Zola, Germinal, V, 5 - Les femmes avaient paru, près d’un millier de femmes…

Entraide scolaire

68 réponses · Page 3 / 4

Une 'masse' qui pense et qui agit?
Une foule, peut-être.
J'ai en fait voulu jouer sur l'expression du texte "une masse compacte" ! Je vais changer si c'est si choquant

Merci de votre aide (dans toutes les matières d'ailleurs O_O)
Zadek
Bonjour Zadek,

Je garderais "masse", il correspond bien au texte.

Pense à parler du "narrateur" plutôt que de "l'auteur"…

Muriel
Oui, j'y ai pensé, c'est pourquoi vers la fin, j'ai inséré "Locuteur", je vais parcourir mon texte des yeux pour voir où je devrais modifier mes utilisations de "auteur" !

Merci,
Zadek
Bonjour,

Je viens de présenter le plan de mon travail, et j'en suis désespéré. Ca ne va pas du tout apparemment.

I- RECIT REALISTE
a) Impression réaliste:
On ne peut pas utiliser une telle sous-partie qui va obligatoirement traiter l'ensemble de la parrtie.
b) Contexte de misère:
Mmh, ce n'est qu'un thème du texte, mais passons.
c) Comportement barbare des hommes:
Il ne faut pas en traiter une partie entière, peut-être pourrais-tu plutôt dire "Le locuteur donne une vision de ce qu'il voit sans chercher à l'épurer ou à en donner une image travestie" !

Comprenez-moi, je suis désespéré de pouvoir faire un commentaire un jour. C'est mon premier commentaire, mais peu importe, je vais lui rendre mon travail comme je l'aurais terminé mais j'aimerais savoir votre opinion, qu'est-ce qu'elle entend par là ? Quel plan semblait beaucoup plus judicieux que le mien ? En quoi le mien ne va pas du tout ? Paraîtrait que je ne suis pas assez synthétique…

Merci de l'aide que vous pourrez m'apporter,
Zadek
Vraiment pas de conseils à m'offrir ?
Je dois maintenant rédiger l'introduction, et je n'en ai jamais réalisé. J'ai regardé vos fiches méthodes, mais je ne sais pas comment commencer (!)

Je vous remercie de l'intérêt que vous me portez,
Zadek
Je te rappelle la rédaction de l'introduction:
-une ou deux phrases générales situent l'auteur, le genre, l'époque ou le mouvement littéraire dont relève le texte
-une phrase présente le texte:situation dans l'oeuvre, thème
-une phrase formule la problématique
-une dernière phrase annonce dans l'ordre les différentes parties du plan.
Bon courage!
Zadek
C'est ton premier commentaire, donc ne désespère pas, il est normal de faire des erreurs quand on commence un nouvel apprentissage ; sois attentif aux corrections et demande à ton prof de te dire comment t'améliorer ; tu verras à mesure tu comprendras ce qu'il faut faire 🙂
Salut à tous,

Ma prof a fait deux axes sur ce texte qui sont :

I/ Un texte réaliste
II/ Un texte épique et visionnaire


Mais est-ce que ce n'est pas contradictoire d'avoir un texte à la fois épique et visionnaire?

Merci d'avance pour vos réponses
Bonjour.

Peux-tu expliquer quelle contradiction tu vois entre "épique" et "visionnaire" ? Ces deux termes ne me paraissent pas contradictoires…
Il y a sans doute davantage de contradiction -apparente - entre les deux axes, entre le "réaliste" et le "visionnaire"…
Oups..
Je voulais dire contradiction entre "épique" et "réaliste"!

Désolé
Sans le texte, cela risque d'être délicat ! Mais du moins chez Zola, cette alliance, qui peut paraître antinomique en premier lieu, prend tout son sens… C'est notable dans la révolte - je l'avais qualifiée de "sanguinaire" lors de mon premier commentaire - mais aussi dans la scène de l'effrondrement du Voreux…

Je te conseille d'aller voir ceci : Zola, Germinal, V, 5. Dans l'attente du passage sur lequel tu portes plus spécifiquement ton attention !
Salut,

