Bonjour à tous. J'ai un commentaire littéraire à faire sur un extrait de
Bel Ami de Mapassant, Chapitre VI de la Première partie.
Je ne trouve pas de problématique…
Et le plan pourrait être: I-La vie dans "La Vie Française"
II-Description des "piliers" du journal
Je ne vois rien d'autre… donc si vous pourriez m'aider!
Merci à tous d'avance!
La Vie Française était avant tout un journal d'argent, le patron étant un homme d'argent à qui la presse et la députation avaient servi de leviers. Se faisant de la bonhomie une arme, il avait toujours manoeuvré sous un masque souriant de brave homme, mais il n'employait à ses besognes, quelles qu'elles fussent, que des gens qu'il avait tâtés, éprouvés, flairés, qu'il sentait retors, audacieux et souples. Duroy, nommé chef des Echos, lui semblait un garçon précieux.
Cette fonction avait été remplie jusque-là par le secrétaire de la rédaction, M. Boisrenard, un vieux journaliste correct, ponctuel et méticuleux comme un employé. Depuis trente ans il avait été secrétaire de la rédaction de onze journaux différents, sans modifier en rien sa manière de faire ou de voir. Il passait d'une rédaction dans une autre comme on change de restaurant, s'apercevant à peine que la cuisine n'avait pas tout à fait le même goût. Les opinions politiques et religieuses lui demeuraient étrangères. Il était dévoué au journal quel qu'il fût, entendu dans la besogne, et précieux par son expérience. Il travaillait comme un aveugle qui ne voit rien, comme un sourd qui n'entend rien, et comme un muet qui ne parle jamais de rien. Il avait cependant une grande loyauté professionnelle, et ne se fût point prêté à une chose qu'il n'aurait pas jugée honnête, loyale et correcte, au point de vue spécial de son métier.
M. Walter, qui l'appréciait cependant, avait souvent désiré un autre homme pour lui confier les Echos, qui sont, disait-il, la moelle du journal. C'est par eux qu'on lance les nouvelles, qu'on fait courir les bruits, qu'on agit sur le public et sur la rente. Entre deux soirées mondaines il faut savoir glisser, sans avoir l'air de rien, la chose importante, plutôt insinuée que dite. Il faut, par des sous-entendus, laisser deviner ce qu'on veut, démentir de telle sorte que la rumeur s'affirme, ou affirmer de telle manière que personne ne croie au fait annoncé. Il faut que, dans les échos, chacun trouve, chaque jour une ligne au moins qui l'intéresse, afin que tout le monde les lise. Il faut penser à tout et à tous, à tous les mondes, à toutes les professions, à Paris et à la Province, à l'Armée et aux Peintres, au Clergé et à l'Université, aux Magistrats et aux Courtisanes.
L'homme qui les dirige et qui commande au bataillon des reporters doit être toujours en éveil, et toujours en garde, méfiant, prévoyant, rusé, alerte et souple, armé de toutes les astuces et doué d'un flair infaillible pour découvrir la nouvelle fausse du premier coup d'oeil, pour juger ce qui est bon à dire et bon à celer, pour deviner ce qui portera sur le public; et il doit savoir le présenter de telle façon que l'effet en soit multiplié.
M. Boisrenard, qui avait pour lui une bonne pratique, manquait de maîtrise et de chic; il manquait surtout de la rouerie native qu'il fallait pour pressentir chaque jour les idées secrètes du patron.
Duroy devait faire l'affaire en perfection, et il complétait admirablement la rédaction de cette feuille "qui naviguait sur les fonds de l'Etat et sur les bas-fonds de la politique", selon l'expression de Norbert de Varenne.
Les inspirateurs et véritables rédacteurs de la Vie Française étaient une demi-douzaine de députés intéressés dans toutes les spéculations que lançait ou que soutenait le directeur. On les nommait à la Chambre "la bande Walter" et on les enviait parce qu'ils devaient gagner de l'argent avec lui et par lui.
