Zola, Germinal, IV, chapitre 7 - Un silence profond tomba du ciel étoilé…

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

j'ai un commentaire à faire sur la partie 4 chapitre 7 de Germinal. Le passage est:
Un silence profond tomba du ciel étoilé. La foule, qu'on ne voyait pas, se taisait dans la nuit, sous cette parole qui lui étouffait le cœur ; et l'on n'entendait que son souffle désespéré, au travers des arbres.

Mais Etienne, déjà, continuait d'une voix changée. Ce n'était plus le secrétaire de l'association qui parlait, c'était le chef de bande, l'apôtre apportant la vérité. Est-ce qu'il se trouvait des lâches pour manquer à leur parole ? Quoi ! depuis un mois, on aurait souffert inutilement, on retournerait aux fosses, la tête basse, et l'éternelle misère recommencerait ! Ne valait-il pas mieux mourir tout de suite, en essayant de détruire cette tyrannie du capital qui affamait le travailleur ? Toujours se soumettre devant la faim, jusqu'au moment où la faim, de nouveau, jetait les plus calmes à la révolte, n'était-ce pas un jeu stupide qui ne pouvait durer davantage ? Et il montrait les mineurs exploités, supportant à eux seuls les désastres des crises, réduits à ne plus manger, dès que les nécessités de la concurrence abaissaient le prix de revient. Non ! le tarif de boisage n'était pas acceptable, il n'y avait là qu'une économie déguisée, on voulait voler à chaque homme une heure de son travail par jour. C'était trop cette fois, le temps venait où les misérables, poussés à bout, feraient justice.

Il resta les bras en l'air. La foule, à ce mot de justice, secouée d'un long frisson, éclata en applaudissements, qui roulaient avec un bruit de feuilles sèches. Des voix criaient :

- Justice !… Il est temps, justice !

Peu à peu, Etienne s'échauffait. Il n'avait pas l'abondance facile et coulante de Rasseneur. Les mots lui manquaient souvent, il devait torturer sa phrase, il en sortait par un effort qu'il appuyait d'un coup d'épaule. Seulement, à ces heurts continuels, il rencontrait des images d'une énergie familière, qui empoignaient son auditoire ; tandis que ses gestes d'ouvrier au chantier, ses coudes rentrés, puis détendus et lançant les poings en avant, sa mâchoire brusquement avancée, comme pour mordre, avaient eux aussi une action extraordinaire sur les camarades. Tous le disaient, il n'était pas grand, mais il se faisait écouter.

- Le salariat est une forme nouvelle de l'esclavage, reprit-il d'une voix plus vibrante. La mine doit être au mineur, comme la mer est au pêcheur, comme la terre est au paysan… Entendez-vous! la mine vous appartient, à vous tous qui, depuis un siècle, l'avez payée de tant de sang et de misère ! Zola, Germinal, partie IV, chapitre 7.[Wikisource.org]
J'ai élaboré un plan avec une première partie complète mais je ne trouve pas pour la deuxième

IDiscours argumentatif véhément
a)type d'énonciation
b)implication du lecteur
c) procédès rhétoriques

IIL'éternel lutte des classe
a)la parole prophétique
b)soulèvement des ouvriers

J'hésite pour cette deuxième partie, le a) me sembler correct mais je ne sais pas trop. Je doute toujours de mes plans.. :/

Si vous pouviez m'aider, cela serait très simpathique de votre part.
Merci d'avance.. 😀
Bonjour Nosy,

Ton plan n'est pas mal.
Il ne met pas en lumière plusieurs aspects importants
- la diffusion d'une idéologie socialiste, voire marxiste, capital contre force du travail,
- l'aspect fruste de l'orateur,
- la force de la communication non-verbale,
- l'exacerbation des sentiments
- la complicité avec l'auditoire…

