André Breton, Le soleil en laisse
45 réponses · Page 1 / 3
Bonjour à tous. Je suis en seconde et ma professeur de français n'a rien trouvé de mieux que de nous donner un commentaire composé à faire pour la rentrée. Seulement elle ne nous a pas donné de plan juste quelques indications :
"travailler sur les symboles du chant, de la blancheur (associée au froid), de la beauté, de la nuit, de la clarté… ainsi que sur le symbole du "fumeur" représentant le poète, le travail de l'ecrivain et la portée didactique"
Je suis complétement perdue et je ne trouve aucun plan.
Merci d'avance de votre aide et bonnes vacances.
Le soleil en laisse.
Le grand frigorifique blanc dans la nuit de temps
Qui distribue les frissons à la ville
Chante pour lui seul
Et le fond de sa chanson ressemble à la nuit
Qui fait bien ce qu'elle fait et pleure de le savoir
Une nuit où j'étais de quart sur un volcan
J'ouvris sans bruit la porte d'une cabine et me jetai aux pieds de la lenteur
Tant je al trouvai belle et prête à m'obéir
Ce n'était qu'un rayon de la roue voilée
Au passage des morts elle s'appuyait sur moi
Jamais les vins braisés ne nous éclairèrent
Mon amie était trop loin des aurores qui font cercle autour d'une lampe arctique
Au temps de ma millième jeunesse
J'ai charmé cette torpille qui brille
Nous regardons l'incoryable et nous y croyons malgrès nous
Comme je pris un jour la femme que j'aimais
Nous rendons les lumières heureuse
Elles se piquent la cuisse devant moi
Posséder est un trèfle auquel j'ai rajouté artificiellement la quatrième feuille
Les canicules me frôlent
Comme les oiseaux qui tombent
Sous l'ombre il y a une lumière et sous cette lumière il y a deux ombres
Le fumeur met la dernière main à son travail
Il cherche l'unité de lui même avec le paysage
Il est un des grands frissons du grand frigorifique
Bonjour, bouly.
Lis le poème à haute voix. Savourer les sonorités, remarque l'expressivité particulière de certains mots.
Ce poème, il évoque quoi pour toi?
Y a-t-il des images ou des appositions de mots qui "choquent"?
Relèves-tu des figures de style?
Mets tes idées en vrac sur papier.
Organiser les idées.
Des thèmes en sortiront.
Une problématique s'en dégage.
Uniquement à ce moment tu songeras à un plan!
Merci, j'ai lu le début du poème (environ la moitié) en relevant tout se que j'ai pu vers par vers mais je n'en tire absolument rien.
Quels sont les figures de style que tu connais?
Je vais tenter une première réflexion colorée!
Je ne regarde pas ce que dit ta professeur.
Le soleil en laisse.
Le grand frigorifique blanc dans la nuit de temps
Qui distribue les frissons à la ville
Chante pour lui seul
Et le fond de sa chanson ressemble à la nuit
Qui fait bien ce qu'elle fait et pleure de le savoir
Une nuit où j'étais de quart sur un volcan
J'ouvris sans bruit la porte d'une cabine
et me jetai aux pieds de la lenteur
Tant je la trouvai belle et prête à m'obéir
Ce n'était qu'un rayon de la roue voilée
Au passage des morts elle s'appuyait sur moi
Jamais les vins braisés ne nous éclairèrent
Mon amie était trop loin des aurores qui font cercle autour d'une lampe arctique
Au temps de ma millième jeunesse
J'ai charmé cette torpille qui brille
Nous regardons l'incroyable et nous y croyons malgrè nous
Comme je pris un jour la femme que j'aimais
Nous rendons les lumières heureuses
Elles se piquent la cuisse devant moi
Posséder est un trèfle auquel j'ai rajouté artificiellement la quatrième feuilleLes canicules me frôlent
Comme les oiseaux qui tombent
Sous l'ombre il y a une lumière et sous cette lumière il y a deux ombres
Le fumeur met la dernière main à son travail
Il cherche l'unité de lui même avec le paysage
Il est un des grands frissons du grand frigorifique
Les __________________demandent explication ou commentaire.