Forestier, rédacteur politique, n'était que l'homme de paille de ces hommes d'affaires; l'exécuteur des intentions suggérées par eux. Ils lui soufflaient ses articles de fond qu'il allait toujours écrire chez lui pour être tranquille, disait-il.
Mais, enfin de donner au journal une allure littéraire et parisienne, on y avait attaché deux écrivains célèbres en des genres différents, Jacques Rival, chroniqueur d'actualité, et Norbert de Varenne, poète et chroniqueur fantaisiste, ou plutôt conteur, suivant la nouvelle école.
Puis on s'était procuré, à bas prix, des critiques d'art, de peinture, de musique, de, théâtre, un rédacteur criminaliste et un rédacteur hippique, parmi la grande tribu mercenaire des écrivains à tout faire. Deux femmes du monde, "Domino rose" et "Patte blanche", envoyaient des variétés mondaines, traitaient les questions de mode, de vie élégante, d'étiquette, de savoir-vivre, et commettaient des indiscrétions sur les grandes dames.
Et la Vie Française "naviguait sur les fonds et bas-fonds", manoeuvrée par toutes ces mains différentes.
Bonsoir,
Tu pourrais peut-être noter que cette narration permet, en filigramme, un portrait très peu flatteur de Duroy…
Muriel
Oui mais bon, on ne parle pas vraiment de Duroy ici mais plutôt de la vie dans le journal… donc je ne vois pas.
Bonjour,
Relis ton extrait en étant attentif aux qualités requises (selon M.Walter, le directeur du journal) pour être un
bon "chef des échos". Compare-les ensuite à celles qui sont attribuées à M. Boisrenard, le prédécesseur de Duroy…
M. Boisrenard, un vieux journaliste correct, ponctuel et méticuleux comme un employé. […] Il avait cependant une grande loyauté professionnelle, et ne se fût point prêté à une chose qu'il n'aurait pas jugée honnête, loyale et correcte, au point de vue spécial de son métier.
M. Walter, qui l'appréciait cependant, avait souvent désiré un autre homme pour lui confier les Echos, qui sont, disait-il, la moelle du journal.
M. Boisrenard, qui avait pour lui une bonne pratique, manquait de maîtrise et de chic; il manquait surtout de la rouerie native qu'il fallait pour pressentir chaque jour les idées secrètes du patron.
Duroy devait faire l'affaire en perfection, et il complétait admirablement la rédaction de cette feuille "qui naviguait sur les fonds de l'Etat et sur les bas-fonds de la politique", selon l'expression de Norbert de Varenne.
Muriel
Ok. Moi j'ai l'impression qu'on fait un portrait positif de Duroy ici… efin je me trompe surement.
Sinon si je prend cette problématique, je peux mettre quoi comme plan?
Merci d'avance!
Bonsoir Land-scapeS,
Je t'ai oublié…
Le portrait de Duroy est positif par rapport au point de vue de M. Walter.
La narration prend en charge un autre portrait de Duroy, le portrait d'un arriviste, d'un cynique, détecté par M. Walter puisqu'il lui ressemble… :
portrait de M. Walter :
La Vie Française était avant tout un journal d'argent, le patron étant un homme d'argent à qui la presse et la députation avaient servi de leviers. Se faisant de la bonhomie une arme, il avait toujours manoeuvré sous un masque souriant de brave homme
Boisrenard/Duroy :
M. Boisrenard, qui avait pour lui une bonne pratique, manquait de maîtrise et de chic; il manquait surtout de la rouerie native qu'il fallait pour pressentir chaque jour les idées secrètes du patron.
La
qualité qui n'est pas attribuée à Boisrenard, l'est — par le jeu subtil de la narration — à Duroy.
Alors la problématique ? je verrais quelque chose qui aurait trait à un double portrait…
Muriel
Bonjour,
Ah d'accord j'ai compris!
Merci pour la réponse.
Quel plan pourrait être adapté à cette problématique alors? Parceque maintenant je ne vos plus!
