Question et travail d’écriture sur trois textes (Flaubert, Zola, Proust)

Entraide scolaire

12 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je recherche de l'aide pour un sujet d'invention et une question.
Je suis complètement perdue ! Je sais vraiment pas comment m'y prendre. J'ai quelque idée, mais je suis vraiment pas sur de moi. 😞

Vala, j'espère que vous pourrez m'aider =)

Le sujet est 4 p.14
https://media.education.gouv.fr/file/Lycee/72/3/eaf_annales_zero2007_110723.pdf
Récrivez la scène décrite par Émile Zola en adoptant le point de vue d’un des gardiens
du musée commentant avec ses collègues le défilé de la noce dans les galeries du Louvre.
J'espère que le lien marchera. Alors pour la question je pense que les points de vue son omniscients, Ils savent tous et c'est eux qui crées les personnages. J'ai beau cherchée je ne sais pas quoi dire de plus.
Pour l'invention, je pensais donc réécrire en employant la première personne pour décrire ce qu'ils voient. Essayer de changer le langage. Et insérer un dialogue, pour avoir d'autre point de vue.

Voila, mais je sais pas comment m'y prendre en partant de sa.
Que pensez vous ?
C'est bon ; maintenant le lien est valide et à titre d'indication le sujet débute à la page 14.
Je pense plutôt que tu ne saisis pas très bien la notion de focalisation. Puisque tous les auteurs connaissent ce qui se passe et va se passer dans leur roman, il s'en suit que toutes les focalisations sont identiques selon ton raisonnement. Ton erreur vient peut-être d'une confusion entre auteur et narrateur. Je trouve heureusement que les trois textes recouvrent les trois genres de points de vue du narrateur.
Le premier décrit toute la scène de façon objective, à travers une caméra comme on dit dans les cours du français. Aucune pensée, aucun détail caché que seul un personnage peut connaître. Fait frappant aussi : aucun nom de personnage n'est cité. Un simple personnage externe ne connaissant pas les personnages du roman peut narrer cela : c'est la focalisation externe.
Le deuxième extrait se classe plutôt à mon avis sous la catégorie de focalisation interne puisque tous les détails sont connus plus ou moins par M. Madinier qui joue le rôle du narrateur. Erreur fréquente : il n'est pas obligatoire pour un texte d'être à la première personne pour penser à la focalisation interne, pas plus que tout texte à la première personne n'est pas forcément de focalisation interne.
Pour le troisième texte l'option externe est d'office écartée. Mais je trouve que le point de vue des Verdurin est doublé d'un point de vue ironique, marqué essentiellement par les guillemets, et que la focalisation est donc de type zéro.

Pour la question de la narration du passage, il s'agit sans doute de passer d'une focalisation interne à une externe : omettre les noms (le gardien n'est pas censé les connaître) et caractériser les personnages plutôt en les décrivant qu'en les nommant. Bien sûr la raison pour laquelle M. Madinier porte intérêt à Mme Lorilleux et la ressemblance de la Joconde avec la tante ne doivent pas être connues des gardiens.
Je te remercie Zero, vraiment J'aurais surement pas trouvée seule. C'est vrai que les gardiens ne les connais pas! Je n'y avais pas pensée et j'ai commencé en citant directement le nom de famille ! Erreur !

Pour la question, je vais suivre tes conseils ! En tous cas je te remercie vivement =)
Tout le plaisir est pour moi.
Juste essaie de raisonner de la même manière pour ce genre de questions.
Oui, je vais suivre ton conseil =)
Bonjour,
Je suis une élève en 1ère S et pour mercredi je dois faire l'écriture d'invention de ce sujet :

" Récrivez la scène décrite par Emile Zola en adoptant le point de vue d'un des gardiens de musée commentant avec ses collègues le défilé de la noce dans les galeries du Louvre. "


Voici le texte donné :
La blanchisseuse Gervaise Macquart vient de se marier avec Coupeau, un ouvrier
zingueur. Les amis et les parents invités à la noce (un petit patron, des blanchisseuses, des
concierges, des ouvriers, un forgeron…) décident d'aller visiter le musée du Louvre à Paris.

