Céline, Voyage au bout de la nuit - La figure de ce Robinson m’apparut encore…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je suis en licence 2eme année de lettres modernes et je dois faire un commentaire composé sur ce passage de Céline:
La figure de ce Robinson m'apparut encore une fois avant que j'eteignisse, voilée par cette résille d'insectes.
C'est pour cela peut etre que ses traits s'imposerent plus subtilement a ma memoire, alors qu'auparavant il ne me rappelaient rien de précis. Dans l'obscurité il continuait de me parlait pendant que je remontais dans le passé avec le ton de sa voix comme un appel devant les portes des années et puis des mois, et puis de mes jours pour demander où j'avais bien pu le rencontrer cet être-là. Mais je ne trouvais rien. On ne me repondait pas. On peut se perdre en allant à tâtons parmi les formes revolues. C'est effrayant ce qu'on en a des choses et des gens qui ne bougent plus dans son passé. Les vivants qu'on égare dans les cryptes du temps dorment si bien avec les morts qu'une même ombre les confond déjà.
On ne sait plus qui réveiller en vieillissant, les vivants ou les morts.
Je cherchais à identifier ce Robinson lorsque des sortes de rires atrocement exagérés, pas loin dans la nuit, me firent sursauter. Et cela se tut. Il m'avait averti, les hyènes sans doute.
Et puis plus rien que les Noirs du village et leurs tam-tam, cette percussion radoteuse, en bois creux, termites du vent.
Il y a 5 elements que je dois appuyer: le lexique (je pensais à mort, nuit, cris et silence,mémoire) la syntaxe (passage du passé au présent), les figures de style, les rythmes et les sonorités.
Quelqu'un pourrait-il me guider en me donnant quelques idée sur cet extrait, notamment sur les 3 derniers éléments?

J'ai trouvé quelques éléments mais je stresse vraiment beaucoup et cela me nuit, je suis en retard dans mes études et je me donne à fond pour ce semestre, il faut que je réussisse mais je n'ai plus beaucoup de temps…

Merci par avance!
Bonjor, je dois faire un commentaire composé sur un passage de "voyage au bout de la nui", j'ai fait 3 parties et je trouve ma 2ème partie assez pauvre… Elle porte sur l'angoisse le nuit vue par Bardamu, la nuit "eternelle" ainsi que la nuit qu'il trouve lorsqu'il plonge dans ses souvenirs…

J'aimerais aussi savoir ce que pourrais signifier le langage soutenu qu'il utilise dans ce passage.

Quelqu'un aurait des idées?
Il faut que j'approfondisse, étant en 2eme année de licence, merci d'avance Bonjour,
Tu dois poursuivre ici. Merci.
Bonjour,
Je relance le sujet puisque je dois aussi faire de cet extrait un commentaire composé.
J'ai bâti mon plan selon ces 3 axes:
I/VOYAGE: une intertextualité:
1/ un roman picaresque
2/Bardamu, une espèce de Robinson Crusoé/ référence à Rimbaud.

II/L'évocation de l'angoisse
1/le souvenir et l'obscurité comme lien
2/la vacuité