Merci! Re bonjour,
Je pense avoir trouvé un plan mais je loin d'être sûre:
I-Le portrait de Duroy par M.Walter (portrait positif)
II-Le portrait de Duroy par rapport à la narration (portrait négatif)
Jusque là ça va, le problème ce sont les sous parties :S
C'est pour ce Lundi le commentaire.
Merci beaucoup!
Bonjour Land-scapeS,
Je pense avoir trouvé un plan mais je loin d'être sûre:
I-Le portrait de Duroy par M.Walter (portrait positif)
II-Le portrait de Duroy par rapport à la narration (portrait négatif)
Moi, je rassemblerais les deux dans la seconde partie. Pour le I, garde ce que tu avais trouvé, c'était bien.
Muriel
Bonjour,
d'accord, je vais essayer de me débrouiller avec cela.
Merci beaucoup pour l'aide!
à bientôt! 😉
Bonjour !
J'ai un Dm a faire pr Mardi 13 octobre sur L'ewtrait de BEL AMI DE MAUAPSSANT
Voici le texte :
La Vie Française était avant tout un journal d'argent, le patron étant un homme d'argent à qui la presse et la députation avaient servi de leviers. Se faisant de la bonhomie une arme, il avait toujours manoeuvré sous un masque souriant de brave homme, mais il n'employait à ses besognes, quelles qu'elles fussent, que des gens qu'il avait tâtés, éprouvés, flairés, qu'il sentait retors, audacieux et souples. Duroy, nommé chef des Echos, lui semblait un garçon précieux.
Cette fonction avait été remplie jusque-là par le secrétaire de la rédaction, M. Boisrenard, un vieux journaliste correct, ponctuel et méticuleux comme un employé. Depuis trente ans il avait été secrétaire de la rédaction de onze journaux différents, sans modifier en rien sa manière de faire ou de voir. Il passait d'une rédaction dans une autre comme on change de restaurant, s'apercevant à peine que la cuisine n'avait pas tout à fait le même goût. Les opinions politiques et religieuses lui demeuraient étrangères. Il était dévoué au journal quel qu'il fût, entendu dans la besogne, et précieux par son expérience. Il travaillait comme un aveugle qui ne voit rien, comme un sourd qui n'entend rien, et comme un muet qui ne parle jamais de rien. Il avait cependant une grande loyauté professionnelle, et ne se fût point prêté à une chose qu'il n'aurait pas jugée honnête, loyale et correcte, au point de vue spécial de son métier.
M. Walter, qui l'appréciait cependant, avait souvent désiré un autre homme pour lui confier les Echos, qui sont, disait-il, la moelle du journal. C'est par eux qu'on lance les nouvelles, qu'on fait courir les bruits, qu'on agit sur le public et sur la rente. Entre deux soirées mondaines il faut savoir glisser, sans avoir l'air de rien, la chose importante, plutôt insinuée que dite. Il faut, par des sous-entendus, laisser deviner ce qu'on veut, démentir de telle sorte que la rumeur s'affirme, ou affirmer de telle manière que personne ne croie au fait annoncé. Il faut que, dans les échos, chacun trouve, chaque jour une ligne au moins qui l'intéresse, afin que tout le monde les lise. Il faut penser à tout et à tous, à tous les mondes, à toutes les professions, à Paris et à la Province, à l'Armée et aux Peintres, au Clergé et à l'Université, aux Magistrats et aux Courtisanes.L'homme qui les dirige et qui commande au bataillon des reporters doit être toujours en éveil, et toujours en garde, méfiant, prévoyant, rusé, alerte et souple, armé de toutes les astuces et doué d'un flair infaillible pour découvrir la nouvelle fausse du premier coup d'oeil, pour juger ce qui est bon à dire et bon à celer, pour deviner ce qui portera sur le public; et il doit savoir le présenter de telle façon que l'effet en soit multiplié.
M. Boisrenard, qui avait pour lui une bonne pratique, manquait de maîtrise et de chic; il manquait surtout de la rouerie native qu'il fallait pour pressentir chaque jour les idées secrètes du patron.