Le passage dont il est question est un peu plus long que le tien, c'est celui-là :
Les femmes avaient paru, près d'un millier de femmes, aux cheveux épars dépeignés par la course, aux guenilles montrant la peau nue, des nudités de femelles lasses d'enfanter des meurt-de-faim. Quelques-unes tenaient leur petit entre les bras, le soulevaient, l'agitaient, ainsi qu'un drapeau de deuil et de vengeance. D'autres, plus jeunes, avec des gorges gonflées de guerrières, brandissaient des bâtons; tandis que les vieilles, affreuses, hurlaient si fort, que les cordes de leurs cous décharnés semblaient se rompre. Et les hommes déboulèrent ensuite, deux mille furieux, des galibots, des haveurs, des raccommodeurs, une masse compacte qui roulait d'un seul bloc, serrée, confondue, au point qu'on ne distinguait ai les culottes déteintes ni les tricots de laine en loques, effacés dans la même uniformité terreuse. Les yeux brûlaient, on voyait seulement les trous des bouches noires, chantant la Marseillaise, dont les strophes se perdaient en un mugissement confus, accompagné par le claquement des sabots sur la terre dure. Au-dessus des têtes, parmi le hérissement des barres de fer, une hache passa, portée toute droite; et cette hache unique, qui était comme l'étendard de la bande, avait, dans le ciel clair, le profil aigu d'un couperet de guillotine.

« Quels visages atroces ! » balbutia M Hennebeau.

Négrel dit entre ses dents :
" Le diable m'emporte si j'en reconnais un seul ! D'où sortent-ils donc, ces bandits-là ? "

Et, en effet, la colère, la faim, ces deux mois de souffrances et cette débandade enragée au travers des fosses, avaient allongé en mâchoires de bêtes fauves les faces placides des houilleurs de Montsou. A ce moment, le soleil se couchait, les derniers rayons d'une pourpre sombre ensanglantaient la plaine. Alors, la route sembla charrier du sang, les femmes, les hommes continuaient à galoper, saignants comme des bouchers en pleine tuerie.

" Oh ! superbe ! " dirent à demi-voix Lucie et Jeanne, remuées dans leur goût d'artistes par cette belle horreur.

Elles s'effrayaient pourtant, elles reculèrent près de MI' Hennebeau, qui s'était appuyée sur une auge. L'idée qu'il suffisait d'un regard entre les planches de cette porte disjointe, pour qu'on les massacrât, la glaçait. Négrel se sentait blêmir, lui aussi, très brave d'ordinaire, saisi là d'une épouvante supérieure à sa volonté, une de ces épouvantes qui soufflent de l'inconnu. Dans le foin, Cécile ne bougeait plus. Et les autres, malgré leur désir de détourner les yeux, ne le pouvaient pas, regardaient quand même.
C'était la vision rouge de la révolution qui les emporterait tous, fatalement, par une soirée sanglante de cette fin de siècle. Oui, un soir, le peuple lâché, débridé, galoperait ainsi sur les chemins; et il ruissellerait du sang des bourgeois, il promènerait des têtes, il sèmerait l'or des coffres éventrés. Les femmes hurleraient, les hommes auraient ces mâchoires de loups, ouvertes pour mordre, Oui, ce seraient les mêmes gueniiles, le même tonnerre de gros sabots, la même cohue effroyable, de peau sale, d'haleinie empestée, balayant le vieux monde, sous leur poussée débordante de barbares. Des incendies flamberaient, on ne laisserait pas debout une pierre des villes, on retournerait à la vie sauvage dans les bois, après la grande ripaille, où les pauvres, en une nuit, videraient les caves des riches. Il n'y aurait plus rien, plus un sou des fortunes, plus un titre des situations acquises, jusqu'au jour où une nouvelle terre repousserait peut-être. Oui, c'étaient ces choses qui passaient sur la route, comme une force de la nature, et ils en recevaient le vent terrible au visage. Un grand cri s'éleva, domina la Marseillaise :
" Du pain! du pain! du pain ! "
Bonjour à tous 🙂
Premièrement je suis nouvelle, donc j’espère que je suis dans la bonne rubrique 😀 !

Alors voilà, je suis en seconde, et je dois ecrire un commentaire sur un extrait du Germinal d’Émile Zola. Le problème c'est que j'ai de grosse lacunes en francais, et il faut vraiment que je remonte ma moyenne donc j'essaye de tous donner dans ce commentaire. Mais je bloque très vite.. J'ai commencer une intro et je voulais savoir ce que vous en pensez..

Alors le texte original c'est :
" Lors de la réunion au Plan-des-Dames : les mineurs ont décidé de contraindre à la grève les rares puits où le travail ne s'est pas encore arrêté. Mais le lendemain cette action dégénère. Des installations industrielles sont saccagées et une foule de mineurs, enragés de faim après deux mois de grève et de privations, se dirige vers le siège régional de la compagnie minière à Montsou. Depuis une grange où ils se sont dissimulés, des bourgeois, parmi lesquels la femme du directeur de la mine, regardent passer l'émeute.