Bouly
Tu pourrais au moins relever
les symboles du chant, de la blancheur (associée au froid), de la beauté, de la nuit, de la clarté…
le symbole du "fumeur" associé au poète
une fois relevés, tu y verras peut-être plus clair
Bonjour,
juste un petit oubli, mais qui a son importance compte tenu justement de l'importance des dédicaces dans ce recueil. Le poème est dédicacé "à Pablo Picasso", et la dédicace est conservée (ce qui n'est pas le cas pour tous les poème) lors des successives rééditions du recueil.
Bonjour, j'ai un petit problème. J'ai un commentaire composé à faire sur le poème " Le Soleil en Laisse " et je n'y arrive pas trop. En effet, il y a certains vers qui me bloquent. Voici le poème :
Le Soleil en laisse
Le grand frigorifique blanc dans la nuit des temps
Qui distribue les frissons à la ville
Chante pour lui seul
Et le fond de sa chanson ressemble à la nuit
Qui fait bien ce qu’elle fait et pleure de le savoir
Une nuit où j’étais de quart sur un volcan
J’ouvris sans bruit la porte d’une cabine et me jetai aux pieds de la lenteur
Tant je la trouvai belle et prête à m’obéir
Ce n’était qu’un rayon de la roue voilée
Au passage des morts elle s’appuyait sur moi
Jamais les vins braisés ne nous éclairèrent
Mon amie était trop loin des aurores qui font cercle autour d’une lampe arctique
Au temps de ma millième jeunesse
J’ai charmé cette torpille qui brille
Nous regardons l’incroyable et nous y croyons malgré nous
Comme je pris un jour la femme que j’aimais
Nous rendons les lumières heureuses
Elles se piquent la cuisse devant moi
Posséder est un trèfle auquel j’ai ajouté artificiellement la quatrième feuille
Les canicules me frôlent comme les oiseaux qui tombent
Sous l’ombre il y a une lumière et sous cette lumière il y a deux ombres
Le fumeur met la dernière main à son travail
Il cherche l’unité de lui-même avec le paysage
Il est un des frissons du grand frigorifique.
Tout les vers en gras sont les vers qui me bloquent. J'ai vraiment essayer de chercher un maximum mais je suis vraiment bloqué. C'est pour cette raison que j'appelle à l'aide !
Si vous pouvez m'expliquez les vers, me mener vers une piste de réflexion sa serait génial. Merci d'avance !
Pour commencer :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/11313/andre-breton-le-soleil-en-laisse
"Comprendre" n'est peut-être pas la bonne approche pour ce poème tiré de
Clair de Terre.
Nouveau regard porté sur le monde. Forces primitives. Images fortes de l'inconscient qui surprennent. Irruption de l'insolite, force des sonorités.
https://i.pinimg.com/736x/22/59/5c/22595cd0f5422a579d2d8cfcf804ad40--art-manga-max-ernst.jpgJ'ai déjà lu le premier lien que vous avez mis et j'avais soulignez la même chose que la personne. Mais sur les vers que j'ai mis en gras je n'arrive pas à voir le sens, le lien entre les vers…
Par rapport à ce que vous avez dit, un nouveau regard sur le monde etc… je ne vois pas comment on peut le voir
Avec la poésie surréaliste, il faut accepter d'être embarqué ailleurs, d'être dérangé dans les habitudes poétiques, de solliciter l'ouïe, d'accueillir les associations de mots, les images nouvelles.
Oui, il ne faut pas chercher ce que ça veut dire, mais accueillir ce que ça dit.
Oui mais il faut bien que je comprenne le vers pour faire des liens, pour interpréter et la bah tout les vers en gras je ne les comprends pas
Tout ce qu'on peut dire de façon à peu près sûre, c'est que l'ancrage de la coulée automatique naît d'une vision "réelle" : celle d'un entrepôt frigorifique vu de la terrasse d'un café du port de Lorient.
D'autre part, le poème est dédié à Picasso, l'écrivain qui "transcendait la nature au point de pouvoir mettre le soleil en laisse" (M. Bonnet)
Les derniers vers nous aident à percevoir les rapports de l'homme-poète et du monde.
Ensuite, ne prenez pas un parti de "décryptage", c'est un travail vain et anti-poétique.
Essayez de dégager des thèmes, des images, de voir comment ils sont agencés, s'il y a des éléments récurrents, comment une image naît d'une autre etc…
Par exemple, au début, suivez la "piste" offerte par le mot nuit.