Duroy devait faire l'affaire en perfection, et il complétait admirablement la rédaction de cette feuille "qui naviguait sur les fonds de l'Etat et sur les bas-fonds de la politique", selon l'expression de Norbert de Varenne.
Question :
1 ° Quel titre peut-on donner a chaque paragraphe ? a partir de ces indices , montrez que le texte est une argumentation sur le milieu de la presse : presicer quelle thése denfend l auteur et comment il s'y prend pour la défendre ?
2° D'aprés les trois paragraphes quelles aptitudes M.Walter souhaite t-il trouver dans le journaliste chargé des "Echos" ?
(Recherchez 4 noms capables de désigner les aptitudes définies par les nombreux adjectifs )
3° Ce passage dresse t-il un portrait positif ou négatif de G.Duroy ? ou les deux? Justifiez votre point de vue.
SVP pouvez vous m'aider ?
pour ta première question :
Présentation d'un journal corompu
description de boisrenard, un journaliste dépassé
l'objectif des Echos
Les cmpétences requises (pr être directeur)
Présentation en antithèse de B. et D.
Voila Bizouu
Missmouah, je crois que tu réponds à une ancienne discussion… 😉 Je me permets de te le dire juste pour que tu perdes pas ton temps à écrire des messages sur d'anciennes discussions… A moins que ça les relance, et ça peut être intéressant ! Mais autant le faire en connaissance de cause =)
Bonjour !
Je n'ai pas reponse pour ta question je voulais simplement savoir si vous aviez quelques renseignements pour moi.
En effet, j'ai un exposé a faire sur bel ami : satire de deux institutions fondatrices.
Soit : la religion
L'armée/police
Pour en venir a la conclusion : Une socitée où l'ordre, la moral, et la vie spirituel n'existe pas. Absence d'une institution : l'école. Pourquoi ?
J'ai beau effectuer des recherches je ne trouve rien :/
A part dans le chapitre 9, où il parle un peu de religion. Sur le reste je n'ai vraiment rien --'
Pourriez vous maider ?
Bonjour,
je suis en Seconde générale et je dois rédiger entièrement un des axes de lectures donnés par mon professeur sur le chapitre 6 de "la semaine suivante" à "toutes ces mains différentes" pour mardi 07/12/2010, voici les axes :
I - La description du journal
II - Le portrait du journaliste "idéal" selon Walter
III - Satire de la Presse
J'ai pensé que le mieux ( le plus facile ) était de prendre le premier axe.
Voici l'extrait :
La semaine suivante lui apporta deux événements. Il fut nommé chef des Échos et invité à dîner chez Mme Walter. Il vit tout de suite un lien entre les deux nouvelles.
La Vie Française était avant tout un journal d’argent, le patron étant un homme d’argent à qui la presse et la députation avaient servi de leviers. Se faisant de la bonhomie une arme, il avait toujours manœuvré sous un masque souriant de brave homme, mais il n’employait à ses besognes, quelles qu’elles fussent, que des gens qu’il avait tâtés, éprouvés, flairés, qu’il sentait retors, audacieux et souples. Duroy, nommé chef des Échos, lui semblait un garçon précieux.
Cette fonction avait été remplie jusque-là par le secrétaire de la rédaction, M. Boisrenard, un vieux journaliste correct, ponctuel et méticuleux comme un employé. Depuis trente ans il avait été secrétaire de la rédaction de onze journaux différents, sans modifier en rien sa manière de faire ou de voir. Il passait d’une rédaction dans une autre comme on change de restaurant, s’apercevant à peine que la cuisine n’avait pas tout à fait le même goût. Les opinions politiques et religieuses lui demeuraient étrangères. Il était dévoué au journal quel qu’il fût, entendu dans la besogne, et précieux par son expérience. Il travaillait comme un aveugle qui ne voit rien, comme un sourd qui n’entend rien, et comme un muet qui ne parle jamais de rien. Il avait cependant une grande loyauté professionnelle, et ne se fût point prêté à une chose qu’il n’aurait pas jugée honnête, loyale et correcte au point de vue spécial de son métier.
