présent ou passé. Mais je constate que spontanément, j'aurais utilisé la première phrase. Sauf erreur, c'est de l'imparfait.

C'est permis d'utiliser de l'imparfait dans ce contexte ? Je me complique la vie en pensant qu'il faut du subjonctif ?

Merci
Victor
Bonjour.

Le subjonctif est ici le mode le plus courant, et le subjonctif présent est tout à fait acceptable.
L'usage de l'indicatif est plus rare, mais ne me semble pas incorrect, si l'on veut insister sur la grande taille effectivement constatée.
Bonjour,

"Nous avons cette chance que les chambres sont assez éloignées."

Ne devrait-on pas user du subjonctif? "soient assez éloignées"?

Merci de vos réponses ! 🙂
Le subjonctif me paraît beaucoup plus naturel.
Pourtant, la constatation de l'éloignement semble être acquise, et le présent aurait aussi sa place, je pense.
Oui, sur le plan de la pure logique grammaticale, non sur le plan de mes habitudes linguistiques. La répartition entre indicatif et subjonctif ne respecte pas toujours de manière mathématique les règles qu'on a cru pouvoir formuler.
Du reste, si on inverse la proposition :
Que les chambres soient assez éloignées est une chance que nous avons.
seul le subjonctif me paraît possible alors que la situation logique n'a pas changé.
Une conjonctive en tête de phrase se met de toute façon toujours au subjonctif.
Ce qu'on va dire à son propos est encore en suspens, il faut attendre la fin de phrase pour le connaître : sentiment, souhait, constat, etc. :

Qu'il soit absent m'étonne beaucoup. Je suis étonné qu'il soit absent.
Qu'il soit présent est souhaitable. Je souhaite qu'il soit présent.
Qu'il soit compétent est pour moi une certitude. Je suis certain qu'il est compétent.
Oui, mais si on écrit :
Le fait que les chambres sont/soient assez éloignées est une chance que nous avons.
les deux accords sont possibles alors que ce qu'on va dire est aussi encore en suspens jusqu'à la fin de la phrase.
J'avoue que moi aussi j'ai tendance à employer le subjonctif plus souvent que l'indicatif.