Dona,
Songe aux règles de bienséance pour la mort de Phèdre. Mourir par le poison est, pour Racine, une mort plus "pure" que celle par l'épée.
Donc dans cette tragédie , Phèdre n'adopte pas un comportement chrétien.
Mais pourquoi mon enseignante nous demande de chercher en Phèdre un comportement chrétien?
Dona a écrit :Donc dans cette tragédie , Phèdre n'adopte pas un comportement chrétien.
Mais pourquoi mon enseignante nous demande de chercher en Phèdre un comportement chrétien?
Dans la citation:
La femme de Thésée est sans doute malade, en proie à l'une de ses passions inéluctables qui trouble la raison, opprime la volonté et vous coule leur poison jusqu'au moelle.
Mais Phèdre est aussi une conscience infiniment tendre et délicate. Phèdre est une chrétienne qui connaît très bien qu'elle perd son âme. Elle sent le prix de cette chasteté qu'elle offense , elle est torturée de remords , elle a peur des jugements de Dieu et de l'Enfer. Victime d'une fatalité qu'elle porte dans son corps ardent et dans le sang de ces veines, pas un instant elle ne consent au crime.
de Jules Lemaître
Pourquoi dit-on que Phèdre est une chrétienne?
Bonsoir Dona,
Il te faut lire attentivement les réponses.
Phèdre est une héroïne païenne. Tout le contexte pousse à cette interprétation.
Elle ne peut accéder à une religion du salut et du pardon. D'ailleurs elle ne reconnaît pas sa responsabilité qu'elle rejette sur la "détestable Oenone".
Phèdre se confond avec l'impureté, mais pas avec un péché originel comme dans le christianisme. Si elle était chrétienne, elle blasphèmerait en attribuant à Dieu (aux dieux) l'origine de son mal…
Les dieux de Phèdre abusent l'humanité, ce sont des divinités barbares…
Certains ont pu seulement voir dans cette pièce le pessimisme janséniste qui donne à la pièce sa noirceur et son étouffement caractéristiques.
Enfin la conscience morale qui torture Phèdre n'est pas un apanage chrétien, mais a concerné les hommes de bonne volonté de l'Antiquité jusqu'à nos jours. Il faut réfuter cette idée fausse que le christianisme est d'abord une morale…
Dona a écrit :Elle ne se tue pas avec une épée mais avec un poison pour avoir le temps d'innoncenter Hyppolite.
Cela veut dire qu'elle adopte un comportement chrétien.
Le suicide n'est pas un comportement chrétien.
Pour trouver un mot, (paraphrase ou un autre), tu le tapes dans le fenêtre
rechercher, et dans le menu déroulant tu choisis Dictionnaires.
La citation:
La femme de Thésée est sans doute malade, en proie à l'une de ses passions inéluctables qui trouble la raison, opprime la volonté et vous coule leur poison jusqu'au moelle.
Mais Phèdre est aussi une conscience infiniment tendre et délicate. Phèdre est une chrétienne qui connaît très bien qu'elle perd son âme. Elle sent le prix de cette chasteté qu'elle offense , elle est torturée de remords , elle a peur des jugements de Dieu et de l'Enfer. Victime d'une fatalité qu'elle porte dans son corps ardent et dans le sang de ces veines, pas un instant elle ne consent au crime.
de Jules Lemaître
Bonjour,
Dans la citation , je dois , pour ma dissertation littéraire, être pour :
-maladie passionel
mais par contre je dois être contre:
- Phèdre est chrétienne
Est ce que c'est ce que je dois faire?
Une dissertation littéraire ne doit-elle pas être tourné dans le sens de la citation?
Trop de paraphrases avec les citations ; et une mauvaise analyse de la situation.
Quand tu dis une mauvaise analyse de la situation; peux tu préciser?
Parce que tu transformes Phèdre en lui prêtant des sentiments chrétiens, qu'elle n'a jamais eus.
Alors je dois parler de quoi dans cette dissertation littéraire?
