Subjonctif ou indicatif ?

Langue française

573 réponses · Page 12 / 29

Fabien30 a écrit :Bonjour tout le monde,
Pourriez-vous me renseigner s'il vous plaît ?
Comment faut-il dire ? "Je n'arrive pas à croire qu'elle soit partie ou je n'arrive pas à croire qu'elle est partie".
Merci !
Je n'arrive pas à croire qu'elle soit partie.
Je mets sérieusement en doute la réalité de son départ.

Je n'arrive pas à croire qu'elle est partie.
Tout semble prouver que son départ est bien réel.
Mais cela me semble malgré tout incroyable, cela dépasse mon entendement !
Merci Jehan,
Je pense que ton analyse est excellente.
Salut !

Bonsoir,
parmi ces deux propositions :"je suis content que élodie a gagné ou je suis content que élodie ait gagné". Pourriez-vous me dire laquelle est juste ?
D'après ce qui a été dit plus haut, je pencherais plutôt pour l'indicatif et non le subjonctif. Ai-je raison ?
Merci !
fabien30 a écrit :Merci Jehan,
Je pense que ton analyse est excellente.
Salut !

Bonsoir,
parmi ces deux propositions :"je suis content que élodie a gagné ou je suis content que élodie ait gagné". Pourriez-vous me dire laquelle est juste ?
D'après ce qui a été dit plus haut, je pencherais plutôt pour l'indicatif et non le subjonctif. Ai-je raison ?
Merci !
bonsoir
je suis content que élodie ait gagné qui est corret le subjonctif est exigé dans des expressions de sentiments tels que être content que
Fabien30 a écrit :Parmi ces deux propositions :"je suis content que élodie a gagné ou je suis content que élodie ait gagné". Pourriez-vous me dire laquelle est juste ?
D'après ce qui a été dit plus haut, je pencherais plutôt pour l'indicatif et non le subjonctif. Ai-je raison ?
Bonsoir.

Il faut le subjonctif.
Je suis content qu'Élodie ait gagné.
Quand la principale exprime comme ici un sentiment, une appréciation personnelle (Je suis content, je suis étonné, je me réjouis, etc), le verbe de la complétive s'écrit au subjonctif.

On emploiera l'indicatif si la principale exprime simplement un constat.
Je vois qu'Élodie a gagné.
Je constate qu'Élodie a gagné.
Etc.
Merci à vous deux pour ce renseignement.
Je ne connaissais pas ce détail.
J'essaierai de m'en souvenir.
Salut !
Urgent !

Bonjour, je m'incruste dans le fil de la discussion.

Je m'arrache les cheveux avec le subjonctif.

J'apprends que "Sans que" est toujours suivi d'un subjonctif.

J'aimerais écrire dans un texte dont les phrases sont à la fois au passé simple et à l'imparfait : SANS même QUE je n'EUS le temps de la voir, elle repartit dans son pays.

Ai-je raison de construire la phrase de cette manière ?

ou dois-je plutôt écrire : SANS même QUE que n'EUSSE ? A moins que la bonne formulation ne soit "SANS même que je n'AIE EU ?

😞

Merci d'avance.
L'action de la subordonnée est antérieure à celle de la principale à un temps du passé, il faut donc théoriquement un subjonctif plus-que-parfait : sans même que je n'eusse le temps…
Mais dans un langage courant, le subjonctif passé est admis : sans même que je n'aie eu le temps…
merci Anne 😀
il faut donc théoriquement un subjonctif plus-que-parfait : sans même que je n'eusse le temps…
Oui, plus-que-parfait . Donc plutôt : sans même que je n'eusse eu le temps…
Et tout cela serait encore bien mieux, de mon point de vue, si l'on supprimait le "ne" qui est parfaitement inutile après "sans que" :
sans même que j'aie eu le temps…
sans même que j'eusse le temps…
sans même que j'eusse eu le temps…


Voir un fil sur le "ne" explétif :
https://www.etudes-litteraires.com/305140.html#p305140
Bonjour,

J'hésite pour cette phrase :

Je conçois que ma méthode ne convient pas à tout le monde.

Je conçois que ma méthode ne convienne pas à tout le monde.
Selon Grevisse, concevoir se construit avec l'indicatif quand concevoir signifie "se rendre compte", et avec le subjonctif quand le sens est "trouver naturel, "admettre".

https://books.google.fr/books?id=Cva6FlQ-5nYC&pg=PA432
Merci beaucoup Anne. Je vais me procurer au plus vite ce livre.
Et que fait-on quand les deux sont recevables comme dans la phrase proposée ?

"Je me rends compte que ma méthode ne convient pas à tout le monde."

"J'admets que ma méthode ne convienne pas à tout le monde."
Si on a le temps de réfléchir, on choisit selon le sens. Mais un locuteur natif n'hésitera pas. J'aurais utilisé l'indicatif.

PS : Admettre se construit plus fréquemment avec l'indicatif.
C'est effectivement l'indicatif que j'aurais mis avec admettre.

Remarque sur la pièce que vous avez jointe : la concordance des temps sonne horriblement faux dans l'exemple donné suivant.
"vous comprendrez qu'en changeant de méthode nous réussirions."
Quitte à employer le conditionnel je verrais mieux le conditionnel passé de réussir.
Est-ce que ce n'est pas une coquille ? Pourquoi un conditionnel dans un paragraphe sur l'emploi de l'indicatif ou du subjonctif ?
Vous comprendrez qu'en changeant de méthode nous réussirons.


Le conditionnel présent correspond à un irréel du présent :
Vous comprendrez qu'en changeant de méthode nous réussirions ((sous-entendu, mais nous ne changeons pas de méthode)

Le conditionnel passé correspondrait à un irréel du passé :
Vous comprendrez qu'en changeant (plus exactement ayant changé) de méthode nous aurions réussi (sous-entendu, mais nous n'avons pas changé de méthode).
La phrase n'aurait pas le même sens. Si je remplace le gérondif par une proposition introduite pas si, j'ai :
- soit : Vous comprendrez que si nous changions de méthode, nous réussirions (l'hypothèse porte sur l'avenir, elle peut se réaliser)
- soit : Vous comprendrez que si nous avions changé de méthode, nous aurions réussi (l'hypothèse envisagée ne s'est pas réalisée dans le passé).
Le problème est que dans les deux cas, on peut tolérer un gérondif présent alors que théoriquement, il faudrait un gérondif passé dans la seconde phrase.
Vous comprendrez qu'en ayant changé de méthode…
Ce n'est donc pas un problème de "concordance". Disons que la phrase de départ est ambiguë sans contexte précis.

Je constate qu'on est partiellement d'accord. 🙂
Anne a écrit.
Est-ce que ce n'est pas une coquille ? Pourquoi un conditionnel dans un paragraphe sur l'emploi de l'indicatif ou du subjonctif ?
Peut-être parce que le conditionnel n'est plus pour certains, voire tous, un mode mais un temps de l'indicatif.
jacques a écrit
Ce n'est donc pas un problème de "concordance".
Je comprends mal. Il me semble qu'à partir du moment où on ne peut mettre n'importe quel temps, il y a problème de concordance.
Ne peut-on concevoir que dans la phrase, le problème de concordance se pose avec changer plutôt qu'avec comprendre ? C'est ce que semble suggérer le en changeant et en ayant changé.
Oui, avec changer de toute façon, mais il me semble abusif de parler ici de concordance des temps.