Documentez-vous sur l'écriture automatique, en sachant qu'il y a plusieurs variantes, plusieurs modes d'implication de la conscience, quoi qu'en dise Breton lui-même.
Essayez, on vous aidera.
Bon. Je me suis documenté sur l'écriture automatique, et j'ai regardé pour la " pisté " sur la nuit :
Le Soleil en laisse
Le grand frigorifique blanc dans la nuit des temps
Qui distribue les frissons à la ville
Chante pour lui seul
Et le fond de sa chanson ressemble à la nuit
Qui fait bien ce qu’elle fait et pleure de le savoir
Une nuitoù j’étais de quart sur un volcan
J’ouvris sans bruit la porte d’une cabine et me jetai aux pieds de la lenteur
Tant je la trouvai belle et prête à m’obéir
Ce n’était qu’un rayon de la roue voilée
Au passage des morts elle s’appuyait sur moi
Jamais les vins braisés ne nous éclairèrent
Mon amie était trop loin des aurores qui font cercle autour d’une lampe arctique
Au temps de ma millième jeunesse
J’ai charmé cette torpille qui brille
Nous regardons l’incroyable et nous y croyons malgré nous
Comme je pris un jour la femme que j’aimais
Nous rendons les lumières heureuses
Elles se piquent la cuisse devant moi
Posséder est un trèfle auquel j’ai ajouté artificiellement la quatrième feuille
Les canicules me frôlent comme les oiseaux qui tombent
Sous l’ombre il y a une lumière et sous cette lumière il y a deux ombres
Le fumeur met la dernière main à son travail
Il cherche l’unité de lui-même avec le paysage
Il est un des frissons du grand frigorifique.
J'ai donc vue ou le poète parlait de la nuit. On peut voir qu'il en parle assez souvent. Est ce qu'on pourrait dire qu'il rêve ? Déjà par rapport à la présence du mot " nuit " qui revient assez souvent, et aussi par le vers ou il dit " J’ouvris sans bruit la porte d’une cabine et me jetai aux pieds de la lenteur " ça me fait penser aux rêves qu'on peut faire quand on se jette dans le vide. Non ?
Si vous voulez, mais ne cherchez pas à rationaliser. Je sais que c'est difficile, mais la logique des images enchaînées n'est pas celle de la raison "raisonnante". En ce sens, on peut dire que le poète rêve, oui, mais dans le sens où son imagination erre hors des contraintes habituelles : sens obvie, message, etc…
Ce qui peut vous donner cette impression, c'est l'irruption du récit, à partir du v. 6, introduit par le mot nuit, du reste.
Vous allez voir ensuite se profiler un autre thème, couvert par un champ lexical facile à découvrir : lequel ?
N'oubliez pas, dès le début du devoir, que vous ne prenez pas le parti d'expliquer ce poème vu la particularité de son écriture.
celui de la lumière/ Clarté ?
Oui, en effet.
Il y a aussi autre chose, particulièrement important, bien que moins représenté, c'est la notion de chant. Chez un poète, c'est banal, mais ici au v. 3, c'est le frigorifique qui chante. Cela signifie que l'objet, pour Breton, semble fournir sa propre transfiguration pour peu qu'on porte sur lui un regard qui n'est pas celui de la vie quotidienne. C'est en cela que réside une des clés du Surréalisme.
Vous pouvez du reste orienter votre commentaire en suivant ce fil : ce poème va nous permettre de comprendre la démarche surréaliste de Breton, au moins à l'époque de Clair de Terre (documentez-vous aussi sur la genèse de ce titre).
Enfin, on peut dégager un autre thème présent dans les passages suivants :
- Tant je la trouvais belle
- Mon amie était trop loin…
- Comme je pris un jour la femme que j'aimais
Tenez compte aussi des vers qui offrent un "sens" assez immédiat, tel que :
Nous regardons l'incroyable et nous y croyons malgré nous
Véritable credo du mouvement, si l'on donne à "nous" son sens de "nous humains". Notez aussi le présent, qui renforce l'idée d'une sentence.
AH GENIAL ! et pour le vers " qui fait bien ce qu'elle fait et pleur de le savoir " je sais qu'on peut dire quelque chose dessus mais je ne sais pas quoi exactement.
