Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 81

Entraide scolaire

80 réponses · Page 3 / 4

Bonjour à tous !

Je travaille actuellement sur les Liasons dangereuses de Laclos.
Je dois rendre pour vendredi, un plan de commentaire de la lettre 81 du roman. C'est une interro orale. La problématique est la suivante: "Comment cet autoportrait présente t-il la libertine du 18e siècle?"

J'ai déjà réfléchi à deux axes mais je sais pas si c'est bon:
I- L'éducation de Mme la merteuil
II-Merteuil, exemple de la libertine

Et pour les sous parties, je bloque…

Voici le texte:
"Mais moi, qu'ai-je de commun avec ces femmes inconsidérées ? Quand m'avez-vous vue m'écarter des règles que je me suis prescrites et manquer à mes principes ? je dis mes principes, et je le dis à dessein : car ils ne sont pas, comme ceux des autres femmes, donnés au hasard, reçus sans examen et suivis par habitude ; ils sont le fruit de mes profondes réflexions; je les ai créés, et je puis dire que je suis mon ouvrage.

Entrée dans le monde dans le temps où, fille encore, j'étais vouée par état au silence et à l'inaction, j'ai su en profiter pour observer et réfléchir. Tandis qu'on me croyait étourdie ou distraite, écoutant peu à la vérité les discours qu'on s'empressait de me tenir, je recueillais avec soin ceux qu'on cherchait à me cacher.

Cette utile curiosité, en servant à m'instruire, m'apprit encore à dissimuler : forcée souvent de cacher les objets de mon attention aux yeux qui m'entouraient, j'essayai de guider les miens à mon gré ; j'obtins dès lors de prendre à volonté ce regard distrait que depuis vous avez loué si souvent. Encouragée par ce premier succès, je tâchai de régler de même les divers mouvements de ma figure. Ressentais-je quelque chagrin, je m'étudiais à prendre l'air de la sécurité, même celui de la joie ; j'ai porté le zèle jusqu'à me causer des douleurs volontaires, pour chercher pendant ce temps l'expression du plaisir. Je me suis travaillée avec le même soin et plus de peine pour réprimer les symptômes d'une joie inattendue. C'est ainsi que j'ai su prendre sur ma physionomie cette puissance dont je vous ai vu quelquefois si étonné.

J'étais bien jeune encore, et presque sans intérêt : mais je n'avais à moi que ma pensée, et je m'indignais qu'on pût me la ravir ou me la surprendre contre ma volonté. Munie de ces premières armes, j'en essayai l'usage : non contente de ne plus me laisser pénétrer, je m'amusais à me montrer sous des formes différentes ; sûre de mes gestes, j'observais mes discours ; je réglais les uns et les autres, suivant les circonstances, ou même seulement suivant mes fantaisies : dès ce moment, ma façon de penser fut pour moi seule, et je ne montrai plus que celle qu'il m'était utile de laisser voir.

Ce travail sur moi-même avait fixé mon attention sur l'expression des figures et le caractère des physionomies ; et j'y gagnai ce coup d'oeil pénétrant, auquel l'expérience m'a pourtant appris à ne pas me fier entièrement ; mais qui, en tout, m'a rarement trompée.

Je n'avais pas quinze ans, je possédais déjà les talents auxquels la plus grande partie de nos politiques doivent leur réputation, et je ne me trouvais encore qu'aux premiers éléments de la science que je voulais acquérir."
Pouvez-vous m'aidez svp?
Merci d'avance!!
Bonjour,

Tu peux regarder cette discussion ici.
bonjour, je dois faire un commentaire composé sur cet extrait et je voudrais savoir si mon plan est bon.

extrait etudié :
La maladie de M. de Merteuil vint interrompre de si douces occupations ; il fallut le suivre à la ville où il revenait chercher des secours. Il mourut, comme vous savez, peu de temps après ; & quoique à tout prendre, je n’eusse pas à me plaindre de lui, je n’en sentis pas moins vivement le prix de la liberté qu’allait me [?261?] donner mon veuvage, & je me promis bien d’en profiter.

Ma mère comptait que j’entrerais au couvent, ou reviendrais vivre avec elle. Je refusai l’un & l’autre parti ; & tout ce que j’accordai à la décence, fut de retourner dans cette même campagne, où il me restait bien encore quelques observations à faire.

