Subjonctif ou indicatif ?
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Lorsque est suivi de l'indicatif, plus rarement du conditionnel.
Mais ta phrase est bizarre. Inachevée ?
"N'en tirez aucune conclusion, sinon celle-ci : lorsque je {suis/étais/fus/serai/…} … (quoi ?).
Merci de ta réponse.
Oui il est vrai que "celle-ci" suivit de "que" est un peu bizarre.
Pour ce qui est de "lorsque" c'est vrai qu'on s'attend à de l'indicatif mais il s'agit pourtant d'une subordonnée qui suit une ordre/conseil.
Une phrase complète serait :
N'en tirez aucune conclusion sinon celle-ci, que lorsque je fusse/étais dans l'opposition, je soutenais la position de M.Chirac.
Bonsoir,
Pourquoi ne pas remplacer "celle-ci que" par "celle que" ? La tournure est moins lourde et le sens identique non ?
Votre phrase est peut-être enfin complète, mais elle est incorrecte si vous utilisez un subjonctif. Les propositions subordonnées introduites par "lorsque" sont toujours à l'indicatif. C'est une servitude grammaticale et le sens de ce qui précède ou de ce qui suit n'y change rien.
Pour ce qui est de "lorsque" c'est vrai qu'on s'attend à de l'indicatif mais il s'agit pourtant d'une subordonnée qui suit un ordre/conseil.
Mais cette subordonnée n'est pas subordonnée à la proposition exprimant un conseil ("N'en tirez aucune conclusion")…
Elle est subordonnée à la principale "
Je soutenais monsieur Chirac".
Elle n'exprime pour sa part aucun ordre, aucun conseil.
Elle exprime un fait passé réel qui a duré : donc "
lorsque j'étais dans l'opposition".
Lorsque + conditionnel
Ils n'auront pas la maison avant dix ans, lorsque je devrais crever de faim entre les quatre murs vides (Zola, Au bonheur des dames)
Lorsque les graves défauts que nous reproche Sieburg seraient réels […] l'alternative à laquelle il prétend nous acculer… (Gide, Journal, 25 janvier 1931)
et même lorsque + subjonctif plus-que-parfait :
Je suis honnête par instinct plutôt que par principe, ;[…] il m'eût été bien difficile de vivre en coquin lorsque je l'eusse voulu (Tocqueville, Souvenirs)
Alors pourquoi pas
N'en tirez aucune conclusion, sinon que lorsque je serais dans l'opposition, vous ne pourriez rien en conclure.
et même
N'en tirez aucune conclusion, sinon que lorsque j'eusse été dans l'opposition, vous n'eussiez pu rien en conclure.
Anne345,
Ma réponse était sûrement incomplète, mais elle n'est pas erronée.
1) Dire que les propositions introduites par "lorsque" sont à l'indicatif n'a rien d'incompatible avec les deux premiers exemples que vous citez. Cela commence à être admis depuis un certain temps que le conditionnel est un temps de l'indicatif, et c'est une excellente chose.
2) Le dernier exemple que vous citez est un exemple trompeur qui ne saurait vous autoriser un "alors pourquoi pas". En effet, dans l'exemple que vous citez, le subjonctif plus-que-parfait prend place dans un système hypothétique. C'est d'ailleurs pour cela que l'on parlait autrefois de ce subjonctif comme d'un conditionnel passé deuxième forme. Il s'agit d'un emploi très particulier du subjonctif. En outre, dans cet exemple, la conjonction "lorsque" a davantage une valeur hypothétique (ou concessive) que temporelle. Or, dans l'exemple de Menthix26, la conjonction "lorsque" avait clairement un sens temporel, comme c'est le cas le plus souvent.
J'aurais donc dû écrire "les subordonnées de temps introduites par "lorsque" sont toujours à l'indicatif".
Menthix26 doit retenir que les propositions temporelles introduites par "lorsque" sont à l'indicatif et non au subjonctif.
Bonsoir à tous,
le fait que est suivi du subjonctif ou de l'indicatif ?
Mille mercis pour votre aide
Selon Grevisse, après le fait que, les deux modes sont utilisés, "sans qu'il soit toujours possible de voir une nuance".
