La traduction en français

Langue française

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir!
J'ai traduit du russe en francais un poeme d'un poete symboliste russe qui s'appelle Innokenti Annenski. Comme je suis etrangere, je suis sure qu'il y a des fautes de grammaire et de syntaxe dans ma version. Pourriez-vous donc m'aider et de corriger les fautes, svp?

Voila le poeme:

INNOKENTI ANNENSKI
“LA MESSE BOUDDHIQUE A PARIS”
(1906)

1
Les colonnes, couronnees de soies jaunes,
Et les robes peches et mauves dans un cadre un peu eclatant
Parmi les aromates coulants et les murmures sonnants,
Et les rythmes etranges des paroles de mille ans
Dans une dorure d’automne un peu adoucis –
Dans ma memoire vous revivrez aujourd’hui.

2
Le Mongol de basalte disait la messe,
Et la parole mysterieuse peu a peu s’evanouissait
Dans un temple capricieusement cree en plein musee
Afin que les dames jouaient de leurs eventails noirs
Et etrangeres au mystere comme leur fraiches couleurs
Les miss n’ecoutaient rigoureusement que les traducteurs.

3
La soierie tachetee caressait mon regard distrait,
Dans le sacrement ce n’etait que la musique que je comprenais,
Mais d’autant plus attentivement je captais les consonances,
Je respirais les rythmes comme les ondes des encensoirs
Et j’avais honte des manuels d’une prose banale
Utilises pour cette reve mystique et musicale.

4
La fin de la messe a ranime les spectateurs,
En souriant le Mongol nous distribuait les fleurs,
Et en humant les parfums exotiques
Les chanteurs et les diplomates se hataient vers la sortie,
Aussi que les dames qui retroussaient soigneusement la traine
Et sortaient pour le soir ecouter La Mascotte ou Carmen.

5
Mais on n’a pas compris et laisse en l’air une phrase,
Nee par l’ame dans un tourment d’une extase,
Afin que les coeurs purs y boivent (bussent?) de la grace…
Et il m’etait etrange et terrifiant de voir,
Qu’on baissait les voiles au-dessus des sourires
Et les doigts quittaient les fleurs douces et divines.
Arina a écrit :INNOKENTI ANNENSKI
“LA MESSE BOUDDHIQUE À PARIS”
(1906)

1
Colonnes, couronnées de soies jaunes,
Robespêches et mauves dans un cadre un peu éclatant,
Parmi les aromates coulants : ce mot ne va pas et les murmures sonnants,
Et les rythmes étranges des paroles millénaires
Dans une dorure d’automne un peu adoucie
Dans ma mémoire vous revivez aujourd’hui.

2
Le Mongol basaltique disait la messe,
Et la parole mystérieuse peu à peu s'évanouissait
Dans un temple capricieusement créé en plein musée
Afin que les dames jouent de leurs éventails noirs
Et, étrangeres au mystère, comme leurs fraiches couleurs
Les miss n’écoutaient rigoureusement que les traducteurs.

3
La soierie tachetée caressait mon regard distrait,
Du sacrement ce n’était que la musique que je comprenais,
Mais d’autant plus attentivement je captais les consonances,
Je respirais les rythmes comme les ondes des encensoirs
Et j’avais honte des manuels de prose banale
Utilisés pour ce rêve mystique et musical.

4
La fin de la messe a ranimé les spectateurs,
En souriant le Mongol nous distribuait les fleurs,
Et en humant les parfums exotiques
Les chanteurs et les diplomates se hâtaient vers la sortie,
Ainsi que les dames qui retroussaient soigneusement leur traîne
Et sortaient pour écouter, le soir, La Mascotte ou Carmen.

