Subjonctif ou indicatif ?

Langue française

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Si l'on est certain que l'équipe a bien souscrit à un forfait, si c'est un fait avéré, l'indicatif convient:
quel que soit le forfait auquel l'équipe a souscrit
Si l'on n'en est pas certain, subjonctif :
quel que soit le forfait auquel l'équipe ait souscrit
Ne serait-ce pas plutôt:
Quelque soit le forfait auquel l'équipe avait souscrit
et
Quelque soit le forfait auquel l'équipe eût souscrit
Pas "Quelque", en tout cas. C'est bien "Quel que" en deux mots ! 😉

Et pourquoi plutôt le plus-que-parfait ? Je saisis mal.
Bonsoir
on dit:
-je pense qu'il y ait une erreur ici
ou
-je pense qu'il y a une erreur ici

Merci de me justifier pourquoi le choix d'un tel mode et non de l'autre.
Indicatif : Je pense qu'il y a une erreur…, parce que c'est une certitude.
Dans une phrase négative, il y aurait doute, donc le subjonctif : Je ne pense pas qu'il y ait une erreur…
Je suis d'accord que il y ait sonne très mal et doit être écarté, mais laisser entendre que je pense exprime une certitude ne me semble pas si évident que cela.
voir https://activitesfle.over-blog.com/article-28157825.html ici et https://lebonusage.over-blog.com/article-les-modalisateurs-73804483.html
Anne345 a écrit :parce que c'est une certitude.
Penser que, une certitude ?
B. − [Le compl. est une prop.]
1. [Prop. complét. ou à valeur de complét.]
a) Penser que.[Suivi de l'ind. si la princ. est positive, de l'ind. ou du subj. si la princ. est nég., interr. ou si penser figure dans une hypothétique]
β) Synon. de croire, supposer (que) ou de avoir le sentiment, l'impression (que)

https://www.cnrtl.fr/definition/penser
@soso1945
Il y a deux cas de figure :

1) Soit on n’a pas le choix entre le subjonctif et l’indicatif : le mode est imposé par le verbe ou par la structure de la phrase.
Dans le cas de ta phrase, le mode affirmatif impose l’indicatif, alors qu’avec le mode négatif ou interrogatif, on peut avoir l’indicatif ou le subjonctif.
On invoque souvent les notions d’incertitude, de virtualité, de sentiment, d’opinion pour justifier le subjonctif, mais même si ça fonctionne dans certains cas, on trouve aussi de nombreux contre-exemples.
Malheureusement, il n’y a donc pas tellement de « trucs » pour savoir quel mode employer : on le sait, ou on ne le sait pas.

2) Soit on a le choix entre le subjonctif et l’indicatif.
Dans ce cas en effet, le subjonctif apportera souvent une nuance d’incertitude, de virtualité, etc.
Le fait de mettre un subjonctif ou un indicatif dans la subordonnée pourra également avoir pour effet de modifier le sens du verbe de la principale.
Tu trouveras de tels exemples dans les précédents commentaires de cette discussion.

Tu pourras aussi voir ici :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/2489/nuances-entre-le-subjonctif-et-lindicatif-dans-une-question
et là :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/4001/apres-les-verbes-admettre-comprendre-expliquer-et-supposer-indicatif-ou-subjonctif

Ah ! paulang, je vois que nos grands esprits se sont rencontrés !
Je doute d'être un grand esprit en cette matière, mais on peut rêver.
Le premier lien E.L auquel vous revoyez utilise penser que… sur un mode interrogatif (pensez-vous que…), et la le subjonctif ne froisse pas l'oreille. Il en est autrement avec je pense que… (auto interrogation en quelque sorte) qui n'introduit pourtant pas davantage de certitude.
paulang a écrit :penser que… sur un mode interrogatif (pensez-vous que…), et la le subjonctif ne froisse pas l'oreille.
Oui, c’est normal :
B. − [Le compl. est une prop.]
1. [Prop. complét. ou à valeur de complét.]
a) Penser que.Suivi de l'ind. […] ou du subj. si la princ. est nég., interr. […] ]
https://www.cnrtl.fr/definition/penser
paulang a écrit :Il en est autrement avec je pense que
Oui, c’est normal
B. − [Le compl. est une prop.]
1. [Prop. complét. ou à valeur de complét.]
a) Penser que. Suivi de l'ind. si la princ. est positive, […] ]
https://www.cnrtl.fr/definition/penser
Je pense qu’il y a une erreur ici
est une phrase positive et non hypothétique, seul l’indicatif est possible.