Don si je comprend bien, dans mon devoir, il faut absolument que je parle du surréalisme. Doit-je en faire une Grande partie ?
et pour ce que vous avez dit :
Enfin, on peut dégager un autre thème présent dans les passages suivants :
- Tant je la trouvais belle
- Mon amie était trop loin…
- Comme je pris un jour la femme que j'aimais
Je ne sais pas trop quoi dire. Je pensais que le poète se retrouve seul avec cette femme, et il tombe amoureux ou quelque chose dans le genre
L'attirance amoureuse, le désir et, par la suite, la sensualité, thèmes fréquents chez Breton et les Surréalistes.
Vous avez vu comme les canicules jouxtent le grand frigorifique et les lampes arctiques ?
Nuit et lumière, froid et chaleur, temps présent et passé, objet inanimé et "frisson" par lequel s'engendre le flot des mots.
Tout un monde paraît derrière le voile enfin déchiré.
Ne faites pas du S. une "grande partie" : vous allez l'opposer à quoi d'autre ?
Faites de lui votre quête, votre idée directrice.
De quoi est fait un poème surréaliste ? Qu'est-ce qui fait son originalité (bien que ce "mouvement" se soit trouvé lui-même des précurseurs) ? Pourquoi un poème surréaliste semble-t-il si hermétique ? etc…
Je dis tout cela dans le désordre, mais vous constaterez que vous avez pas mal de choses à dire. Par contre, n'oubliez pas que vous faites un commentaire, non une dissertation. Appuyez-vous toujours sur le texte.
Un conseil : lisez-le dix fois de suite, vous verrez qu'il vous offrira peu à peu un certain air de familiarité.
OK donc si je comprend bien, dans ce poème, il y a pas mal " d’oppositions " avec en effet, le grand frigorifique, lampe arctique et canicule ( je me suis permis de rajouter " volcan " ), Lumière et nui, le temps des verbes.
Quand vous parlez du voile enfin déchiré, faite-vous référence au vers 9 ?
Je vais me faire une feuille sur laquelle je vais mettre les réponses aux questions que vous avez mis par rapport au surréalisme, pour m'aider.
Ensuite, on peut dire que le fait que le frigorifique distribue les frissons à la ville et chante v. 2,3 se rapporte au surréalisme ? ( bien sur je rédigerais )
pour la partie que vous avez mis :
Tant je la trouvai belle
( vous aviez mis d'autres vers mais je ne me souvient plus )
je ne sais pas ce que je peux dire dessus, je bloque un petit peu.
pour les vers 10, 11 :
" Au passage des morts elle s'appuyait sur moi
Jamais les vins braisés ne nous éclairèrent "
Que puis-je dire là-dessus ?
Au début je pensais que le poète mourrait peu à peu mais en y réfléchissant, ça me parait absurde.
Du coup ces 2 vers me bloquent également.
Pour le vers 12,
" Mon amie était trop loin des aurores … "
Peut-on l'interpreter sous une forme de solitude du poète ?
V 15, 16
Nous regardons l'incroyable et nous y croyons malgrès nous
Comme je pris un jour la femme que j'aimais
Le poète parle bien d'une femme. Dans ces cas la, on pourrait penser qu'il sait que cette relation est vouée à l'echec mais ne peut s'empecher de " craquer ", avec le mot de comparaison " comme "
" Nous rendons les lumières heureuses
Elles se piquent la cuisse devant moi "
J'ai cherché s'il y avait une mythologie autour des lumière, je n'ai rien trouvé, j'ai cherché si " se piquer la cuisse " était une expréssion je n'ai pas trouvé, je ne sais pas quoi dire sur ces deux vers.
Le vers 19 " Posséder est un trèfle auquel j'ai rajouté artificiellement une quatrième feuille " rejoint ce que j'ai dis précédement avec les vers 15 et 16.
" Les canicules me frôlent comme les oiseaux qui tombent "
"Sous l'ombre il y a une lumière et sous cette lumière il y a deux ombres "
Je ne sais pas quoi tirer de ces deux vers.
Et donc les 3 derniers vers nous renvoi au poète.
Le poète ne déprimerait-t-il pas ? Il se decrit dans son poème. Serait-ce un signe de tristesse ?
Je suis désolé de vous embêter avec tout ça mais j'ai vraiment envie de comprendre ce poème et aussi de réussir mon devoir mdr