5
Mais on n’a pas compris et laissé en l’air une phrase,
Née de l’âme dans le tourment d’une extase,
Afin que les cœurs purs y boivent la grâce… (pas dela grâce)
Et il m'était étrange et terrifiant de voir,
Qu’on baissait les voiles au-dessus des sourires
Et les doigts quittaient les fleurs douces et divines.
Bravo pour l'orthographe ! Bien des français peuvent t'envier de la maîtriser ainsi. Mais, si tu veux faire beaucoup de traducs, ou écrire en français, installe un clavier avec accents (je les ai rajoutés)
Merci beaucoup pour l'aide, je l'apprecie beaucoup! 🙂

En fait j'ai fait l'analyse de ce poeme. Mais je repete que le francais n'est pas ma langue natale, donc le texte doit etre assez maladroit et plein de fautes grammaticales, je crois…
Je ne veux pas etre importune, mais pourriez-vous corriger le texte aussi? Ce travail est important pour moi.
En ce qui concerne les accents - je les rajouterai plus tard (il faut d'abord installer le clavier francais, et pour l'instant je ne sais comment le faire… Et en ce qui concerne les noms - je vais les verifier moi-meme plus tard.
Voila le texte:

I. LA SITUATION GENERALE.
Le poeme “La messe bouddhique a Paris” est le troisieme poeme, et donc final, dans un microcycle “Le trefle de la foule” («?») qui fait partie du livre principal des vers d’Annenski “Un coffret de cypress” («?»).
Ce poeme n’est pas date, mais le titre et un nombre des evenements y evoques indiquent sur le fait, que “La messe…” a ete ecrit après le deuxieme voyage en Europe fait par le poete en 1901. Au cours de ce voyage I. Annenski a visite Paris, et cette visite a laisse une empreinte profonde dans son heritage createur.

En fait, Annenski placait ses esperances particulieres en litterature francaise et theatre francais. En general il partageait la passion pour l’art et la poesie francais de l’epoque. Et ce n’est pas par hasard qu’en publiant son premier livre de vers il y inclut non seulement ses poemes originaux, mais aussi le supplement “Les parnassiens et les maudits” («?») consistant des traductions des poetes francais – Ch. Baudelaire, Ch. Lecomte de Lille, P. Verlaine, S. Prudhomme, A. Rimbaud, S. Mallarme, Ch. Cro, M. Rolline, T. Corbiere, Ph. Jeamme. Pourtant la facon dont Annenski s’adresse (recourt) a la poesie francaise est tout a fait differente de celle des autres poetes symbolistes de l’epoque. Le point de vue d’Annenski serait eclairci en 1908 quand dans le cadre de “La societe de la philologie classique et de la pedagogie” il presenterait l’expose “Le mythe antique dans la poesie francaise contemporaine” («?»). Il appelerait la poesie francaise l’heritiere directe (immediate) mais avec cela “inconsciente” de la tradition classique, dont Annenski etait le champion pendant toute son activite creatrice, scientifique et pedagogique. Les poetes francais sont pour lui “des classiques involontaires” parce que la langue francaise est l’heritiere du latin. Il remarquerait meme que la faute de la poesie russe est que les poetes russes “… n’ont pas su assimiler la lecon francaise” et “au lieu d’aller a l’ecole francaise ils ont decide de creer leur propre ecole, et certains ont meme declare qu’ils ont fini le cours “chers confreres”” («…?» ? «? ? ?, ? “chers confreres”).