Je les fortifiai par le secours de la lecture ; mais ne croyez pas qu’elle fût toute du genre que vous supposez. J’étudiai nos mœurs dans les romans ; nos opinions dans les philosophes ; je cherchai même dans les moralistes les plus sévères ce qu’ils exigeaient de nous, & je m’assurai ainsi de ce qu’on pouvait faire, de ce qu’on devait penser, & de ce qu’il fallait paraître. Une fois fixée sur ces trois objets, le dernier seul présentait quelques difficultés dans son exécution ; j’espérai les vaincre, & j’en méditai les moyens.

Je commençais à m’ennuyer de mes plaisirs rustiques, trop peu variés pour ma tête active ; je sentais un besoin de coquetterie qui me raccommoda avec l’amour ; non pour le ressentir à la vérité, mais pour l’inspirer & le feindre. En vain m’avait-on dit, & avais-je lu qu’on ne pouvait feindre ce sentiment ; je voyais pourtant que, pour y parvenir, il suffisait de joindre à l’esprit d’un auteur, le talent d’un comédien. Je m’exerçai dans les deux genres, & peut-être avec quelque succès : mais au lieu de rechercher les vains applaudissements du théâtre, je résolus d’employer à [?262?] mon bonheur ce que tant d’autres sacrifiaient à la vanité.

Un an se passa dans ces occupations différentes. Mon deuil me permettant alors de reparaître, je revins à la ville avec mes grands projets ; je ne m’attendais pas au premier obstacle que j’y rencontrai.

Cette longue solitude, cette austère retraite, avaient jeté sur moi un vernis de pruderie qui effrayait nos plus agréables : ils se tenaient à l’écart, & me laissaient livrée à une foule d’ennuyeux, qui tous prétendaient à ma main. L’embarras n’était pas de les refuser ; mais plusieurs de ces refus déplaisaient à ma famille, & je passais dans ces tracasseries intérieures le temps dont je m’étais promis un si charmant usage. Je fus donc obligée, pour rappeler les uns & éloigner les autres, d’afficher quelques inconséquences, & d’employer à nuire à ma réputation le soin que je comptais mettre à la conserver. Je réussis facilement, comme vous pouvez croire. Mais n’étant emportée par aucune passion, je ne fis que ce que je jugeai nécessaire, & mesurai avec prudence les doses de mon étourderie.

Dès que j’eus touché le but que je voulais atteindre, je revins sur mes pas & fis honneur de mon amendement à quelques-unes de ces femmes, qui, dans l’impuissance d’avoir des prétentions à l’agrément, se rejettent sur celles du mérite & de la vertu. Ce fut un coup de partie qui me valut plus que je n’avais espéré. Ces reconnaissantes duègnes s’établirent mes apologistes ; [?263?] & leur zèle aveugle pour ce qu’elles appelaient leur ouvrage, fut porté au point qu’au moindre propos qu’on se permettait sur moi, tout le parti prude criait au scandale & à l’injure. Le même moyen me valut encore le suffrage de nos femmes à prétentions, qui, persuadées que je renonçais à courir la même carrière qu’elles, me choisirent pour l’objet de leurs éloges, toutes les fois qu’elles voulaient prouver qu’elles ne médisaient pas de tout le monde.

Cependant ma conduite précédente avait ramené les amants ; & pour me ménager entre eux & mes fidèles protectrices, je me montrai comme une femme sensible, mais difficile, à qui l’excès de sa délicatesse fournissait des armes contre l’amour.

Alors je commençai à déployer sur le grand théâtre les talents que je m’étais donnés. Mon premier soin fut d’acquérir le renom d’invincible. Pour y parvenir, les hommes qui ne me plaisaient point furent toujours les seuls dont j’eus l’air d’accepter les hommages. Je les employais utilement à me procurer les honneurs de la résistance, tandis que je me livrais sans crainte à l’amant préféré. Mais, celui-là, ma feinte timidité ne lui a jamais permis de me suivre dans le monde ; & les regards du cercle ont été, ainsi, toujours fixés sur l’amant malheureux.

Vous savez combien je me décide vite : c’est pour avoir observé que ce sont presque toujours les soins antérieurs qui livrent le secret des femmes. Quoi qu’on puisse faire, le ton n’est jamais le même, avant [?264?] ou après le succès. Cette différence n’échappe point à l’observateur attentif ; & j’ai trouvé moins dangereux de me tromper dans le choix ; que de le laisser pénétrer. Je gagne encore par là d’ôter les vraisemblances, sur lesquelles seules on peut nous juger.