M. Walter, qui l’appréciait cependant, avait souvent désiré un autre homme pour lui confier les Échos, qui sont, disait-il, la moelle du journal. C’est par eux qu’on lance les nouvelles, qu’on fait courir les bruits, qu’on agit sur le public et sur la rente. Entre deux soirées mondaines, il faut savoir glisser, sans avoir l’air de rien, la chose importante, plutôt insinuée que dite. Il faut, par des sous-entendus, laisser deviner ce qu’on veut, démentir de telle sorte que la rumeur s’affirme, ou affirmer de telle manière que personne ne croie au fait annoncé. Il faut que, dans les échos, chacun trouve, chaque jour, une ligne au moins qui l’intéresse, afin que tout le monde les lise. Il faut penser à tout et à tous, à tous les mondes, à toutes les professions, à Paris et à la Province, à l’Armée et aux Peintres, au Clergé et à l’Université, aux Magistrats et aux Courtisanes.
L’homme qui les dirige et qui commande au bataillon des reporters doit être toujours en éveil, et toujours en garde, méfiant, prévoyant, rusé, alerte et souple, armé de toutes les astuces et doué d’un flair infaillible pour découvrir la nouvelle fausse du premier coup d’œil, pour juger ce qui est bon à dire et bon à celer, pour deviner ce qui portera sur le public ; et il doit savoir le présenter de telle façon que l’effet en soit multiplié.
M. Boisrenard, qui avait pour lui une longue pratique, manquait de maîtrise et de chic ; il manquait surtout de la rouerie native qu’il fallait pour pressentir chaque jour les idées secrètes du patron.
Duroy devait faire l’affaire en perfection, et il complétait admirablement la rédaction de cette feuille « qui naviguait sur les fonds de l’État et sur les bas-fonds de la politique », selon l’expression de Norbert de Varenne.
Les inspirateurs et véritables rédacteurs de La Vie Française étaient une demi-douzaine de députés intéressés dans toutes les spéculations que lançait ou que soutenait le directeur. On les nommait à la Chambre la bande à Walter, et on les enviait parce qu’ils devaient gagner de l’argent avec lui et par lui.
Forestier, rédacteur politique, n’était que l’homme de paille de ces hommes d’affaires, l’exécuteur des intentions suggérées par eux. Ils lui soufflaient ses articles de fond, qu’il allait toujours écrire chez lui pour être tranquille, disait-il.
Mais, afin de donner au journal une allure littéraire et parisienne, on y avait attaché deux écrivains célèbres en des genres différents, Jacques Rival, chroniqueur d’actualité, et Norbert de Varenne, poète et chroniqueur fantaisiste, ou plutôt conteur, suivant la nouvelle école.
Puis on s’était procuré, à bas prix, des critiques d’art, de peinture, de musique, de théâtre, un rédacteur criminaliste et un rédacteur hippique, parmi la grande tribu mercenaire des écrivains à tout faire. Deux femmes du monde, « Domino rose » et « Patte blanche », envoyaient des variétés mondaines, traitaient les questions de mode, de vie élégante, d’étiquette, de savoir-vivre, et commettaient des indiscrétions sur les grandes dames.
Et La Vie Française « naviguait sur les fonds et bas-fonds », manœuvrée par toutes ces mains différentes.
Voilà j'ai commencé à noter quelques informations mais je suis vraiment perdu. Pouvez-vous m'aider ?