Pourtant pendant son sejour a Paris en 1901, quand Annenski fait une attention particuliere aux formes de l’art dramatique moderne (car a l’epoque il travaille lui-meme tres activement en tant qu’un dramaturge en creant les tragedies lyriques dont les sujets etaient destines a reconstituer les tragedies antiques), il semble avoir subi pas mal des epreuves et des deceptions. Ainsi, dans son travail “La tragedie antique”, qu’il a presente pendant la conference du “Cercle des amateurs de la lecture des belles-lettres et de la musique” en 1902, Annenski se souvient de la visite d’un bourg francais Basier et de l’impression laissee par une mise en scene de la tragedie “Promete”, realisee par les acteurs parisiens dans un theatre des Arenes. Il faut avouer que la mise en scene n’a pas fait une tres bonne impression. A son avis, la chose la plus importante etait ce que les acteurs n’ont pas reussi a incarner l’esprit de la tragedie antique. Il a defini la mise en scene comme “un spectacle qui ne fait que de l’effet” («?– ?») et a ecrit plus tard: “Il n’y a pas de piece proprement dite. Il y a des moments lyriques interessants, les monologues sont parfaitement declames, il y a de la beaute en vers, en positions, les poses sont plastiques, mais les emotions fortes de l’indignation, de la pitie, de l’horreur et de la surprise ne vous saisissent pas pendant une seule seconde” («?. ? ? ? ?, ?»). La deception du spectacle a Basier correspond l’humeur general exprime par l’auteur dans le poeme “La messe bouddhique a Paris”.

Ce poeme est ecrit d’apres les souvenirs de la visite du musee Guimer a Paris. Il a ete ouvert sur la place de Yen a la fin des annees 1880s et il etait consacre aux religion orientales. A l’epoque la visite de ce musee a ete percue comme quelque chose d’insolite, et elle etait recommandee dans tous les guides sur Paris. Dans le poeme Annenski en appelle donc a une experience assez traditionnelle d’un voyageur russe, Paris etant pendant longtemps un lieu d’un pelerinage culturel de l’intelligentsia russe. De plus, Annenski fait une image exacte de l’ambiance du musee Guimer et de l’information donnee dans tous les guides sur Paris de l’epoque.

Le poete decrit d’une facon exacte l’ambiance et l’ameublement du musee Guimer, dont les couleurs dominantes etaient jaune et mauve – les couleurs sacrees pour l’Orient. Ce n’est pas par hasard que dans le poeme les images du “Mongol de basalte”, du temple “capricieusement cree en plein musee”, des chanteurs et des diplomats qui “se hataient vers la sortie” sont evoques.
En general les collections du musee consistaient d’un nombre des objets de culte et de moeurs, des statuettes des divinities, de la peinture qui representait les ceremonies religieuses, les pretres etc. Dans une des galeries du musee il y avait deux vitrines destinees a une branche de bouddhisme – au lamaisme, qui etait repandu au Tibet et en Mongolie. Selon le lamaisme les couleurs jaune et mauve des robes (ou des coiffures) signifiaient l’appartenance a une caste des serviteurs de culte et les distinguaient des laiques. A cote de ces vitrines il y avait une peinture eclatante de Perse et un grand modele d’un temple bouddhique. Tout cela est decrit en details dans le poeme. Les images des diplomates ne sont pas evoques par hasard non plus. Le musee Guimer a ete situe sur la rive droite de la Seine, et en face, sur la rive gauche, il y avait un corps diplomatique. Selon le guide sur Paris un itineraire certain a ete recommande aux voyageurs russes. Le cinquieme jour de sejour devait etre commence par la visite de la place Palais Royal qui après le passage via le quartier diplomatique aboutissait vers le musee Guimer. En general la logique descriptive exterieure suit entierement cette recommandation. Il est interessant de remarquer qu’apres la visite du musee il a ete recommande aux voyageurs de visiter les theatres divers qui se trouvaienet en grand nombre sur la place Yen. Voila pourquoi dans le poeme les dames et ses compagnons – “les chanteurs et les diplomates” - se hatent de quitter le musee “pour le soir ecouter La Mascotte ou Carmen”.

Sans doute ces coincidences exterieures sont tres interessantes, mais quand meme elles n’eclaircissent pas la logique du developpement du sujet lyrique dans le poeme d’Annenski… Continuons donc nos recherches dans ce domaine.

II. L’ADRESSE DU POEME.
Il y a une chose qui distingue ce poeme des autres poemes d’Annenski: ce poeme est un des bien peu qui a une dedicace, “La messe bouddhique a Paris” etant adresse a Ph. Zelinski.