Ces précautions & celles de ne jamais écrire, de ne livrer jamais aucune preuve de ma défaite, pouvaient paraître excessives, & ne m’ont jamais paru suffisantes. Descendue dans mon cœur, j’y ai étudié celui des autres. J’y ai vu qu’il n’est personne qui n’y conserve un secret qu’il lui importe qui ne soit point dévoilé : vérité que l’antiquité paraît avoir mieux connue que nous, & dont l’histoire de Samson pourrait n’être qu’un ingénieux emblème. Nouvelle Dalila, j’ai toujours, comme elle, employé ma puissance à surprendre ce secret important. De combien de nos Samsons modernes, ne tiens-je pas la chevelure sous le ciseau ! Et ceux-là, j’ai cessé de les craindre ; ce sont les seuls que je me sois permis d’humilier quelquefois. Plus souple avec les autres, l’art de les rendre infidèles pour éviter de leur paraître volage, une feinte amitié, une apparente confiance, quelques procédés généreux, l’idée flatteuse & que chacun conserve d’avoir été mon seul amant, m’ont obtenu leur discrétion. Enfin, quand ces moyens m’ont manqué, j’ai su, prévoyant mes ruptures, étouffer d’avance, sous le ridicule ou la calomnie, la confiance que ces hommes dangereux auraient pu obtenir.
Mon plan est :
I/ Le deuil de Mme de Merteuil
II/ la coquetterie de Merteuil

ou

I un apprentissage autodidacte et rigoureux
II une recherche de le toute puissance
III une revolte orgueilleuse

Mais je pense que le second n'est pas bon

qu'en pensez vous? pouvez vous m'aider SVP?
Bonjours, je suis actuellement en 1ère S et j'ai une dissertation à faire dont le sujet est :

En quoi des personnages sans morale permettent-ils de nouer des intrigues passionnantes ? Vous argumenterez en prenant pour exemple cet extrait et d'autres œuvres du manuel.

L'extrait est le suivant, des liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos.
"Entrée dans le monde dans le temps où, fille encore, j'étais vouée par état au silence et à l'inaction, j'ai su en profiter pour observer et réfléchir.
Tandis qu'on me croyait étourdie ou distraite, écoutant peu à la vérité les discours qu'on s'empressait à me tenir, je recueillais avec soin ceux qu'on cherchait à me cacher.
Cette utile curiosité, en servant à m'instruire, m'apprit encore à dissimuler : forcée souvent de cacher les objets de mon attention aux yeux de ceux qui m'entouraient, j'essayai de guider les miens à mon gré ; j'obtins dès lors de prendre à volonté ce regard distrait que vous avez loué si souvent.
Encouragée par ce premier succès, je tâchai de régler de même les divers mouvements de ma figure. Ressentais-je quelque chagrin, je m'étudiais à prendre l'air de la sérénité, même celui de la joie ; j'ai porté le zèle jusqu'à me causer des douleurs volontaires, pour chercher pendant ce temps l'expression du plaisir. Je me suis travaillée avec le même soin et plus de peine, pour réprimer les symptômes d'une joie inattendue. C'est ainsi que j'ai su prendre sur ma physionomie cette puissance dont je vous ai vu quelquefois si étonné.
J'étais bien jeune encore, et presque sans intérêt : mais je n'avais à moi que ma pensée, et je m'indignais qu'on pût me la ravir ou me la surprendre contre ma volonté. Munie de ces premières armes, j'en essayai l'usage : non contente de ne plus me laisser pénétrer, je m'amusais à me montrer sous des formes différentes ; sûre de mes gestes, j'observais mes discours ; je réglai les uns et les autres, suivant les circonstances, ou même seulement suivant mes fantaisies : dès ce moment, ma façon de penser fut pour moi seule, et je ne montrai plus que celle qu'il m'était utile de laisser voir. Ce travail sur moi-même avait fixé mon attention sur l'expression des figures et le caractère des physionomies ; et j'y gagnai ce coup d'oeil pénétrant, auquel l'expérience m'a pourtant appris à ne pas me fier entièrement ; mais qui, en tout, m'a rarement trompée.
Je n'avais pas quinze ans, je possédais déjà les talents auxquels la plus grande partie de nos Politiques doivent leur réputation, et je ne me trouvais encore qu'aux premiers éléments de la science que je voulais acquérir.
[…]
Cependant, je l'avouerai, je me laissai d'abord entraîner par le tourbillon du monde, et je me livrai tout entière à ses distractions futiles. Mais au bout de quelques mois, M. de Merteuil m'ayant menée à sa triste campagne, la crainte de l'ennui fit revenir le goût de l'étude ; et ne m'y trouvant entourée que de gens dont la distance avec moi me mettait à l'abri de tout soupçon, j'en profitai pour donner un champ plus vaste à mes expériences. Ce fut là, surtout, que je m'assurai que l'amour que l'on nous vante comme la cause de nos plaisirs n'en est au plus que le prétexte.
La maladie de M. de Merteuil vint interrompre de si douces occupations ; il fallut le suivre à la ville, où il venait chercher des secours. Il mourut, comme vous savez, peu de temps après ; et quoique à tout prendre, je n'eusse pas à me plaindre de lui, je n'en sentis pas moins vivement le prix de la liberté qu'allait me donner mon veuvage, et je me promis bien d'en profiter.
Ma mère comptait que j'entrerais au Couvent, ou reviendrais vivre avec elle. Je refusai l'un et l'autre parti ; et tout ce que j'accordai à la décence fut de retourner dans cette même campagne où il me restait bien encore quelques observations à faire."
J'avais pensé à quelques piste comme le fait que comme ils n'ont pas de morale ils n'agissent pas comme la plupart des lecteurs et que c'est cela qui peut faire de ce livre un roman intéressant mais je n'ai pas d'idée donc si vous pouviez me donnez quelques autres pistes..
Merci .
Bonjour,