Cordialement, gabriel84
Bonjour tout le monde!
je dois faire un commentaire de texte,la question étant :
"Quel est la vision du journalisme proposée dans cet extrait de Maupassant"
M. Walter, qui l’appréciait cependant, avait souvent désiré un autre homme pour lui confier les Échos, qui sont, disait-il, la moelle du journal. C’est par eux qu’on lance les nouvelles, qu’on fait courir les bruits, qu’on agit sur le public et sur la rente. Entre deux soirées mondaines, il faut savoir glisser, sans avoir l’air de rien, la chose importante, plutôt insinuée que dite. Il faut, par des sous-entendus, laisser deviner ce qu’on veut, démentir de telle sorte que la rumeur s’affirme, ou affirmer de telle manière que personne ne croie au fait annoncé. Il faut que, dans les échos, chacun trouve, chaque jour, une ligne au moins qui l’intéresse, afin que tout le monde les lise. Il faut penser à tout et à tous, à tous les mondes, à toutes les professions, à Paris et à la Province, à l’Armée et aux Peintres, au Clergé et à l’Université, aux Magistrats et aux Courtisanes.
L’homme qui les dirige et qui commande au bataillon des reporters doit être toujours en éveil, et toujours en garde, méfiant, prévoyant, rusé, alerte et souple, armé de toutes les astuces et doué d’un flair infaillible pour découvrir la nouvelle fausse du premier coup d’œil, pour juger ce qui est bon à dire et bon à celer, pour deviner ce qui portera sur le public ; et il doit savoir le présenter de telle façon que l’effet en soit multiplié.
M. Boisrenard, qui avait pour lui une longue pratique, manquait de maîtrise et de chic ; il manquait surtout de la rouerie native qu’il fallait pour pressentir chaque jour les idées secrètes du patron.
Duroy devait faire l’affaire en perfection, et il complétait admirablement la rédaction de cette feuille « qui naviguait sur les fonds de l’État et sur les bas-fonds de la politique », selon l’expression de Norbert de Varenne.
merci d'avance!
Bonjour, je suis en première, et je dois faire montrer en quoi le texte ci- dessous est une satire.
La Vie Française était avant tout un journal d'argent, le patron étant un homme d'argent à qui la presse et la députation avaient servi de leviers. Se faisant de la bonhomie une arme, il avait toujours manoeuvré sous un masque souriant de brave homme, mais il n'employait à ses besognes, quelles qu'elles fussent, que des gens qu'il avait tâtés, éprouvés, flairés, qu'il sentait retors, audacieux et souples. Duroy, nommé chef des Echos, lui semblait un garçon précieux.
Cette fonction avait été remplie jusque-là par le secrétaire de la rédaction, M. Boisrenard, un vieux journaliste correct, ponctuel et méticuleux comme un employé. Depuis trente ans il avait été secrétaire de la rédaction de onze journaux différents, sans modifier en rien sa manière de faire ou de voir. Il passait d'une rédaction dans une autre comme on change de restaurant, s'apercevant à peine que la cuisine n'avait pas tout à fait le même goût. Les opinions politiques et religieuses lui demeuraient étrangères. Il était dévoué au journal quel qu'il fût, entendu dans la besogne, et précieux par son expérience. Il travaillait comme un aveugle qui ne voit rien, comme un sourd qui n'entend rien, et comme un muet qui ne parle jamais de rien. Il avait cependant une grande loyauté professionnelle, et ne se fût point prêté à une chose qu'il n'aurait pas jugée honnête, loyale et correcte, au point de vue spécial de son métier.
M. Walter, qui l'appréciait cependant, avait souvent désiré un autre homme pour lui confier les Echos, qui sont, disait-il, la moelle du journal. C'est par eux qu'on lance les nouvelles, qu'on fait courir les bruits, qu'on agit sur le public et sur la rente. Entre deux soirées mondaines il faut savoir glisser, sans avoir l'air de rien, la chose importante, plutôt insinuée que dite. Il faut, par des sous-entendus, laisser deviner ce qu'on veut, démentir de telle sorte que la rumeur s'affirme, ou affirmer de telle manière que personne ne croie au fait annoncé. Il faut que, dans les échos, chacun trouve, chaque jour une ligne au moins qui l'intéresse, afin que tout le monde les lise. Il faut penser à tout et à tous, à tous les mondes, à toutes les professions, à Paris et à la Province, à l'Armée et aux Peintres, au Clergé et à l'Université, aux Magistrats et aux Courtisanes.