Dans la galerie d’Apollon, le parquet surtout émerveilla la société, un parquet luisant,
clair comme un miroir, où les pieds des banquettes se reflétaient. Mlle Remanjou fermait les
yeux, parce qu’elle croyait marcher sur de l’eau. On criait à Mme Gaudron de poser ses
souliers à plat, à cause de sa position1. M. Madinier2 voulait leur montrer les dorures et les
peintures du plafond ; mais ça leur cassait le cou, et ils ne distinguaient rien. Alors, avant
d’entrer dans le salon carré, il indiqua une fenêtre du geste, en disant :
– Voilà le balcon d’où Charles IX a tiré sur le peuple.
Cependant, il surveillait la queue du cortège. D’un geste, il commanda une halte, au
milieu du salon carré. Il n’y avait là que des chefs-d’oeuvre, murmurait-il à demi-voix, comme
dans une église. On fit le tour du salon. Gervaise demanda le sujet des Noces de Cana ;
c’était bête de ne pas écrire les sujets sur les cadres. Coupeau s’arrêta devant la Joconde, à
laquelle il trouva une ressemblance avec une de ses tantes. Boche et Bibi-la-Grillade
ricanaient, en se montrant du coin de l’oeil les femmes nues ; les cuisses de l’Antiope surtout
leur causèrent un saisissement. Et, tout au bout, le ménage Gaudron, l’homme la bouche
ouverte, la femme les mains sur son ventre, restaient béants, attendris et stupides, en face de la
Vierge de Murillo7.
Le tour du salon terminé, M. Madinier voulut qu’on recommençât ; ça en valait la
peine. Il s’occupait beaucoup de Mme Lorilleux, à cause de sa robe de soie, et, chaque fois
qu’elle l’interrompait, il répondait gravement, avec un grand aplomb. Comme elle
s’intéressait à la maîtresse de Titien, dont elle trouvait la chevelure jaune pareille à la sienne,
il la lui donna pour la belle Ferronnière, une maîtresse d’Henri IV, sur laquelle on avait joué
un drame, à l’Ambigue.
Puis, la noce se lança dans la longue galerie où sont les écoles italiennes et flamandes.
Encore des tableaux, toujours des tableaux, des saints, des hommes et des femmes avec des
figures qu’on ne comprenait pas, des paysages tout noirs, des bêtes devenues jaunes, une
débandade de gens et de choses dont le violent tapage de couleurs commençait à leur causer
un gros mal de tête. M. Madinier ne parlait plus, menait lentement le cortège, qui le suivait en
ordre, tous les cous tordus et les yeux en l’air. Des siècles d’art passaient devant leur
ignorance ahurie, la sécheresse fine des primitifs, les splendeurs des Vénitiens, la vie grasse et
belle de lumière des Hollandais. Mais ce qui les intéressait le plus, c’étaient encore les
copistes avec leurs chevalets installés parmi le monde, peignant sans gêne ; une vieille dame,
montée sur une grande échelle, promenant un pinceau à badigeon dans le ciel tendre d’une
immense toile, les frappa d’une façon particulière. Peu à peu, pourtant, le bruit avait dû se
répandre qu’une noce visitait le Louvre ; des peintres accouraient, la bouche fendue d’un rire ;
des curieux s’asseyaient à l’avance sur des banquettes, pour assister commodément au défilé ;
tandis que les gardiens, les lèvres pincées, retenaient des mots d’esprit. Et la noce, déjà lasse,
perdant de son respect, traînait ses souliers à clous, tapait ses talons sur les parquets sonores,
avec le piétinement d’un troupeau débandé, lâché au milieu de la propreté nue et recueillie des
salles.
Je n'ai jamais fait d'invention et le professeur ne nous a pas donné de méthode ni d'aide.

J'ai essayé de trouver quelques idées , et j'ai trouvé :
- utiliser le registre comique ( le gardien se moque des visiteurs avec son collègue.)
- ne pas nommer les personnages, étant donné que le gardien ne les connaît pas, mais le gardien les décrit. Utiliser le point de vue externe ou interne ( je ne pense pas devoir utiliser le point de vue interne tout le long de l'écriture )
- insérer le discours à travers le récit entre les deux gardiens.

Je ne sais pas si c'est bon ou pas.


J'espère que vous pourriez un peu m'aider.
Je vous remercie d'avance, bonne journée.
oui c'est bien. Tu peux aussi utiliser le décalage entre la culture des gardiens de musée, qui connaissent le musée du louvre et ses oeuvres alors que les ouvriers sont incultes et grossiers. Leur présence dans un musée est étonnante et bouffonne.
D'accord.
Oui c'est une bonne idée pour le décalage mais pour le montrer , je fais un dialogue entre les gardiens qui " se moquent " des ouvriers car ils paraissent un peu " bête " devant les tableaux mais les gardiens peuvent aussi critiquer leur attitude , non ?