L'absence de morale permet aussi de révéler les conventions sociales, les dessous du "théâtre du monde", de regarder derrière les masques.
Tu as aussi le plaisir épicé du voyeur, le charme vénéneux des transgressions…
Ces romans mettent aussi en question quelques certitudes : le bonheur et la vertu, le mal est-il toujours puni ?
Ces romans peuvent apporter un apprentissage de la vie, faire tomber notre naïveté, nous aider à découvrir les hypocrisies, à fonder une vraie vie morale sur des valeurs intégrées et non sur un système de comportements sociaux…
Bonjour tout le monde!
Voilà, je viens de passer mon oral blanc aujourd'hui et malheureusement, cela a été une CATASTROPHE…
La question était "quels regards sont portés sur la femme dans cette page?" Je précise qu'il s'agit des Liaison dangereuses de Laclos, extrait de la lettre 81 que voici:

La Marquise de Merteuil
Au Vicomte de Valmont

« Mais moi, qu'ai-je de commun avec ces femmes inconsidérées? Quand m'avez-vous vue m'écarter des règles que je me suis prescrites et manquer à mes principes? je dis mes principes, et je le dis à dessein: car ils ne sont pas, comme ceux des autres femmes, donnés au hasard, reçus sans examen et suivis par habitude; ils sont le fruit de mes profondes réflexions; je les ai créés, et je puis dire que je suis mon ouvrage.
Entrée dans le monde dans le temps où, fille encore, j'étais vouée par état au silence et à l'inaction, j'ai su en profiter pour observer et réfléchir. Tandis qu'on me croyait étourdie ou distraite, écoutant peu à la vérité les discours qu'on s'empressait de me tenir, je recueillais avec soin ceux qu'on cherchait à me cacher.
Cette utile curiosité, en servant à m'instruire, m'apprit encore à dissimuler: forcée souvent de cacher les objets de mon attention aux yeux qui m'entouraient, j'essayai de guider les miens à mon gré; j'obtins dès lors de prendre à volonté ce regard distrait que depuis vous avez loué si souvent. Encouragée par ce premier succès, je tâchai de régler de même les divers mouvements de ma figure. Ressentais-je quelque chagrin, je m'étudiais à prendre l'air de la sécurité, même celui de la joie; j'ai porté le zèle jusqu'à me causer des douleurs volontaires, pour chercher pendant ce temps l'expression du plaisir. Je me suis travaillée avec le même soin et plus de peine pour réprimer les symptômes d'une joie inattendue. C'est ainsi que j'ai su prendre sur ma physionomie cette puissance dont je vous ai vu quelquefois si étonné.
J'étais bien jeune encore, et presque sans intérêt: mais je n'avais à moi que ma pensée, et je m'indignais qu'on pût me la ravir ou me la surprendre contre ma volonté. Munie de ces premières armes, j'en essayai l'usage: non contente de ne plus me laisser pénétrer, je m'amusais à me montrer sous des formes différentes; sûre de mes gestes, j'observais mes discours; je réglais les uns et les autres, suivant les circonstances, ou même seulement suivant mes fantaisies: dès ce moment, ma façon de penser fut pour moi seule, et je ne montrai plus que celle qu'il m'était utile de laisser voir. »