Je dois réfuter les propos de l'auteur?
Bien sûr ! “disserter” signifie argumenter, pour ou contre ; ça n'a jamais signifier être béni-oui-oui.
Alors dans cette dissertation je dois dire qu'il est vrai que Phèdre est malade mais par contre elle n'est pas chrétienne. Et je dois citer les passages.
Est ce que c'est ce que je dois faire?
Bonsoir Dona,
Si tu joues à saute-mouton avec les réponses qui te sont données, tu ne vas pas beaucoup progresser…
Muriel
Alors
évite la paraphrase
ne renie pas tes idées ; dis que certains sentiments de Phèdre peuvent être rapprochés des sentiments chrétiens
mais montre aussi que Phèdre n'est pas une héroïne chrétienne.
Bonsoir,
Je vais réecrire ma dissertation.
J'y mettrais:
Les arguments qui vont dans le sens de la citation; c'est à dire la maladie passionel.
Mais par contre je mettrais les arguments contre. Phèdre n'est pas chrétienne.
Pouvet vous m'aidez à la mettre en place. Par exemple pour l'amour passionel que dois-je écrire?
Et quelle est la différence entre la religion chrétienne et la paienne?
Comment dois-je structuré mon texte?
Merci de votre aide
Dona
L'amour passionnel est presque résumé par ce vers
C'est Vénus toute entière à sa proie attachée
Cette passion est ressentie comme une fatalité, sa volonté est impuissante
Différence entre les religions mythologiques (et pas païenne, Phèdre croit aux dieux) et les religions monothéistes (juive, musulmane, chrétienne) : les religions monothéistes, comme dit le mot, n'ont qu'un seul Dieu. Les autres religions sont polythéistes ; et les dieux romains et grecs ressemblent beaucoup aux humains.
Voila ma dissertation finie. J'ai vraiment besoin de votre avis
et aussi aider moi pour la conclusion.
Merci
Citation :
La femme de Thésée est sans doute malade, en proie à l'une de ses passions inéluctables qui trouble la raison, opprime la volonté et vous coule leur poison jusqu’à la moelle.
Mais Phèdre est aussi une conscience infiniment tendre et délicate. Phèdre est une chrétienne qui connaît très bien qu'elle perd son âme. Elle sent le prix de cette chasteté qu'elle offense, elle est torturée de remords, elle a peur des jugements de Dieu et de l'Enfer. Victime d'une fatalité qu'elle porte dans son corps ardent et dans le sang de ces veines, pas un instant elle ne consent au crime.
Jules Lemaître
Jean Racine, chrétien, écrit, en 1677, sa dernière œuvre inspiré de l’Antiquité, "Phèdre". L'écrivain janséniste met en avant le personnage de Phèdre dans cette tragédie du XVIIe siècle. On peut dire de Phèdre qu'elle est atteinte d’une maladie qui est la passion amoureuse. Malgré le fait que Phèdre est inspirée d’une œuvre antique, Jean Racine donne à son héroïne quelques caractéristiques chrétiennes. Dans un premier temps nous verrons en quoi Phèdre est malade et dans un second temps nous analyserons les différents passages où Phèdre a un comportement chrétien et où elle a un comportement païen.
Comme on peut le remarquer dans les tragédies raciniennes, la passion et l’amour sont vécus comme une maladie ; on lit les symptômes sur le corps. Comme dans « Phèdre », l’héroïne est atteinte d’une maladie qui est celle de l’amour passionnel. Elle connaît la source de ces maux et elle la cache. Tout au long de la pièce, elle décrit son amour comme un désagrément physique et moral. Il est vrai que cette passion est une souffrance et son corps en subit les conséquences.
Son « mal vient de plus loin » (v. 269), dès ce moment elle ne se « soutient plus » (v.154), ses forces la quittent, ces « genoux tremblants se dérobent » (v.156) sous elle. Elle se sent épuisé par ce lourd secret qui est son amour pour Hyppolite, « tout s’afflige » et la « nuit et conspire » la « nuire » (v.161). Elle a un « trouble » (v. 274), sa « raison s’égare » (v.282).