Les femmes avaient paru, près d'un millier de femmes, aux cheveux épars dépeignés par la course, aux guenilles montrant la peau nue, des nudités de femelles lasses d'enfanter des meurt-de-faim. Quelques-unes tenaient leur petit entre les bras, le soulevaient, l'agitaient, ainsi qu'un drapeau de deuil et de vengeance. D'autres, plus jeunes, avec des gorges gonflées de guerrières, brandissaient des bâtons; tandis que les vieilles, affreuses, hurlaient si fort, que les cordes de leurs cous décharnés semblaient se rompre. Et les hommes déboulèrent ensuite, deux mille furieux, des galibots, des haveurs, des raccommodeurs, une masse compacte qui roulait d'un seul bloc, serrée, confondue, au point qu'on ne distinguait ai les culottes déteintes ni les tricots de laine en loques, effacés dans la même uniformité terreuse. Les yeux brûlaient, on voyait seulement les trous des bouches noires, chantant la Marseillaise, dont les strophes se perdaient en un mugissement confus, accompagné par le claquement des sabots sur la terre dure. Au-dessus des têtes, parmi le hérissement des barres de fer, une hache passa, portée toute droite; et cette hache unique, qui était comme l'étendard de la bande, avait, dans le ciel clair, le profil aigu d'un couperet de guillotine.

5 « Quels visages atroces ! » balbutia M Hennebeau.

Négrel dit entre ses dents :
" Le diable m'emporte si j'en reconnais un seul ! D'où sortent-ils donc, ces bandits-là ? "

10 Et, en effet, la colère, la faim, ces deux mois de souffrances et cette débandade enragée au travers des fosses, avaient allongé en mâchoires de bêtes fauves les faces placides des houilleurs de Montsou. A ce moment, le soleil se couchait, les derniers rayons d'une pourpre sombre ensanglantaient la plaine. Alors, la route sembla charrier du sang, les femmes, les hommes continuaient à galoper, saignants comme des bouchers en pleine tuerie.

" Oh ! superbe ! " dirent à demi-voix Lucie et Jeanne, remuées dans leur goût d'artistes par cette belle horreur.

Elles s'effrayaient pourtant, elles reculèrent près de MI' Hennebeau, qui s'était appuyée sur une auge. L'idée qu'il suffisait d'un regard entre les planches de cette porte disjointe, pour qu'on les massacrât, la glaçait. Négrel se sentait blêmir, lui aussi, très brave d'ordinaire, saisi là d'une épouvante supérieure à sa volonté, une de ces épouvantes qui soufflent de l'inconnu. Dans le foin, Cécile ne bougeait plus. Et les autres, malgré leur désir de détourner les yeux, ne le pouvaient pas, regardaient quand même.
15 C'était la vision rouge de la révolution qui les emporterait tous, fatalement, par une soirée sanglante de cette fin de siècle. Oui, un soir, le peuple lâché, débridé, galoperait ainsi sur les chemins; et il ruissellerait du sang des bourgeois, il promènerait des têtes, il sèmerait l'or des coffres éventrés. Les femmes hurleraient, les hommes auraient ces mâchoires de loups, ouvertes pour mordre, Oui, ce seraient les mêmes gueniiles, le même tonnerre de gros sabots, la même cohue effroyable, de peau sale, d'haleinie empestée, balayant le vieux monde, sous leur poussée débordante de barbares. Des incendies flamberaient, on ne laisserait pas debout une pierre des villes, on retournerait à la vie sauvage dans les bois, après la grande ripaille, où les pauvres, en une nuit, videraient les caves des riches. Il n'y aurait plus rien, plus un sou des fortunes, plus un titre des situations acquises, jusqu'au jour où une nouvelle terre repousserait peut-être. Oui, c'étaient ces choses qui passaient sur la route, comme une force de la nature, et ils en recevaient le vent terrible au visage. Un grand cri s'éleva, domina la Marseillaise :
" Du pain! du pain! du pain ! "

Germinal, V, 5 "
Alors voilà mon début d'intro :

Le texte étudié est extrait du roman "Germinal", qui fut écrit d'avril 1884 à janvier 1885 par le célèbre romancier Emile Zola Ce roman fait partis de la série des Rougon-Macquart, qui a pour but de tracer un portrait de la société française sous le second Empire. D’où le texte étudié traite de la révolution industrielle, à travers la révolte d'un peuple…..