De…ce 20 septembre 17**.
Voilà, si cela ne vous dérange pas, j'aurai voulu que vous me proposiez un plan pour pouvoir répondre à cette question (si toutefois elle m'est reposée dans le futur) et peut-être quelques éléments qui vous viendraient à l'esprit?

Bien sû, je vais faire mes recherches personnelles mais quelqu'un pouvait m'éclairer de sa lanterne, ce serait très gentil.

Merci par avance!
Peut on savoir à peu près ce que tu as fait à l'oral ?
Je ne me souviens plus : je n'ai pas trouvé de "plan" donc j'ai improvisé; malgré tous les entraînements possibles et inimaginables, trouver un plan reste impossible pour moi (j'étais très souvent absente en cours l'an dernier en seconde donc la plupart des bases, je ne les aient pas…)
Hum.. Moi aussi je suis en première et moi ce n'est pas l'absentéisme qui me fait dire que l'année dernière peut être comparée à la tienne car malgré une prof qui m'a fait découvrir la littérature c'était tout simplement le "capharnaüm" dans les explications de ses textes quand elle ne nous donnait pas de plan à la suite (ce qui était relativement rare)! Cependant cette année à mon tout premier commentaire à la maison ( car jamais elle ne nous a fait faire un des trois sujets du bac pendant toute une année !!!) j'ai réussi à avoir 15, mais je rencontre des difficultés à faire encore des plans sur certains textes surtout en temps limiter, mais je m'en sors donc je pense que pour toi non plus ce n'était pas impossible.

Bref, je voulais donc te dire que j'ai un peu du mal à te comprendre sur le fait que tu n'aies pas fait de plan même pas tenté un seul tu me dis ! D'abord on nous interroge à l'Oral sur des textes qu'on a étudiés en classe, tu n'es alors pas sur un terrain inconnu si tu as bien su prendre des notes. Pour le plan, normalement il doit vraiment venir tout seul si tu as appris les grandes lignes du texte. Donc pas d'excuse pour l'année dernière, car l'évaluation se porte sur des objets d'études de cette année , et même si tu me dis ne pas avoir eu les bases pourquoi ne pas les avoir demandées à ton prof de cette année ou même à a ceux de ta classe ? A mon avis tu t'y prends juste pour réagir que maintenant, mais est-ce si aussi catastrophique que que tu le dis, attends ta note avant de t'alarmer!!

Bon pour ce qui est du texte j'ai ce passage dans mes groupements complémentaires sur la séquence du roman et ici madame de Merteuil est une femme libertine, qui est fortement dissimulatrice, point important à utiliser il me semble pour moi.
Bonjour, il me manque un plan pour le bac de français, celui de la lettre 81 des Liaisons dangereuses.
J'aimerais un peu d'aide pour former un plan, je vous remercie.
Le texte https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Liaisons_dangereuses/Lettre_81

Le passage commence à '' Et qu'avez vous donc fait '' à '' Ces tyrans détrônés mes eslaves ''.
on peut les trouver facilement en faisant la commence CTRL + F !
Merci beaucoup
Cf Messagerie privé …

As tu lu les pages précédente afin de vérifier si l'extrait n'ai pas déjà été analysé
Bonjour!

je travaille sur mon oral de français. Parmi les textes, il y a une lettre des Liaisons Dangereuses dans laquelle Mme de Merteuil revendique son libertinage et montre sa supériorité en prenant comme exemples des femmes généralisées qu'elle méprise.
J'ai un problème pour trouver une bonne ouverture, sachant que je ne connais pas la fin de l'oeuvre :/
Je pensais soit à ;
- Savoir si la Marquise est toujours aussi libertine ; si son libertinage la perd (j'ai entendu parler d'un procès par rapport à des lettres ?)
- Comparer avec d'autres romans épistolaires
- Comparer avec d'autres personnages libertins

