Subjonctif ou indicatif ?
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L'un des machins-trucs, assurément…
Mais je ne vois pas trop en quoi cette compréhension est indispensable pour émettre un avis sur la validité du subjonctif ici.
Bonsoir,
Trois phrases me turlupinent depuis un certain temps…
"Mais si j'ai du chagrin et qu'une larme court un instant sur ma joue"
"Et si fine est son ouïe qu'il n'est rien qu'elle n'entend"
"Mais jamais son regard, si langoureux qu'il fut,"
Dois-je utiliser le subjonctif dans les mots : "court", "n'entend" et "fut", et donc écrire : "coure", "n'entende" et "fût" ?
Je précise que dans la deuxième phrase, pour une question de rime, j'aurais préféré utiliser l'indicatif.
Merci pour votre réponse.
Ces trois phrases sont d'une belle construction et ne pas mettre le subjonctif qu'on y attend effectivement les ruinerait tout à fait.
Merci pour votre réponse, une précision néanmoins, s'il vous plaît : N'est-il vraiment pas possible d'utiliser l'indicatif dans la deuxième phrase ?
Voici la strophe complète :
Il est dans la forêt, lorsque tombe le soir,
Une bête maligne au poil étincelant,
Qui danse dans les prés et rôde dans le noir,
Et croque chaque nuit poule, coq ou faisant ;
Sa robe colorée enchante le regard,
On dirait qu’elle est tissée d’or et de diamants,
Et ses grands yeux sont faits pour tout apercevoir,
Et si fine est son ouïe qu’il n’est rien qu’elle n’entend ;
(Un poème qui s'intitule "Renard")
Les poètes ont tous les droits !
Cependant, entre "il n'est rien que je puisse pour toi" et "il n'est rien que je peux pour toi", hésiterais-tu ?
J'avoue toutefois que dans le contexte particulier de ta phrase, et même si le subjonctif reste le mode classique et celui que j'attends, je trouve l'indicatif tout à fait supportable à mon oreille.
Je te signale au passage l'orthographe "faisan", sans "t" au bout. La rime demeure mais c'est graphiquement moins beau.
J'aime beaucoup ton poème. Bravo.
Grand merci pour votre réponse, (et faisant… quel étourdi je suis !)
Pour vous remercier de m'avoir sauvé de cette malencontreuse faute je vous offre mon poème complet.
Renard
Il est dans la forêt, lorsque tombe le soir,
Une bête maligne au poil étincelant,
Qui danse dans les prés et rôde dans le noir,
Et croque chaque nuit poule, coq ou faisan ;
Sa robe colorée enchante le regard,
On dirait qu’elle est tissée d’or et de diamants,
Et ses grands yeux sont faits pour tout apercevoir,
Et si fine est son ouïe qu’il n’est rien qu’elle n’entend ;
L’animal aux aguets, traqué de toutes parts,
De l’homme se méfie et du loup se défend,
Il a mille terriers et mille échappatoires,
Par lesquels il s’enfuit quand un chien le surprend ;
Il est des plus rusés, il fait plaisir à voir,
On l’aime et le chérit dans les livres d’enfants,
Mais s’il est bien aimé, vous n’allez pas le croire,
Sa tête est mise à prix et sa peau mise à sang ;
Et pourtant il survit, sans trop savoir comment,
Perdant sa liberté, perdant son territoire,
Traité comme un bandit, chassé comme un brigand,
Par ceux qui sans pitié déciment les renards.
Michel Armand Demai
Le renard est un animal que j'ai toujours admiré et je déplore qu'on le massacre sans vergogne. Dans un village de Dordogne où j'ai vécu dans ma jeunesse, les chasseurs exhibaient sa dépouille de par les rues pour montrer aux paysans le grand service qu'ils venaient de leur rendre. Quelle atrocité !
Plus d'informations sur ma poésie :lulu.com et [mon www]
Merci. C'est très joli. Bonne continuation.
Merci bien… et tant que nous y sommes, une autre question :
"Elle ne peut se douter que je ne vois plus qu’elle"
Vois ou… voie ?
Vois. C'est une réalité.
Oh, grand merci pour votre réponse.
Une dernière question cependant :
"Et j’étais loin de penser qu’il fût de plus grands soucis"
"Fût…" Correct ?
Oui, c'est bon.
Merci, et je ne voudrais pas abuser mais…
"Qu’il ne fut, sur le coup, de Pâques plus joyeuses"
Qu'en pensez-vous ?
Il manque le contexte… Pas de proposition principale ?
Voici la strophe :
"Je n’eus pas bien le temps d’entrer dans les détails,
Je repris mon bijou, et lui sa pierre précieuse,
Et j’étais si content des bonnes retrouvailles
Qu’il ne fut, sur le coup, de Pâques plus joyeuses !"
Pas de faute d'orthographe pour "fut". Verbe d'une proposition de conséquence.
Encore merci, vous êtes tous formidables !
Et un grand respect pour nous réapprendre ce que, en fait, nous aurions dû savoir…
Bonjour,
S'il vous plaît, faut-il le subjonctif ou l'indicatif dans ce cas-la ? "je ne crois pas qu'il ait changé ou qu'il a changé le composant".
Par avance merci.
Le subjonctif après un verbe d'opinion à la forme négative (ou interrogative) : Je ne crois pas qu'il ait changé le composant. Crois-tu qu'il ait changé le composant.
Mais : je crois qu'il a changé le composant.
Merci infiniment anne345.
Je crois qu'il a changé le composant. Le fait est considéré comme réel.
Je ne crois pas qu'il ait changé le composant. La réalité du fait est niée.
Crois-tu qu'il ait changé le composant ? La réalité du fait est incertaine.