Phèdre veut mourir ; elle haït « le jour » (v.168) qui est venu la « chercher » (v.168) et elle ne veut dire à personne son amour impossible car elle « meurt, pour ne point faire un aveu funeste » (v. 226).
Phèdre est souvent en proie à une vive émotion car son âme est « éperdue » (v. 274). Cette passion est une souffrance et son corps en subit les conséquences. Elle est atteinte de mutisme car elle ne pouvait « plus parler » (v.275). C’est seulement sous la pression d’Oenone que Phèdre avouera son sentiment. Elle hésite entre la confession et le mutisme. On remarque alors qu’un état de schizophrénie s’empare de Phèdre.
La couleur de son visage montre l’intensité de son amour, nous pouvons le voir quand elle le « vis », qu’elle « rougis »et « pâlis » à sa vue (v. 273). Racine nous montre dans ce vers sa vision de l’amour. La vue, jouant un rôle important dans la naissance de la passion, montre l’importance de l’apparence physique et le coup de foudre. Ensuite son corps montre les émotions en rougissant et pour finir elle en tombe malade en devenant pâle.
Puis, elle devient même aveugle car ses « yeux ne voyaient plus » (v. 275), ses « yeux sont éblouis » (v. 155).
Malgré ses souffrances, Phèdre nie cette passion parce qu’elle est née de l’interdit, mais elle ne peut cacher sa flamme à son beau-fils.
Hyppolite, son beau-fils, la ramène à l’ordre lorsque celle-ci avouer son amour pour lui (Acte II scène V)
« (…) Madame, oubliez vous
Que Thésée est mon père, et qu’il est votre époux ? » (v. 663-664).
Cet aveu est une façon de faire entendre que l’amour de Phèdre est indépendant de sa volonté. Elle n’est qu’une victime de la fatalité. En effet, Phèdre n’est pas coupable de cet amour qui la ronge, Vénus veut se venger. Cet amour passionnel n’est pas à cause de cette héroïne mais seulement à cause des vengeances célestes. Cependant, elle ne se contente pas d’accuser les divinités, elle s’accuse elle-même car elle-même n’approuve pas cet amour destructeur.
En conclusion, on peut dire que Phèdre voit son amour pour Hyppolite comme une malédiction de Vénus, qui naît le jour où le soleil l’a surpris avec son amant Mars ; et Phèdre sait qu’elle est persécutée par cette malédiction. C’est une sorte de punition des crimes de ses ascendants.
Phèdre est une fervente croyante païenne car elle implore les dieux grecs : Vénus (v. 249 ; 257 ; 277 ; 285 ; 306 ; …) et le Soleil (v. 172…) ce qui montre bien que Phèdre n’est pas chrétienne. Cependant Jean Racine donne quelques caractéristiques chrétiennes à Phèdre.
Elle croit au destin et attribue son amour à la fatalité et aux vengeances des Dieux.
Phèdre, consciente de son crime, refuse de prendre la responsabilité de cet amour inceste.
On peut remarquer qu’elle idéalise Hyppolite, comme si il était l’homme parfait, ce qui nous fait penser à Adam dans la bible chrétienne ou tout simplement à Dieu. Alors on peut penser que c’est une passion religieuse pour Dieu alors qu’en réalité c’est un amour inceste. Comme nous pouvons le voir dans les vers : « J’adorais Hyppolite » (v.286) et « J’offrais à ce Dieu que je n’osais nommer » (v. 288), on comprend l’intensité des sentiments de Phèdre pour Hyppolite et aussi le désordre que subit Phèdre pour cet amour incestueux.
Il y a un sentiment de fatalité divine qui montre la malédiction de Vénus sur la famille de Phèdre.
On peut donc remarquer une passion religieuse contre nature dans le comportement de Phèdre. On voit bien tout au long de l’histoire que l’héroïne a souvent recours à la religion pour contrer son sentiment amoureux.