*III/Le narrateur
La figure de Robinson
1/un double
2/Bardamu face à l'Afrique


😐 Bonjour,
Je continue toute seule le travail sur cet extrait de Voyage au bout de la nuit, peut-être que d'autres étudiants seront intéressés pour partager des idées. J'ai remodelé mon plan mais je n'arrive pas à me sortir de mes fausses idées. Je reprends depuis le début.Voici les idées que j'ai pu noter sur en vrac sur mon brouillon:
-La notion d'intertextualité:le voyage, un roman picaresque du fait des aventures du héros qui s'enchaînent d'un lieu à un autre. Bardamu est un espèce d'antihéros, ilest lâche(mais le revendique!).
-On peut noter des références à Rimbaud, tout d'abord dans le parcours de Rimbaud en Afrique(gérence d'un comptoir colonial), mais il faut nuancer le personnage de Robinson car il n'exalte aucun sentiments par exemple. La comparaison avec Rimbaud se trouve aussi dans le verbe(richesse de la langue, du rythme chez Céline).
-Céline se réfère à un genre littéraire la robinssonnade, d'ailleurs les termites sont peut-être une allusion au bateau de Robinson si ma mémoire est bonne(pas sûr).
-l'Afrique est vue sous un angle peu engageant(les hyènes, la résille d'insectes, les tamtams "répercussions radoteuses"")
-l'obscurité est pour Bardamu propice au souvenir mais il fouille dans son passé et plus il prend conscience de l'angoisse qui monte.Constat de vacuité.La nuit africaine répercute la peur. Ironie des hyènes("c'est votre viande qu'elles reniflent. Ca les fait rire!" , renvoi aux paroles de Robinson à Bardamu.).D'ailleurs je ne sais pas trop comment l'interpréter.
Si quelqu'un est intéressé par le sujet, j'attends vos commentaires.Je commence à me dire que je ne suis peut-être pas faite pour les études de lettres .Peut-être à plus tard. En attendant je vais continuer à rédiger!!
voilà fort longtemps que je me suis penchée sur Céline.

Voici quelques remarques qui me traversent l'esprit à la lecture du texte. La thématique des insectes est souvent reprise dans voyage au bout de la nuit.

D'ailleurs, à prendre avec précautions, je ne suis pas très sure mais il me semble que le texte est très proche des textes fantastiques du XIXe par les thémes abordés (oscillation entre rêve et réalité, thématique de la peur avec les insectes, l'obscurité, les cryptes, les morts et l'adjectif effrayant""atrocement", et aussi le thème du rire que l'on retrouve chez Baudelaire par exemple. Ce texte m'a aussi fait pensé au Crapaud de Tristan Corbière avec cette référence au rire mais aussi avec "cela s'est tu" et "cet être là". Je me demande même si la référence au passé "formes révolues" etc ne sont pas un clin doeil de l'auteur. Après, toute la stylistique vient appuyer ces thèmes me semble-t-il.

Pour le plan, je pense qu'il faut faire attention. C'est vrai qu'il faut placer le texte dans l'ensemble du livre mais il ne s'agit pas non plus de parler de tout le livre sans parler du texte. Du coup, ta partie sur le roman picaresque est un peu éloignée du texte je trouve.
Bonjour,
Merci pour tes impressions et tes informations. J'ai bien conscience conscience que mon plan n'est pas très bon, d'autant plus qu'il n'y avait aucune fluidité dans l'enchaînement des idées.J'ai rédigé parce que j'étais pressée par le temps malheureusement.Je pensais au roman picaresque parce que Bardamu est un pauvre hère.Sur cette terre, il se retrouve dans des conditions aussi misérables que Robinson. Sa condition n'est pas plus enviable que celle de l'autochtone.

En deuxième partie, j'ai situé le décor:l'Afrique: un enfer sur terre. Bardamu est aussi confronté à la mort:le rire des hyènes signifie qu'elles ont trouvé de quoi se nourrir et elles se trouvent pas loin dans la nuit.
J'ai parlé d'ironie mais jee pense qu'il y a une forme de comique.C'est tragique et comique à la fois.
Dans cette même partie, j'ai parlé de Robinson, qui figure son double. L'Afrique est la deuxième rencontre avec Robinson.

En 3, j'ai parlé du travail de mémoire dans les méandres ddes souvenirs. La mémoire est perçue comme un lieu où l'on se perd. Ici , il me semble que le récit glisse vers le fantastique(portes du temps, cryptes etc). Bas fonds de la mémoire. Puis impossibilité de se souvenir.
J'ai finalement parlé du lyrisme célinien: la noirceur, l'écriture, les sonorités, le rythme.Références à Proust dans la façon d'écrire.

Voilà, je m'attends à une note en dessous de la moyenne mais j'ai fait ceque j'ai pu.De plus, je n'ai pas su voir les figures de styles.
Merci à toi!