Il faut remarquer qu’Annenski datait et adressait ses vers a quelqu’un tres rarement. Ainsi, de 107 vers du recueil “Le coffret de cypres” seulement 19 sont dates et 7 sont adresses. Ayant examine ces dedicaces on voit qu’Annenski adressait ses poemes aux quelques amis du milieu litteraire et a ses parents. Zelinski n’appartenait ni au milieu litteraire, ni au cercle familial d’Annenski… Cette adresse parait donc fort etrange et inattendu.

Selon les archives dans la plupart des cas les dedicaces dans les poemes d’Annenski n’ont ete inscrites qu’apres le travail sur le texte a ete fini. On peut donc affirmer que les dedicaces n’etaient pas concues par le poete comme un element organisant la structure du texte poetique. Les poemes addresses dans leur variant definitif ne l’etaient pas dans les manuscrits. Il est connu que dans sa version manuscrite le poeme “La messe bouddhique a Paris” n’est pas adresse non plus. Mais dans la copie tapee, qui a apparu avant la publication du poeme en 1906, on voit deja le dedicace – a Ph. Phr. Zelnski – y inscrite par la main de l’auteur.

Ainsi, des dedicaces rares d’Annenski sont une partie importante d’un texte publie. On peut croire qu’Annenski fait une attention particuliere a une facon de la perception de la part de lecteur, et le ton necessaire est donne justement par la dedicace.

Tout cela concerne directement le poeme “La messe bouddhique a Paris”, auquel l’adresse donne une idée supplementaire qui transforme une collision particuliere du poeme en un nouveau contexte culturel. Mais pourquoi cette adresse etrange et quelle est cette idée supplementaire du poeme?

III. L’IDEE DU POEME.
Pour resoudre cette collision Annenski fait appel a la messe. En fait cette notion est polysemantique. Tout d’abord c’est une ceremonie centrale dans le christianisme, dont la fonction generale est l’adhesion de ses participants a un corps du Christ par l’intermediaire de la communion qui fait d’un homme une partie du monde divin. Outre cela en donnant ce titre a son poeme Annenski utilise le sens propre du mot “messe” qui vient du latin Mitto et qui signifie “envoyer” (?, ?). Pourquoi il adresse son credo a Zelinski?

Pour repondre a cette question il faut connaitre l’histoire des relations entre Annenski et Zelinski. On connait que c’etait la passion pour l’antiquite qui les rapprochait. Annenski, ainsi que Zelinski, etait apologiste de la tradition antique et il faisait une attention particuliere a la demande a l’art antique qui a surgi a la frontiere des siecles et au probleme qui est evoque dans le poeme “La messe bouddhique a Paris” – le probleme de la charniere des deux traditions culturelles, du lien des espaces culturels. En faisant critique de la traduction d’ “Illiade” (Homer) faite par N. Minski Annenski a ecrit: “Ces derniers temps nos poetes et ecrivains romanciers utilisent des sujets classiques de plus en plus – ils traduisent les poetes antiques, les pastichent. Sans mentionner l’epoque de Fet qui est deja finie nous voyons Ippolit, Antigone et meme Promete revetus dans les iambes russes… Je ne sais par quoi peut-on expliquer une attention tellement vive a la vie et a la poesie antiques: peut etre c’est la reaction esthetique de ces dernieres decennies, ou bien l’eclectisme cosmetique de notre fin de siecle, ou bien peu a peu l’influence de l’ecole classique commence a se faire sentir dans notre societe” ( «?–?. ?,? ?, ?… ?,? ?😕,?fin du siecle,? ?»). Avec cela Annenski engageait des debats plusieurs fois avec les representants du monde artistique et scientifique faisant appel a l’antiquite en tant qu’un espace culturel ideal qui pouvait donner a l’art moderne une certaine norme, ou bien au contraire modernisant trop l’antiquite. Ainsi, le poeme “La messe bouddhique a Paris” est la suite de cette polemique.