Merci Jehan
Le temps fut suspendu l’espace d’un moment, le policier figé derrière son volant, elle lui lançant un regard désarmé pour se disculper, puis, une fois qu’elle l’eut dépassé, elle …
Eut ou eût? Je trouve les deux sur Google. Pour moi, ce n'est pas du subjonctif puisqu'il n'y a aucun doute sur la réalisation de l'action.
Merci 🙂
Pas de subjonctif, non. C'est un passé antérieur.
Bonjour,
Dois-je écrire :
Ce serait de même une expérience gratifiante pour moi-même, de la même manière que cela le fut/fût pour cette femme remarquable
Doit-on mettre un subjonctif après la conjonction "de la même manière que" ?
Je pense plutôt à l'indicatif, mais je préfère prendre des précautions 🙂
Bonsoir.
L'expérience de cette femme a été gratifiante pour elle, c'est un fait passé constaté et non virtuel.
Donc passé simple de l'indicatif :
de la même manière que cela le fut pour cette femme remarquable
Bonsoir,
On emploie obligatoirement le subjonctif dans la phrase suivante:
Il est important qu'il soit là.
Le fait n'est pas encore avéré.
Peut-on considérer que dans une phrase comme:
L'important, c'est qu'il est là.
l'indicatif est correct? Le pronom"ce" peut-il actuliser le procédé, et marquer un constat qui justifie l'indicatif?
Ou doit-on conserver le subjonctif, en considérant qu'il s'agit de toutes manières d'une appréciation personnelle?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses, bonne soirée!
Bonjour, 🙂
-- Dans Il est important qu’il soit là, le subjonctif est commandé aussi bien par la construction syntaxique (subordonnée complétive – C’est ce qui explique que même si le fait est avéré, le subjonctif est le seul temps possible) que par la modalité de « important » (expression de la subjectivité – c’est ce qui explique la présence du subjonctif, que l’on ne trouve pas dans une construction équivalente, mais avec un terme dont la modalité n’est pas subjective > Il est évident qu’il est là).
Le subjonctif perd sa valeur modale. Ainsi, même si le fait est avéré, le subjonctif sera toujours le seul mode employé :
Il est là (et bien là, le fait est avéré), et c’est important qu’il le soit (subjonctif obligatoire)
-- Dans L’important, c’est qu’il est/soit là, la dislocation supprime la subordination (ou la relâche, je ne suis pas exactement bonne en analyse grammaticale), dès lors les deux modes sont possibles et le subjonctif reprend sa valeur modale.
1)L’important, c’est qu’il est là = il est là (fait avéré) et c’est ça qui importe – on insiste sur le fait > indicatif
2)L’important, c’est qu’il soit là
a) le fait est avéré – on insiste sur le jugement / le sentiment > subjonctif
b) le fait n’est pas avéré, on est dans l’irréel / le souhait = pour le moment il n’est pas là, mais ce qui importera, c’est qu’il le soit.
Merci beaucoup!
Donc, dans le a), c'est l'indicatif et non pas le subjonctif, comme vous l'avez écrit probablement par mégarde?
Non, c’est vrai que je suis souvent étourdie, mais là ce n’est pas une erreur de ma part. 🙂
Je vais présenter les choses autrement :
1) Fait avéré : la personne est là – choix entre l’indicatif et le subjonctif :
a) soit le locuteur veut mettre en avant son sentiment, il va alors employer le subjonctif
L’important, c’est qu’il soit là
b) soit le locuteur veut mettre en avant le fait, il va employer l’indicatif
L’important, c’est qu’il est là
2) Fait non avéré : la personne n’est pas là – subjonctif obligatoire
Le subjonctif de b) ne vous parait pas possible ?
Non, Katioucha n'a pas fait d'erreur.
Le subjonctif peut aussi bien marquer :
a) Dans le cas d'un fait avéré, que l'on insiste plus sur le sentiment, l'appréciation que sur le pur constat : L'important, c'est qu'il soit là.
Il est vraiment là (fait avéré) et je trouve que c'est important.
b) Dans le cas d'un fait non avéré, que le fait est encore virtuel (objet d'un souhait).
L'important, c'est qu'il soit là.
Je ne sais pas encore s'il sera vraiment là ce soir , mais j'estime que sa future présence, c'est important.
bibi a écrit :Le subjonctif de b) ne vous parait pas possible ?
Je voulais dire le subjonctif de
a) [du
a) de mon premier commentaire], bien sûr ! 😂