MERCI BEAUCOUP 😀
c'est comme tu veux, soit un dialogue entre les gardiens, soit des reflexions restituées par un narrateur, soit un mélange de dialogues et de narration par narateur omniscient ou focalisation interne sur les gardiens… a toi de voir ce que tu préfères. Bon courage pour la rédaction.
d'accord, merci beaucoup de votre aide.
Bonjour, je suis bloqué dans mon écriture d'invention, l'énoncé est la suivante :

"Récrivez la scène décrite par Emile Zola en adoptant le point de vue d'un des gardiens du musée commentant avec ses collègues le défilé de la noce dans les galeries du Louvre".

Je ne sais pas si c'est recommandé d'écrire dans un langage familier, étant donné que je ne connais pas la condition sociale des gardiens de musée à cette époque.

Merci.

(P.J : L'extrait de L'Assommoir donné)
"Dans la galerie d'Apollon, le parquet surtout émerveilla la société, un parquet luisant, clair comme un miroir, où les pieds des banquettes se reflétaient. Mademoiselle Remanjou fermait les yeux, parce qu'elle croyait marcher sur de l'eau. On criait à madame Gaudron de poser ses souliers à plat, à cause de sa position. M. Madinier voulait leur montrer les dorures et les peintures du plafond ; mais ça leur cassait le cou, et ils ne distinguaient rien. Alors, avant d'entrer dans le salon carré, il indiqua une fenêtre du geste, en disant : - Voilà le balcon d'où Charles IX a tiré sur le peuple.
…..Cependant, il surveillait la queue du cortège. D'un geste, il commanda une halte, au milieu du salon carré. Il n'y avait là que des chefs-d'oeuvre, murmurait-il à demi-voix, comme dans une église. On fit le tour du salon. Gervaise demanda le sujet des Noces de Cana ; c'était bête de ne pas écrire les sujets sur les cadres. Coupeau s'arrêta devant la Joconde, à laquelle il trouva une ressemblance avec une de ses tantes. Boche et Bibi-la-Grillade ricanaient, en se montrant du coin de l'oeil les femmes nues ; les cuisses de l'Antiope surtout leur causèrent un saisissement. Et, tout au bout, le ménage Gaudron, l'homme la bouche ouverte, la femme les mains sur son ventre, restaient béants, attendris et stupides, en face de la Vierge de Murillo.
…..Le tour du salon terminé, M. Madinier voulut qu'on recommençât ; ça en valait la peine. Il s'occupait beaucoup de madame Lorilleux, à cause de sa robe de soie ; et, chaque fois qu'elle l'interrogeait, il répondait gravement, avec un grand aplomb. Comme elle s'intéressait à la Maîtresse du Titien, dont elle trouvait la chevelure jaune pareille à la sienne, il la lui donna pour la Belle Ferronnière, une maîtresse d'Henri IV, sur laquelle on avait joué un drame, à l'Ambigu.
Puis, la noce se lança dans la longue galerie où sont les écoles italiennes et flamandes. Encore des tableaux, toujours des tableaux, des saints, des hommes et des femmes avec des figures qu'on ne comprenait pas, des paysages tout noirs, des bêtes devenues jaunes, une débandade de gens et de choses dont le violent tapage de couleurs commençait à leur causer un gros mal de tête. M. Madinier ne parlait plus, menait lentement le cortège, qui le suivait en ordre, tous les cous tordus et les yeux en l'air. …..Des siècles d'art passaient devant leur ignorance ahurie, la sécheresse fine des primitifs, les splendeurs des Vénitiens, la vie grasse et belle de lumière des Hollandais. Mais ce qui les intéressait le plus, c'étaient encore les copistes, avec leurs chevalets installés parmi le monde, peignant sans gêne ; une vieille dame, montée sur une grande échelle, promenant un pinceau à badigeon dans le ciel tendre d'une immense toile, les frappa d'une façon particulière. Peu à peu, pourtant, le bruit avait dû se répandre qu'une noce visitait le Louvre ; des peintres accouraient, la bouche fendue d'un rire ; des curieux s'asseyaient à l'avance sur des banquettes, pour assister commodément au défilé ; tandis que les gardiens, les lèvres pincées, retenaient des mots d'esprit. Et la noce, déjà lasse, perdant de son respect, traînait ses souliers à clous, tapait ses talons sur les parquets sonores, avec le piétinement d'un troupeau débandé, lâché au milieu de la propreté nue et recueillie des salles."