Bonjour,
J'ai une anthologie de 10 poémes à rendre pour aprés les vacances. Ces poémes doivent s'inscrire dans un théme. J'ai choisit comme théme le naufrage. C'est un choix qui me semble un peut pointilleux, mais je veux quand même essayer. Nos poémes peuvent être de toutes les époques, et de tous les auteurs que l'on veux. J'ai besoin d'aide pour le choix de mes poémes. J'en ai trouver déja pas mal mais je sais pas si ils s'inscrivent totalement dans ce théme. Sachant que la perception d'un théme est assez subjective en poésie, je ne veux pas parler que du "naufrage en mer" mais aussi d'autre ruptures irréversibles. Voilà merci de votre aide =)
Quelques uns des poémes que j'ai selectioné : Est-ce un bon choix?
siou plait…
merci
J'ai une anthologie de 10 poémes à rendre pour aprés les vacances. Ces poémes doivent s'inscrire dans un théme. J'ai choisit comme théme le naufrage. C'est un choix qui me semble un peut pointilleux, mais je veux quand même essayer. Nos poémes peuvent être de toutes les époques, et de tous les auteurs que l'on veux. J'ai besoin d'aide pour le choix de mes poémes. J'en ai trouver déja pas mal mais je sais pas si ils s'inscrivent totalement dans ce théme. Sachant que la perception d'un théme est assez subjective en poésie, je ne veux pas parler que du "naufrage en mer" mais aussi d'autre ruptures irréversibles. Voilà merci de votre aide =)
Quelques uns des poémes que j'ai selectioné : Est-ce un bon choix?
Naufrage de Suzanne Scheinert-Servais
Personne n’a frappé à ma porte aujourd’hui
Semblable au ressac, je me heurte à moi-même,
Au cri né de toi et qui se perd en moi,
J’oppose le poids des soupirs du vent,
Ténébrante nuit qu’une bulle illumine,
Voici l’heure où s’accouplent les saturnies,
Et j’ai à les entendre l’âme ouverte.
Une odeur d’algue traîne sur ma blessure,
L’océan brame, les natures s’entrechoquent.
Sur l’aussière tranchée, je descelle les liquides.
Esclave de l’eau, l’écume rejoint le feu que le marin devant la mort consigne.
Suzanne Scheinert-Servais
naufrage de la mort
poème
par Anca Garnita
si loin était le ciel
qu'on oubliait notre monde souterrain
chaque nuit un clochard traversait la ville
cloué à son lit vertical
tel un lierre sur les remparts
il m'apprit l'instant
du naufrage de la mort
Pablo NerudaMerci. Pas de reponses?
Une chanson désespérée
Ton souvenir surgit de la nuit où je suis.
La rivière à la mer noue sa plainte obstinée.
Abandonné comme les quais dans le matin.
C'est l'heure de partir, ô toi l'abandonné!
Des corolles tombant, pluie froide sur mon coeur.
Ô sentine de décombres, grotte féroce au naufragé!
En toi se sont accumulés avec les guerres les envols.
Les oiseaux de mon chant de toi prirent essor.
Tu as tout englouti, comme fait le lointain.
Comme la mer, comme le temps. Et tout en toi fut un naufrage!
De l'assaut, du baiser c'était l'heure joyeuse.
lueur de la stupeur qui brûlait comme un phare.
Anxiété de pilote et furie de plongeur aveugle,
trouble ivresse d'amour, tout en toi fut naufrage!
Mon âme ailée, blessée, dans l'enfance de brume.
Explorateur perdu, tout en toi fut naufrage!
Tu enlaças la douleur, tu t'accrochas au désir.
La tristesse te renversa et tout en toi fut un naufrage!
Mais j'ai fait reculer la muraille de l'ombre,
j'ai marché au-delà du désir et de l'acte.
Ô ma chair, chair de la femme aimée, de la femme perdue,
je t'évoque et je fais de toi un chant à l'heure humide.
Tu reçus l'infinie tendresse comme un vase,
et l'oubli infini te brisa comme un vase.
Dans la noire, la noire solitude des îles,
c'est là, femme d'amour, que tes bras m'accueillirent.
C'était la soif, la faim, et toi tu fus le fruit.
C'était le deuil, les ruines et tu fus le miracle.
Femme, femme, comment as-tu pu m'enfermer
dans la croix de tes bras, la terre de ton âme.
Mon désir de toi fut le plus terrible et le plus court,
le plus désordonné, ivre, tendu, avide.
Cimetière de baisers, dans tes tombes survit le feu,
et becquetée d'oiseaux la grappe brûle encore.
Ô la bouche mordue, ô les membres baisés,
ô les dents affamées, ô les corps enlacés.
Furieux accouplement de l'espoir et l'effort
qui nous noua tous deux et nous désespéra.
La tendresse, son eau, sa farine légère.
Et le mot commencé à peine sur les lèvres.
Ce fut là le destin où allait mon désir,
où mon désir tomba, tout en toi fut naufrage!
Ô sentine de décombres, tout est retombé sur toi,
toute la douleur tu l'as dite et toute la douleur t'étouffe.
De tombe en tombe encore tu brûlas et chantas.
Debout comme un marin à la proue d'un navire.
Et tu as fleuri dans des chants, tu t'es brisé dans des courants.
Ô sentine de décombres, puits ouvert de l'amertume.
Plongeur aveugle et pâle, infortuné frondeur,
explorateur perdu, tout en toi fut naufrage!
C'est l'heure de partir, c'est l'heure dure et froide
que la nuit toujours fixe à la suite des heures.
La mer fait aux rochers sa ceinture de bruit.
Froide l'étoile monte et noir l'oiseau émigre.
Abandonné comme les quais dans le matin.
Et seule dans mes mains se tord l'ombre tremblante.
Oui, bien plus loin que tout. Combien plus loin que tout.
C'est l'heure de partir. Ô toi l'abandonné.
siou plait…
merci