L'homme qui les dirige et qui commande au bataillon des reporters doit être toujours en éveil, et toujours en garde, méfiant, prévoyant, rusé, alerte et souple, armé de toutes les astuces et doué d'un flair infaillible pour découvrir la nouvelle fausse du premier coup d'oeil, pour juger ce qui est bon à dire et bon à celer, pour deviner ce qui portera sur le public; et il doit savoir le présenter de telle façon que l'effet en soit multiplié.
M. Boisrenard, qui avait pour lui une bonne pratique, manquait de maîtrise et de chic; il manquait surtout de la rouerie native qu'il fallait pour pressentir chaque jour les idées secrètes du patron.
Duroy devait faire l'affaire en perfection, et il complétait admirablement la rédaction de cette feuille "qui naviguait sur les fonds de l'Etat et sur les bas-fonds de la politique", selon l'expression de Norbert de Varenne.
Les inspirateurs et véritables rédacteurs de la Vie Française étaient une demi-douzaine de députés intéressés dans toutes les spéculations que lançait ou que soutenait le directeur. On les nommait à la Chambre "la bande Walter" et on les enviait parce qu'ils devaient gagner de l'argent avec lui et par lui.
Forestier, rédacteur politique, n'était que l'homme de paille de ces hommes d'affaires; l'exécuteur des intentions suggérées par eux. Ils lui soufflaient ses articles de fond qu'il allait toujours écrire chez lui pour être tranquille, disait-il.
Mais, enfin de donner au journal une allure littéraire et parisienne, on y avait attaché deux écrivains célèbres en des genres différents, Jacques Rival, chroniqueur d'actualité, et Norbert de Varenne, poète et chroniqueur fantaisiste, ou plutôt conteur, suivant la nouvelle école.
Puis on s'était procuré, à bas prix, des critiques d'art, de peinture, de musique, de, théâtre, un rédacteur criminaliste et un rédacteur hippique, parmi la grande tribu mercenaire des écrivains à tout faire. Deux femmes du monde, "Domino rose" et "Patte blanche", envoyaient des variétés mondaines, traitaient les questions de mode, de vie élégante, d'étiquette, de savoir-vivre, et commettaient des indiscrétions sur les grandes dames.
Pour mon plan, je pensais à:
I. La description d'un journal parisien
-les rouages et les personnage de la Vie Française
-l'importance de la politique
II. Le portrait d'un journaliste idéal
-Boisenard, un journaliste dépassé
-Duroy, l'idéal de Walter
III. La satire de la presse
-Un journal corrompu
-le points de vue de Maupassant (car il connait la presse et à lui même été journaliste, il ne donne pas une image naïve de la presse)
Conclusion
-la satire de la presse, L'auteur, connait la presse ayant lui même été journaliste, il n'en donne pas une image naïve.
-Cependant, l'image que donne Maupassant du journalisme n'est pas plus cruel que celle des moeurs des paysans normand.
Voila, j'aimerai savoir ce que vous en pensez, si il faut changer des paragraphes, et vos conseil.
Merci Beaucoup.
Bonjour,
je suis en seconde et j'ai un commentaire de texte a faire pour lundi (oui je m'y prend tard ! )
j'ai trouver un sujet parlait de ce texte sur ce site mais il ne m'a pas beaucoup éclairer 😞
le commentaire porte sur ce texte :
La Vie Française était avant tout un journal d'argent, le patron étant un homme d'argent à qui la presse et la députation avaient servi de leviers. Se faisant de la bonhomie une arme, il avait toujours manoeuvré sous un masque souriant de brave homme, mais il n'employait à ses besognes, quelles qu'elles fussent, que des gens qu'il avait tâtés, éprouvés, flairés, qu'il sentait retors, audacieux et souples. Duroy, nommé chef des Echos, lui semblait un garçon précieux.