On peut croire que la dedicace dans le poeme a ete provoquee par le cours de Zelinski “Le monde antique et nous” ( «?») donne en 1903. Zelinski y developpe en detail le point de vue selon laquelle l’antiquite etait “un element de la culture moderne intellectuelle et morale de la societe europeenne” («?»). Zelinski appelle l’antiquite “une riviere large” («?»), qui a apporte “toutes les idees don’t notre esprit se nourrit a l’epoque actuelle” («?, ?»). En exposant successivement son point de vue Zelinski montrait comment l’antiquite definissait la vie religieuse, morale, scientifique et meme sociale de l’Europe actuelle. On peut supposer que c’est exactement cette affirmation qu’Annenski, qui realisait tres bien que “l’ame contemporaine” etait “incommensurable a l’antiquite classique” («?» «?»), ne pouvait pas accepter. Il croyait que l’ensemble des idees “de la culture antique”, “des sacrements” des temps passes (n’importe si on parle de l’antiquite ou du bouddhisme) n’est pour la modernite qu’un “musee”, de l’exotique et qui reste en fait non reclame.

C’est exactement cette idée qu’Annenski illustre dans le poeme “La messe bouddhique a Paris”. En fait il faut remarquer que dans la structure de l’oeuvre Annenski utilise son procede prefere grace auquel une image d’art “est ranime par un souvenir” («?») et devient “un objet d’une contemplation interieure” («?»). Dans le poeme il s’agit d’ ”une messe” que dit “le Mongol de basalte” pour les spectateurs du musee. Pourtant il n’y avait jamais de sacraments de telle sorte. Il faut avouer que parfois on y faisait des cours dans la sale de conference, mais cela ne se passait qu’en hiver, et Annenski visite Paris en automne:
“Dans une dorure d’automne un peu adoucis –
Dans ma memoire vous revivrez aujourd’hui.”
Toute la scene de la messe se passe donc dans son imagination, ou les pieces de musee revivent: “le Mongol de basalte”, une statuette faite de basalte, commence a agir, un modele d’un temple devient reel.

Dans cette situation modelee par l’imagination une collision dramatique est donnee par l’incompatibilite de differents espaces culturels. La collision des traditions culturelles est indiquee deja dans le titre du poeme, ou on voit un groupe de mots “la messe bouddhique”. Le titre a donc reuni les traditions religieuses de bouddhisme et de christianisme. En ce qui concerne le sujet lyrique, on voit la collision de deux cultures. L’une d’elles est antique – “les rythmes etranges des paroles de mille ans”, “la parole mysterieuse”. Dans son cadre l’art etait directement lie a la vie religieuse, aux rites et sacraments religieux. L’idee de l’autre culture est illustree dans le poeme a travers les mentions de l’art d’opera. Enfin Annenski fait une opposition quand il decrit les representants de deux cultures: d’un cote on voit la soierie jaune des colonnes de musee, les robes peches et mauves; de l’autre – les eventails noirs et les fraiches couleurs des robes des dames de l’epoque. Le narrateur se trouvant parmi la foule de musee souffre a cause de l’incompatibilite de deux espaces culturels et a cause de la rupture des traditions culturelles:
“Et j’avais honte des manuels d’une prose banale
Utilises pour cette reve mystique et musicale”.

“Et il m’etait etrange et terrifiant de voir,
Qu’on baissait les voiles au-dessus des sourires
Et les doigts quittaient les fleurs douces et divines”.

Le lien est donc perdu: la foule reste etrangere au mystere, le sens de la messe n’est pas clair aux dames, qui n’ecoutent que les traducteurs, et en l’air on laisse la phrase qu’on n’a pas comprise…

Mais Annenski connait un moyen de la propagation et de l’influence de la culture antique sur la modernite – il est celui de la creation. Ce n’est que la creation qui peut etre capable de propager et de transmettre la tradition culturelle, et qui est une sorte de la charniere des époques culturelles et des temps historiques.