Pour aider un peu, voici une « Liste de verbes et du mode qu’ils entrainent dans la complétive » :
[lien invalide]
Les verbes : dire, affirmer, prévoir, penser, croire, espérer, être certain, imaginer, être probable, utilisés à la forme affirmative ont une valeur de vérité: on utilise donc l'indicatif dans la proposition qui suit.
https://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-25454.php et des tas d'autres.

Je croyais qu'il n'y avait que Paulang pour douter des réponses qu'il donne,..
Les "je sais tout" qui ne doutent jamais de rien m’inquiètent, et tout particulièrement dans une matière aussi tordue que le français.
Il reste que, sauf démonstration contraire, je pense que ne saurait exprimer une certitude. La certitude n'est pas je pense que j'ai raison mais j'ai raison.
Penser que entraîne généralement l'indicatif du verbe régi en modalité affirmative.Les milieux bancaires pensent que le placement de ces obligations sera (ne sera pas) difficile.

En modalité négative du verbe recteur, le subjonctif est de règle. Nous ne pensons pas que la grève puisse durer longtemps.

En interrogation, le subjonctif est plus habituel.Pensez-vous qu'il revienne bientôt à Bruxelles ?

On n'oubliera pas cependant que la modalité interrogative est en quelque sorte "tiraillée" entre l'affirmation (indicatif) et la négation (subjonctif). Il est donc impossible de fixer des règles précises et strictes. Pensez-vous qu'il reviendra bientôt à Bruxelles ?
Cet ex. est aussi correct que le précédent.
Et comme il convient de répugner à se retrancher vers son magister dixit chaque fois qu'on le peut, je précise que les informations figurant dans l'encadré sont extraites de cet ouvrage très pratique, que je cite assez souvent et que je recommande fortement :

CELLARD, Le subjonctif ? Comment l'écrire ? Quand l'employer ? Duculot, n° 77.
Bonsoir tout le monde,

Je voudrais vous soumettre une question qui visiblement en intrigue plus d'un (j'ai trouvé de nombreux sujets consacrés à ce point, avec à chaque fois des réponses contradictoires). Quel mode choisir dans une phrase comme :
L'important, c'est qu'il soit/est heureux.
Ou plutôt, y-a-t-il un mode imposé ? Ou peut-on choisir l'indicatif ou le subjonctif en fonction du degré de certitude ?
Bonsoir, 🙂

Si tu as déjà pas mal cherché, je ne pense pas t'apporter grand-chose de nouveau !

L’important, c’est qu’il soit heureux(autant que faire se peut ; dans la mesure du possible ; et je souhaite qu’il le soit, etc.) : ici maintenant + émission d’un souhait, ou bien à l’avenir + émission d’un souhait.

L’important, c’est qu’il est heureux: ici maintenant + je sais avec certitude qu’il l’est.
Il est heureux, et c’est ça qui importe.
Bonjour,

C'est la seule chose que même quelqu'un d'intelligent ne peut pas savoir.

Je ne me souviens plus de la phrase exacte, mais en tout cas, je me suis demandé pourquoi il n'y avait pas de subjonctif (puisse).

Merci
Quand l'antécédent est "le seul…" "la seule…", le subjonctif est effectivement le mode le plus fréquent dans la relative. Mais on peut aussi rencontrer, plus rarement, l'indicatif.
C'est alors davantage présenté comme un pur constat que comme un choix restrictif dans un ensemble de possibilités.
Mais dans ma phrase le subjonctif serait correct aussi, non?
Bien sûr, puisque c'est de loin le mode le plus fréquent dans ce genre de subordonnée, comme je viens de te le dire. Cela dépend de la nuance que l'on veut exprimer, et en général, ce n'est pas un simple constat.
Merci beaucoup !
Bonsoir,

j'ai une question à propos de la tournure "c'est le propre de.."

C'est le propre des musulmans que les femmes se voilent.

Met-on le subjonctif ou l'indicatif dans la subordonnée?

Merci