Cette fonction avait été remplie jusque-là par le secrétaire de la rédaction, M. Boisrenard, un vieux journaliste correct, ponctuel et méticuleux comme un employé. Depuis trente ans il avait été secrétaire de la rédaction de onze journaux différents, sans modifier en rien sa manière de faire ou de voir. Il passait d'une rédaction dans une autre comme on change de restaurant, s'apercevant à peine que la cuisine n'avait pas tout à fait le même goût. Les opinions politiques et religieuses lui demeuraient étrangères. Il était dévoué au journal quel qu'il fût, entendu dans la besogne, et précieux par son expérience. Il travaillait comme un aveugle qui ne voit rien, comme un sourd qui n'entend rien, et comme un muet qui ne parle jamais de rien. Il avait cependant une grande loyauté professionnelle, et ne se fût point prêté à une chose qu'il n'aurait pas jugée honnête, loyale et correcte, au point de vue spécial de son métier.
M. Walter, qui l'appréciait cependant, avait souvent désiré un autre homme pour lui confier les Echos, qui sont, disait-il, la moelle du journal. C'est par eux qu'on lance les nouvelles, qu'on fait courir les bruits, qu'on agit sur le public et sur la rente. Entre deux soirées mondaines il faut savoir glisser, sans avoir l'air de rien, la chose importante, plutôt insinuée que dite. Il faut, par des sous-entendus, laisser deviner ce qu'on veut, démentir de telle sorte que la rumeur s'affirme, ou affirmer de telle manière que personne ne croie au fait annoncé. Il faut que, dans les échos, chacun trouve, chaque jour une ligne au moins qui l'intéresse, afin que tout le monde les lise. Il faut penser à tout et à tous, à tous les mondes, à toutes les professions, à Paris et à la Province, à l'Armée et aux Peintres, au Clergé et à l'Université, aux Magistrats et aux Courtisanes.
L'homme qui les dirige et qui commande au bataillon des reporters doit être toujours en éveil, et toujours en garde, méfiant, prévoyant, rusé, alerte et souple, armé de toutes les astuces et doué d'un flair infaillible pour découvrir la nouvelle fausse du premier coup d'oeil, pour juger ce qui est bon à dire et bon à celer, pour deviner ce qui portera sur le public; et il doit savoir le présenter de telle façon que l'effet en soit multiplié.
M. Boisrenard, qui avait pour lui une bonne pratique, manquait de maîtrise et de chic; il manquait surtout de la rouerie native qu'il fallait pour pressentir chaque jour les idées secrètes du patron.
Duroy devait faire l'affaire en perfection, et il complétait admirablement la rédaction de cette feuille "qui naviguait sur les fonds de l'Etat et sur les bas-fonds de la politique", selon l'expression de Norbert de Varenne.
j'aurai besoin qu'on m'aiguille sur mon plan et qu'on me dise si ce que j'ai trouvé est completement mauvais ou si c'est bien etc 🙂
j'ai pensé à :
Problématique : comment Maupassant montre-il que le journal "La Vie Francaise" privilégie le fait de gagner de l'argent plutôt qu'être honnête avec les lecteurs"
1-Comment fonctionne "La Vie Francaise"
- un journal d'argent
- un "bon" chef des échos selon Mr.Walter
2-Deux portrait opposé
- le portrait "positif" de Duroy par Mr.Walter
-le portrait "négatif" de Mr. Boisrenard par Mr.Walter
Bonjour
Je suis en seconde et j’ai un exposé à faire sur BelAmi.
Une des questions qui me sont posées est la suivante : " Quel journaliste de la vie française est-il le double possible de Maupassant. Quelqu’un pourrait m’aider s’il vous plaît ? ( PS : c pour demain je suis vraiment dans la mouise )
Bonjour,
N’est-il pas un peu tard, la veille au soir, pour faire un travail de réflexion pour le lendemain ?
Georges Duroy lui-même partage des aspects communs avec l’auteur. Ensuite, c’est Norbert de Varenne qui évoque le plus intimement Guy de Maupassant, à la fois dans son cynisme, son dégoût de la vie mondaine et aussi dans sa poésie, sa sensibilité et ses pensées parfois noires.
PS : Évitez le langage SMS et familier.
Je vous remercie infiniment