La polemique entre Annenski et Zelinski ne peut qu’en partie etre percue comme un dialogue prive. A l’epoque la figure de Zelinski etait emblematique, il etait un savant tres connu et respecte. Le poete donc fait appel a lui, car etant un artiste fin, Annenski a saisi l’un des problemes les plus douloureux du XXe siecle qui etait la catastrophe menacante de la tradition culturelle. En quelque sorte le poete denude dans son poeme les erreurs de la partie d’une societe russe qui devait conserver et leguer cette tradition.

IV. LE MOTIF DE LA MUSIQUE.
Pour resoudre la collision marquee dans le poeme Annenski fait appel a un genre de la messe. Outre les significations ennumerees plus haut la “messe” est un genre musical. Il est interessant qu’Annenski, lui-meme, construit son poeme utilisant le modele defini de la messe et en creant sa propre “messe”. Les messes consistaient de 5 parties: Kyrie eleision («?, ?», la priere pour le pardon), Gloria («?», l’hymne de louange), Credo («?»), Sanctus («?»), Agnus Dei («?»). A son tour le poeme d’Annenski consiste de 5 parties.

En fait le motif de la musique devient principal dans ce poeme. Le sens de “la parole mysterieuse” n’est pas compris non seulement par la foule mais aussi par le narrateur. Mais en revanche le sens incarne dans la musique se revele au narrateur:
“Dans le sacrement ce n’etait que la musique que je comprenais,
Mais d’autant plus attentivement je captais les consonances,
Je respirais les rythmes comme les ondes des encensoirs”.

Il faut remarquer qu’Annenski considerait la musique comme l’art superieur. Dans les moments differents de sa vie il avouait: “ Il y a les mots qui attirent comme un limon ressemblant a la malachite et dans lesquels on s’enfonce… Pour moi ce mot est “la musique” () ou bien “Dans la poesie des mots il y trop de litterature… Il n’y a pas longtemps on jouait au Pavlovsk “Charfreitage Zauder” tire du “Parsifal”… Quelle musique… Et est-ce que la poesie des mots avec ses adjectives au comparatif et ses fers des syllogismes pourra un jour atteindre cette extase de penitence!” (). Et dans les brouillons de l‘article “Sur l’art” on trouve encore une affirmation revelante l’opinion d’Annenski sur la musique: “…pas un seul art ne peut exprimer l’etat d’ame aussi profondement que le fait la musique, rien n’etablit une plus grande intimite entre les gens, rien des la naissance jusqu’a la mort n’accompagne l’homme plus instamment que la musique, dans laquelle le rythme, l’harmonie et la melodie sont les symboles de la vie, la forme et le caractere de l’homme” ().

Dans le poeme “La messe bouddhique a Paris” le sens et l’influence du moment musical du sacrement antique ne sont pas concus par la foule, cela n’est saisi que par le narrateur. Mais inconsciemment “en humant les parfums exotiques” et les dames, et les chanteurs, et les diplomats eprouvent cette influence, eux aussi. Il faut remarquer que “le reve musical” et l’intensite du moment du sacrement, qui sans aucun doute influencent beaucoup le narrateur, sont evoques dans la troisieme partie du poeme. Si on compare sa composition avec celle de la messe on voit que cette partie correspond a “Credo”- “je crois”. La foi au caractere intemporel de la creation, la foi a la capacite de l’art de conserver et de transmettre la tradition culturelle en surmontant “les ruptures” et “les lacunes” temporelles est le credo du poete lui-meme.
Bonjour
Pour corriger le texte, il faudrait la version originale. Or, je ne lis ni ne comprends le russe !
Comment ca?
Non, il ne faut pas changer le sens, et ne faites pas attention aux phrases ecrites en russe. Il faut juste corriger les fautes de grammaire et les constructions qui ne sont pas "francaises".
Est-ce possible?
Ou mon texte est un delire complet du point de vue d'un francais? 😞