Voila le début de mon travail.. J'ai l'impression que c'est vraiment pas sa qu'il faut faire.. Donc si quelqun avait des pistes a me donner.. Merci d'avance 🙂
Du pain béni pour les élèves qui auraient ce passage en DM…
J'ai fais aussi une partie sur la masse compacte en changeant quelques éléments 🙂 Dites moi ce que vous en pensez puisque c'est pour un devoir merci !! 😀

Deuxièmement, l'auteur s'efforce de rassembler les hommes et les femmes en une masse imposante d'êtres humains qui pense et agit dans la même visée. En effet, l'arrivée du groupe produit sur le lecteur une impression démesurée grâce aux précisions chiffrées apportées par l'auteur: "un millier de femmes", "deux-mille furieux". Ensuite, le narrateur dissimule l'identité des personnages au profit d'une vision de groupe. En effet, les individus ne sont nommés que par des termes assez vagues et peu explicites comme "les hommes", "les femmes" ou encore "leurs petits"; et sont classés en fonction de l'âge et du métier, ainsi, "plus jeunes", "les vieilles" désignent les femmes et "des galibots, des haveurs, des raccommodeurs" désignent les hommes. De plus, on remarque que l'uniformisation du groupe évolue en même temps* que le récit jusqu'à atteindre son paroxysme. Cela est particulièrement visible dans** l'évolution des phrases dont le sujet devient "une masse compacte" et non plus "les hommes" ni "les femmes". Enfin, le locuteur s'attache à démontrer le caractère communautaire du désir de vengeance. En effet, la lecture de l'extrait nous laisse penser que le "feu de la vengeance" anime tous les esprits des personnes rassemblées; par exemple, la métaphore "tous les yeux brûlaient" tend à souligner l'aspect uniforme du désir de justice.
La foule comme personnage. Dimension épique …
Absolument (si je puis me permettre).
Bonjour tout le monde, voilà je dois rédiger un texte en français pour demain et je suis un peu perdue seulement j'ai mis quelques traces de recherches. Voici le texte en question

Les femmes avaient paru, près d’un millier de femmes, aux cheveux épars, dépeignés par la course, aux guenilles montrant la peau nue, des nudités de femelles lasses d’enfanter des meurt-de-faim. Quelques-unes tenaient leur petit entre les bras, le soulevaient, l’agitaient, ainsi qu’un drapeau de deuil et de vengeance. D’autres, plus jeunes, avec des gorges gonflées de guerrières, brandissaient des bâtons ; tandis que les vieilles, affreuses, hurlaient si fort, que les cordes de leurs cous décharnés semblaient se rompre. Et les hommes déboulèrent ensuite, deux mille furieux, des galibots, des haveurs, des raccommodeurs, une masse compacte qui roulait d’un seul bloc, serrée, confondue, au point qu’on ne distinguait ni les culottes déteintes, ni les tricots de laine en loques, effacés dans la même uniformité terreuse. Les yeux brûlaient, on voyait seulement les trous des bouches noires, chantant la Marseillaise, dont les strophes se perdaient en un mugissement confus, accompagné par le claquement des sabots sur la terre dure. Au-dessus des têtes, parmi le hérissement des barres de fer, une hache passa, portée toute droite ; et cette hache unique, qui était comme l’étendard de la bande, avait, dans le ciel clair, le profil aigu d’un couperet de guillotine.
mon travail

Dans un premier temps, nous remarquons l'arrivé des femmes avec des caractéristiques physiques et moral pathétiques dans les citations suivantes " aux cheveux épars " ligne 1, " montrant la peau nue " ligne 2 " et " des meurs de faim " ligne 3. L'auteur nous montre aussi que les femmes qui tiennent leurs enfants, sont un symbole de la vengeance dans les citations " Quelques-unes tenaient leur petit entre les bras, le soulevaient, l'agitaient, ainsi qu'un drapeau de deuil et de vengeance ". Ensuite leurs colères sont exprimé a travers la grève, " D'autres, plus jeunes, avec des gorges gonflées de guerrières, brandissaient des bâtons; tandis que les vieilles, affreuses, hurlaient si fort, que les cordes de leurs cous décharnés semblaient se rompre " ligne 6.

Zola nous montre ensuite l'arrivé des hommes furieux qui arrivèrent si rapidement que ils sont comparé comme des animaux a travers les citations " un mugissement confus " ligne 13, "claquement des sabots " ligne 14 et finalement l'auteur veut montrer la révolution française à travers le texte, le champs l'lexicale de la violence le montre. Ligne 15 barres de fer " " une hache passa et " guillotine " ligne 17

En conclusion, l'auteur nous montre bien que cela évoque du réalisme

ai-je bien commencé ?
Zola, c'est du naturalisme, pas du réalisme.

Que dois-tu faire exactement ? Commentaire, explication, etc. ?