Nous sommes dans un climat révolutionnaire et insurrectionnel.
J'ai pensé aussi au dialogue, si l'on peut dire, présent entre Etienne et la foule, donc une sorte de complicité, d'entente sur son discours. La partie sur la communication non-verbale me semble aussi importante mais je ne suis pas sûr de pourvoir remplir une sous-partie. J'ai l'impression qu'il faut aborder à la fois tellement de "thèmes" tout en ne se répétant pas dans les précédés utilisés ou les citations. Les commentaires n'ont jamais été mon fort

Merci pour votre aide en tout cas, cela permet de voir différents aspects aux quels on ne pense pas!
Bonjour, sur le texte de Emile Zola, '' Germinal'' IV chap7 j'ai un petit problème car je n'arrive pas à trouver quel est le registre littéraire de ce texte ainsi que les discours rapportés ? Pourriez vous m'aider !


texte
Un silence profond tomba du ciel étoilé. La foule, qu'on ne voyait pas, se taisait dans la nuit, sous cette parole qui lui étouffait le cœur ; et l'on n'entendait que son souffle désespéré, au travers des arbres.

Mais Etienne, déjà, continuait d'une voix changée. Ce n'était plus le secrétaire de l'association qui parlait, c'était le chef de bande, l'apôtre apportant la vérité. Est-ce qu'il se trouvait des lâches pour manquer à leur parole ? Quoi ! depuis un mois, on aurait souffert inutilement, on retournerait aux fosses, la tête basse, et l'éternelle misère recommencerait ! Ne valait-il pas mieux mourir tout de suite, en essayant de détruire cette tyrannie du capital qui affamait le travailleur ? Toujours se soumettre devant la faim, jusqu'au moment où la faim, de nouveau, jetait les plus calmes à la révolte, n'était-ce pas un jeu stupide qui ne pouvait durer davantage ? Et il montrait les mineurs exploités, supportant à eux seuls les désastres des crises, réduits à ne plus manger, dès que les nécessités de la concurrence abaissaient le prix de revient. Non ! le tarif de boisage n'était pas acceptable, il n'y avait là qu'une économie déguisée, on voulait voler à chaque homme une heure de son travail par jour. C'était trop cette fois, le temps venait où les misérables, poussés à bout, feraient justice.

Il resta les bras en l'air. La foule, à ce mot de justice, secouée d'un long frisson, éclata en applaudissements, qui roulaient avec un bruit de feuilles sèches. Des voix criaient :

- Justice !… Il est temps, justice !

Peu à peu, Etienne s'échauffait. Il n'avait pas l'abondance facile et coulante de Rasseneur. Les mots lui manquaient souvent, il devait torturer sa phrase, il en sortait par un effort qu'il appuyait d'un coup d'épaule. Seulement, à ces heurts continuels, il rencontrait des images d'une énergie familière, qui empoignaient son auditoire ; tandis que ses gestes d'ouvrier au chantier, ses coudes rentrés, puis détendus et lançant les poings en avant, sa mâchoire brusquement avancée, comme pour mordre, avaient eux aussi une action extraordinaire sur les camarades. Tous le disaient, il n'était pas grand, mais il se faisait écouter.

- Le salariat est une forme nouvelle de l'esclavage, reprit-il d'une voix plus vibrante. La mine doit être au mineur, comme la mer est au pêcheur, comme la terre est au paysan… Entendez-vous! la mine vous appartient, à vous tous qui, depuis un siècle, l'avez payée de tant de sang et de misère !

Zola, Germinal, partie IV, chapitre 7.
Je pensais au registre pathétique mais le problème c'est que dans le récit c'est plutôt une révolte !!
Puis pour les discours je sais qu'il y a du discours narrative , discours indirect , discours direct et discours indirect libre mais le problème c'est que je ne sais pas les reconnaitre et dire qu'elle phrase le prouve !