Merci d'avance pour votre aide 🙂
Je pense effectivement qu'une ouverture sur des personnages libertins ne serait pas mal, mais encore faut il que ce ne soit pas totalement à côté de la question qui sera posé par l’examinateur le jour du bac !
Et ne pas connaître la fin de l’œuvre n'est pas dramatique en soi pour l'oral, bien que ça m'étonne que le professeur n'est pas fait une introduction de l’œuvre dans laquelle il aurait résumé grossièrement l’œuvre. Mais si tu veux connaître mieux l’œuvre, rien de mieux que de la lire ! 🙂

Je peux alors te donner quelques noms de personnages libertins mais je te laisse avoir la curiosité d'aller voir dans quel œuvre ils apparaissent pour les connaître un peu plus et savoir pourquoi tu peux les mentionner ! 🙂 Il y a Madame Bovary, odette de Crécy, Lalla Hawa et certainement bien d'autres !

Voilà, en espérant t'avoir un peu aiguiller !
Une ouverture sur un autre personnage littéraire est en effet le meilleur choix. Les exemples cités par Audreydu27 sont pertinents. Tu peux aussi regarder du côté de Thérèse Raquin de Zola ainsi que le personnage de Marthe dans Le Diable au corps de Radiguet.
Au ouiiii !! très bons exemples aussi, bien que je n'aurai pas cité Thérèse juste pour le seul fait que je n'ai pas apprécié le roman !
Merci à vous pour ces réponses 🙂
Et par ailleurs, pour ne pas faire durer le suspens : oui, son libertinage la perd.
Bonjour,
La Lettre 81 des Liaisons Dangereuses fait partie du groupement de textes que je présenterais le jour de mon oral de français. J'ai mon bac blanc à la rentrée, et j'étais en train de travailler justement ce texte. J'étais en train de m'essayer à plusieurs questions, j'ai trouvé un plan pour plus ou moins toutes sauf celle- là : Etudiez ce qui fait de Mme de Merteuil une libertine.
Le plan que l'on a vu en classe est le suivant :
I) L'éducation (réçue / choisie)
II) L'autoportrait : hypertrophie du moi + hypocrisie
III) un personnage libertin : autonomie/maitrise de soi/émancipation + esprit rationnel et scientifique + à la quête du plaisir

Et j'avais en fait une question. Pour répondre à cette question, si jamais je l'ai le jour de l'oral, je devrais utiliser seulement mon grand III que je devrais étoffer? Ou devrais je parler de son orgueuil par exemple, et de son hypocrisie, ou encore de l'éducation qu'elle s'est elle meme administrée (mais j'en parle, forcément, lorsque je parle de son autonomie)?
Et j'avais aussi une question, du coup, est ce que l'orgueil est une caractéristiques des personnages libertins? Et l'hypocrisie?

Merci beaucoup
Orgueil et hypocrisie sont bien des caractéristiques du libertinage :
- le libertin défie l'ordre social, la morale traditionnelle, c'est aussi un esprit fort qui méprise la religion, il est donc un être satanique pour les bien-pensants, or Satan se caractérise avant tout par la révolte orgueilleuse de l'ange qui refuse de servir, de se soumettre…
- vivant en marge de la société, le libertin risque de lourdes condamnations, d'où il lui est nécessaire de se protéger derrière un masque hypocrite, il ne peut non plus risquer d'être rejeté de la bonne société…

Il faut ajouter pour Merteuil et Valmont un libertinage intellectuel qui dépasse l'assouvissement du simple plaisir sensuel. Ce sont des assoiffés de pouvoir, chacun veut être le maître du jeu, ils tirent une jouissance extrême de leurs manipulations… Cet affrontement orgueilleux va causer leur perte. Merteuil surtout est une cérébrale qui veut prendre sa revanche sur les hommes et se glorifie de son habileté…
or Satan se caractérise avant tout par la révolte orgueilleuse de l'ange qui refuse de servir, de se soumettre…
qui veut se faire Dieu à la place de Dieu.
Ce sont des assoiffés de pouvoir, chacun veut être le maître du jeu, ils tirent une jouissance extrême de leurs manipulations…
C'est bien en cela qu'ils sont sataniques.