Elle attribue son amour inexorable à son hérédité fatale. D’ailleurs, elle cite un sang maudit qui l’a poursuit.
« Puisque Vénus le veut, de ce sang déplorable
Je péris la dernière, et la plus misérable. » (v. 257 -258)
Elle accomplit aussi des actions qui peuvent être digne du christianisme comme lorsqu’elle » lui bâtit un temple » (v.280) et quand elle « pris soin de l’orner » (v.280) ou quand sa « main brûlait l’encens » (v.284).
De plus, à la fin de la tragédie, on arrive à voir un peu de lucidité en Phèdre. Elle se confesse avant de mourir mais ne reçoit pas le pardon en retour.
Nous pouvons ainsi dire que Phèdre est malade car son amour la rend étrangère à elle-même. Cet amour lui apparaît comme une force aliène et qui lui paraît inexorable. En ce qui concerne les caractéristiques chrétiennes que lui a attribué Jean Racine, nous pouvons voir que tout au long de la pièce Phèdre hésite de confesser son amour incestueux. Elle finit par mourir dans la honte en s’empoisonnant pour disculper Hyppolite
Alors vous en pensez quoi?
Tu n'expliques pas son remords pour ce qu'elle a fait en accusant Hippolyte, sentiment pourtant proche du christianisme : la repentance
Tu n'expliques pas son remords pour ce qu'elle a fait en accusant Hippolyte, sentiment pourtant proche du christianisme : la repentance
Tu peux éclaircir un peu car je ne comprends pas très bien.
Sinon le reste va bien?
Elle se repend d'avoir faussement accusé Hippolyte : la repentance est un sentiment chrétien.
Je na sais pas trop si ça va, c'est ton prof qui en jugera. Il est très difficile de donner un avis sur un devoir isolé ; car ça dépend beaucoup du niveau des autres. Mais bon, ça a l'air assez ordonné. Revois la syntaxe de certaines phrases, et l'ortho.
Comme je suis pas très forte en syntaxe, ça te dérangerai pas de me dire quelles phrases ne vont pas et pourquoi?
Je te les souligne, et te mets les erreurs d'ortho (en gras) essaie déjà de trouver par toi-même ce qui ne va pas 🙂
sa dernière œuvre inspiré
le fait que Phèdre est inspirée d’une œuvre antique,
son amour pour Hyppolite
Phèdre veut mourir ; elle haït « le jour »
elle en tombe malade en devenant pâle : on ne tombe pas malade en devenant pâle
Puis, elle devient même aveugle car ses « yeux ne voyaient plus » (v. 275), ses « yeux sont éblouis » (v. 155) : devient-elle physiquement, réellement aveugle ?.
Hyppolite, son beau-fils, la ramène à l’ordre lorsque celle-ci
elle s’accuse elle-même car elle-même n’approuve pas cet amour destructeur.
Phèdre voit son amour pour Hyppolite comme une malédiction de Vénus, qui naît le jour où le soleil l’a surpris avec son amant Mars : confus.
sait qu’elle est persécutée par cette malédiction.
Elle croit au destin et attribue son amour à la fatalité et aux vengeances des Dieux. : est-ce un sentiment chrétien ?
la responsabilité de cet amour inceste.
elle idéalise Hyppolite
Alors on peut penser que c’est une passion religieuse pour Dieu alors qu’en réalité c’est un amour inceste
« J’adorais Hyppolite » de Phèdre pour Hyppolite et aussi le désordre que subit Phèdre pour cet amour incestueux. : enfin ! le bon adjectif
la malédiction de Vénus sur la famille de Phèdre : la famille des Atrides
elle cite un sang maudit qui l’a poursuit.
des actions qui peuvent être digne du christianisme
un peu de lucidité en Phèdre.
Cet amour lui apparaît comme une force aliène
les caractéristiques chrétiennes que lui a attribué Jean Racine,
Phèdre hésite de confesser son amour incestueux.
pour disculper Hyppolite