Subjonctif ou indicatif ?
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Non: ne pas confondre la locution bien que, introduisant une subordonnée de concession, avec la locution si bien que, introduisant une subordonnée de conséquence.
Cette conséquence manifestement constatée est à l'indicatif :
Les barres de graphite s'étaient considérablement échauffées, si bien qu'il en résulta manifestement une perte de contrôle du réacteur…
Merci!
Et de même, faut-il utiliser le subjonctif ou l'indicatif dans la phrase suivante:
" Mais je ne pus rien distinguer tout d'abord, dans les symptômes que j'avais éprouvés la veille, qui s'identifiait (s'identifiât) à ceux qu'Henri décrivait. "
Pour ma part, je mettrais l'indicatif et peut-être même le passé simple.
Mais je ne pus rien distinguer dans mes symptômes, qui s'identifia à ceux qu'Henri décrivait.
Le passé simple, y compris dans la phrase de départ, sans la raccourcir?
Oui, mais prudence, je ne suis pas un pro. Je fonctionne au ressenti assez souvent bon conseiller.
Mais je ne pus rien distinguer tout d'abord, dans les symptômes que j'avais éprouvés la veille, qui s'identifiât à ceux qu'Henri décrivait.
L'antécédent du pronom relatif qui ("rien") exprime une négation d'existence.
D'où l'emploi du mode subjonctif dans la relative.
Un exemple analogue: Tout cela ne me dit rien qui vaille…
Eh oui, je me suis laissé abuser par des sons identiques. Et pour corser la chose, je n'avais pas, comme je le fais d'habitude, réussi à mettre ce verbe au pluriel pour voir s'il sonnait bien.
Merci Jehan, tu es un maître.
Et de même, dans cette phrase, faut-il employer le subjonctif?
"C'est précisément parce que nous avons adopté une attitude à peu près inverse à celle qui fut partout recommandée, et qui consista (consistât) à renoncer systématiquement à réclamer des dommages et intérêts, que nous sommes…"
(Note: c'est le renoncement qui fut recommandé, et l'absence de renoncement qui fut notre attitude.)
Personne n'a d'opinion sur la chose?
L'attitude fut effectivement recommandée, et ce qui fut effectivement recommandé consista bien à renoncer … même si nous n'avons pas suivi ces recommandations.
Merci. On parle effectivement de faits réels.
Si, moi ! 😀
"C'est précisément parce que nous avons adopté une attitude à peu près inverse à celle qui fut partout recommandée, et qui consistait à renoncer systématiquement à réclamer des dommages et intérêts, que nous sommes…" (idem post 334)
Ce qui nous fut recommandé consistait à renoncer…
Cela dit à renoncer à réclamer dur dur ! Et qui consistait à ne pas réclamer… / à s'abstenir de réclamer…
Trop tard, Jehan a frappé, mais qu'importe puisque nos avis divergent.
Nous sommes d'accord pour l'indicatif, en tout cas.
Je pense que l'imparfait et le passé simple sont tout deux admissibles, le passé simple marquant une rupture plus nette avec ces faits passés, l'imparfait présentant davantage une habitude passée durable.
Merci pour ces précisions érudites!
Voici deux autres phrases qui me paraissent correctes, mais… Je m'en remets encore à vous pour ce qui est du subjonctif:
"Il y aurait un avantage à ce que notre plan tînt compte de ces dangers, mais cela, expressément et seulement, si une fois que le déploiement des unités eût été achevé, cette possibilité existât; que l'on pût encore les rediriger…"
"Cette hypothèse serait la meilleure, s'il n'y avait pas de pénibles nécessités qui ne contraignissent l'état-major à ne pas vouloir aborder ce sujet…"
La seconde pourrait être écrite plus simplement mais ne me pose pas de problème quant au subjonctif.
La première est en revanche pour moi franchement indigeste. Est-ce dû à la concordance des temps ou autres raisons, je ne sais dire.
Merci. 🙂
On va donc attendre l'avis des autres maîtres en la matière.
Vous voulez dire des maitres, car si par hasard je suis un maitre en une matière, ce n'est assurément pas en français. 😀
Et bien, cela présage de votre virtuosité dans la matière en question. 🙂
Il y aurait un avantage à ce que notre plan tînt compte de ces dangers, mais cela, expressément et seulement, si une fois que le déploiement des unités eût été achevé, cette possibilité existât; que l'on pût encore les rediriger…
C'est vrai que le style est très lourd, et que le sens n'est pas évident…
Qui a rédigé cela de façon si compliquée ?
Cette hypothèse serait la meilleure, s'il n'y avait pas de pénibles nécessités qui ne contraignissent l'état-major à ne pas vouloir aborder ce sujet…
Même chose ici… Cet emboîtement de "ne" embrouille beaucoup.
Quant au subjonctif (imparfait de surcroît) je ne vois pas en quoi il est justifié ici.
J'écrirais :
Cette hypothèse serait la meilleure, s'il n'y avait pas de pénibles nécessités contraignant l'état-major à refuser d'aborder ce sujet.
Merci, Jehan!
Oui, mais je n'ai pas encore modifié la première phrase, je ne l'ai pas vraiment comprise.
Qui l'a rédigée ainsi ?