Merci de pouvoir m'aider 🙂

++
Bonjour,

Je dois faire un commentaire composé sur un texte de germinal ( partie IV , chapitre 7 ) , je suis en 1er mais après 1h de réflexions je suis tellement nul en français que j'arrive même pas à dégager un plan ..
C'est pour cela que je vous demande de l'aide si vous pouviez au moins m'aider à trouver un plan et m'orienter vers ce que je dois y mettre car je ne comprend vraiment rien …

Voici le texte :
'Le roman germinal est une peinture puissante de la vie misérable des mineurs de la deuxième moitié du XIX siècle. Il met en scène un conflit dramatique entre les mineurs en grève et la compagnies minière. L'ouvrier Etienne Lantier , renvoyé de son atelier pour ses opinions contestataires , prend contact , dans son nouveau travail à la mine , avec tout un monde de souffrance et d'injustices. Une grève se déclenche , dont il prend la tête. Dans ce chapitre 7 ,Etienne tient une réunion clandestine, la nuit, dans la forêt, et incite les mineurs à poursuivre la grève.
Un silence profond tomba du ciel étoilé. La foule, qu’on ne voyait pas, se taisait dans la nuit, sous cette parole qui lui étouffait le cœur ; et l’on n’entendait que son souffle désespéré, au travers des arbres.
Mais Étienne, déjà, continuait d’une voix changée. Ce n’était plus le secrétaire de l’association qui parlait, c’était le chef de bande, l’apôtre apportant la vérité. Est-ce qu’il se trouverait des lâches pour manquer à leur parole ? Quoi ! depuis un mois, on aurait souffert inutilement, on retournerait aux fosses, la tête basse, et l’éternelle misère recommencerait ! Ne valait-il pas mieux mourir tout de suite, en essayant de détruire cette tyrannie du capital qui affamait le travailleur ? Toujours se soumettre devant la faim, jusqu’au moment où la faim, de nouveau, jetait les plus calmes à la révolte, n’était-ce pas un jeu stupide qui ne pouvait durer davantage ? Et il montrait les mineurs exploités, supportant à eux seuls les désastres des crises, réduits à ne plus manger, dès que les nécessités de la concurrence abaissaient le prix de revient. Non ! le tarif de boisage n’était pas acceptable, il n’y avait là qu’une économie déguisée, on voulait voler à chaque homme une heure de son travail par jour. C’était trop cette fois, le temps venait où les misérables, poussés à bout, feraient justice.
Il resta les bras en l’air. La foule, à ce mot de justice, secouée d’un long frisson, éclata en applaudissements, qui roulaient avec un bruit de feuilles sèches. Des voix criaient :
- Justice !… Il est temps, justice !
Peu à peu, Étienne s’échauffait. Il n’avait pas l’abondance facile et coulante de Rasseneur. Les mots lui manquaient souvent, il devait torturer sa phrase, il en sortait par un effort qu’il appuyait d’un coup d’épaule. Seulement, à ces heurts continuels, il rencontrait des images d’une énergie familière, qui empoignaient son auditoire ; tandis que ses gestes d’ouvrier au chantier, ses coudes rentrés, puis détendus et lançant les poings en avant, sa mâchoire brusquement avancée, comme pour mordre, avaient eux aussi une action extraordinaire sur les camarades. Tous le disaient, il n’était pas grand, mais il se faisait écouter.
- Le salariat est une forme nouvelle de l’esclavage, reprit-il d’une voix plus vibrante. La mine doit être au mineur, comme la mer est au pêcheur, comme la terre est au paysan… Entendez-vous ! la mine vous appartient, à vous tous qui, depuis un siècle, l’avez payée de tant de sang et de misère !'
Merci d'avance pour votre aide !
Le discours d'un chef de bande ou d'un apôtre ?

Etienne : un orateur inspiré
La difficulté de dire la souffrance des ouvriers
La révolte en germe
Il est dommage que le passage qui précède juste le discours n'apparaisse pas davantage. La clairière dans la forêt y est décrite comme un temple.
Et dans ce temple, une voix s'élève… Et Etienne y dépasse le statut de simple meneur syndical. On assiste à une sorte de transfiguration.