Subjonctif ou indicatif ?

Langue française

573 réponses · Page 13 / 29

Bonjour, j'hésite entre le subjonctif et l'indicatif dans la phrase suivante:
"A dit à B: "je n'en reviens toujours pas que tu es sortie avec ton médecin", ou "je n'en reviens toujours pas que tu sois sortie avec ton médecin".
Il n'y a pas de doute sur les faits: B est sortie avec son médecin, c'est un fait avéré, et A le sait. Mais A insiste lourdement dessus dans le but d'humilier B.

Merci d'avance pour vos conseils et explications.
Bonsoir.

Le fait est réel, mais la phrase n'exprime pas un pur constat du fait.
La proposition principale (Je n'en reviens toujours pas ) exprime un sentiment,
une appréciation personnelle à propos de ce fait.
Le verbe de la subordonnée doit donc se conjuguer au subjonctif :
Je n'en reviens toujours pas que tu sois sortie avec ton médecin !
Bonjour,

Un conférencier a dit (en parlant au singulier) : "[…] peu importe le chemin qu'il prenne".

Je me suis dit, si j'étais à sa place, j'aurais dit : "[…] peu importe le chemin qu'il prend".


Mais je ne sais pas si c'est juste.
il était peut-être ils sinon d'accord avec vous.
Il parlait au singulier, je suis sûr. 🙂

Je ne sais pas si on peut utiliser autre chose que le subjonctif présent. "L'Homme doit faire attention, car peu importe la direction qu'il prenne […]".

Ça m'écorche un peu l'oreille. J'aurais écrit : "L'Homme doit faire attention, car peu importe la direction qu'il prend […]
Si peu importe avait été quel que soit le subjonctif ne poserait pas de problème. Avec peu importe, je ne le sens pas non plus sauf -et encore n'en mettrais-je pas ma main au feu- si la suite de la phrase est :, il…, ce qui est vraisemblablement le cas.
Jehan a écrit :Bonsoir.

Le fait est réel, mais la phrase n'exprime pas un pur constat du fait.
La proposition principale (Je n'en reviens toujours pas ) exprime un sentiment,
une appréciation personnelle à propos de ce fait.
Le verbe de la subordonnée doit donc se conjuguer au subjonctif :
Je n'en reviens toujours pas que tu sois sortie avec ton médecin !
merci
je voudrais y ajouter une petite remarque si vous permettez
comme vous l'avez confirmé il faut le subjonctif. Je me pose la question si l'expression n'était pas négative (évidemment ça ne se dit pas je pense ) alors je me dis que c'est parce qu'elle est à la forme négative qu'elle conduit à l'emploi du subjonctif qu'en pensez-vous professeur?
Ladouce a écrit :
Je me pose la question si l'expression n'était pas négative (évidemment ça ne se dit pas je pense )…
Avec une expression positive le subjonctif s'impose aussi me semble-t-il.
Je suis très surprise que tu sois sortie avec ton médecin.
J'en tombe sur le cul que tu sois sortie avec ton médecin.
J'en reviendrai surement un jour que tu sois sortie avec ton médecin.
Bonjour,

Si la principale (même à la forme négative) exprime le caractère plus ou moins surprenant, étonnant, stupéfiant d'un événement, le subjonctif est de rigueur dans la subordonnée.
(Pour confirmation, en tant que de besoin, vous pouvez consulter J. Cellard, Le subjonctif, Duculot, p. 58.)

Ex. : Nous sommes surpris que vous n'ayez pas encore répondu à notre courrier du 18 novembre.

Je ne suis pas étonné qu'il veuille quitter la France.
Oui, plus généralement, il suffit que la principale exprime un sentiment personnel, une appréciation subjective, que ce soit à la forme affirmative ou négative.
oui tout c'est bien clair mais moi j'ai posé la question seulement à propos de
je n'en reviens pas que tu sois….
si c'était possible de dire "j'en reviens que…. " je pense que le subjonctif ne serait pas systématiquement recommandé
je fais allusion à " je crois que …. et je ne crois pas que …""je pense que et je ne pense pas que… " ….. où la positive ne demande pas du tout le subjonctif
Voyez ma troisième proposition avec reviens employé positivement.
Pour répondre à Paulang : sauf par boutade non évidente, la forme positive de "ne pas en revenir", à ma connaissance, ne s'emploie pas dans ce sens.

Je n'en reviens pas = Je suis extrêmement étonné.
J'en reviendrai bien un jour pour dire qu'on cessera d'être étonné ne se dit pas.
Le sens de "J'en suis bien revenu" est alors "j'en suis bien guéri, j'ai perdu mes illusions."
Ladouce a écrit :je fais allusion à " je crois que …. et je ne crois pas que …""je pense que et je ne pense pas que… " ….. où la positive ne demande pas du tout le subjonctif
Effectivement : Je crois et je pense expriment une opinion tenue pour certaine ou quasiment certaine par le locuteur. Cela n'a rien de "je doute", par exemple.
Avec la forme négative, la réalité du fait pensé est radicalement remise en question, d'où l'apparition du subjonctif.
Depuis quand ne peut-on spéculer sur nos pensées à venir ? 😜
Bonjour tout le monde.

Je lis régulièrement deux utilisations du subjonctif qui me laissent à chaque fois perplexe : qu'ils puissent et qui puissent. Par exemple : "rajoutez à cela le fait qu'ils puissent faire ceci…" et "des compagnons qui puissent vous rejoindre…"
Dans le premier exemple, je suis vraiment indécis, oralement ça passe et j'ai déjà lu un sujet sur cette question (le fait que + subjonctif) dans lequel le problème restait en suspens.
Pour le deuxième exemple par contre, le subjonctif me semble abusif. Ou est-ce justifiable par un registre soutenu ?

Qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance.
Ce n'est pas abusif : c'est tout simplement correct.
Cela dit, il faut considérer la concordance des temps : dans le second cas l'emploi du subjonctif est lié à ce qui précède dans la phrase - me semble-t-il.
Merci pour votre réponse.
Voici un plus gros bout de la phrase du deuxième exemple : "Cela afin de pouvoir chasser efficacement les bugs et ajouter du contenu en fonction du retour des joueurs – en sus de ce qu'ils ont déjà prévu : c'est-à-dire une histoire globale, des Personnages Non-Joueurs qui puissent vous rejoindre, des événements de chasse à l'équipement unique, une interface améliorée… j'en passe et des meilleurs."
la phrase est vraiment tordue.
je pense, si on abrège qu'il faut lire :

" Faisons machin truc. Cela afin de pouvoir ajouter du contenu en fonction du retour des joueurs : c'est-à-dire des Personnages Non-Joueurs qui puissent vous rejoindre, …"

Ce qui est souligné serait le machin truc à faire.
Ainsi compris le subjonctif me parait correct.
Même sans simplifier la phrase, on voit bien que le subjonctif est correct.

des personnages qui puissent vous rejoindre :
Leur capacité est simplement envisagée, voulue, souhaitée.
Vous avez raison, mais comme après 5 lectures je peinais toujours à comprendre cette phrase, j'ai élagué.
Sinon ce que j'écris "Ce qui est souligné serait le machin truc à faire." est-il exact