Subjonctif ou indicatif ?

Langue française

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La première phrase après élagage se résume à çela si je l'ai comprise :
"Il y aurait un avantage à ce que notre plan tînt compte de ces dangers, si une fois le déploiement des unités achevé, cette possibilité existe (encore/toujours) ; que l'on pût encore les rediriger…"


L'emploi de une fois que ne change rien au mode du verbe exister. On peut par contre discuter du temps (présent/passé simple..)
Ou carrément ceci :
Nous aurions avantage à tenir compte de ces dangers dans notre plan, à condition qu'une fois le déploiement des unités achevé, il soit encore possible de les rediriger…
Oui, c'est vrai, cette phrase est obscure ainsi présentée, parce qu'elle est scindée, ici, artificiellement d'un texte plus vaste qui la précède, et où la possibilité mentionnée dans ladite phrase fut, disons, largement développée pour elle-même (elle a une sorte d'importance critique); mais où, donc, cette possibilité dépend de circonstances qui peuvent fort bien n'être pas réalisées dans la situation envisagée. En un mot, on doit concevoir deux choses: cette possibilité et le mouvement des unités, que l'on ne peut pas réduire frontalement à un seul concept pour l'esprit.
Tout cela ne me donne pas le nom de l'auteur…
Bonjour,

Je voudrais savoir si l'indicatif est incorrect dans cette phrase:

"Il est raisonnable d'admettre que le besoin en eau doit être manifestement plus important durant les premiers mois de l'année."
L'indicatif me parait tout indiqué même si j'écrirais plutôt est que doit être en présence de raisonnable d'admettre.
"Il est raisonnable d'admettre que le besoin en eau est manifestement plus important durant les premiers mois de l'année."
Je verrais par contre bien le subjonctif sans le manifestement.
"Il est raisonnable d'admettre que le besoin en eau soit plus important durant les premiers mois de l'année."

Je serais bien incapable d'expliquer pourquoi je le ressens ainsi. Peut- être parce que la suppression de manifestement rend le fait moins certain.
Merci pour votre réponse; je suis moi aussi dans le "ressenti"; y a t-il des lettrés qui puissent trancher le débat d'un point de vue objectif et non pas subjectif?
Voici ce que précisait le lettré Edy sur ce forum, voici 9 ans :
Edy a écrit :ADMETTRE
Subjonctif dans deux cas :
1 le verbe signifie supposer, tenir pour possible ;
* Admettons qu’il SOIT coupable.
2 le verbe signifie tolérer, permettre.
* J’admets qu’il S’EN AILLE avant l’heure.
* J’admettrais volontiers qu’il SOIT condamné.

Indicatif si le verbe signifie reconnaître pour vrai, bon ou acceptable.
* Il admet qu’il n’A pas d’alibi.
* J’admets qu’il A été bel et bien condamné, puisque j’ai lu le jugement.
* Admettons qu’il EST le plus fort, mais est-il le plus beau ?
Dans ta phrase, il s'agit du sens de "supposer, tenir pour possible".
Donc subjonctif : Il est raisonnable d'admettre que le besoin en eau doive être manifestement plus important durant les premiers mois de l'année.
Merci beaucoup!
Comme il faut bien s'enhardir, je me permets de contredire et même de contrarier Jehan.
Manifestement = évident, patent. Cela cadre mal avec raisonnable d'admettre. C'est pourquoi j'ai évoqué le cas avec ou sans.
Je suis d'accord avec toi, Paulang, et la phrase est composée de mots qui vont mal ensemble et rendent vain l'effort de trouver un mode approprié. Si la chose est manifeste, pourquoi se poser la question d'admettre la chose ou de considérer qu'il serait raisonnable de l'admettre ?
Pour rendre la phrase plus compliquée ?
C'est souvent le péché mignon de Hugues…
Oui, mais je suis ici pour apprendre… 🙂

…Voici une phrase qui vous paraîtra (peut-être) moins compliquée:

"Ces difficultés se sont substituées à la plus périlleuse condition encore, qui eût été causée par un arrêt du réacteur."

Le subjonctif est-il correct?

Merci d'avance.
Indépendamment du subjonctif, je ne crois pas que cette phrase soit très correcte. On peine à la comprendre.
J'écrirais :
"Ces difficultés se sont substituées à la bien plus périlleuse situation qu’eût été un arrêt du réacteur."
ou peut-être :
"Ces difficultés se sont substituées à la bien plus périlleuse situation qu’aurait été un arrêt du réacteur."

Attendre avis des pros.
Merci Paulang!

Faut-il employer le subjonctif dans cette phrase?

"Il est probable qu'aucun de ces deux avis ne put (pût) lui offrir un conseil plus sûr qui s'y imposa (imposât) à l'autre. "

Merci!
Il est probable que est suivi de l'indicatif.
Il est probable qu'aucun de ces deux avis ne put lui offrir…

un conseil plus sûr qui s'y imposa (imposât) à l'autre.
Je ne comprends absolument pas cette fin de phrase.
Quel est "l'autre" ? Que représente le "y" ?

Veux-tu dire qu'aucun des deux conseils n'était plus sûr que l'autre ?
Je pense qu'Hugues veut dire que les deux conseils (avis) se valaient.
"Il est probable qu'aucun des deux avis recueillis ne l'emporta sur l'autre."
"Il est probable qu'aucun des deux avis recueillis ne s'imposa à l'autre."
Hugues a écrit :Faut-il employer le subjonctif dans cette phrase?
"Il est probable qu'aucun de ces deux avis ne put (pût) lui offrir un conseil plus sûr qui s'y imposa (imposât) à l'autre. "
La phrase est bizarroïde, mais le subjonctif est possible pour le deuxième membre :
Il est probable qu'aucun de ces deux avis ne put lui offrir un conseil qui s'imposât à lui avec évidence.
Merci pour vos réponses 🙂

…Oui, la phrase entend exprimer que les deux conseils ont une valeur similaire, et qu'aucun des deux ne peut prendre le pas sur l'autre.

Et de même, dans cette phrase, faut-il employer le subjonctif?

"Mais quoique l'attention générale se portât (porta) à discerner la supercherie, personne ne s'aperçut des mouvements habiles du magicien."
Oui. On emploie le subjonctif après "bien que" ou "quoique".